Langue de bois…

La ministre, en visite à Toulouse, a reçu une délégation des représentants su Tarn…

Interrogée sur le devenir de l’autoroute (impasse – ndlr) elle a répondu ceci :

langue bois«Vous savez mon attachement à l’amélioration de la desserte du bassin d’emploi de Castres Mazamet. Je pense que c’est vraiment un très bel exemple de ce que doit être notre politique en terme de mobilité. Il faut garantir l’accessibilité du sud du Tarn par une infrastructure adaptée aux besoins de la population et de l’économie locale et favoriser ainsi une meilleure structuration de l’aire métropolitaine toulousaine en soutenant le développement des villes moyennes en étoile autour de Toulouse. Pour ce projet mon objectif est clair, c’est que l’aménagement soit réalisé dans le calendrier proposé par le rapport du conseil d’orientation»

Il faut se souvenir que le rapport du conseil d’orientation, s’il donnait un avis sur un calendrier à géométrie variable quant à la réalisation, il n’était et reste qu’un avis au demeurant soumis à des modifications d’enveloppes budgétaires qui n’ont, il faut le souligner, absolument pas évolué dans le mauvais sens (celui de l’autoroute !).

Les représentants du Tarn ont traduit lancement du projet… Niais ou Stupides ? En tout cas définitivement hermétiques à la compréhension de ce qui ne va pas dans le sens de leurs intérêts.

Reste que parmi ceux qui ont rappelé le projet à la ministre Borne, il y a les représentants des laboratoires Pierre Fabre :

une autoroute au service d’un lobby ?

des élus au service d’un lobby ?

Et l’utilité publique ? Et le bon sens ?

Et l’environnement ?

Ronds de jambe autour d’une trahison

EPSON MFP image
EPSON MFP image

Hier circonspect quant à la légitimité de l’autoroute Toulouse Castres, le voici devenu le commis-voyageur d’un projet de cul de sac autoroutier.

Notre député clignotant à l’Assemblée nationale, malgré un regain d’activité début d’année, se donne bien de la peine pour sacrifier à quelques lobbies, l’environnement d’une région. Tout cela n’est pas clair…

Les préconisations de la COP 21 passées à la trappe d’intérêts locaux mal dimensionnés et surtout mal contextualisés.

Une vision étriquée qui devrait s’enrichir de données plus générales pour parvenir à des projets structurants raisonnables parce que raisonnés.

Entre les deux convictions ?

Une élection.

Comme les voix étaient à Castres et à Mazamet dans le sud du département plutôt qu’à Lavaur, il a fait le forcing et a épousé en grande pompe le projet d’autoroute. Il en est même devenu le porte parole. Il se remue comme un diable pour montrer qu’il fait tout pour qu’aboutisse cette ineptie.

Pas avare en démarches, il tente de construire sa réputation et son excuse si les scénarios repoussent la réalisation aux calendes grecques. Ce ne sera pas sa faute si le projet tourne à la NDDL ou autre projet stupide pour être inadapté et sur dimensionné. Il pourra surfer sur ses gesticulations pour justifier toute prétention électoraliste.

Il oublie en chemin son rôle d’élu de la nation, toute la nation. Son cœur de métier bat maintenant pour les prochaines échéances électorales. Oubliées les promesses électorales, il devait tenir les citoyens informés de ses votes et actions au sein du parlement, tous même les nombreux qui ne se sont pas résolus à voter pour lui, c’est à dire 75 % de l’électorat.

Sera-t-il aussi opportuniste pour prendre à bras le corps le problème du rapport Spinetta quant à l’abandon de certaines dessertes ferroviaires, notamment Saint-Sulpice-Castres ?

Saura-t-il militer avec autant de fougue pour que Castres conserve sa gare (et son tribunal).

Et, de concert avec les deux autres députés du Tarn, prendra-t-il enfin la mesure du vrai problème de Castres (de Lavaur) de son éloignement de Toulouse, des liaisons indispensables entre les villes du Tarn et aussi de l’Aude et de l’Herault (Carcassonne, Béziers) ? Désenclaver ce n’est pas juste un itinéraire à privilégier, c’est ouvrir en grand les champs du possible, c’est avoir un vrai projet, pas une demi-mesure pour être concurrentiel avec son adversaire qui – le premier, parait-il – s’était dévoué à la cause de l’autoroute « impasse ».

Si, bien sûr, l’aménagement de l’itinéraire Toulouse Castres, ne désengorgera pas le centre de Lavaur (si, si c’est Carayon qui le dit et l’écrit) il y a de vrais aménagements à faire : Albi- Castres (routes aménagées, pas autoroutes) ; Toulouse-Castres (fer et routes aménagées, pas autoroutes et TGV) ; Castres-Béziers (routes aménagées pas autoroute). Des projets à la mesure du département, de la région. Alors Terlier on s’y met ?

Car à bien y regarder, les chiffres sont cruels : Carayon, qui était très présent dans sa circonscription, était indiscutablement plus pugnace et interventionniste dans l’hémicycle que le député Terlier. Et comme ils défendent l’un et l’autre les mêmes projets et les mêmes idées…

Je m’étrangle de stupeur !

Je pense que l’on pourrait avoir au minimum une exigence quant aux déclarations des élus et aussi quant aux écrits des journalistes !

Celle de la transparence.

Au diable leurs interprétations fumeuses et leurs déclarations oiseuses.

Dans le même sac La dépêche du Midi, mais aussi C.Ramond, président du conseil départemental, J.Terlier, député de la 3ème du Tarn, et autres élus qui prennent leur désir pour des réalités et nous font prendre des vessies pour des lanternes. (https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/02/2734285-avis-favorable-de-la-commission-duron-pour-l-autoroute.html)

C’est usant de devoir toujours tout vérifier, usant mais instructif…

Voici donc cet avis : https://www.lemoniteur.fr/article/infrastructures-le-conseil-d-orientation-propose-3-scenarios-et-des-priorites-35297637

avis coi

De là à se lancer dans des déclarations de victoires, c’est oublier que plus ou moins court terme ne veut strictement rien dire et qu’il ne s’agit, en outre, que de préconisations !

Par contre, le préambule de la déclaration de la commission a du sens et permettra le moment venu de s’affranchir de la responsabilité du statu quo de moult projets :

coi presque rien

Et puis on ne peut pas être ignorant de la prudence du COI, il y a ce qui est prioritaire, ce qui est confirmé et ce qui est … confirmé à plus ou moins court terme !

Voici ainsi rétablie la vérité sur les préconisations, dépouillée de toute pensée partisane, juste la vérité et la transparence.

Ce n’est pas moi qui le dit !

Le communiqué du P.A.C.T. s’inscrit dans les logiques budgétaires, environnementales, il est aussi de bon sens et conforte mes propos :

autorouteOUI à l’aménagement d’une liaison Castres – Toulouse,

NON à l’autoroute qui n’est qu’un caprice d’élus.

Communiqué du Collectif P.A.C.T.

Pas d’Autoroute Castres Toulouse

Au moment où la presse locale évoque l’inquiétude des partisans du projet de liaison autoroutière Castres-Toulouse (LACT) après la décision du gouvernement sur Notre Dame des Landes, les membres du Collectif PACT (Pas d’Autoroute Castres Toulouse) veulent rappeler qu’après les avis réservés de l’Ae (Autorité environnementale) , du CGI (Commissariat Général à l’Investissement), et de la CEP (Commission d’Enquête Publique), ce projet n’a pu faire la démonstration de sa pertinence. Quant aux objectifs qui ont prévalu à son initiation ni sur le plan calendaire (’échéance de mise en service), et encore moins sur le plan d’un financement plus facile à boucler, le projet n’aura pu démontrer l’accélération de sa réalisation par sa mise en concession. Autoroute 2013, puis 2015, aujourd’hui 2024 ? Et demain ???

Et ce n’est sûrement pas aujourd’hui , suite à l’avis de la CEP, avec les importants ajouts au projet initial (itinéraires de substitution à Soual et Puylaurens – échangeur supplémentaire à MaurensScopont), que le processus de réalisation sera favorisé et encore moins maitrisé sur le plan financier avec une subvention d’équilibre (argent public) qui ne cesse d’enfler.
C’est pourquoi le PACT continue de penser qu’autour du consensus existant sur la nécessité d’une liaison de qualité entre Castres et Toulouse et le développement de l’activité du bassin sud Tarn, une alternative plus cohérente s’impose pour répondre aux enjeux de tous ordres à venir. Comme à Notre Dame des Landes, comme à Sivens, le projet autoroutier Castres-Toulouse ne s’inscrit plus dans des perspectives d’avenir quand des solutions alternatives existent. L’heure est au bon sens, à l’économie des deniers publics, à la préservation de nos terres agricoles et de notre environnement.
Pour sortir de l’entêtement autoroutier, l’aménagement de l’itinéraire existant tel que suggéré par l’Ae et le CGI est une solution qu’il nous faut maintenant explorer sérieusement.

Assumera-t-il ?

droit erreur 1

Il est quand même bien brave notre député, coucou avec la ministre, papotage autour d’une autoroute cul de sac (c’est pas demain que Castres sera à une portée de fusil de Montpellier) et le voilà tout revigoré et sûr de la pertinence de sa démarche.

Nous lui accordons bien volontiers le droit à l’erreur et même nous l’autorisons à persévérer… au moins cela l’occupe et fait un sujet de conversation !

Mégalomanie, tu égares les élus

Campés sur une position juridique acquise, des élus persistent et signent des projets inadaptés, mieux même, certains y consacrent des autorisations de programme comme pour rendre incontournable LEUR PROJET.

Un point de ce qui est contesté n’est pas vain… Il faut se rappeler la dramatique opposition qui a coûté la vie à un opposant à ce qui a été appelé « un barrage démesuré pour irriguer du maïs » abandonné depuis avec comme toile de fond des élus penauds de n’avoir pas mesuré à temps les conséquences du projet.

L’hexagone est constellé de ces projets pharaoniques qui maltraitent environnement, écologie, respect de la vie animale, il suffit de consulter la carte de France publiée en son temps par  « le monde » et recensant ces projets pour être convaincu qu’il ne faut pas payer l’orchestre tant qu’il reste un danseur sur la piste !zad projets

Aussi, ne baissons pas les bras, leur autoroute Toulouse – Castres, c’est pas fait et il y a fort à parier que la raison finira par triompher comme pour le projet de NDDL…

 

Tout et son contraire !

autoroutecastres_toulEn Occitanie, la priorité est aux transports en commun, particulièrement dans la Haute Garonne et le Tarn. Et puis des encouragements au covoiturage ont été marqués par l’organisation d’aire de stationnements à cet effet, et aussi le mise en place de circuits bus.

Qui s’en plaindrait ?

Voilà des mesures pleines de bon sens et qui vont parfaitement avec le souci du réchauffement climatique !

Chacun y va de ses déclarations. Député et maires d’ici et là.

Notre grand capitaine de l’industrie Pierre Fabre, a mis la main à la poche et a pesé pour le doublement (enfin presque) de la ligne ferrée Toulouse – St Sulpice, et l’amélioration de la ligne St Sulpice – Castres, créant même au passage une gare pour son siège social des Cauquillous.

Mais, croche pied au bon sens, arnaque aux philosophies de protection de la nature, trahison quant dispositions de la COP 21 (et suivantes, soyons sans illusions), chacun met son écot dans la tirelire de l’autoroute Toulouse – Castres qui est une aberration économique, écologique…

Les dispositions de réductions de vitesse sont dans le viseur du gouvernement, ce qui va réduire encore un peu plus l’intérêt de cette liaison sur dimensionnée, mais qu’importe chacun y va de ses profession de foi et jure ses grands dieux qu’il est partisan de cette imbécillité.

Mais, rien n’est joué…

Et je reste persuadé, n’en déplaise au maire, qu’il y a d’autres moyens de « désengorger » le centre ville de Lavaur.

 

 

Imbécillité qui flatte l’ego !

Au-delà des éléments qui contrarient imparablement la réalisation même d’une autoroute Toulouse Castres, il est intéressant de se pencher sur les motifs qui font que cette infrastructure est un point de programme des candidats aux législatives, devenus, ou pas député, ainsi qu’aux autres élus régionaux ou départementaux.

autoroutecastres_toulUne autoroute impertinente, anachronique…

Nous ne trouvons nulle part en France une projection anarchique d’une sorte d’antenne routière sur-dimensionnée et qui finalement se termine en cul de sac !

Pourtant des études ont bien montré l’inutilité d’un tel projet et son exagération : 7000 véhicules par jour ! 15 euros ! 5 accès seulement ! Un risque de vider Castres au profit de Toulouse (il ne peut être ignoré) etc.

Certes, lorsque Carayon, notre Jupiter local, avait – le premier se vante-t-il – milité pour cette autoroute, les travaux de la COP 22 n’avaient pas eu lieu et des prescriptions drastiques parce nécessaires à la sauvegarde de notre planète, n’avaient pas été voté par l’ensemble des pays conscients que le danger est patent et actuel. Mais maintenant nous connaissons bien les dangers de notre demain et la nécessité urgente de limiter, puis diminuer, notre empreinte carbone.

Tous les pays ? NON, un pays résiste, le pays Cathare,

celui qui n’a cure des conséquences de ses votes (unanimes, comme si l’unanimité de quelques uns fait la raison de plus grand nombre).

Pourquoi ? Parce que ses élus, sans  vraies responsabilités, ont le besoin de laisser une trace dans l’histoire, dans le pays. Et quelle trace ! cette blessure inutile pour aller plus vite de 10 mn mais aussi de 40km/h et de 20 à 30 mn d’embouteillages avec les conséquences. Qui a chiffré ce préjudice pour l’humanité ?

Et puis pour ces traces d’égo que les uns et les autres soient rassurés, ils ont marqué leur passage dans les différentes instances où ils sévissent !

Merci Carayon, nous mettrons des années à nous remettre de tes dettes, longtemps après que les flonflons prétendûment gratuits de tes fêtes se seront tus, ton passage ce sera cela qui restera, pour d’autres ce sera le barrage de Sirvens et sa dramatique histoire…