Passé à côté d’un drame ?

Le drame n’a pas eu lieu, mais c’est grâce à une fée qui ne s’appelle pas Carayon.

Il livre au journaliste de la dépêche un entretien qui laisse pantois devant le culot d’un maire qui essaie, avec sa verve qui n’a d’égale que sa mauvaise foi, de se dédouaner de ce qui reste un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu.

Il a alerté dès cet été le conseil départemental (il me semble que le conseiller adjoint à Lavaur Dalla Riva y siège) pour envisager des améliorations ! Balivernes, qu’il le prouve dans un souci de transparence !

Je rêve « envisager des améliorations » dit-il ! Voilà bien de la dialectique qui ne mène à aucune action sauf à peindre en vert une demie piste cyclable !

Il nous rappelle que… « le collège est du ressort du département et que nous sommes sur une route départementale ».

Je lui rappelle que la sécurité sur les routes départementales est de sa compétence !

Alors pas la peine de passer la patate chaude à d’autres, il est responsable !

Et ce ne sont pas 40 ralentisseurs en 5 ans qui ont empêché l’accident (le chiffre de 40 est de source Carayon et resterait, s’il présentait un intérêt, à vérifier !), c’est bien lui qui manque de visibilité et ce sont bien ses propos qui ne sont que démagogie.

Mais si, comme il le dit (démagogie ), que la sécurité n’a pas de prix comme la santé, je suis fort déçu qu’il n’ait pas mis les moyens pour éviter les accidents par manque de visibilité des conducteurs, étroitesse des voies, stationnements sauvages, etc.

Maintenant, je pardonne bien volontiers à l’opposition qui a sans doute été fort surprise de constater que Carayon organisait une réunion de travail, de concertation avec pour support une vidéo que seule l’intelligence de la loi tolère. Le manque d’habitude conduit parfois à des excès procéduriers dont on se doute de la vacuité.

Il ne s’agit pas comme le dit Carayon de continuer à améliorer, il faut plus prosaïquement mettre en place des dispositifs de sécurité, mener de vrais travaux avec une célérité exemplaire. Cela est possible, compte tenu de l’urgence, de recourir aux procédures exceptionnelles des marchés publics en s’affranchissant des règles habituelles des appels d’offre (c’est prévu au code des marchés publics). Un moyen, le seul pour répondre à l’angoisse des parentes qui ont mené une action dans le respect et la mesure. Les travaux auraient d’ailleurs dû être commencés, ce qui aurait été plus efficace que ces entretiens journalistiques pour justifier l’injustifiable !

Parce que, brandir l’excuse des procédures administratives pour reporter les travaux, serait une bien dangereuse méthode pour nos collégiens, dangereuse voire mortelle.

clown2Il nous parle en conclusion de plan global… il a demandé à ses services d’analyser les conditions de sécurité… le sujet est traité depuis des années… mais alors l’alternative est limpide : ou bien ils sont sots et/ou incompétents… ou bien il nous prend pour des imbéciles car de mémoire, rien dans le PLU, qu’il a enfoui sous des tonnes de poussières, ne traite de ces sujets… Et il est patent que tout cela n’a pas permis d’éviter l’accident. Et maintenant, par je ne sais quel miracle, des solutions se dessinent ! Pff… tout cela n’est que billevesée, sornette et faribole.

Manipulation et démagogie, c’est cela aujourd’hui la réponse de Carayon aux dangers qu’affrontent nos enfants et aux parentes dans une anxiété journalière.

Il assume ! Mais qui conteste ?

Applaudissons, la Dépêche du Midi a relevé que l’opposition avait été constructive lors du dernier conseil municipal (de plus en plus déserté par le public !).

Mais, elle a construit quoi ? Ou plus exactement qu’a-t-elle comme marge de manœuvre pour construire, elle est repoussée de toute participation, Jupiter choisissant avant la réunion ceux qui auront sa bonne parole à diffuser.

Dans le plus grand secret des commissions se font et se défont les mini-politiques de Carayon.

conseil municipalAu gré des pseudo-besoins et des vraies humeurs, les décisions vont impacter la vie de Lavaur.

L’indifférence coupable des administrés va donner de la force aux caprices de notre Jupiter très local qui, à défaut de s’adjoindre des compétences, a des talents pour fédérer des courtisans.

Être retenu à Paris ne devrait pas empêcher le député de poser des questions, par exemple…

  • Plusieurs agents ont été placés en congé de longue maladie ? Combien…
  • Des accidents du travail ? Combien et quelles sont les mesures d’analyse des accidents ?
  • Jupiter se veut le chantre du consommer local… pourtant un marché d’achat de fournitures scolaires et de fournitures de travaux manuels a été passé avec une société de papeterie de la Loire, sans doute un moyen efficace de soutenir le commerce local !
  • Et pour le soutien des entreprises locales, le choix d’une entreprise de l’Aude – en maçonnerie – est aussi le meilleur choix, sans doute aucun maçon n’a-t-il pignon sur rue à Lavaur !
  • Le marché de restauration d’un mur de la cathédrale est confié à une entreprise de Castelnaudary (voir ci-dessus). Il fait un bond de 63 k€ à plus de 100k€. L’équilibre du marché serait respecté ? encore faudrait-il expliquer voire justifier… Donner à tout le moins les conclusions de la commission des marchés…
  • Pas de réaction quant à la mise en lumière de la cathédrale (100k€) curieux d’ailleurs ce besoin car comme chacun sait « Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. (1 Jean 1:5). Nous aurions pu faire cette économie !

Chaque paragraphe de ce conseil municipal suscite bien des interrogations et pourtant à part quelques velléités de contestation rien d’essentiel n’est discuté…

 

Et c’est pas fini

On dit que dieu nous le rendra au centuple…

En attendant, au détour de la consultation des appels d’offres en cours, on trouve non budgété ceci :

march cathe

Sans doute ce sera proposé le 27 septembre avec le résultat de l’appel d’offres et avis de la commission ad hoc…

La cathédrale ? Un puits sans fond alimenté par des fonds privés en petite partie surtout par des emprunts à rembourser !

Ce n’est pas l’appel d’offres qui convient, c’est un appel au mécénat ou à la générosité des pratiquants et croyants qui aurait dû être lancé !

NO LIMIT… !

La pratique, conjuguée avec les textes, estime qu’un marché public qui ferait l’objet d’un avenant (d’une modification) supérieur à 30% bouleverse l’économie du marché et donc ne doit pas être approuvé.

Vous voulez que je vous dise ? Et bien Carayon il n’en a rien à faire !

magie expliCar cela ne concerne que la France métropolitaine, et la France d’outre-mer pas Lavaur !

Pas au royaume de Carayon, un royaume où tout est permis.

La preuve ?

Lot n°1 du marché de travaux extérieurs 2016 à la cathédrale Saint-Alain confié à une entreprise hors du département dans le cadre de la politique du faire et consommer local du maire, ce lot a été attribué pour la somme de 63 262,79€ (HT)

  • avenant n°1 : 23 821,69€ (HT)

donc une augmentation de … 37% !

Et n’espérez pas une justification, ce n’est sans doute pas nos oignons, mais l’augmentation est salée !

Ah, Carayon vous êtes irremplaçable, vous m’étonnerez toujours, doit-on vraiment au hasard votre gestion ?

Ce n’est pas légal

Dans la forme, là encore notre bon maire se prend les pieds dans le tapis, Miss « bonne franquette » a encore frappé ! Dans le PV que nous pouvons consulter maintenant sur le site, haut lieu de communication de la mairie, nous trouvons l’approbation d’un marché de fourniture pour la cuisine centrale.

Ce marché est approuvé à… l’unanimité ! Curieusement le PV ne relate pas exactement le vote , en effet notre bon maire, à son habitude, a balayé avec célérité les différentes possibilités de vote : qui est contre ? Qui s’abstient ? Qui est pour ?vote lespinard

Mais il ajoute de façon très exceptionnelle :  » Qui ne participe pas au vote ? »

Personne ne se manifeste, aussi il insiste en élevant la voix :

« QUI NE PARTICIPE PAS AU VOTE ? »

Là, Madame Lespinard, conseillère municipale de la majorité, lève la main, un peu penaude de sa distraction !

painMais pourquoi donc n’a-t-elle pas participé au vote, la précision aurait dû être apportée par le maire, et si elle ne peut participer au vote,  peut-elle y assister ? 

NON bien sûr !

Elle aurait dû sortir le temps du vote et le maire aurait dû préciser que si elle ne pouvait participer… c’est qu’elle est attributaire du lot 1 « pain » pour un montant maximum annuel de 25 000€ HT (ce qui nous fait pas loin de 40 000 baguettes !).

En effet Madame Lespinard et son époux sont gérants du « pain Saint Roch »  :

lespinard2

Illégale, l’attribution ? Conflit d’intérêt ? Délit de favoritisme ?

Il eût été sage de respecter les formes car elles sont garantes du respect des règles et empêchent, ipso facto, tout doute, suspicion…Il aurait été de bon aloi de préciser pour ce lot, combien il y avait eu de candidatures, et d’en faire la description, afin de justifier sans contestation possible le choix fait, en un mot dire que le pain du Pont Saint Roch est bien le meilleur et le moins cher et que sa structure et son organisation permet la fourniture de façon perenne, ce dont personne ne doute puisqu’il a déjà été attributaire du marché précédent et a sûrement donné satisfaction.

Même au royaume de Carayon le fond est soumis à la forme ! Et faute de l’une, l’autre est sujet à caution !