Question de priorité !

jupiterrrr2Depuis 2013 Carayon a choisi avec énergie une orientation sociale : illuminer la cathédrale et non pas donner à chacun un logement décent.

Un choix qu’il a assumé – c’est à la mode d’assumer. Pourtant c’est près de 300 logements qu’il manque à Lavaur.

Un choix aussi de n’affecter que 440€ à la banque alimentaire, en cette fin d’année, mais d’organiser moult manifestations toutes aussi gratuites les unes que les autres.

C’est triste et désespérant.

Cette politique est désormais solidement ancrée, il faut mobiliser nos forces pour la modifier au profit de ceux qui en ont véritablement besoin.

Il assume ! Mais qui conteste ?

Applaudissons, la Dépêche du Midi a relevé que l’opposition avait été constructive lors du dernier conseil municipal (de plus en plus déserté par le public !).

Mais, elle a construit quoi ? Ou plus exactement qu’a-t-elle comme marge de manœuvre pour construire, elle est repoussée de toute participation, Jupiter choisissant avant la réunion ceux qui auront sa bonne parole à diffuser.

Dans le plus grand secret des commissions se font et se défont les mini-politiques de Carayon.

conseil municipalAu gré des pseudo-besoins et des vraies humeurs, les décisions vont impacter la vie de Lavaur.

L’indifférence coupable des administrés va donner de la force aux caprices de notre Jupiter très local qui, à défaut de s’adjoindre des compétences, a des talents pour fédérer des courtisans.

Être retenu à Paris ne devrait pas empêcher le député de poser des questions, par exemple…

  • Plusieurs agents ont été placés en congé de longue maladie ? Combien…
  • Des accidents du travail ? Combien et quelles sont les mesures d’analyse des accidents ?
  • Jupiter se veut le chantre du consommer local… pourtant un marché d’achat de fournitures scolaires et de fournitures de travaux manuels a été passé avec une société de papeterie de la Loire, sans doute un moyen efficace de soutenir le commerce local !
  • Et pour le soutien des entreprises locales, le choix d’une entreprise de l’Aude – en maçonnerie – est aussi le meilleur choix, sans doute aucun maçon n’a-t-il pignon sur rue à Lavaur !
  • Le marché de restauration d’un mur de la cathédrale est confié à une entreprise de Castelnaudary (voir ci-dessus). Il fait un bond de 63 k€ à plus de 100k€. L’équilibre du marché serait respecté ? encore faudrait-il expliquer voire justifier… Donner à tout le moins les conclusions de la commission des marchés…
  • Pas de réaction quant à la mise en lumière de la cathédrale (100k€) curieux d’ailleurs ce besoin car comme chacun sait « Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. (1 Jean 1:5). Nous aurions pu faire cette économie !

Chaque paragraphe de ce conseil municipal suscite bien des interrogations et pourtant à part quelques velléités de contestation rien d’essentiel n’est discuté…

 

Évident, nous sommes pris pour des cons !

cath

Ben oui, un coup de colère, mais justifié !

Deux fois justifié !

Pourquoi ?

Un article paru dans la dépêche du midi quant à la cathédrale Saint Alain.

J’explique : régulièrement la dépêche du midi relate les débats des réunions du conseil municipal et n’est pas avare de chiffres et de précisions. C’est de l’information, me direz-vous, je confirme : c’est de l’information.

Oui, mais cela induit fatalement une mise en perspective de toutes ces informations, sinon c’est juste du « moutonerat », du godillot pour faire style. C’est du ‘j’entends, je répète » bien loin du journalisme.

Donc revenons à cet article qui a provoqué mon ire…

Celui-ci sert véritablement la soupe aux édiles locaux, mais il est entaché d’une erreur monumentale qui ne déplaira pas à l’ex premier adjoint qui a migré vers d’autres responsabilités. Une confusion, bien peu conforme à un minimum de culture financière, fait répéter à un journaliste que la commune de Lavaur a participé sur ses fonds propres – autofinancement – au financement de la réfection de ce bâtiment religieux… à hauteur de 25%.

C’est faux la commune a contracté des emprunts, 500 000 € depuis 2013, ce qui n’a rien à voir avec l’autofinancement qui est par définition constitué par ses plus-values, son épargne, ses capitaux propres. Il y a donc eu recours à l’emprunt et c’est bien nos enfants qui paieront pour les errances religieuses d’un maire.

Ma première colère est bien cet appel à l’impôt républicain pour payer des dépenses religieuses. je ne m’y connais pas plus pour dire la messe, même en français – bien qu’en latin, cela fait plus style – que le premier ex adjoint en finances publiques, mais quand même sur des notions aussi élémentaires, un peu de décence est de mise !

Et ma deuxième colère est à l’endroit de ce journalisme qui ne vérifie pas ses sources et qui prend pour argent comptant ce que dit un dossier de presse, c’est pitoyable, lamentable.

Peut-on faire autrement ?

OUI

En Italie ce type de dérive n’existe pas, pourtant le Vatican pourrait pourvoir aux dépenses. Non pour rénover, réhabiliter, sauvegarder, il est uniquement fait appel à des fonds privés, des mécènes qui ne se contentent pas donner 2€ en moyenne mais qui font preuve d’une générosité à la hauteur de leur croyance…

Aussi gardons à l’esprit ,quand le chantier de la cathédrale avance, c’est aussi nos dettes qui sont en marche !

Et qui a payé la réception qui a suivi ?

« À l’issue de la réunion, les participants et les collaborateurs étaient reçus à l’hôtel de ville par Bernard Lamotte, premier adjoint, représentant Bernard Carayon, maire de Lavaur. »

Devinez, devinez ?

VOUS !

Petite précision qui vaut son pesant de cacahuètes...
Les mécènes ont des "avantages" fiscaux pour leurs générosités !
En fait c'est plus de 1 900 000 € qu'aura coûté cette cathédrale.
Soit près de 10 % par an de nos impôts.
Dieu nous le rendra ?
Qu'il se dépêche, nos finances en ont bien besoin !

10 000 !

cathedrale lavaurC’est ce que nous a vendu Michel Guipouy : le nombre de visiteurs de la cathédrale en 3 mois. Bien sûr c’est une pratique courante pour défendre un projet ou valider une action, tous les organisateurs ont une estimation qui est divisée par 5 ou 10 par la contradiction.

Je ne me livrerai pas à cette mathématique, d’autant que le chiffre n’est accompagné d’aucune mise en perspective et qu’il est livré brut de toute comparaison.

Ainsi une courbe de la fréquentation aurait été intéressante :

  • Évolution de la fréquentation depuis 4 ans (depuis 2013 début des travaux),

Une analyse de la fréquentation s’impose :

  • PART DES TOURISTES ETRANGERS à Lavaur ?
  • PROPORTION DE TARNAIS ?
  • VISITEURS HABITUELS venus faire leurs prières et autres confessions ?

Ainsi analysé, le chiffre, lancé dans une discussion au détour d’une critique sur le coût des travaux serait évidemment plus intelligible.

Et si… il s’agissait de touristes purs venus d’ailleurs et de partout pour visiter notre incomparable cathédrale… il y a là une source de financement évidente : payer un droit de visite ! Ce qui augmenterait singulièrement la part « mécène » et permettrait de se dispenser d’emprunts républicains !

Bien sûr Michel Guipouy précise que cette attraction est bénéfique au commerce à Lavaur, mais là encore une affirmation gratuite, serons nous les naïfs de ces conseillers qui protègent leurs actions en affirmant tout et n’importe quoi.

La cathédrale de Lavaur est bien le deuxième monument le plus visité du Tarn, mais il est patent que l’environnement de la cathédrale Sainte-Cécile à Albi est plus favorable à des retombées commerciales et que ce ne n’est pas qu’alibi pour « justifier » des dépenses aussi somptuaires qu’injustes !

A quand des raisonnements et des démonstrations à l’appui de chiffres et d’affirmations sans lesquels rien n’est crédible.

Mais qui donc est victime…

Nous tous, d’abord par les errances d’un budget non maîtrisé dans ses dimensions « pain et jeux » mais aussi dans son volet investissement. La conséquence est la profusion d’emprunts qui finalement laisseront exsangue une commune qui a de quoi répondre à des besoins légitimes mais qui ne peut s’égarer dans des dépenses superfétatoires.

Pourtant un poste reste inexplicable par le choix qui est fait d’une prodigalité panurgique, c’est celui de la cathédrale. Mais qui est victime de cette vision liturgique de la politique d’investissement du maire et de ses adjoints ?

La réponse est dans le « futur » compte rendu de la réunion du conseil du 27 septembre :

un équilibrage est réalisé entre travaux sur la cathédrale et …. travaux de bâtiment 2017, c’est là que le religieux met à mal l’intérêt général ! Encore que l’on peut être surpris d’un équilibre bien instable : 6600€ de besoin et couverture par transfert d’imputation de 6000€, manque 600€…

Il devient clair que les travaux communaux sont les victimes d’une politique qui est tout sauf laïque !

qui2Mais que l’on ne s’étonne pas, après avoir prêté allégeance au T’sar Kozy, puis Juppé et Fillon, notre maire se retrouve dans Wauquiez… la droite libérale finalement en concurrence avec notre Jupiter si peu inspiré dans ses interventions impromptues.

Il n’est donc pas à espérer une modification des postures ni des process. 2020 est l’échéance qu’il ne faudra pas rater, et c’est aujourd’hui qu’il faut prendre en compte les dérives et construire un lendemain vivable pour ceux de la gauche, du centre et de la droite raisonnable.

Imprévision et imprévoyance

Il nous est rapporté dans la décision modificative n°11 du conseil du 27 septembre 2017 que la mise en place des échafaudages pour les travaux extérieurs à la… cathédrale Saint-Alain (naturellement, vous pensez que l’on fait des travaux où ?) a mis en évidence que « des pierres non visibles du sol quel que soit le moyen d’investigation, étaient très abimées et … »

Bon pas visibles du sol, possible mais quand on est un maire adepte de la vidéo, on a quand même bien l’idée d’envoyer un drone pour inspecter l’état d’un bâti pour lequel il est fait des prévisions de budget, des spécialistes n’auraient fait qu’une bouchée de ces pierres très abîmées invisibles. Dieu aurait dû prendre soin de les mettre en évidence pour faciliter la tâche de ces gentils républicains qui dépensent leurs sous à réparer une de ses innombrables demeures malgré les richesses de sa maison mère : le Vatican !

Mais puisque les services de la mairie s’intéresse aux murs, à deux pas de cette cathédrale, il y a un mur de soutènement au droit des jardins de l’Évêché, le long de l’Agout qui mérite toute l’attention des services techniques. Ils sont envahis par une végétation luxuriante, qui comme chacun le sait, met en péril le mur et le fragilise chaque année un peu plus. Sans doute cela fera-t-il partie de l’héritage de Carayon, un héritage qui sera fait de travaux urgents qui auront été sacrifiés sur l’autel de la cathédrale !

parapet jardin de l'évéché1 parapet jardin de l'évéché2

Petit bras

cathe sept2017

Tout petit même !

Pourtant l’annonce est alléchante

« Les élus débattent de la cathédrale Saint Alain »

On s’attend légitimement à un scoop !

Ainsi La dépêche du midi se  propose à travers la réunion du 27 septembre de rendre compte de l’inquiétude des élus de l’opposition quant aux dépenses concernant la cathédrale.

Il nous dit quoi l’article :

« Le conseil municipal s’est réuni ce mercredi. Sur la table, les travaux de rénovation de la cathédrale Saint Alain. Si majorité et opposition se sont accordées jusqu’à présent sur la nécessité de ces travaux et de leur utilité pour attirer notamment plus de touristes, la restauration de 5 tableaux de Subleyras qui ornent la cathédrale a fait débat. Un emprunt de 70 000 € est nécessaire. «Est-ce une priorité ? N’y aurait-il pas des œuvres dans le fond du musée qui mériteraient d’être prises en considération ?», interroge Julien Soubiran conseiller d’opposition.

Le montant de cette restauration s’élève à 80 000 €. Michel Guipouy, adjoint à la culture, précise que cette action bénéficiera d’aides financières conséquentes : «Un mécénat de 10 000 € a été acté et des subventions sont en attente de notification. L’Etat, la Région et la Fondation du Patrimoine participeront financièrement», explique-t-il. Il resterait 25 % du montant pour la ville. L’opposition vote contre cet emprunt. »

Il a bien été question de 25 % à la charge de la commune, mais sur l’ensemble des travaux sur cet édifice religieux que le sacripant que je suis conteste !

En fait c’est bien le quart des sommes dépensées qui sont supportées directement par les vauréens, et les travaux de la cathédrale c’est 2 000 000 € !

Je n’invente pas cela a été dit à la réunion (et je tiens l’enregistrement des débats à la disposition des septiques), donc le Saint Alain et sa cathédrale coûte :

500 000 € au contribuable vauréen par le biais d’emprunt !