Ils sont donc bien O.K.

droiteHier, ils se sont encore parlé !

Courtoisement ! Mais avec vivacité, paraît-il…

Sur l’autoroute un vrai consensus, j’ai noté un peu de chamaillerie, genre cours de récré de maternelle pour savoir qui soutient réellement M. Le Maire (le ministre pas Carayon !)… Carayon lui aurait téléphoné mais en fait il soutiendrait Terlier, la belle affaire, donc ils sont d’accord tous les deux, Terlier précisant que le projet est « Hulot compatible » mais ça c’est lui qui le dit !

Sur le gouvernement, coup de griffes de part et d’autre mais bon, ils sont « trop » d’accord, c’est le jeu de l’échange entre deux tours.

De droite ou de gauche ? Là Carayon nous la refait à l’envers, il dit être un maire de droite (ça c’est vrai) dans une commune de gauche (ben c’est faux ! Il suffit de consulter les résultats des élections) et il ajoute, droit dans ses bottes : « quand on me connait on vote pour moi ! Donc si je m’en tiens à la dernière consultation, 1895 citoyens de Lavaur connaissent Carayon sur … 8140 ! pas de quoi pavoiser !

La moralisation de le vie publique ! Ils sont d’accord, c’est indispensable et urgent, bon O.K. Carayon ne peut éviter de décocher perfidement une flèche en direction de Bayrou, c’est de bonne guerre pour celui dont les ténors du parti ont bien des soucis sur ce sujet !

Renouvellement, expérience… Joli ! La langue de bois des deux côtés, mais inévitable, quand même je note  Terlier est un avocat de terrain et que Carayon est un avocat parisien… mais que celui qui sera élu, n’exercera plus le temps du mandat.

C’est qui Le Maire (entre autres!), il (s) nous dit (sent) quoi ? :

 

« On vit une époque dingue » !

ou pasCarayon au nom « d’une majorité pour la France » évoque une époque dingue. Sans doute parle-t-il de ses digressions quant  à l’élection présidentielle.

Mais pour être clair et franc, il ne faudrait pas considérer à travers mon propos que je suis de la « République En Marche ».

Non, je suis un citoyen lambda, celui qui le 7 mai, à 20 heures a vu s’afficher le visage de notre nouveau Président. Ce Président, il est « ni de droite, ni de gauche » nous a-t-il dit, ce qui fait qu’il est, comme le déclarent les médias étrangers, du centre. Son programme est maintenant du passé, nous verrons ses actions.

Mais ce qui est injuste de dire, est qu’il a été élu par un concours de circonstances.

Il a été élu.

Si l’on veut disserter sur « le concours de circonstances », Carayon veut sans doute évoquer les errances dans les primaires de droite suivies par une mise en examen du candidat… aussi les turpitudes des primaires de la gauche qui ont vu les trahisons. Mais il  n’est pas temps de justifier par des « si » ce qui a fait perdre les uns et les autres.

Un seul fait est incontestable : l’élection de Macron, devenu notre 8ième président.

Comment Carayon peut-il écrire que notre Président est « intelligent », qui est-il pour porter ce jugement ; qu’il dise qu’il est jeune, c’est vrai mais estimer sa capacité intellectuelle n’est pas de sa compétence.

Et pour finir ce paragraphe de sa déclaration, je ne peux que sourire quand il déclare que ce « Président est peu expérimenté », et que donc « nos institutions ont plus que jamais besoin de députés d’expérience et enracinés, et non « mis en marche » avec opportunisme ».

La cérémonie d’investiture a montré à l’envi que le « jeune » Président a bien l’étoffe de la fonction, réservons nos critiques à ce qui sera légitiment critiquable ! Et puis employons les bons mots « députés d’expérience et enracinés »… il a voulu dire sclérosés, aveuglés par les habitudes, rompus à toutes les trahisons, faisant carrière en oubliant leur mission de légiférer… !

Mais comme il est injuste de critiquer sans justifier, je vais vous rapporter ce constat qui démontre sans conteste que finalement un élu qui a plus de 20 ans d’expérience devrait plutôt penser à la retraite que postuler pour un hypothétique mandat. Et sur ce point Carayon a bien raison, on vit une époque dingue !

Voici donc ce constat riche en péripéties « abracadabrantesques » :

Au lendemain des élections municipales, Carayon élu (d’expérience et enraciné) porte plainte pour diffamation contre plusieurs personnes. Première incongruité, il fait adopter une mesure en conseil municipal pour faire supporter à la commune la caution réclamée par la justice… en précisant que cela sera remboursé (ce qui n’est vrai que s’il a obtenu une condamnation, cela n’a pas été le cas). Puis de première instance en appel il poursuivra, têtu, la procédure malgré les « attendus » des jugements qui banalisent les reproches notamment en politique et en période de campagne et le déboute de son action et mettent en cause « sa témérité et sa mauvaise foi ».

Rien n’y fait ! Il va en cassation… au frais de la commune, mais pour y parvenir, son expérience ne lui sert pas, au contraire. Il fait preuve d’un terrible amateurisme notamment dans la décision du 16 mars 2016 par laquelle il « accepte » que la commune rembourse les frais de défense avancés par la compagnie d’assurance.

En effet les visas sont pour le moins fantaisistes :

  • Ce n’est pas la commune qui a engagé l’action mais bien lui qui s’est porté « partie civile » !
  • la décision du 16 mars 2016, fait référence à une délibération du 10 avril 2014 qui lui donne délégation en application d’un article (2122-22) du code (CGCT) qui a été modifié en…  août 2015 (loi Mole). Il y a, à l’évidence une référence obsolète donc fausse. Il ne prendra acte de cette modification que suite à des interventions et de façon assez cavalières (voir article sur le sujet). Pire, aujourd’hui encore, les délégations qu’il a modifiées en cours d’année 2016 ne sont plus d’actualité depuis janvier 2017 et Carayon n’a toujours pas fait la mise à jour qui rendrait valide ses décisions !

Et le résultat effarant : 11 000 € pour une instance perdue dans un contexte de dette reconduite d’année en année !

C’est cela l’expérience, c’est cela savoir travailler avec tout le monde !

Alors, merci bien mais, dans le métier de député(e) je préfère une élue qui a un peu d’expérience, voire un jeune qui va apprendre à un vieux briscard qui fait à la bonne franquette dans l’irrespect le plus total des lois et règlements (et de la jurisprudence également).