Geste cosmétique

A Lavaur comme partout ailleurs, le maire ne sait pas tout faire – parfois il est à se demander ce qu’il sait faire ! – mais ce n’est pas ce que l’on demande à un édile, savoir tout sur tout !

Il est patent qu’il est dépassé (notamment), débordé par le problème de la circulation dans cette ville qu’il aurait au cœur !

Mais qu’à cela ne tienne, au lieu de saupoudrer ici et là des « travaux » qui ne sont que gestes cosmétiques pour masquer l’indigence de pseudos plans de circulation, il serait bien inspiré de s’attacher les services d’un urbaniste.

Ainsi pourrait être menées, en concertation avec la population, des études puis des réalisations propres à organiser l’espace urbain.

Ce serait l’écriture d’un plan local d’urbanisme qui serait élargi à la communauté pour valoriser tous les territoires en les mettant en synergie et non en les opposant les uns aux autres.

Fédérer les énergies, pour enrichir un territoire, c’est bien un travail d’un spécialiste et ce spécialiste existe : c’est un urbaniste, ou architecte-urbaniste.

vaure atten plu Pour ragaillardir notre vauréen, point de discours, point de papier distribué au hasard du marché et/ou de papotages dominicaux, cessons d’en parler, le temps est à l’action.

Pas cette action où deux coups de pelle (même mécanique) ne font pas un plan de déplacement, et ne résolvent pas l’énigme du peu d’accidents alors que tous les ingrédients sont réunis pour avoir un rond point mortifère.

Cessons d’attendre le PLU (i?). Provoquons sa reprise.

Mais cela coûte combien ?

10 fois moins cher que les travaux de la cathédrale Saint Alain !

Et encore pour ce prix sont compris les frais administratifs, l’organisation de véritables réunions de concertation, etc. Et vous avez un vrai professionnel qui prendra l’attache des services de l’État avant de livrer un document ni fait, ni à faire comme ce fut le cas pour le PLU qui dort du sommeil de la honte au fin fond d’un tiroir jupitérien.

Pour les caisses de la commune, l’impact sera bien moindre par le biais de subventions qui peuvent également être sollicitées auprès de la région, du département… et chiche pourquoi ne pas rechercher quelques mécènes ou sponsors qui auraient à cœur de donner à Lavaur ses lettres de noblesse, d’en faire une ville un modèle d’organisation dans un contexte de transition énergétique et écologique et non sportive et ludique.

Vous ajoutez quelques menues monnaies économisées sur les gratuits et festivités, le coût des publications somptuaires et inutiles et vous avez un plan de circulation cohérent.

Va-t-on être contraint de faire une cagnotte letchi ? Pour pallier les insuffisances d’organisation, de gestion ce serait une solution, que les citoyens prennent en main leur devenir !

C’est l’avenir !

Ne croyons au maire magicien, cela n’existe pas.

magie tx

 

Passé à côté d’un drame ?

Le drame n’a pas eu lieu, mais c’est grâce à une fée qui ne s’appelle pas Carayon.

Il livre au journaliste de la dépêche un entretien qui laisse pantois devant le culot d’un maire qui essaie, avec sa verve qui n’a d’égale que sa mauvaise foi, de se dédouaner de ce qui reste un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu.

Il a alerté dès cet été le conseil départemental (il me semble que le conseiller adjoint à Lavaur Dalla Riva y siège) pour envisager des améliorations ! Balivernes, qu’il le prouve dans un souci de transparence !

Je rêve « envisager des améliorations » dit-il ! Voilà bien de la dialectique qui ne mène à aucune action sauf à peindre en vert une demie piste cyclable !

Il nous rappelle que… « le collège est du ressort du département et que nous sommes sur une route départementale ».

Je lui rappelle que la sécurité sur les routes départementales est de sa compétence !

Alors pas la peine de passer la patate chaude à d’autres, il est responsable !

Et ce ne sont pas 40 ralentisseurs en 5 ans qui ont empêché l’accident (le chiffre de 40 est de source Carayon et resterait, s’il présentait un intérêt, à vérifier !), c’est bien lui qui manque de visibilité et ce sont bien ses propos qui ne sont que démagogie.

Mais si, comme il le dit (démagogie ), que la sécurité n’a pas de prix comme la santé, je suis fort déçu qu’il n’ait pas mis les moyens pour éviter les accidents par manque de visibilité des conducteurs, étroitesse des voies, stationnements sauvages, etc.

Maintenant, je pardonne bien volontiers à l’opposition qui a sans doute été fort surprise de constater que Carayon organisait une réunion de travail, de concertation avec pour support une vidéo que seule l’intelligence de la loi tolère. Le manque d’habitude conduit parfois à des excès procéduriers dont on se doute de la vacuité.

Il ne s’agit pas comme le dit Carayon de continuer à améliorer, il faut plus prosaïquement mettre en place des dispositifs de sécurité, mener de vrais travaux avec une célérité exemplaire. Cela est possible, compte tenu de l’urgence, de recourir aux procédures exceptionnelles des marchés publics en s’affranchissant des règles habituelles des appels d’offre (c’est prévu au code des marchés publics). Un moyen, le seul pour répondre à l’angoisse des parentes qui ont mené une action dans le respect et la mesure. Les travaux auraient d’ailleurs dû être commencés, ce qui aurait été plus efficace que ces entretiens journalistiques pour justifier l’injustifiable !

Parce que, brandir l’excuse des procédures administratives pour reporter les travaux, serait une bien dangereuse méthode pour nos collégiens, dangereuse voire mortelle.

clown2Il nous parle en conclusion de plan global… il a demandé à ses services d’analyser les conditions de sécurité… le sujet est traité depuis des années… mais alors l’alternative est limpide : ou bien ils sont sots et/ou incompétents… ou bien il nous prend pour des imbéciles car de mémoire, rien dans le PLU, qu’il a enfoui sous des tonnes de poussières, ne traite de ces sujets… Et il est patent que tout cela n’a pas permis d’éviter l’accident. Et maintenant, par je ne sais quel miracle, des solutions se dessinent ! Pff… tout cela n’est que billevesée, sornette et faribole.

Manipulation et démagogie, c’est cela aujourd’hui la réponse de Carayon aux dangers qu’affrontent nos enfants et aux parentes dans une anxiété journalière.

Déterminées et mesurées !

Les parentes d’élèves ont organisé une manifestation pour montrer leurs inquiétudes face à l’insécurité aux abords du collège.

Elles ont su monter une opération digne et en un jour délicat (marché, vacances, match de rugby), mobiliser 70 personnes est un vrai succès.

Cela démontre l’acuité du problème et l’urgente nécessité de réagir.

manifLe sujet c’est, bien sûr, la circulation route de Caraman, mais pas seulement, c’est aussi le danger qu’il y a dans les déplacements à vélo. Car le collège est le but ou de départ d’un parcours intra muros qui prend l’aspect d’un exploit chaque jour renouvelé par nos enfants (et pas que !)

Carayon dit que « la question le taraude depuis deux mois » et qu’il a fait « une piste cyclable ».

Sauf que la question lui est posée depuis de nombreuses années… il y a 8 ans, le sujet a été abordé (dixit le 1er adjoint Bernard Lamotte), et rien n’a été fait.

Sauf que l’enquête sur le PLU de l’an dernier a bien montré, à travers de nombreuses observations (459) que les pistes cyclables et les liaisons douces étaient un vrai sujet, et que ce PLU est sans suite ! Au demeurant, le PLU ne prévoyait pas un plan de circulation.

Sauf que quand le maire fait un ersatz de « plan de circulation » ce sont juste trois sens obligatoires qu’il impose sans concertation ni études (et il en supprime un sous la pression).

Sauf que le collège n’est pas passé de 500 à 1000 collégiens en une seule rentrée et que la mairie aurait dû réagir depuis longtemps.

Sauf que si la route est bien départementale, la responsabilité en termes de sureté et de sécurité est de la compétence du maire !

Pourquoi imaginer seulement aujourd’hui des solutions dont on verra l’efficacité au lendemain de leurs installations alors que le danger est dénoncé depuis bien longtemps.

La mort est passée à 20 cm !

Mais qu’importe le hier, les parentes ont ouvert la voie à des solutions, rapides pour pallier les dangers dès la rentrée et demain et après-demain pour des solutions pérennes.

Elles sont déterminées, elles l’ont démontré.

Reste à imaginer que Carayon sera enfin efficient, et saura faire aujourd’hui ce qu’il n’a pas su faire en vingt ans. Que son imagination, sollicitée avec véhémence par les aventuriers du macadam de Lavaur, puisse enfin trouver une solution. Voilà une prière que j’adresserai bien volontiers à Saint Alain qui a bénéficié des subsides qui auraient été bien plus utiles pour aménager des liaisons douces, mais je ne suis pas sûr d’avoir son oreille !

Post scriptum :piste 9_7

  • La piste cyclable n’a pas été repeinte il y a deux mois, mais c’était le 9 juillet… avant le passage du tour de France et ses nombreux vélos,
  • Elle n’a pas été créée, elle existait déjà !,
  • Le maire est responsable de la sécurité sur les routes départementales en traversée de ville, (l’article L.2212-2 du CGCT, celle-ci – la collectivité locale – a pour mission d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques et elle comprend notamment tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques.En outre, le maire, en application de l’article L.2213-1 du CGCT, exerce la police de la circulation sur l’ensemble des voies de circulation à l’intérieur de l’agglomération, dont les voies départementales. Au regard de l’ensemble de ces éléments, lorsqu’une route départementale traverse une commune, il y a concours des obligations incombant au département au titre de l’entretien de la route et de celles incombant à la commune au titre des obligations relatives à l’exercice de la police municipale.)
  • Le collège n’est que la cristallisation d’un effet d’entonnoir, mais le danger est tout le long du parcours des collégiens qui ne viennent pas que du Pech, mais aussi du Pigné, de Labastide, d’Ambres, de Massac…
  • Les riverains se garent sauvagement le long de la route de Caraman, s’ils n’ont pas d’excuses, ils ont vraisemblablement des raisons, il faut les entendre,
  • Si l’urbanisme avait été maîtrisé (agrandissement, réfection et non limitation du droit à construire et reconstruire) des solutions auraient été viables.

Quand la vie tient à un pot de peinture

Il nous a prévenu, le 1er adjoint au maire aux travaux :

« On ne peut pas pousser les murs ! »

Mais cette lapalissade urbaine (quoique pas vraiment incontournable) doit être mise en balance avec la sécurité.

Et la sécurité ce n’est pas que de la vidéo protection.

C’est bien autre chose qui ne réveille pas la profonde somnolence de Monseigneur. La sécurité ce sont les déplacements, les infrastructures. Dans une ville réputée sereine, l’attention d’un édile responsable est bien dans la gestion des déplacements et leur sécurisation.

Déjà dénoncé, le parcours du combattant des collégiens et lycéens, ne fait l’objet d’aucune étude et encore moins d’aménagements indispensables et urgents. N’attendons pas un mort pour agir !

Oh, bien sûr, le maire jettera en réponse aux observations du PLU, un plan de circulation tellement sot qu’il ne le mettra pas en œuvre reculant devant le bon sens développé par les usagers (c’est la rançon des décisions prises à l’emporte pièce sans concertation).

Certes il fera peindre en vert une partie de la route de Caraman pour donner l’illusion d’une piste cyclable jusqu’au collège des Clauzades.

Il laissera cohabiter

  • bus, véhicules légers, poids lourds, engins agricoles…

  • piétons, vélos, trottinettes, poussettes, fauteuils handi…

dans une zone particulièrement circulée et ne pourra ainsi éviter des accidents, malgré la vigilances de tous et l’adresse incontestable de nos jeunes et moins jeunes.

Certes pas coupable, mais oh combien responsable !

plan veloIl est grand temps que le Monseigneur local se reprenne avant que le Jacquemart ne descende de son clocher pour lui tirer les oreilles.

Et qu’importe les élections, le sujet n’est pas là, le sujet est l’urgence de mesures conservatoires avant que l’accident ne se transforme en drame qu’il est si facile d’éviter autrement que par la faction d’un policier municipal bien impuissant à réguler la circulation dans cette artère de la ville.

Dents creuses VS poumons verts

Dans le PLU détecté en mort cérébrale et avant que de le débrancher définitivement, je reviens sur une proposition qui a fait l’objet de revendications précises.

Cette proposition, boucher les dents creuses, est commune a bien des PLU. Il faut bien rappeler que si notre « PLU » est aussi indigent c’est bien parce qu’il a additionné des poncifs, repris des solutions ailleurs pertinentes et à Lavaur inadaptées, et qu’il n’a pas su se positionner dans son environnement élargi (l’intercommunalité) et dans son siècle. Une double faute, celle de l’espace et celle du temps.

Il faut bien reconnaître que la proposition de boucher les dents creuses aurait comme qualité d’utiliser les réseaux existants…  Mais comme inconvénient considérable… d’utiliser les réseaux existants et donc de les saturer, de les rendre insuffisants et cela tous les réseaux et aussi les infrastructures. Avec en toile de fond des dysfonctionnements sans que des bénéfices soient perceptibles.

C’est aussi supprimer en centre ville et en périphérie proche, les ilots de verdure, les quelques poumons verts et leurs faunes et flores particulières qui seraient ainsi sacrifiés au profit de ce que Monseigneur fait de mieux… les impasses pour desservir une poignée de constructions.

dent creuse lavaurLes habitants de ces quartiers où subsistent ces maigres espaces encore sauvegardés doivent avoir l’écoute des décideurs, ils doivent pouvoir être placés en position d’experts de la diversité locale, c’est cela qu’il faut apporter au PLU quand il sortira de sa torpeur.

Le challenge vauréen est engagé !

C’est la course à la photo dans le journal (de Carayon) et éventuellement une petite photo dans la dépêche ou le journal d’ici, c’est pas de refus !

Et donc notre Monseigneur se lance dans son challenge pré-électoral préféré,

L’INAUGURATION…

Et pour gagner, au diable la cohérence, tenez je vous prends à témoin, il y a eu cette inauguration d’une impasse avec Monseigneur et ses conseillers préférés, une voie dite le « chemin des mirabelles ».

mirabelle juilletLes travaux ont été achevés fin juillet… il y a 70 jours.

Mais reconnaissons le, il y a deux mois et demi ce n’était pas le bon tempo pour les élections, et puis il y a urgence, le Mag va paraître, une petite inauguration c’est pas mal, cela meuble le catalogue de Monseigneur, ainsi donc va ce challenge.

Alors la cérémonie, c’était cela :

mirabelle _ 10_10 Mais regardez bien les photos… Une année ou deux de périodes de dégel et bonjour les dégâts pour les riverains, pas de trottoirs, pas de stabilisation des accotements, rien que des infrastructures à la Monseigneur.

Vite fait, juste le temps d’une photo et puis l’indifférence aux problèmes qui sont liés à l’imprévision quant à l’urbanisation de cette zone qui privilégie l’impasse à la liaison inter voies pour assurer la fluidité des circulations.

mirabelle tx

Photo contemporaine qui montre bien où vont s’écouler les eaux de la voirie…

Pour ce qui est du challenge, je suis prêt à parier qu’avant la fin du mois, il va nous commettre encore quelques rubans coupés avec les ciseaux de l’opportunisme électoral.

Même… qu’il est capable de  nous inviter à inaugurer des rues ou places dont les travaux sont achevés depuis des mois !!!

Si, si… On parie ?

Il dort le PLU…

Il n’est pas inutile de rappeler que sous la couette c’est plus de

  • 3000 observations,

  • une participation exceptionnelle : plus de 1000 citoyens.

Et un silence absolu, prolongé du maire qui après avoir dégainé une excuse bidon pour justifier un complément de rapport de la commissaire enquêtrice, se trouve fort dépourvu, maintenant que l’automne est arrivé, pour argumenter cette attente interminable d’une suite.

Certes la médiocrité indiscutable du projet, ses atteintes graves à l’environnement, son absence totale de perspectives dans tous les domaines contemporains, son entêtement à ne pas communiquer, à ne pas organiser la participation des citoyens n’est pas de nature à faire aboutir le PLU.

D’ailleurs les experts sont unanimes pour dire que le PLU est anachronique et que ce qui est cohérent est bien un PLUI (intercommunal).

Alors le maire nous réserve-t-il cette bonne nouvelle pour Noël, ou pour la nouvelle année, ou bien ce sera dans son programme de campagne, vous savez cet amas de promesses qu’il se gardera bien de tenir !

plu import sujet