Condoléances

C’est avec une grande tristesse que je viens d’apprendre le décès de notre concitoyen qui a été renversé avenue de Cocagne.

Victime d’un accident de la route alors qu’il se déplaçait en vélo dans la zone commerciale du Rouch, il n’a pas survécu à ses blessures.

Mes pensées vont à sa famille face à cette perte brutale et injuste.

Le temps des « si » ne viendra jamais, mais le temps de remédier toutes affaires cessantes à cette situation de risques exorbitants est venu.

Pistes cyclables, le cirque !

Inévitable, les pistes cyclables au centre du débat lors de la réunion du 5 décembre à Lavaur.

Ce fut du grand cirque, une posture de Monseigneur odieuse et pitoyable, comme celle du 1er adjoint détestable dans ses déclarations, pour finalement annoncer… rien de véritablement sécurisant pour la population.

Des comparaisons stupides pour s’exonérer d’un laxisme coupable et dangereux dont les effets se lisent sur le sol.

Insulter les parentes qui ont fait un travail d’alerte courageux et déterminé est d’une rare irresponsabilité et nous avons touché le fond quand Messire (là, je le soupçonne d’être profondément vexé par la pugnacité et l’efficience des actions des mamans à juste titre inquiètes) a osé comparer l’affluence à une manifestation pour la mise en place légitime de pistes cyclables réglementaires avec une opération commerciale de promotion du tour de France qui a mobilisé tous ceux qui par convictions ou par courtisanerie sont venus adouber la femme du premier adjoint dans son rôle de présidente d’une association du tour de France.

Un seul point commun, le vélo. Seulement cela.

Parler de carnaval, de Fantomas ou de Fantomette est une façon stupide de relater un événement fort de la vie de la cité, et de ne pas comprendre le moyen utilisé avec humour mais détermination est la preuve du manque d’intelligence des réactions de nos édiles : le Messire et son acolyte l’homme qui ne sait pas pousser les murs mais qui a autorisé et autorise encore les constructions là où il veut, celui qui pour permettre une manifestation sportive qui va asphyxier la ville pendant un jour de départs en vacances, va pousser un rond point pour le remettre en place le lendemain !

fantomasFantomas n’est pas celui que l’on pense, ce sont tous les manquements à la vie d’une cité. Le fantôme dans l’affaire est bien, notamment, le plan de circulation ! Et la fantomette est bien le projet !

Il paraît que des études vont être menées pour prolonger les ridicules pistes cyclables de la route de Caraman jusqu’à l’école primaire… 60 000 € pour les études et travaux !!!

Il paraît que le centre ville va faire l’objet d’une étude de liaisons douces et pistes cyclables… cela sent la peinture à plein nez !!!

Il paraît qu’une étude de liaisons douces avec la zones des Mazasses sera lancée, cela sent l’entourloupe à n’en point douter, une entourloupe à jumeler avec la réalisation du centre aquatique intercommunal !!!

Et le marché en cours d’exécution pour la desserte des Mazasses, qui après avenant, est d’un montant de 1 200 000€ ; il dessert quoi et comment, le dessin de ces travaux comprend des liaisons douces ou pas, des pistes cyclables ou pas ?
L’organisation post-travaux de la circulation route de Castres et route de Caraman sera-t-elle impactée ?
Quid de tout cela et ce n’est pas l’opposition qui s’en inquiète, elle qui est si taiseuse sur ces sujets, plus prompte à voter les propositions du maire qu’à se questionner sur ce qui se passe en le mettant en perspective avec les promesses, la preuve : budget de 600 000€ pour cette liaison qu’elle  a voté sans sourciller mais qui semble financée tous azimuts !

En effet, outre ce marché en cours, dans le projet et le financement du centre aquatique est prévu le parking cars, voitures, vélos, et transferts doux des piétons. Donc en toute logique, une étude a été menée pour relier Le centre aquatique au collège, au primaire et le financement a été acquis. C’est d’ailleurs ce qui avait été annoncé lors de la réunion de présentation du centre à la halle d’Occitanie.

Il y a comme un parfum de double, triple financement ou de financement glissant de la CCTA à la commune !

Il n’empêche qu’aujourd’hui, les pistes cyclables de la route de Caraman c’est le carnaval, la loterie et que finalement les gesticulations des édiles n’ont rien changé et que l’opposition s’en contente.

Remplacer de la matière grise par de la peinture !

Hélas, à défaut de mener une vraie réflexion, nous assistons à une carayonnerie du plus bel effet !

Tous azimuts, Il peint et il repeint notre maire !

Nulle part, il organise, il concerte, il échange !

Il se lance dans le street art horizontal ! Et comme chacun sait l’art ne s’explique pas, il serait d’ailleurs bien en peine de nous présenter un semblant de plan de déplacements et de déploiement de pistes cyclables.

Et personne pour s’en offusquer, rien ne bouge, chacun suit son chemin en ruminant ces interminables errances d’un maire et de son conseil qui est de plus en plus méprisant pour le citoyen et pour la ville.

Quelques velléités… qui sont plus des exercices de style qu’une véritable volonté de changer les choses.

Enfin, une opposition s’est déclarée, une candidate à la succession…
Espoir ?

Faut voir !

Et personnellement il m’est difficile de percevoir l’audace et l’innovation dans le blog du collectif qui vient de se déclarer…

« Notre ville a besoin de retrouver du bon sens et de la réflexion dans les choix importants. Nous proposons aujourd’hui un collectif, de l’audace et de l’innovation pour cette transition qui se fera dans le respect de chacun »

Le blog de l’innovation et de l’audace !

Si la jeunesse est effectivement un espoir et une ressource pour la ville, je suis sidéré par l’affichage hier du projet du collectif à ce sujet :

les vauréens jeunes Blablabla… des orientations générales et des inspirations pour le moins peu convaincantes !

Mais, après tout, ce n’était sans doute qu’une maladresse d’un site en construction.

Hélas il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour constater que les blablablas étaient remplacés par de la bouillie digne du plus dévoué des « en marche ».
Dalida n’aurait pas eu de mal à illustrer sa chanson « des paroles, des paroles », mais nous sommes bien loin de l’audace et de l’innovation… Alors que ce collectif réfléchit depuis plus de 6 mois !

Que dire de la déclinaison de l’urbanisme et du cadre de vie portée depuis plus d’un an par plus de 1000 observations lors de l’enquête sur le PLU et 4 pétitions…
Un an de réflexions pour aboutir à un cataplasme en latin !

Décidément ce n’est pas avec cela que Monseigneur va avoir des insomnies, et il n’a pas fini de nous prendre pour des benêts !

Il y a urgence dans la maturité pour éviter de sombrer définitivement dans le même amateurisme que celui qui est dénoncé !

Le choix devient cornélien…

Incommensurable désespoir !

L’impossible, l’incroyable, l’invraisemblable, l’inimaginable, l’inadmissible, l’effarant, l’exorbitant, le grotesque, est arrivé.

En fait je n’ai pas de mots pour qualifier le foutage de gueule dont nous sommes victimes.

A 20 cm près un adolescent avait la tête écrasé, il le sait Monseigneur, il a visionné l’enregistrement de la vidéo. Plus de 50 jours après, la réponse est injure pour tous ceux qui ont alerté, proposé des solutions pour que cela n’arrive plus jamais.

ET CARAYON BRICOLE !

Un remaniement de parking, un coup de peinture avec le logo d’un cycliste anémié et, pour lui le tour est joué.

Une largeur bien en deçà des normes, un rond point présentant le même profil que celui qui a généré l’accident.
Une surdité qui met en jeu la responsabilité de l’édile qui sans doute a le tort de penser que cela n’arrive qu’aux autres.

En un mois à Lavaur deux accidents qui pointent du doigt l’inadéquation des pistes cyclables avec la circulation.

S’ils ne peuvent pousser les murs, nos élus pourraient au moins pousser la réflexion et comme ils paraissent bien incapables de prendre une mesure de bon sens, qu’ils mobilisent des experts, des sachants ! Qu’ils réunissent les citoyens, qu’ils aillent chercher ailleurs que dans leurs cerveaux endormis, l’étincelle qui donnera à Lavaur, aux vauréennes et vauréens, aux collégiens et lycéens la sécurité qu’ils sont en droit d’exiger.

Gérer une ville comme un monarque tout puissant n’est pas la solution, en démocratie, c’est une faute.

Monseigneur, tant de nos sous sur lesquels lorgne un gouvernement de riches dilapidés pour une cathédrale, pour un tour de France, pour des apéros et autres fêtes de quartier plus ou moins réussies sans une l’obole pour un aménagement sécuritaire, est-ce bien cela que vous appelez une gestion vertueuse ?

Moi j’appelle cela de l’amateurisme, du bricolage dont les conséquence sont l’évidente mise en danger de nos concitoyens.

Merci Bernards, merci Bernards !

A quelle désolation de regarder vos errances urbanistiques !
A quelle angoisse de se remémorer vos déclarations !
A quelle inquiétude de vous savoir à la manœuvre pour une étude de déplacements dans Lavaur !

Parce que, quand même, vous êtes bien les pilotes de ce qu’est devenu Lavaur en termes de déplacements ; depuis 20 ans ce sont bien vos actions qui ont densifié sans réflexion et sans programmes établis une ville sans prendre en compte les besoins de développements raisonnables et mesurés à l’aune de statistiques sincères.
Où sont donc les projets de déploiements des réseaux de fluide ?
Où sont donc ces études de circulation, un temps dessinées et depuis oubliées.

Allons Messieurs les Bernards (Carayon et Lamotte), ne vous contentez pas d’une étude lancée dans l’urgence (avérée) mais vide de sens, soyez imaginatifs et sortez de votre cercle de confort qui consiste à ne rien faire. Ne faites pas parce que des drames se sont noués mais parce que c’est de votre responsabilité.

C’est bien vous qui dites que vous ne pouvez pousser les murs, mais ces murs c’est bien vous qui leur avez permis de pousser n’importe où, sans faire les réserves utiles à l’implantation de liaisons douces.

C’est bien vous qui dites que Lavaur manque de parkings, mais est-ce là le bon item, le bon paramètre à déployer ?
Ne serait-ce pas plutôt que Lavaur a trop de voitures en centre ville ?

Pitié, ne construisez pas notre devenir sur des parkings à tout va !
D’autant qu’en la matière, également, votre vision est périlleuse  : Vous achetez un terrain et ensuite vous faites les études de sécurité et de faisabilité (cf dernière réunion de conseil municipale).

Avec vous, c’est le cultivateur qui traine la charrue qui entraine les bœufs !

Soyez inventifs !

Vous me direz, « nous sommes dans des contraintes », évidemment à faire du grand n’importe quoi pendant deux décennies, des solutions (de bon sens) ont été supprimées.
Mais avez-vous songer à associer les vauréennes et les vauréens à vos réflexions et à vos études ?

MAIS,
Il reste encore bien des possibilités !

prk draTenez, une idée, pour désengorger le centre de la ville – je ne parle évidemment pas de ce stupide autoroute qui ne changera en rien la vie à Lavaur – la création de deux zones multimodales qui accueilleraient des cars, des véhicules légers, une aire de covoiturage, une station de rezopouce, des parkings vélos (loués ou gratuits), une base de rechargement pour véhicules électriques… sur le concept d’un stationnement drainant dans des sites existants à réaménager… Les Mazasses et le reconditionnement de la zone ferrée par exemple.

Alors que l’on ne dise pas qu’à partir de ces points, il ne peut être imaginé des convergences douces et sécurisées !

 

Aie confiance, n’aie pas peur !

Je voudrais tant rassurer Monseigneur, la peur qui lui serre le cœur quand il pense à ses pistes cyclables fantaisies et à sa sécurité abandonnée, ne se justifie pas. Il peut y remédier sans manger son chapeau !

Depuis le 11 octobre que l’accident d’un collégien a sonné le glas de l’indifférence, il n’a pas osé mettre en place de réelles mesures, sans doute la timidité, une fausse pudeur qui lui a interdit de poser des compteurs de trafic routier pour bien cerner le problème.

Ces outils de saisie et d’analyse sont les préalables à toute étude de circulation.

50 jours après, dans le plus grand des secrets, sans informer tous ces concitoyens qui se sont mobiliser pour un vivre en sécurité dans Lavaur, il semble que lors de la réunion du conseil municipal du 5 décembre sera proposé de signer un contrat avec un bureau d’études.

Mais Monseigneur,

AIE CONFIANCE, N’AIE PAS PEUR…

sois pas timide, dis nous ce que tu fais, partage tes ambitions pour une ville moderne et riche en liaisons douces, en pistes cyclables carrossables en toute quiétude.

Associe nous… promis, point de reproches ne te seront faits.

pas endormirEt même si, au fond de notre cœur, nous pensons que tu viens un peu tard t’occuper de l’essentiel : la sécurité des cyclistes, piétons et la modernisation de la ville pour des déplacements économes en empreinte carbone et respectueux des espaces verts, et bien notre bon Messire, une démarche citoyenne et rapide sera portée au crédit de tes bonnes actions car, comme le dit le bon sens populaire « mieux vaut tard que jamais » !

aie pas peurMais si d’aventure tu comptes noyer dans le centre aquatique de tes projets inachevés ou mal ficelés, ceux qui s’imposent aujourd’hui, ils sont si urgents que d’attendre les élections municipales pour les réaliser est tout simplement inimaginable. Aussi, ne te trompes pas d’intentions, nous ne serons pas sensibles à tes doux yeux et à tes lénifiantes déclarations, nous ne sommes pas une opposition qui s’endort, nous serons actifs et pugnaces pour obtenir ce qui nous est dû :

La sécurité

Lavaur, la ville où il ne fait pas bon pédaler…

Si l’article de la Dépêche du midi de ce 28 novembre suggère que l’accident dramatique survenu le 26 est dû au contexte, un autre éclairage est nécessaire !
Bien évidemment, il y a une circulation dense dans cette zone commerciale, ce n’est pas un scoop !
La présence de nombreuses enseignes n’est pas non plus d’une grande nouveauté !
Que le soleil soit rasant à 16h30 une fin novembre n’est pas un élément exonératoire d’une responsabilité d’aménageur,

la responsabilité de celui qui a autorisé l’aménagement de cette zone sans prévoir les équipements indispensables : des trottoirs adaptés aux handicaps et bien sûr des pistes cyclables avec des liaisons douces vers notamment la zone de Sagnes et le retour vers le centre ville.

Mais Lavaur est orpheline de ces visions prospectives.
Depuis 20 ans c’est de l’aménagement au jour le jour et il y a fatalement un (des) jour où l’improvisation est terriblement dramatique…

Ce n’est pourtant pas une découverte la dangerosité des voies urbaines pour les vélos notamment dans notre commune…

  • des observations lors de l’enquête sur le PLU,
  • un PLU indigent qui dort du sommeil de la honte,
  • des articles qui en disent long sur la déliquescence des infrastructures cyclables,
  • le constat de l’incohérence de celles qui existent,
  • la gesticulation à l’approche des élections pour redonner couleur aux quelques pistes cyclables qui partent de nulle part pour s’arrêter n’importe où,
  • l’absence de parking vélo, dénoncé notamment près du lycée,
  • un accident dont la prise en compte est sujette à caution à travers de fausses solutions et des travaux d’esthétique pour faire accroire qu’un problème est résolu,
  • le refus de considérer les propositions de concertation,
  • la surdité aggravée face aux argumentaires déployés par des concitoyennes responsables et impliquées,
  • le secret épais quant aux dispositions envisagées (s’il y en a !),
  • un nouvel accident dont la survenance est la conséquence de la non prise en compte les années antérieures d’une situation climatologique récidivante.

Autant d’indicateurs qui mettent le doigt sur l’extrême urgence d’une solution. La prise en compte globale de la problématique « déplacements » avec, en mesures transitoires, le règlement des situations périlleuses.

5 dec 2019Si le maire est, comme il le dit, « responsable et dans l’action », alors ce jeudi 5 décembre 2019, il nous dira, il fera adopter par l’entièreté de son conseil (à une unanimité de bon sens comme il se plait à le dire), des mesures fortes et des actions rapides pour protéger les déplacements à vélo, à pied, en fauteuil roulant.

Le choix d’un cabinet indépendant doit être accompagné d’une lettre de mission forte et précise avec un périmètre intercommunal, une véritable étude pour des problèmes avérés, un délai d’exécution court, très court et la mobilisation de tous les acteurs de la commune.

Il serait illusoire de se contenter du choix d’un cabinet sans en avoir le cursus et les réalisations. Pas de fait accompli, ouvrir le dialogue sur ce sujet (et bien d’autres) et le porter au niveau de l’organisation spatiale de la commune, enfin quoi, simplement se projeter vers un Lavaur 2050 démocratiquement.
Ne récidivons pas avec un prestataire qui a bâti un projet sur de l’eau !

Bannir une étude qui finirait comme le PLU au fond d’un tiroir, la vie doit être plus forte que des enjeux électoraux et, la préserver, passe par un « multipolitisme » dans l’action et la concertation.

Sinon ?  Il devient patent qu’il y aura mise en danger d’autrui par inaction.

C’est ce que je pense.