Confiance sans contrôle n’est que connerie !

Cette règle des 3 « C », notre maire Carayon l’a dédaignée.

Mal lui en pris !

… Je vous raconte par le menu…

Lors du conseil municipal du 19 décembre 2018, un conseiller municipal a fait observer qu’il manquait des pièces sur le site concernant l’enquête publique relative au PLU, notamment le rapport de présentation.
Carayon s’est retourné vers la cheffe de service « urbanisme » qui lui a affirmé que le document était publié !

rapport presentation pere noel bisLe maire a déclaré qu’il faisait plus confiance à sa cheffe de service qu’au conseiller.

Il aurait dû vérifier… la pièce n’y est pas !

Donc à prévoir que le conseiller se verra proposer le poste de chef de service et que la cheffe de service versera dans l’opposition.

Maintenant espérons que le père Noël apportera dans sa hotte le fameux (et fumeux) rapport de présentation !

 

Ce rapport n'est toujours pas disponible sur le site !
en ce 24 décembre à 12 heures...

Carayon, dites moi que c’est pas vrai !

Suite à mon article sur le feu tricolore au droit de la propriété de la Fondation Pierre Fabre, un lecteur me signale que ce feu aurait coûté 135 000 € (sans doute avec les frais de travaux publics et la caméra) et que la Fondation n’aurait rien déboursé.

Je ne peux y croire ! NO POSSIBLE !

Nous n’allons pas polémiquer, aussi je vais savoir la vérité, je demande au maire ce jour et je vous tiens au courant.

lettre maire mai 2018

(j’espère qu’il ne me tiendra pas rigueur de deux coquilles dans le texte, et que je ne viens pas de jeter un pavé dans la mare !

Super, il a reçu mon courrier et il (l’automate) me dit qu’il va me répondre dans les meilleurs délais…

ar maire

 

Les mots ont un sens…

« Les fonds public, la morphine du français. » (Macron 1er)

La thérapie qui consiste à injecter des fonds publics dans des actions privées ou personnelles pour s’attirer les bonnes grâces de ses concitoyens, enfin les votes, est une technique que notre Jupiter local maîtrise parfaitement.

Il n’a pas attendu que Macron l’évoque pour la pratiquer. Certes la pratique est légale mais elle doit être transparente : qui a combien, pourquoi…

lav morphiEn vingt ans il a eu le temps de l’affiner, pas la transparence !

C’est donc par le biais répété de subventions que notre édile local a fait de sa générosité un atout de gestion.

Ah oui ! puisque les mots ont un sens, je devrais écrire que les subventions sont un des moteurs de la longévité de notre maire, et que sa générosité ce sont nos impôts !

Morphine du vauréen, ces attributions faites, pour certaines en dépit des règles, sont les garantes de votes à venir.

Mais à bien y regarder, maintenant que Macron a baissé la garde sur cette mauvaise habitude de ceux qui possèdent ne serait-ce qu’une parcelle de pouvoir, sans doute les yeux vont s’ouvrir sur cette dure réalité que finalement les largesses de Carayon ne sont  que des actions qui portent intérêts et pas un intérêt général, juste sa survie en tant qu’homme politique.

Alors, si d’aventure la lucidité venait éclairer les bénéficiaires, ils verraient que le revers de la médaille de la gentille attribution est une arme puissante, car elle se retourne contre le donateur qui se voit contraint de donner et toujours donner sauf à… supprimer… un avantage acquis !

Chacun sait que l’arrêt brutal d’une telle thérapie, engendre des désordres terribles. Pourtant il faudra bien un jour cesser. Seuls les jeux et les apéros gratuits ne suffiront pas à une réélection qui se verra de plus en plus problématique.

Mais, pour l’instant, qu’il se rassure notre généreux maire, la gauche ne cessera pas de voter contre la gauche, et ses chances seront intactes tant que ses adversaires seront leurs propres adversaires. Aussi serait-il opportun de mettre la pédale douce sur les distributions  pour ne pas aggraver une dette insupportable et permettre de déployer l’avenir de la commune vers des sujets plus sociaux que les dépenses somptuaires pour la cathédrale, je parle de la santé, les transports, l’aide aux plus démunis, le logement décent pour tous, l’intérêt qu’il serait grand temps de montrer à nos aînés.

Le secours ne passe pas par des irrégularités de gestion

bougiesOui, il est des drames insupportables, des événements terribles qui affectent une famille au delà de l’imaginable. La douleur est immense, rien ne pourra atténuer.

Mais est-ce une raison pour être dans la démagogie ?

C’est surtout pas une raison pour faire n’importe quoi.
L’accident qui a coûté la vie à un de nos concitoyens est terriblement douloureux comme tous ceux qui enlèvent un être cher à une famille avec la soudaineté et la brutalité qui a été celle du 19 avril dernier à Lavaur.

Que la famille, la mère dans la circonstance très particulière soit effondrée, c’est une évidence, que chacun se mobilise c’est humain, mais il faut avoir recours à ce qui existe : une commission d’aide sociale, une délibération d’aide exceptionnelle et urgente, une assistance près des proches.  C’est la garantie que ceux qui en bénéficient n’auront pas à en rougir, que cela ne relève pas du fait du prince mais bien de la fraternité.

Mais sûrement pas un emploi inventé pour l’occasion et pour trois mois.

Un recours à un emploi (fictif, à moins qu’il ne soit maintenu au delà des 3 mois) est malsain et, d’un point de vue de gestion stupide.

Pour un même soutien financier il y avait donc d’autres solutions plus humaines, réglementaires et respectueuses de la dignité d’une mère qui va se retrouver occupant un emploi de circonstance sans devenir. De surcroit elle va être confrontée à la concomitance d’un arrêt de travail pour cause d’accident et d’un emploi, ce qui est totalement illégal. L’aide financière est elle tout à fait légale et justifiée au demeurant.

L’aide sociale, en outre, aurait pu prendre en compte la durée, évaluer le besoin et non pas le mettre dans une grille salariale (avec des charges salariales qui n’aideront personne) et éventuellement la prolonger en tout cas l’adapter aux besoins.

Mais sa majesté Carayon a voulu montrer qu’il était tout puissant, qu’il décidait et en l’espèce qu’il faisait du grand n’importe quoi !

Avec mes condoléances pour cette famille que rien ne pourra consoler, j’ai le cœur lourd des errements d’un maire qui ne sait donc pas faire dans l’humain. J’ai une pensée particulière pour cette mère qui a su décider d’accepter le don d’organes, cette femme noble devant une adversité injuste et dramatique méritait mieux que cet emploi.

https://www.ladepeche.fr/article/2018/04/27/2787963-accident-de-cyclomoteur-anthony-n-a-pas-survecu.html

Le journal d’ici a la tête ailleurs !

beltram

Sauf que ce n’est pas à travers un rond-point que la commune rendra hommage au colonel Beltrame, mais ce sera l’école du centre !

Ou bien les articles sont écrits avant les réunions, ou bien le journaliste a un problème d’audition et c’est bien regrettable : le maire a changé d’avis !

Mais il eût été également  intéressant de tout dire sur cet hommage car l’opposition a fait une proposition (rejetée, normal cela vient de l’opposition  !) des plus pertinentes. En effet elle a proposé, par la voix de Julien Soubiran, que ce soit la route de Gaillac qui soit choisie pour cet hommage, et quoi de plus naturel puisque c’est là que la gendarmerie a sa caserne et que cette voie est très empruntée.

Mais voilà, pour Carayon peu importe l’intelligence d’une proposition, il a préféré suivre des « suggestions ministérielles » (chacun sait combien il est soucieux de cela) et privilégier une école sise dans un recoin de sa ville et qui accueille quelques 200  élèves à une voie très circulée… à chacun ses valeurs  !

Il ne perd pas son latin ?

aneSurtout, il nous prend pour des perdreaux de l’année. En faisant preuve d’une approximation coupable pour se moquer d’un avis pertinent de l’opposition, Carayon a, une fois de plus dénaturé un proverbe latin !

L’expression « In cauda venenum » a une signification bien particulière qui a échappé à notre maire, faut dire qu’en matière de culture il fait plus souvent dans le jardinage !

Là encore… in lingua venenum pour ce qui le concerne, car en effet les romains, qui eux étaient des orateurs valeureux, qualifiaient ceux qui commençaient leurs discours avec forces indulgences et les terminaient avec agressivité, de scorpions en référence à la queue mortelle de cet arachnide dont la piqure est souvent létale alors que les pinces sont inoffensives.

Mais bon chacun sait que l’objectif de Carayon n’est pas de gérer, administrer mais que son truc à lui est de se moquer, de ridiculiser. Il n’a même pas hésiter à s’en prendre à la « presse » présente à la réunion du conseil municipal. Un rien le fait rire !

Mais hélas ce qui nous fait pleurer c’est bien son incapacité à réduire sérieusement la dette, à construire un budget social et cohérent.

Quelle honte de prétendre que les dépenses somptuaires de publication et des frais de représentation sont équivalentes à 0,008 % du budget ! Il perd son latin mais aussi son arithmétique, en plus d’un tour de magie, car comparer des dépenses de fonctionnement à un budget général c’est du Carayon dans sa plus belle expression.

En fait l’indicateur pertinent, s’agissant de ces dépenses somptuaires dénoncées par l’opposition, est bien les dépenses de fonctionnement et là ce n’est plus 0.008 % mais un très détestable 3 % consacré à sa communication en tout genre.

Je reviendrais bien sûr la dessus, c’est tellement pitoyable !

Sécurité, vous avez lu sécurité…

Dans les livres d’images, édités à la gloire de notre Jupiter local, trois pages consacrées à la… sécurité.

On parle de quoi dans ces pages abondamment illustrées de photos montrant le maire sous tous ses profils ?

… De convention reconduite, de caméras vidéo (de protection…) de stationnement gratuit, de fourrière, d’établissement pénitentiaire, d’exercice pour protéger la cathédrale, d’inauguration d’un poste de police difficilement accessible aux handicapés.

C’est cela la sécurité pour Carayon : l’entretien a minima des routes, ce n’est pas non plus le respect des normes en matière de ralentisseurs (hauteur supérieure à 10 cm, affaissement de la chaussée au sortir du ralentisseur au droit des Clauzades) notamment hauteur du plateau et saille d’attaque.

cararoiEt ce n’est hélas pas non plus la gestion des ronds-points, l’organisation des stationnements et la conséquence sur la sécurité des piétons, … Non décidément la sécurité n’est pas son cheval de bataille quand il s’agit de mesures directes et pertinentes. Certes, en son temps, il a su agiter le chiffon rouge des attentats notamment pour tenter, mais en vain, d’interdire la venue au centre ville des forains avec les conséquences qui sont toujours présentes à l’esprit.

Mais cela aussi c’est juste pour dire car, et de façon habituelle, il est constant que la sécurité n’est pas assurée, il suffit de fréquenter le marché pour être confronté à des risques patents dus à l’anarchie qui règne dans les stationnements, alors que, des caméras sont les témoins inutiles de ces incivilités. Mais il fait quoi notre maire qui se veut être le monsieur sécurité et qui n’est que le monsieur alibi.

 

Faire jurisprudence…

L’article relatant les soucis du député Folliot sont significatifs de la limite ténue entre ce qui est de l’exercice normal d’un mandat et de ce qui relève de la propagande en vue d’une élection quel que soit l’horizon de cette ou de ces élections…

La jurisprudence fera la loi pour ceux qui ont manqué de prudence, de réserve en notant toutefois que la bien timide loi sur la confiance a défini des paramètres supplémentaires.

L’affaire Folliot relève de l’alinéa 42113 du guide du candidat de 2016 qui précise que, « dans le cadre d’une communication institutionnelle, les candidats aux élections déjà détenteur d’un mandat national ou local peuvent continuer à rendre compte de leur activité à leurs électeurs. Cette dépense de publication ne présente pas de caractère électoral à condition qu’elle ne fasse pas allusion à l’élection, ne développe pas de thème de campagne et ne vise pas à promouvoir la personnalité du candidat ».

Alors cette opportune communication faite avant les élections n’est-elle pas en vue de promouvoir la personnalité du candidat. Les juges diront.

Mais il est sans doute à rapprocher de comportements que nous connaissons bien dans notre bonne ville de Lavaur.

voltaireLes derniers jolis livres d’image que nous venons de recevoir ne sont pas informatifs, c’est de la promo, seulement de la promo. D’ailleurs pas ou très peu de chiffres, pas de mise en perspectives d’actions et de programmes liés aux promesses (elles n’engagent pas que ceux qui y croient, elles engagent surtout les personnes qui les font pour autant qu’ils soient sincères).

Au moment de compte rendu financier, à l’heure du compte administratif et du débat d’orientation budgétaire, ces deux publications auraient été justement consacrées à ces sujets… Sinon elles servent à quoi ?

En se félicitant, à l’issue du congrès des maires de France, de ce que le nombre de mandats n’a pas été réduit par la loi sur la confiance, Carayon apporte un début de réponse.

Ronds de jambe autour d’une trahison

EPSON MFP image
EPSON MFP image

Hier circonspect quant à la légitimité de l’autoroute Toulouse Castres, le voici devenu le commis-voyageur d’un projet de cul de sac autoroutier.

Notre député clignotant à l’Assemblée nationale, malgré un regain d’activité début d’année, se donne bien de la peine pour sacrifier à quelques lobbies, l’environnement d’une région. Tout cela n’est pas clair…

Les préconisations de la COP 21 passées à la trappe d’intérêts locaux mal dimensionnés et surtout mal contextualisés.

Une vision étriquée qui devrait s’enrichir de données plus générales pour parvenir à des projets structurants raisonnables parce que raisonnés.

Entre les deux convictions ?

Une élection.

Comme les voix étaient à Castres et à Mazamet dans le sud du département plutôt qu’à Lavaur, il a fait le forcing et a épousé en grande pompe le projet d’autoroute. Il en est même devenu le porte parole. Il se remue comme un diable pour montrer qu’il fait tout pour qu’aboutisse cette ineptie.

Pas avare en démarches, il tente de construire sa réputation et son excuse si les scénarios repoussent la réalisation aux calendes grecques. Ce ne sera pas sa faute si le projet tourne à la NDDL ou autre projet stupide pour être inadapté et sur dimensionné. Il pourra surfer sur ses gesticulations pour justifier toute prétention électoraliste.

Il oublie en chemin son rôle d’élu de la nation, toute la nation. Son cœur de métier bat maintenant pour les prochaines échéances électorales. Oubliées les promesses électorales, il devait tenir les citoyens informés de ses votes et actions au sein du parlement, tous même les nombreux qui ne se sont pas résolus à voter pour lui, c’est à dire 75 % de l’électorat.

Sera-t-il aussi opportuniste pour prendre à bras le corps le problème du rapport Spinetta quant à l’abandon de certaines dessertes ferroviaires, notamment Saint-Sulpice-Castres ?

Saura-t-il militer avec autant de fougue pour que Castres conserve sa gare (et son tribunal).

Et, de concert avec les deux autres députés du Tarn, prendra-t-il enfin la mesure du vrai problème de Castres (de Lavaur) de son éloignement de Toulouse, des liaisons indispensables entre les villes du Tarn et aussi de l’Aude et de l’Herault (Carcassonne, Béziers) ? Désenclaver ce n’est pas juste un itinéraire à privilégier, c’est ouvrir en grand les champs du possible, c’est avoir un vrai projet, pas une demi-mesure pour être concurrentiel avec son adversaire qui – le premier, parait-il – s’était dévoué à la cause de l’autoroute « impasse ».

Si, bien sûr, l’aménagement de l’itinéraire Toulouse Castres, ne désengorgera pas le centre de Lavaur (si, si c’est Carayon qui le dit et l’écrit) il y a de vrais aménagements à faire : Albi- Castres (routes aménagées, pas autoroutes) ; Toulouse-Castres (fer et routes aménagées, pas autoroutes et TGV) ; Castres-Béziers (routes aménagées pas autoroute). Des projets à la mesure du département, de la région. Alors Terlier on s’y met ?

Car à bien y regarder, les chiffres sont cruels : Carayon, qui était très présent dans sa circonscription, était indiscutablement plus pugnace et interventionniste dans l’hémicycle que le député Terlier. Et comme ils défendent l’un et l’autre les mêmes projets et les mêmes idées…