Le PLU ? Personne n’y croit plus !

La dame du PLU a de quoi se retourner dans son sommeil !

J’avais participé aux actions menées par la Dame du PLU, (et oui n’en déplaise à certaines mauvaises langues, si je ne brasse pas du vent, je sais m’investir dans des actions pertinentes !). Légitimement je pensais que les démarches, pétitions auraient une prolongation pour la construction d’un véritable document d’urbanisme et non pas l’indigente proposition du maire !

Las, dès le lancement du questionnaire par « Lavaur Citoyenne » il était acquis que d’indigent nous n’aurions à la place qu’un document complaisant faisant la part belle aux compromis dans le souci de leur éternel pragmatisme !

« Lavaur Citoyenne » n’a pas présenté sa vision de l’avenir urbanistique de la commune, elle n’a pas embrassé une conception élargie de l’aménagement du pays de Cocagne, elle a fait ce qu’elle sait faire finalement :
poser des questions !!!

Et le choix de ce questionnaire (fermé) n’a que peu de rapport avec l’élaboration d’un PLU !
Il enfonce généreusement des portes grandes ouvertes… Bien sûr Lavaur est une ville sereine ! Évidemment que nous manquons d’un plan de circulation, etc. !

Il fallait une cerise sur la gâteau, c’est un cerisier que « Lavaur Citoyenne » a offert !

Il est un fait incontournable, le questionnaire n’a, en réalité, mobilisé que peu de vauréens. Une petite, toute petite centaine ! (et encore je ne compte pas les doublons et autres pitreries).
C’est donc une escroquerie intellectuelle de tirer des conclusions et le tripotage des avis n’est qu’un outil pour faire passer des messages d’une ou deux personnes en faisant croire que c’est l’avis partagé par moult personnes !

Le tour de passe-passe est habituellement dans la boite de magicien de Carayon, il a fait des émules ! Et les élèves vont bientôt dépasser la maître.

Au-delà de la synthèse qui n’a aucun sens – même pas le bon sens cher à Carayon ! – compte tenu du nombre de réponses, il est intéressant de se pencher sur les prétendues « suggestions » des vauréens.

Rappelons qu’il s’agit d’élaborer un PLU…

Il était attendu des définitions d’objectifs (pas des actions à la petite semaine qui n’ont parfois pas leur place dans un PLU).

Ainsi conformément à la définition et à l’esprit du document, il s’agit d’un document de planification… un projet global d’aménagement de la commune (PLU) dans un souci de respect du développement durable dans le cadre du projet d’aménagement et de développement durable (PADD), tout en respectant les politiques d’urbanisme , d’habitat et de déplacements urbains.

Certes quelques paragraphes « tarte à la crème » revêtent ce caractère de planification, pour la plupart en direction des déplacements, mais les autres sont hors sujet, nous nous trouvons en face d’une liste de revendications tout azimut sans corrélation avec l’ambition de construire un PLU.

Éteindre l’éclairage la nuit, une bonne idée, mais que vient-elle faire là, le skate park, plus d’animation pour la jeunesse en soirée… Allo, Allo il y a quelqu’un qui sait ce qu’est un PLU dans le groupe « Lavaur Citoyenne » ?

Réfléchir à la gestion de l’eau, un PLU est un document qui a réfléchi, il est censé livrer le fruit de ses réflexions !
Réfléchir à aider les petits commerçants ! Un PLU organise les conditions d’aide, il n’invite pas à réfléchir…

Plus inquiétant, oui je sais dans ce fatras de suggestions il y a quand même de quoi s’inquiéter, les mesures pour réduire le trafic avec le contournement de Lavaur (juste y penser) qui serait de bon aloi pour éviter le centre ville et détourner plus encore les petits commerçants d’éventuels chalands.

Préparer la construction à 10 ans d’une rocade… déviation de Lavaur (Le Rouch – route de Castres). Heureusement qu’il ne s’agit que des « réflexions » d’une poignée de vauréens.

« Lavaur Citoyenne » n’avait pas de telles ambitions dans son programme aux élections municipales…

C’est l’expression du « je sème à tout vent » pour faire croire que j’ai des idées, c’est l’action ponctuelle (l’extinction de l’éclairage public, supprimer le feu rouge, faire fonctionner les garanties) qui signe l’incapacité de « Lavaur Citoyenne » à se projeter dans un vrai projet communal.
Les sujets de fond sont écartés : L’Intermarché aux portes de la commune ? Le STECAL à l’autre porte avec la destruction d’une coulée verte, le souci de nombre de vauréens de préserver des poumons verts en centre ville et dans les quartiers, la mise en valeur des potentialités vertes en plein centre, la mise à niveau de l’acheminement des fluides et la mise en conformité avec l’objectif de « boucher les dents creuses », les échanges intercommunaux, les actions en faveur de la transition écologique (comment bâtir), de la transition économique (mesures de soutien, financement, etc.) …

Alors oui, je critique, et je fais rien paraît-il(1)… Et alors ?
Quand tout est en dépit du bon sens, il n’y a pas d’autre alternative et c’est la vocation de ce webzine.
Pour ce qui est de porter aux nues les actions du maire, il dispose de bien des médias numériques, il en use et abuse, « Lavaur Citoyenne » n’hésitant pas, sans aucune vergogne à l’épauler en relayant effrontément certains projets au titre des suggestions des vauréens, je cite de façon non-exhaustive le skate park (projet de bien des campagnes électorales du maire, tout comme l’aménagement des berges de l’Agout, etc.).

Tenez un exemple contemporain : l’implantation de fourches de stationnement pour les vélos, je connais celle près de l’hôpital. Cela paraît pertinent. En effet, là se rejoignent deux pistes cyclables, c’est le parking de l’hôpital donc son utilité semble évidente, le site est sous l’œil des caméras…
Pourtant ces fourches sont pratiquement inutilisées, elles ne s’inscrivent pas dans un plan construit et diffusé aux habitants, ce n’est pas le fruit d’une étude qui aurait interrogé les utilisateurs potentiels…
C’est, de fait, rendre stupide une action qui aurait pu être judicieuse.
Elle a quand même un grand mérite… Une photo de deux adjointes qui posent avantageusement avec la bénédiction de « Lavaur Citoyenne ».

(1)… « Fais rien » vous avez dit ? J’ai le souvenir d’avoir participé, voire même initié des actions : le maintien de la foire en centre ville, le PLU à travers la Dame du PLU… Ma posture est de faire avec bien-fondé, pas gesticuler pour me construire une identité politique et une carrière. C’est être au service des vauréens, pas se servir des vauréens (quand bien même ils ne seraient qu’une petite centaine).

Lavaur en retard, historiquement en retard !

Je ne vous parle pas de la restauration de la cathédrale Saint Alain, qui elle est en avance, non je vous parle aujourd’hui du PLU.
Certes j’en conviens, ce n’est pas le seul sujet pour lequel Lavaur enregistre un retard aussi considérable que pénalisant pour son développement alors que la concurrence avec Saint-Sulpice se fait de plus en plus pressante et que le monde nouveau de notre commune est sans doute celui où elle deviendra la commune de retraite du pays de Cocagne.

Faisons confiance à Carayon V, il s’y emploie depuis plus de 25 ans !

Mais au moment où le choix du prestataire est venu, il n’est pas inutile de se remémorer les conclusions de la première enquête qui avait sanctionné l’indigence du projet proposé.

L’avis favorable était assorti de réserves telles que le projet a été remisé dans le tiroir des actions qui ne servent à rien et qui coûtent chères.

Il est évident à la relecture de cet avis que le projet reposait sur des erreurs (scénario démographique) des impasses incompatibles avec la conformité du document en regard des lois et de sa projection nécessaire dans le monde nouveau, ce monde que Carayon V n’envisage même pas un seul instant.

Arc-bouté sur des principes non déclinés (les dents creuses) et sur des projets peu recommandables – STECAL et Hyper en entrée de ville, le maire n’avait pas engagé et n’a toujours pas engagé de consultations sérieuses auprès de la population, et n’a pas mis en perspective dans le pays de Cocagne, dont il est si fier d’en être, l’aménagement d’une commune qu’il continue de gérer au jour le jour sous la protection de Saint Alain.

Il est patent que la Covid 19 n’est pas responsable de cette absence d’une concertation indispensable, c’est une volonté politique et je pense que le déroulé de la première enquête démontre à l’envi cette marque de fabrique des projets de Monseigneur.

Mais le syndrome du dentiste nous menace d’un cancer bien connu en matière d’urbanisme, le cancer des fluides, celui qui paralyse la distribution de l’énergie et de l’eau et l’évacuation de notre pollution. Un cancer qui augmentera la déchéance de nos circulations intramuros et nos transferts vers notre pays de Cocagne.

Alors que des études sont censées avoir été menées en ce qui concerne les déplacements doux en réponse à la brutalité des événements de l’automne 2019, il n’est pas publié les résultats… et sur le terrain rien n’a changé, ou si peu et souvent si mal.

Mais que Carayon V ne s’y trompe pas, son premier projet avait mobilisé, son second a intérêt à être sérieux et pertinent, s’il ne veut pas rencontrer une nouvelle levée de boucliers qui pourrait sonner le glas de sa pseudo popularité… cultivée avec soin et véhémence à travers moult photos et reportages flatteurs qui ne traduisent que l’attachement que Monseigneur voue aux pratiques de l’ancien monde.

Savoir déléguer ce que l’on ne sait pas faire !

Une qualité qui n’est pas dans le portefeuille de sa Majesté Carayon V.

Il a l’opportunité de transférer la compétence PLU à la CCTA et il s’y oppose.

Pourtant, il a démontré combien il était incapable de mener à bien ce projet d’une importance aiguë pour emmener Lavaur vers une transition écologique, énergétique et économique.

Plutôt que de laisser faire ceux qui savent, il garde pour lui cette « compétence ».

Le conseil municipal approuve la décision, même 2 conseillers d’opposition s’abstiennent… Il serait intéressant de savoir qui et surtout qu’ils s’expliquent sur leur vote scélérat !

Le 31 décembre 2020 il sera trop tard, sauf recours juridictionnel.

Mobilisons nous pour que la CCTA puisse conduire l’élaboration en concertation avec les vauréens et les vauréennes.

Signons la pétition :

https://www.mesopinions.com/petition/politique/transfert-competence-plu-ccta/116797

30 %, le monsieur qui n’aime pas les vélos !

Pendant la campagne, il nous a rappelé, celui qui devait devenir Monseigneur Carayon V, combien les pistes cyclables, les liaisons douces étaient une de ses préoccupations.

Il avait même ordonné une étude…

Allo ! Bernard ? Où en sommes-nous de toutes ces promesses, de toutes ces études ?

Pourtant la remise sur le métier d’un PLU si mal engagé devait être une opportunité pour développer cet item des déplacements à Lavaur.
Rien ! De vélo, il n’en est question que pour le tour de France !

Et l’opposition, me direz-vous…
La lecture de l’intervention de Mme Albouy-Pomponne au dernier conseil municipal ne permet pas d’être optimiste, juste la main tendue pour avoir une petite enveloppe.
Quant à l’autre volet de l’opposition celle qui ne représente pas LReM mais qui est LReM, il s’est démarqué par une analyse fort juste du budget, des bons constats, une analyse éclairée, mais comme chacun le sait ce n’est pas cela qui va infléchir la « politique » du monarque.

Donc pédalez bonnes gens et si Carayon vous prête vie vous pédalerez encore longtemps en louvoyant entre autos, motos, camions et autres engins agricoles et de chantier sans autre protection que votre bonne étoile !

Ne comptez sur personne pour avoir des liaisons douces intelligibles, aménagées avec le souci du confort pour tous, des parkings « vélos » adaptés et pourvu de bornes de recharge pour les vélos à assistance électrique, des abris éclairés par des panneaux voltaïques…

JOYEUX ANNIVERSAIRE

LAVAUR – le Plan Local d’Urbanisme

6 mois !

Le 26 juin 2019, la commissaire enquêtrice rendait son rapport et ses conclusions.

L’enquête était terminée.

Ses conclusions, il n’est pas inutile de les rappeler :

plu conclusion

TERRIBLE SANCTION !
Conséquence de l’indigence de ce plan, construit à la hâte par un cabinet d’études qui n’a pas su mener jusqu’au bout la démarche.

UN FIASCO
qui a conduit à une levée de boucliers de la part de la population et qui a vu naître plusieurs collectifs pour s’opposer à ce simulacre de plan, collectifs citoyens mais aussi associations citoyennes et collectif professionnel :

  • Plus de 1000 participations (même si de façon bien obscure le maire n’en dénombre que 166)
  • plus de 3000 observations et en corollaire cet avis favorable assorti de réserves que le maire et ses équipes n’ont pas su lever.

Un résultat aussi pitoyable que l’étude :

un grand RIEN !

Le maire a affirmé, récemment, que le conseil municipal et lui-même travailleraient jusqu’au terme du mandat, le  15 mars. Regrettons qu’ils n’aient pas décidé de travailler dès le début du mandat et pendant toute la durée du mandat ce qui aurait évité de connaître un pareil échec.

Un conseil amorphe qui n’a pas su secouer son maire pour que l’essentiel soit fait et qui s’est enorgueilli de mesurettes au hasard des besoins.

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Frontière entre mensonge et erreur

Cette frontière est une ligne rouge qui s’appelle manipulation.

Lorsque l’affirmation ne peut se vêtir du manteau de l’erreur, il s’agit d’un mensonge.
Quand le mensonge est grossier, c’est de la manipulation.
Quand il est répété, cela devient insupportable.

Il a osé affirmer, notre maire le Monseigneur de Lavaur, en cette inoubliable réunion du 5 décembre que seulement 166 personnes étaient intervenues lors de l’enquête sur le PLU. Il a ajouté, comme si un mensonge devenait réalité en le renforçant par un autre, que la majorité des observations avait un caractère personnel.

C’est faux, odieusement faux. Une manipulation pitoyable, j’espère qu’il est allé se confesser auprès de Saint Alain !

Ce chiffre de 166 est au demeurant difficile à retrouver dans l’analyse des registres d’enquête qui sont disponibles : http://www.ville-lavaur.fr/Le-reglement-d-urbanisme#.Xf35XvxCcl0.

Le seul calcul qui permet d’atteindre le chiffre de 166 est de compter les pétitions formulées par des collectifs ou des associations comme ne représentant qu’une seule personne… Ce qui ne manque pas de saveur, la saveur de la trahison, doublée d’un arrière goût d’enfumage !

En fait ce sont donc bien :

1006 personnes et 3324 observations qui ont été recueillies lors de l’enquête du PLU, et comme après tout le travail est fait je vous le donne en ayant « blanchi » le nom des intervenants :

depouil anony enqu v4

L’analyse par sujets d’inquiétude est celle-ci étant observé que les pistes cyclables (déjà identifiées comme représentant un danger) sont agglomérées aux liaisons douces.

schema

Et contrairement à ce qu’a affirmé perfidement le maire les observations à caractère personnelles ne représentent que 3,15 % des observations !

L’enquête qui dort du sommeil de l’injuste est donc la mise au placard des sentiments de 1000 citoyens !

Une promesse de 2014 qui n’est pas tenue, une promesse essentielle de son programme qui est le fondement de la vie dans notre cité qui n’a pas été honorée, et que ce ne soit pas la seule ne constitue pas une excuse.

Geste cosmétique

A Lavaur comme partout ailleurs, le maire ne sait pas tout faire – parfois il est à se demander ce qu’il sait faire ! – mais ce n’est pas ce que l’on demande à un édile, savoir tout sur tout !

Il est patent qu’il est dépassé (notamment), débordé par le problème de la circulation dans cette ville qu’il aurait au cœur !

Mais qu’à cela ne tienne, au lieu de saupoudrer ici et là des « travaux » qui ne sont que gestes cosmétiques pour masquer l’indigence de pseudos plans de circulation, il serait bien inspiré de s’attacher les services d’un urbaniste.

Ainsi pourrait être menées, en concertation avec la population, des études puis des réalisations propres à organiser l’espace urbain.

Ce serait l’écriture d’un plan local d’urbanisme qui serait élargi à la communauté pour valoriser tous les territoires en les mettant en synergie et non en les opposant les uns aux autres.

Fédérer les énergies, pour enrichir un territoire, c’est bien un travail d’un spécialiste et ce spécialiste existe : c’est un urbaniste, ou architecte-urbaniste.

vaure atten plu Pour ragaillardir notre vauréen, point de discours, point de papier distribué au hasard du marché et/ou de papotages dominicaux, cessons d’en parler, le temps est à l’action.

Pas cette action où deux coups de pelle (même mécanique) ne font pas un plan de déplacement, et ne résolvent pas l’énigme du peu d’accidents alors que tous les ingrédients sont réunis pour avoir un rond point mortifère.

Cessons d’attendre le PLU (i?). Provoquons sa reprise.

Mais cela coûte combien ?

10 fois moins cher que les travaux de la cathédrale Saint Alain !

Et encore pour ce prix sont compris les frais administratifs, l’organisation de véritables réunions de concertation, etc. Et vous avez un vrai professionnel qui prendra l’attache des services de l’État avant de livrer un document ni fait, ni à faire comme ce fut le cas pour le PLU qui dort du sommeil de la honte au fin fond d’un tiroir jupitérien.

Pour les caisses de la commune, l’impact sera bien moindre par le biais de subventions qui peuvent également être sollicitées auprès de la région, du département… et chiche pourquoi ne pas rechercher quelques mécènes ou sponsors qui auraient à cœur de donner à Lavaur ses lettres de noblesse, d’en faire une ville un modèle d’organisation dans un contexte de transition énergétique et écologique et non sportive et ludique.

Vous ajoutez quelques menues monnaies économisées sur les gratuits et festivités, le coût des publications somptuaires et inutiles et vous avez un plan de circulation cohérent.

Va-t-on être contraint de faire une cagnotte letchi ? Pour pallier les insuffisances d’organisation, de gestion ce serait une solution, que les citoyens prennent en main leur devenir !

C’est l’avenir !

Ne croyons au maire magicien, cela n’existe pas.

magie tx

 

Passé à côté d’un drame ?

Le drame n’a pas eu lieu, mais c’est grâce à une fée qui ne s’appelle pas Carayon.

Il livre au journaliste de la dépêche un entretien qui laisse pantois devant le culot d’un maire qui essaie, avec sa verve qui n’a d’égale que sa mauvaise foi, de se dédouaner de ce qui reste un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu.

Il a alerté dès cet été le conseil départemental (il me semble que le conseiller adjoint à Lavaur Dalla Riva y siège) pour envisager des améliorations ! Balivernes, qu’il le prouve dans un souci de transparence !

Je rêve « envisager des améliorations » dit-il ! Voilà bien de la dialectique qui ne mène à aucune action sauf à peindre en vert une demie piste cyclable !

Il nous rappelle que… « le collège est du ressort du département et que nous sommes sur une route départementale ».

Je lui rappelle que la sécurité sur les routes départementales est de sa compétence !

Alors pas la peine de passer la patate chaude à d’autres, il est responsable !

Et ce ne sont pas 40 ralentisseurs en 5 ans qui ont empêché l’accident (le chiffre de 40 est de source Carayon et resterait, s’il présentait un intérêt, à vérifier !), c’est bien lui qui manque de visibilité et ce sont bien ses propos qui ne sont que démagogie.

Mais si, comme il le dit (démagogie ), que la sécurité n’a pas de prix comme la santé, je suis fort déçu qu’il n’ait pas mis les moyens pour éviter les accidents par manque de visibilité des conducteurs, étroitesse des voies, stationnements sauvages, etc.

Maintenant, je pardonne bien volontiers à l’opposition qui a sans doute été fort surprise de constater que Carayon organisait une réunion de travail, de concertation avec pour support une vidéo que seule l’intelligence de la loi tolère. Le manque d’habitude conduit parfois à des excès procéduriers dont on se doute de la vacuité.

Il ne s’agit pas comme le dit Carayon de continuer à améliorer, il faut plus prosaïquement mettre en place des dispositifs de sécurité, mener de vrais travaux avec une célérité exemplaire. Cela est possible, compte tenu de l’urgence, de recourir aux procédures exceptionnelles des marchés publics en s’affranchissant des règles habituelles des appels d’offre (c’est prévu au code des marchés publics). Un moyen, le seul pour répondre à l’angoisse des parentes qui ont mené une action dans le respect et la mesure. Les travaux auraient d’ailleurs dû être commencés, ce qui aurait été plus efficace que ces entretiens journalistiques pour justifier l’injustifiable !

Parce que, brandir l’excuse des procédures administratives pour reporter les travaux, serait une bien dangereuse méthode pour nos collégiens, dangereuse voire mortelle.

clown2Il nous parle en conclusion de plan global… il a demandé à ses services d’analyser les conditions de sécurité… le sujet est traité depuis des années… mais alors l’alternative est limpide : ou bien ils sont sots et/ou incompétents… ou bien il nous prend pour des imbéciles car de mémoire, rien dans le PLU, qu’il a enfoui sous des tonnes de poussières, ne traite de ces sujets… Et il est patent que tout cela n’a pas permis d’éviter l’accident. Et maintenant, par je ne sais quel miracle, des solutions se dessinent ! Pff… tout cela n’est que billevesée, sornette et faribole.

Manipulation et démagogie, c’est cela aujourd’hui la réponse de Carayon aux dangers qu’affrontent nos enfants et aux parentes dans une anxiété journalière.

Déterminées et mesurées !

Les parentes d’élèves ont organisé une manifestation pour montrer leurs inquiétudes face à l’insécurité aux abords du collège.

Elles ont su monter une opération digne et en un jour délicat (marché, vacances, match de rugby), mobiliser 70 personnes est un vrai succès.

Cela démontre l’acuité du problème et l’urgente nécessité de réagir.

manifLe sujet c’est, bien sûr, la circulation route de Caraman, mais pas seulement, c’est aussi le danger qu’il y a dans les déplacements à vélo. Car le collège est le but ou de départ d’un parcours intra muros qui prend l’aspect d’un exploit chaque jour renouvelé par nos enfants (et pas que !)

Carayon dit que « la question le taraude depuis deux mois » et qu’il a fait « une piste cyclable ».

Sauf que la question lui est posée depuis de nombreuses années… il y a 8 ans, le sujet a été abordé (dixit le 1er adjoint Bernard Lamotte), et rien n’a été fait.

Sauf que l’enquête sur le PLU de l’an dernier a bien montré, à travers de nombreuses observations (459) que les pistes cyclables et les liaisons douces étaient un vrai sujet, et que ce PLU est sans suite ! Au demeurant, le PLU ne prévoyait pas un plan de circulation.

Sauf que quand le maire fait un ersatz de « plan de circulation » ce sont juste trois sens obligatoires qu’il impose sans concertation ni études (et il en supprime un sous la pression).

Sauf que le collège n’est pas passé de 500 à 1000 collégiens en une seule rentrée et que la mairie aurait dû réagir depuis longtemps.

Sauf que si la route est bien départementale, la responsabilité en termes de sureté et de sécurité est de la compétence du maire !

Pourquoi imaginer seulement aujourd’hui des solutions dont on verra l’efficacité au lendemain de leurs installations alors que le danger est dénoncé depuis bien longtemps.

La mort est passée à 20 cm !

Mais qu’importe le hier, les parentes ont ouvert la voie à des solutions, rapides pour pallier les dangers dès la rentrée et demain et après-demain pour des solutions pérennes.

Elles sont déterminées, elles l’ont démontré.

Reste à imaginer que Carayon sera enfin efficient, et saura faire aujourd’hui ce qu’il n’a pas su faire en vingt ans. Que son imagination, sollicitée avec véhémence par les aventuriers du macadam de Lavaur, puisse enfin trouver une solution. Voilà une prière que j’adresserai bien volontiers à Saint Alain qui a bénéficié des subsides qui auraient été bien plus utiles pour aménager des liaisons douces, mais je ne suis pas sûr d’avoir son oreille !

Post scriptum :piste 9_7

  • La piste cyclable n’a pas été repeinte il y a deux mois, mais c’était le 9 juillet… avant le passage du tour de France et ses nombreux vélos,
  • Elle n’a pas été créée, elle existait déjà !,
  • Le maire est responsable de la sécurité sur les routes départementales en traversée de ville, (l’article L.2212-2 du CGCT, celle-ci – la collectivité locale – a pour mission d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques et elle comprend notamment tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques.En outre, le maire, en application de l’article L.2213-1 du CGCT, exerce la police de la circulation sur l’ensemble des voies de circulation à l’intérieur de l’agglomération, dont les voies départementales. Au regard de l’ensemble de ces éléments, lorsqu’une route départementale traverse une commune, il y a concours des obligations incombant au département au titre de l’entretien de la route et de celles incombant à la commune au titre des obligations relatives à l’exercice de la police municipale.)
  • Le collège n’est que la cristallisation d’un effet d’entonnoir, mais le danger est tout le long du parcours des collégiens qui ne viennent pas que du Pech, mais aussi du Pigné, de Labastide, d’Ambres, de Massac…
  • Les riverains se garent sauvagement le long de la route de Caraman, s’ils n’ont pas d’excuses, ils ont vraisemblablement des raisons, il faut les entendre,
  • Si l’urbanisme avait été maîtrisé (agrandissement, réfection et non limitation du droit à construire et reconstruire) des solutions auraient été viables.

Quand la vie tient à un pot de peinture

Il nous a prévenu, le 1er adjoint au maire aux travaux :

« On ne peut pas pousser les murs ! »

Mais cette lapalissade urbaine (quoique pas vraiment incontournable) doit être mise en balance avec la sécurité.

Et la sécurité ce n’est pas que de la vidéo protection.

C’est bien autre chose qui ne réveille pas la profonde somnolence de Monseigneur. La sécurité ce sont les déplacements, les infrastructures. Dans une ville réputée sereine, l’attention d’un édile responsable est bien dans la gestion des déplacements et leur sécurisation.

Déjà dénoncé, le parcours du combattant des collégiens et lycéens, ne fait l’objet d’aucune étude et encore moins d’aménagements indispensables et urgents. N’attendons pas un mort pour agir !

Oh, bien sûr, le maire jettera en réponse aux observations du PLU, un plan de circulation tellement sot qu’il ne le mettra pas en œuvre reculant devant le bon sens développé par les usagers (c’est la rançon des décisions prises à l’emporte pièce sans concertation).

Certes il fera peindre en vert une partie de la route de Caraman pour donner l’illusion d’une piste cyclable jusqu’au collège des Clauzades.

Il laissera cohabiter

  • bus, véhicules légers, poids lourds, engins agricoles…

  • piétons, vélos, trottinettes, poussettes, fauteuils handi…

dans une zone particulièrement circulée et ne pourra ainsi éviter des accidents, malgré la vigilances de tous et l’adresse incontestable de nos jeunes et moins jeunes.

Certes pas coupable, mais oh combien responsable !

plan veloIl est grand temps que le Monseigneur local se reprenne avant que le Jacquemart ne descende de son clocher pour lui tirer les oreilles.

Et qu’importe les élections, le sujet n’est pas là, le sujet est l’urgence de mesures conservatoires avant que l’accident ne se transforme en drame qu’il est si facile d’éviter autrement que par la faction d’un policier municipal bien impuissant à réguler la circulation dans cette artère de la ville.