VIDEO DISPENDIEUSE ET INUTILE

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La vidéo protection de Carayon est justifiée, illégitimement, par les attentas qui ont meurtri la France l’an dernier. Il nous parlait pour motiver son entêtement à poursuivre son projet, et ce malgré les avis de la Cour des Comptes et même de l’installateur, des succès de cette technologie et de ses résultats lors des attentats de Paris.

nez2 Chacun a pu prendre la mesure de ses mensonges éhontés.

La vidéo protection n’a protégé personne, et si le terme à retenir est vidéo surveillance, elle n’a pas été non plus efficiente. La vidéo privée a certes aidé les enquêtes (a postériori) mais c’est son seul mérite. Il est vrai que Paris n’est pas Lavaur. Le déploiement de la vidéo est de nature à faciliter la résorption  de la délinquance de quelque niveau qu’elle soit dans des agglomérations importantes où elle est identifiée, mais pas dans une commune « sereine » selon les autorités et le maire en personne.

 

SOUVENONS-NOUS

aujourd’hui mais aussi quand Carayon pérorera sur ses réalisations

  • A l’origine du projet, il s’était engagé à consulter la population, il n’en a rien fait.
  • Il considère abusivement que les 45 % des inscrits qui ont voté pour sa liste ont donné leur consentement ; abusif car ceux qui ont voté Carayon n’ont pas donné un blanc seing. Aussi la consultation aurait dû avoir lieu, ne serait-ce que pour tenir sa parole ! Sans faire de procès d’intention, il ne peut être écarté que si Carayon n’a pas fait de consultation c’est qu’il savait pertinemment bien que le projet n’aurait pas recueilli l’assentiment de ses concitoyens ! De Gaulle en son temps avait eu le courage de mettre son mandat en jeu… sur une consultation nationale, mais bon Carayon n’est pas De Gaulle !
  • La vidéo n’a pas été validée formellement, elle a été inscrite à un budget retoqué par l’opposition au demeurant,
  • L’opposition, conciliante – eh oui Monsieur Bornia de la Dépêche – a proposé que la pose de la première caméra serve de test et que le projet soit développé si la pertinence était prouvé. Mais Bornia préfère faire mousser la pose des caméras à travers un article suggérant que « les opposants à l’installation de la vidéo protection auront un nouveau motif pour se faire entendre » ! Il faut dire qu’autour d’un arrêté municipal portant réglementation temporaire de circulation, ce journaliste s’est substitué à la commune pour l’information des vauréennes et vauréens. Une lettre du maire comme celle de son discours d’inauguration de l’hôpital aurait été plus approprié !
  • La pose aurait dû être précédée de dispositions réglementaires d’information comme cela se fait dans toute les communes… sauf Lavaur. Même pas un mot du maire au moment des installations « massives » pour rappeler le fonctionnement, la déontologie autour de cette technologie et aussi les process qui sont mis en place pour l’usage des images.
  • Nous ne savons rien du coût de cette opération (subventionnée, certes) en se rappelant qu’il n’y aurait personne pour surveiller cette vidéo, une telle surveillance coûterait 100 000 euros l’an – trois agents en rotation avec 1 agent en remplacement.

Mais surtout et dramatiquement, la tuerie de Nice, le second attentat le plus meurtrier en France (guerres exclues) depuis le premier empire, démontre de façon tragique que les caméras n’ont pas protégé. Pourtant il semble bien que le repérage du camion qui n’aurait pas dû circuler ce jour-là, à cet endroit là ait été possible (il a été validé quatre apparitions…).  En outre la vidéo d’Estriosi est organisée avec une surveillance 24 h/24, (contrairement à Lavaur ou c’est 0h/0 selon les déclarations de Carayon) !

caravaotrIl ne faut pas être devin pour constater que la vidéo à Lavaur est un faire valoir au service d’une ambition politique, qu’accessoirement elle pourra être détournée pour faire de la vidéo verbalisation, ou de la vidéo ragot, mais que principalement elle est le fruit d’une idéologie sécuritaire outrancière que ne renierait pas le Fhaine!