Déterminées et mesurées !

Les parentes d’élèves ont organisé une manifestation pour montrer leurs inquiétudes face à l’insécurité aux abords du collège.

Elles ont su monter une opération digne et en un jour délicat (marché, vacances, match de rugby), mobiliser 70 personnes est un vrai succès.

Cela démontre l’acuité du problème et l’urgente nécessité de réagir.

manifLe sujet c’est, bien sûr, la circulation route de Caraman, mais pas seulement, c’est aussi le danger qu’il y a dans les déplacements à vélo. Car le collège est le but ou de départ d’un parcours intra muros qui prend l’aspect d’un exploit chaque jour renouvelé par nos enfants (et pas que !)

Carayon dit que « la question le taraude depuis deux mois » et qu’il a fait « une piste cyclable ».

Sauf que la question lui est posée depuis de nombreuses années… il y a 8 ans, le sujet a été abordé (dixit le 1er adjoint Bernard Lamotte), et rien n’a été fait.

Sauf que l’enquête sur le PLU de l’an dernier a bien montré, à travers de nombreuses observations (459) que les pistes cyclables et les liaisons douces étaient un vrai sujet, et que ce PLU est sans suite ! Au demeurant, le PLU ne prévoyait pas un plan de circulation.

Sauf que quand le maire fait un ersatz de « plan de circulation » ce sont juste trois sens obligatoires qu’il impose sans concertation ni études (et il en supprime un sous la pression).

Sauf que le collège n’est pas passé de 500 à 1000 collégiens en une seule rentrée et que la mairie aurait dû réagir depuis longtemps.

Sauf que si la route est bien départementale, la responsabilité en termes de sureté et de sécurité est de la compétence du maire !

Pourquoi imaginer seulement aujourd’hui des solutions dont on verra l’efficacité au lendemain de leurs installations alors que le danger est dénoncé depuis bien longtemps.

La mort est passée à 20 cm !

Mais qu’importe le hier, les parentes ont ouvert la voie à des solutions, rapides pour pallier les dangers dès la rentrée et demain et après-demain pour des solutions pérennes.

Elles sont déterminées, elles l’ont démontré.

Reste à imaginer que Carayon sera enfin efficient, et saura faire aujourd’hui ce qu’il n’a pas su faire en vingt ans. Que son imagination, sollicitée avec véhémence par les aventuriers du macadam de Lavaur, puisse enfin trouver une solution. Voilà une prière que j’adresserai bien volontiers à Saint Alain qui a bénéficié des subsides qui auraient été bien plus utiles pour aménager des liaisons douces, mais je ne suis pas sûr d’avoir son oreille !

Post scriptum :piste 9_7

  • La piste cyclable n’a pas été repeinte il y a deux mois, mais c’était le 9 juillet… avant le passage du tour de France et ses nombreux vélos,
  • Elle n’a pas été créée, elle existait déjà !,
  • Le maire est responsable de la sécurité sur les routes départementales en traversée de ville, (l’article L.2212-2 du CGCT, celle-ci – la collectivité locale – a pour mission d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques et elle comprend notamment tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques.En outre, le maire, en application de l’article L.2213-1 du CGCT, exerce la police de la circulation sur l’ensemble des voies de circulation à l’intérieur de l’agglomération, dont les voies départementales. Au regard de l’ensemble de ces éléments, lorsqu’une route départementale traverse une commune, il y a concours des obligations incombant au département au titre de l’entretien de la route et de celles incombant à la commune au titre des obligations relatives à l’exercice de la police municipale.)
  • Le collège n’est que la cristallisation d’un effet d’entonnoir, mais le danger est tout le long du parcours des collégiens qui ne viennent pas que du Pech, mais aussi du Pigné, de Labastide, d’Ambres, de Massac…
  • Les riverains se garent sauvagement le long de la route de Caraman, s’ils n’ont pas d’excuses, ils ont vraisemblablement des raisons, il faut les entendre,
  • Si l’urbanisme avait été maîtrisé (agrandissement, réfection et non limitation du droit à construire et reconstruire) des solutions auraient été viables.

Quand la vie tient à un pot de peinture

Il nous a prévenu, le 1er adjoint au maire aux travaux :

« On ne peut pas pousser les murs ! »

Mais cette lapalissade urbaine (quoique pas vraiment incontournable) doit être mise en balance avec la sécurité.

Et la sécurité ce n’est pas que de la vidéo protection.

C’est bien autre chose qui ne réveille pas la profonde somnolence de Monseigneur. La sécurité ce sont les déplacements, les infrastructures. Dans une ville réputée sereine, l’attention d’un édile responsable est bien dans la gestion des déplacements et leur sécurisation.

Déjà dénoncé, le parcours du combattant des collégiens et lycéens, ne fait l’objet d’aucune étude et encore moins d’aménagements indispensables et urgents. N’attendons pas un mort pour agir !

Oh, bien sûr, le maire jettera en réponse aux observations du PLU, un plan de circulation tellement sot qu’il ne le mettra pas en œuvre reculant devant le bon sens développé par les usagers (c’est la rançon des décisions prises à l’emporte pièce sans concertation).

Certes il fera peindre en vert une partie de la route de Caraman pour donner l’illusion d’une piste cyclable jusqu’au collège des Clauzades.

Il laissera cohabiter

  • bus, véhicules légers, poids lourds, engins agricoles…

  • piétons, vélos, trottinettes, poussettes, fauteuils handi…

dans une zone particulièrement circulée et ne pourra ainsi éviter des accidents, malgré la vigilances de tous et l’adresse incontestable de nos jeunes et moins jeunes.

Certes pas coupable, mais oh combien responsable !

plan veloIl est grand temps que le Monseigneur local se reprenne avant que le Jacquemart ne descende de son clocher pour lui tirer les oreilles.

Et qu’importe les élections, le sujet n’est pas là, le sujet est l’urgence de mesures conservatoires avant que l’accident ne se transforme en drame qu’il est si facile d’éviter autrement que par la faction d’un policier municipal bien impuissant à réguler la circulation dans cette artère de la ville.

Dents creuses VS poumons verts

Dans le PLU détecté en mort cérébrale et avant que de le débrancher définitivement, je reviens sur une proposition qui a fait l’objet de revendications précises.

Cette proposition, boucher les dents creuses, est commune a bien des PLU. Il faut bien rappeler que si notre « PLU » est aussi indigent c’est bien parce qu’il a additionné des poncifs, repris des solutions ailleurs pertinentes et à Lavaur inadaptées, et qu’il n’a pas su se positionner dans son environnement élargi (l’intercommunalité) et dans son siècle. Une double faute, celle de l’espace et celle du temps.

Il faut bien reconnaître que la proposition de boucher les dents creuses aurait comme qualité d’utiliser les réseaux existants…  Mais comme inconvénient considérable… d’utiliser les réseaux existants et donc de les saturer, de les rendre insuffisants et cela tous les réseaux et aussi les infrastructures. Avec en toile de fond des dysfonctionnements sans que des bénéfices soient perceptibles.

C’est aussi supprimer en centre ville et en périphérie proche, les ilots de verdure, les quelques poumons verts et leurs faunes et flores particulières qui seraient ainsi sacrifiés au profit de ce que Monseigneur fait de mieux… les impasses pour desservir une poignée de constructions.

dent creuse lavaurLes habitants de ces quartiers où subsistent ces maigres espaces encore sauvegardés doivent avoir l’écoute des décideurs, ils doivent pouvoir être placés en position d’experts de la diversité locale, c’est cela qu’il faut apporter au PLU quand il sortira de sa torpeur.

Le challenge vauréen est engagé !

C’est la course à la photo dans le journal (de Carayon) et éventuellement une petite photo dans la dépêche ou le journal d’ici, c’est pas de refus !

Et donc notre Monseigneur se lance dans son challenge pré-électoral préféré,

L’INAUGURATION…

Et pour gagner, au diable la cohérence, tenez je vous prends à témoin, il y a eu cette inauguration d’une impasse avec Monseigneur et ses conseillers préférés, une voie dite le « chemin des mirabelles ».

mirabelle juilletLes travaux ont été achevés fin juillet… il y a 70 jours.

Mais reconnaissons le, il y a deux mois et demi ce n’était pas le bon tempo pour les élections, et puis il y a urgence, le Mag va paraître, une petite inauguration c’est pas mal, cela meuble le catalogue de Monseigneur, ainsi donc va ce challenge.

Alors la cérémonie, c’était cela :

mirabelle _ 10_10 Mais regardez bien les photos… Une année ou deux de périodes de dégel et bonjour les dégâts pour les riverains, pas de trottoirs, pas de stabilisation des accotements, rien que des infrastructures à la Monseigneur.

Vite fait, juste le temps d’une photo et puis l’indifférence aux problèmes qui sont liés à l’imprévision quant à l’urbanisation de cette zone qui privilégie l’impasse à la liaison inter voies pour assurer la fluidité des circulations.

mirabelle tx

Photo contemporaine qui montre bien où vont s’écouler les eaux de la voirie…

Pour ce qui est du challenge, je suis prêt à parier qu’avant la fin du mois, il va nous commettre encore quelques rubans coupés avec les ciseaux de l’opportunisme électoral.

Même… qu’il est capable de  nous inviter à inaugurer des rues ou places dont les travaux sont achevés depuis des mois !!!

Si, si… On parie ?

Il dort le PLU…

Il n’est pas inutile de rappeler que sous la couette c’est plus de

  • 3000 observations,

  • une participation exceptionnelle : plus de 1000 citoyens.

Et un silence absolu, prolongé du maire qui après avoir dégainé une excuse bidon pour justifier un complément de rapport de la commissaire enquêtrice, se trouve fort dépourvu, maintenant que l’automne est arrivé, pour argumenter cette attente interminable d’une suite.

Certes la médiocrité indiscutable du projet, ses atteintes graves à l’environnement, son absence totale de perspectives dans tous les domaines contemporains, son entêtement à ne pas communiquer, à ne pas organiser la participation des citoyens n’est pas de nature à faire aboutir le PLU.

D’ailleurs les experts sont unanimes pour dire que le PLU est anachronique et que ce qui est cohérent est bien un PLUI (intercommunal).

Alors le maire nous réserve-t-il cette bonne nouvelle pour Noël, ou pour la nouvelle année, ou bien ce sera dans son programme de campagne, vous savez cet amas de promesses qu’il se gardera bien de tenir !

plu import sujet

A poings fermés…

Mais ce n’est pas du sommeil du juste, c’est juste le sommeil de celui qui se cache.

Ainsi va notre PLU… 246 jours de latence, 246 jours… C’est long pour décider de l’urbanisme d’une commune quand le document d’enquête a, lui-même, traîné quelques années.

Force est de reconnaître que Carayon va réussir son coup de force, nous faire attendre les élections municipales (il est vrai qu’il hésite sur les dates en réunion de conseil municipal).

Donc après une réécriture par la commissaire enquêtrice pour coller sans doute au plus près de ce que le maire souhaitait, nous voilà dans l’impasse et avec nous tous ceux qui avaient des projets, parce que le service de l’urbanisme de la ville ne peut se prévaloir du document PLU pour instruire des demandes d’urbanisme, enfin dans la vraie vie.

cara pluIl nous dira le maire que rien ne l’oblige à faire diligence, sauf évidemment l’éthique qui devrait être la sienne, sauf son amour supposé du service public, sauf le bien être de ses administrés.

Rien de tout cela n’interpelle le maire qui reste sur une position d’attente qu’il juge propice pour son camp lors des prochaines municipales… Ce qui le fait bien sourire !

Qu’il ne vienne pas nous dire qu’il laisse à la prochaine équipe le soin de publier le PLU…

Cela ne nous ferait pas sourire, car être pris sans cesse pour des sots cela finit par lasser.

Du pain, des jeux et de la pollution,

En deux petits mois, voilà deux somptueux feux d’artifice.

Mais si on s’en tient à l’étymologie d’artifice, il s’agit bien là d’un leurre, d’une ruse, d’une tromperie, d’un faux-fuyant, d’un subterfuge en un mot !

Qui tromper, ceux qui vont voir dans cette expression la richesse de Lavaur, ceux qui vont se pâmer devant la générosité d’un Monseigneur qui n’hésite pas à polluer et polluer à nouveau sa ville et ses environs.

N’a-t-il donc pas noter l’archaïsme de ces distractions particulièrement nocives, n’est-il pas de moyens moins onéreux et plus respectueux de l’environnement pour marquer la fin des fêtes générales ?

Ipain ey jeuxl est vrai qu’il va falloir montrer patte blanche pour les prochaines élections et que les promesses qui se sont perdues au cours de ces vingt ans vont être rappeler. Alors éblouir avec des manifestations que Monseigneur pense appropriées pour s’attirer les bonnes grâces, je veux dire les bons votes, cela va être notre quotidien.

Déjà nous entrons dans une période de travaux tous azimuts, pas forcément bien calibrés…

Route de Caraman, au moment de la rentrée matinale, c’est l’anarchie et ce n’est pas la couleur verte qui a changé le donne.

Entre les véhicules stationnés sur la piste cyclable, les trottoirs, les bus qui se croisent, les enfants qui risquent leur vie à chaque tour de roue, et la police municipale qui est quasi invisible, il a le constat que ce qui aurait dû être fait depuis longtemps ne le sera jamais sous le règne de Monseigneur !