Le challenge vauréen est engagé !

C’est la course à la photo dans le journal (de Carayon) et éventuellement une petite photo dans la dépêche ou le journal d’ici, c’est pas de refus !

Et donc notre Monseigneur se lance dans son challenge pré-électoral préféré,

L’INAUGURATION…

Et pour gagner, au diable la cohérence, tenez je vous prends à témoin, il y a eu cette inauguration d’une impasse avec Monseigneur et ses conseillers préférés, une voie dite le « chemin des mirabelles ».

mirabelle juilletLes travaux ont été achevés fin juillet… il y a 70 jours.

Mais reconnaissons le, il y a deux mois et demi ce n’était pas le bon tempo pour les élections, et puis il y a urgence, le Mag va paraître, une petite inauguration c’est pas mal, cela meuble le catalogue de Monseigneur, ainsi donc va ce challenge.

Alors la cérémonie, c’était cela :

mirabelle _ 10_10 Mais regardez bien les photos… Une année ou deux de périodes de dégel et bonjour les dégâts pour les riverains, pas de trottoirs, pas de stabilisation des accotements, rien que des infrastructures à la Monseigneur.

Vite fait, juste le temps d’une photo et puis l’indifférence aux problèmes qui sont liés à l’imprévision quant à l’urbanisation de cette zone qui privilégie l’impasse à la liaison inter voies pour assurer la fluidité des circulations.

mirabelle tx

Photo contemporaine qui montre bien où vont s’écouler les eaux de la voirie…

Pour ce qui est du challenge, je suis prêt à parier qu’avant la fin du mois, il va nous commettre encore quelques rubans coupés avec les ciseaux de l’opportunisme électoral.

Même… qu’il est capable de  nous inviter à inaugurer des rues ou places dont les travaux sont achevés depuis des mois !!!

Si, si… On parie ?

Il dort le PLU…

Il n’est pas inutile de rappeler que sous la couette c’est plus de

  • 3000 observations,

  • une participation exceptionnelle : plus de 1000 citoyens.

Et un silence absolu, prolongé du maire qui après avoir dégainé une excuse bidon pour justifier un complément de rapport de la commissaire enquêtrice, se trouve fort dépourvu, maintenant que l’automne est arrivé, pour argumenter cette attente interminable d’une suite.

Certes la médiocrité indiscutable du projet, ses atteintes graves à l’environnement, son absence totale de perspectives dans tous les domaines contemporains, son entêtement à ne pas communiquer, à ne pas organiser la participation des citoyens n’est pas de nature à faire aboutir le PLU.

D’ailleurs les experts sont unanimes pour dire que le PLU est anachronique et que ce qui est cohérent est bien un PLUI (intercommunal).

Alors le maire nous réserve-t-il cette bonne nouvelle pour Noël, ou pour la nouvelle année, ou bien ce sera dans son programme de campagne, vous savez cet amas de promesses qu’il se gardera bien de tenir !

plu import sujet

A poings fermés…

Mais ce n’est pas du sommeil du juste, c’est juste le sommeil de celui qui se cache.

Ainsi va notre PLU… 246 jours de latence, 246 jours… C’est long pour décider de l’urbanisme d’une commune quand le document d’enquête a, lui-même, traîné quelques années.

Force est de reconnaître que Carayon va réussir son coup de force, nous faire attendre les élections municipales (il est vrai qu’il hésite sur les dates en réunion de conseil municipal).

Donc après une réécriture par la commissaire enquêtrice pour coller sans doute au plus près de ce que le maire souhaitait, nous voilà dans l’impasse et avec nous tous ceux qui avaient des projets, parce que le service de l’urbanisme de la ville ne peut se prévaloir du document PLU pour instruire des demandes d’urbanisme, enfin dans la vraie vie.

cara pluIl nous dira le maire que rien ne l’oblige à faire diligence, sauf évidemment l’éthique qui devrait être la sienne, sauf son amour supposé du service public, sauf le bien être de ses administrés.

Rien de tout cela n’interpelle le maire qui reste sur une position d’attente qu’il juge propice pour son camp lors des prochaines municipales… Ce qui le fait bien sourire !

Qu’il ne vienne pas nous dire qu’il laisse à la prochaine équipe le soin de publier le PLU…

Cela ne nous ferait pas sourire, car être pris sans cesse pour des sots cela finit par lasser.

Du pain, des jeux et de la pollution,

En deux petits mois, voilà deux somptueux feux d’artifice.

Mais si on s’en tient à l’étymologie d’artifice, il s’agit bien là d’un leurre, d’une ruse, d’une tromperie, d’un faux-fuyant, d’un subterfuge en un mot !

Qui tromper, ceux qui vont voir dans cette expression la richesse de Lavaur, ceux qui vont se pâmer devant la générosité d’un Monseigneur qui n’hésite pas à polluer et polluer à nouveau sa ville et ses environs.

N’a-t-il donc pas noter l’archaïsme de ces distractions particulièrement nocives, n’est-il pas de moyens moins onéreux et plus respectueux de l’environnement pour marquer la fin des fêtes générales ?

Ipain ey jeuxl est vrai qu’il va falloir montrer patte blanche pour les prochaines élections et que les promesses qui se sont perdues au cours de ces vingt ans vont être rappeler. Alors éblouir avec des manifestations que Monseigneur pense appropriées pour s’attirer les bonnes grâces, je veux dire les bons votes, cela va être notre quotidien.

Déjà nous entrons dans une période de travaux tous azimuts, pas forcément bien calibrés…

Route de Caraman, au moment de la rentrée matinale, c’est l’anarchie et ce n’est pas la couleur verte qui a changé le donne.

Entre les véhicules stationnés sur la piste cyclable, les trottoirs, les bus qui se croisent, les enfants qui risquent leur vie à chaque tour de roue, et la police municipale qui est quasi invisible, il a le constat que ce qui aurait dû être fait depuis longtemps ne le sera jamais sous le règne de Monseigneur !

Un des nombreux flagrants délits…

de promesses non tenues !

Nul doute qu’il va nous la refaire cette promesse du PLU avec « mise en place effective » !

Mais en attendant c’est un terrible échec, un impardonnable manquement à une promesse, et cela d’autant plus que ce qui a été promis est d’une importance capitale pour le développement de la commune.

Repoussé plusieurs fois, puis organisé dans des conditions dont on se souvient avec comme une honte de ne pas avoir pu dire au maire que les clowneries cela suffit,

le PLU a fini par…

ne pas être mis en place !

Pourtant rien n’empêchait qu’il le soit, rien ! Toutes les conditions étaient réunies pour faire de ce document d’urbanisme la trame de l’avenir de Lavaur.

Il nous a livré un pitoyable PLU, comme pour se délivrer d’une mission dont il n’a que faire et qui est bien le cadet de ses soucis.

Las, le citoyen a vu la manœuvre, il a contesté l’indigence, avec pour conséquence un PLU dont la mise en place est compromise jusqu’aux élections municipales.

effect

Un goût de trahison, de haute trahison, ce déni de démocratie qui est accepté par l’ensemble des conseillers municipaux de la majorité.

L’opposition faible en nombre n’a pu exprimer son indignation néanmoins bien réelle, mais il ne sera pas acceptable que le maire, rebondisse sur l’événement sans expliquer les insuffisances qui ont conduit à cet impardonnable manquement, c’est la gestion normale, une mission ordinaire et le maire et ses conseillers godillots ont lamentablement échoué.

Ce n’est pas parce que c’est stupide qu’on ne le fait pas !

Au sujet du parking dit de «la Maison de la musique», un débat s’était instauré en réunion du conseil municipal. La conseillère d’opposition avait fait valoir les problèmes de circulation qu’il fallait gérer avant de se lancer dans une opération dont le coût n’avait pas été indiqué.

Il est évident qu’il y a urgence à la réalisation, 9 mois pour accoucher d’un parking au moment des municipales, le bon tempo.

Certes nous percevons le gain en termes, non pas de stationnements, mais en matière de renommée…

Une quarantaine de places… Dans un espace contraint dont on ne pourra pas pousser les murs, avec un accès dangereux.

Ceal valait bien une petite étude, d’ailleurs réclamée par la conseillère.

stupidit3Oui, mais voilà… A Lavaur et nulle part ailleurs, les études sont faites toujours après les achats de terrain.

En un mot, il est imaginé une opération, elle n’est pas chiffrée, le terrain est acheté et après on fait une étude de faisabilité.

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le premier adjoint au maire :

«Je ne peux pas pousser les murs, il y a des clôtures et une maison… Mais, en revanche, nous allons faire l’acquisition et on étudiera ensemble pour voir comment on peut sécuriser»

Il eût été de bonne gestion de faire une étude et ensuite, le cas échéant, acheter !

A chacun ses valeurs, Lavaur supportera bien les conséquences des nouvelles impérities de gestion.

On ne tient pas des promesses en faisant du grand n’importe quoi, il y a des règles qui s’applique partout ailleurs, alors pourquoi pas à Lavaur.

PLU, si j’avais eu à étudier les zones urbanisables…

J’aurais fait simple. J’aurais appliqué une règle de droit qui n’aurait en rien bouleversé l’option « dents creuses ».

plu construc

Cette règle de droit est celle qui consiste à ce qu’aucune décision ne puisse porter préjudice rétroactivement. Ainsi pour ceux qui ont bénéficié d’une décision de constructibilité et particulièrement ceux qui ont fait des travaux de viabilisation, les terrains auraient conservés les attributs de constructibilité.

Ce serait simple et efficace et légal.

Pas de violation de l’intérêt général au profit d’une intérêt particulier, juste la continuité des décisions administratives.

Mais cela, c’est de la gestion !