Cocue et contente !

Le coût global de l’opération de CONSTRUCTION du Centre Aquatique Intercommunal à Lavaur s’élève à 9 600 000 € HT…

Comme les taxes (20%) ne seront pas gratuites, cela nous fait :

11 500 000 € TC.

Reste une vraie ambiguïté, les Messires Bonhomme et Carayon, ils mettent quoi dans l’opération de construction ?

La règle est que tout est compris, les études préalables (ou dans le cadre de la gestion particulière du vaurais après coup), l’achat du terrain, les travaux de dessertes (ou la participation aux travaux de dessertes, assainissement, les travaux proprement dits, les aménagements extérieurs, etc.

La CCTA Tan Agout ne nous sert que … le financement !

Un rien bidon et un tout bien illégal !

En première lieu, avant même de lancer un appel d’offres il convient de disposer des fonds suffisants, disposer cela veut dire que les autorisations de programme existent dans leur entièreté.

Pas le cas !

Puis ensuite, après avoir lancer une étude, de préférence qui prend en compte l’état du sous-sol, il est fait une programmation de l’opération en fonction de la disponibilité prévisible des crédits de paiement (notion de pluriannualité)

Pas le cas !

Nous assistons à un montage financier bidon dont les approximations font le lit des élections à venir.

Et l’opposition ? Elle vote POUR !

 je vous le dit Cocue et Contente !

Et Lavaur ? La plus cocue des communes de la collectivité.

Cocue mais consentante par la voix de son maire !

Lavaur a acheté le terrain (120 000€), Lavaur va participer par ponction sur ses fonds de concours des années à venir à hauteur d’un million TC.

lav geneCette somme :  1 152 000 € (10% de l’opération à titre individuel) serait bien utile pour mettre à niveau les infrastructures – des liaisons douces… par exemple, le choix est fait semble-t-il entre la sécurité de nos collégiens et des manipulations électorales.

Mais est-ce inéluctable ? Sommes-nous pieds et poings liés.

NON ! Mais l’opposition devra se parjurer en votant « POUR » et en instruisant un recours.

Le fera-t-elle ?

Voir sur le sujet, l'article de EElv : 
vitesse et précipitation(1)
NDLR : 1) Quand EELV parle de Cour des Comptes, il faut lire : 
Chambre régionale des comptes.
2) selon la compilation des données portées à la connaissance de 
VigilanceVauréeene, l'opération tous financements compris s'élève à 
13 600 000 € TTC auquel s'ajoutent les frais de la desserte à partager
avec la commune de Lavaur au titre de l'école maternelle.
Estimation provisoire !

Qu’il dit…

Un bien joli centre aquatique, pas un centre pour compétition, non juste pour les scolaires, les familles. Il faut bien faire selon ses moyens !

Mais au fait quels moyens ? Au départ disons dans les 9,2 millions, mais déjà après deux mois la facture augmente et pas qu’un peu puisque l’on dépasse les 10,5 millions d’euros.

Mais au fait les moyens de qui ? Le centre est intercommunal donc ce sont bien les moyens de l’intercommunalité !

Sauf que Carayon et Bonhomme n’ont pas dit leur dernier mot qui va nous coûter un bras.

cararasegratisSur fond de possible scandale financier les interprétions de Carayon sont oiseuses.

Imaginez, il déclare : « qu’un prévisionnel n’était qu’une appréciation incomplète de la réalité. »

C’EST FAUX !

SCANDALEUSEMENT FAUX !

L’appréciation doit être exhaustive et si un écart peut se révéler, il est la conséquence d’évènements ultérieurs au prévisionnel.

Un prévisionnel financier permet d’étudier la faisabilité financière du projet, ce qui est un facteur essentiel à l’étude de viabilité du dit projet. Il est bien évident que ce prévisionnel doit être au plus près de la réalité. Sinon ? Sinon il est inutile.

Quant à ajouter : « les prévisions et plans sont faits pour être violés », c’est la preuve que Carayon n’est pas digne de son mandat. Les prévisions et les plans sont faits pour être suivis et respectés, dans le fond et sur la forme, rien ni personne ne mérite le viol !

Il serait grand temps que Carayon arrête de jeter notre argent par ses fenêtres !

Les mandats de trop…

Carayon, Bonhomme : DÉMISSION

C’est une constante de cette mandature locale et de cette « élection » du président de la CCTA :

L’AMATEURISME

Si l’un a parlé d’apprentis concernant les élus à la dernière législative, c’est sans doute pour mieux occulter ses propres insuffisances, ce tandem maire/président CCTA ne fait pas mieux dans l’à peu près, voire même dans le « bien plus pire« . Voilà un berger et un mouton qui vont, chemin faisant, conduire des collectivités vers le ravin de la dette abyssale.

En effet, entraînant dans son sillage son ancien adjoint aux finances, président de la CCTA, notre Jupiter se montre bien dilettante quand il s’agit de constructions… Et cela quelque soit l’importance des travaux !

Maintenant est-ce du dilettantisme ? De l’incompétence ?

Aurait-il autant de mépris pour les procédures qu’il en montre à l’endroit de ses adversaires politiques, notamment ?

du balai 2Il n’empêche que le constat, les constats sont affolants :

  • Poste de police : travaux commencés AVANT la passation des marchés,
  • Berges de l’Agout : le bureau d’études se prend les rames dans les berges et il faut recommencer une étude,
  • Le PLU : le bureau d’études sombre corps et biens,
  • Le centre aquatique : l’étude des sols n’est réalisée qu’à posteriori avec les conséquences budgétaires que l’on va supporter… 30 % de plus, 40, sur 6 millions annoncés, ce n’est pas rien ? Certes Carayon n’est pas maître d’ouvrage, mais il est bien le propriétaire du terrain et lors du choix de l’implantation puis de la mise à disposition du terrain il était de bon sens de connaître la nature du  sous-sol ! D’ailleurs, la CCTA va, je pense, arguer d’un vice caché pour faire supporter la plus-value à la commune… (voir sur le sujet mon post du 26/3),
  • la cathédrale : aussi frappée par cette malédiction, puisque le mur extérieur côté jardin a montré des signes de vieillesse non identifiés au début de l’opération,
  • et on ne nous dit pas tout !

Et tout cela nous coûte un pognon de dingue !

Bien sûr, quant au président de la CCTA, c’est proprement scandaleux (et historique !) de monter un projet sans se garantir en terme d’implantation ! ET on peut s’interroger sur le sérieux d’un cabinet d’architecte qui finalise son projet, le budgète… sans s’appuyer sur une étude des sols… C’est élémentaire mon cher Bonhomme, incontournable ineffable Carayon !

Ce n’est plus la charrue avant les bœufs, ce sont les bœufs SANS la charrue… !

La charrue avant les bœufs…

Ce problème est récurrent, c’est même devenu un process habituel.

Une façon de faire stupide érigée en méthode, que ce soit à Lavaur ou à la CCTA. Aussi quand le projet est mené par la CCTA pour une réalisation sur la commune de Lavaur vous pensez bien que rien ne peut faire que l’on y échappe. Cela n’a pas manqué.

Nous nous rappelons le bureau d’études pour les berges de l’Agout qui a rendu des conclusions si fantaisistes que même la mairie a dû se rendre à l’évidence, puis le Plan Local d’Urbanisme, pour lequel le bureau d’études a rendu les armes.

Aujourd’hui il est lancé une étude géologique pour connaître la suite à donner quant à la nappe phréatique au-dessus de laquelle sera implanté le centre aquatique intercommunal…

Mais qui sont donc ces décideurs qui finissent par ce qu’ils auraient dû commencer à faire.

Je m’en remets aux comparaisons chères à Carayon quand il parle de budget et infantilise en réunion du conseil municipal. Il compare le budget de la commune avec le budget d’une famille. Cette fois-ci comparons les démarches de ce centre aquatique avec une famille qui veut construire son logement. Sa première démarche quand elle achète le  terrain et au plus tard quand elle implante sa construction c’est bien de faire une étude du sol.

Ben pas Carayon ! Pas la CCTA !

Ils lancent le projet, organisent un concours, réunissent un jury et choisissent le projet.

Mais pas quel miracle le projet a pu être choisi ? Comment l’étude de faisabilité a-t-elle pu être menée avec diligence sans cette incontournable étude, l’étude des sols ?

piscine1

Quel sera l’impact de la solution choisie sur les infrastructures du bâtiment ?

Quelles seront les sujétions supplémentaires en terme de travaux de fondations, quelle perspective de réapparition de la nappe (elle n’est pas venue comme cela !). Connaitra-t-on son étendue, sa source, son alimentation ?  La vider , aller rechercher une assise plus en profondeur, mais pour quel coût… L’étude ne le dit pas, elle ne le sait pas encore !

Mais c’est facile… Carayon est plus que dieu, alors les éléments ne sauraient lui résister. Reste à savoir si les vauréennes et les vauréens et tous les contribuables de la sphère de la CCTA vont accepter sans sourciller le coût supplémentaire induit pas un mauvais choix d’emplacement…

On en fait quoi de l’ancienne piscine ? Car cela fait partie de la budgétisation de l’opération…

Maintenant va-t-on pouvoir pardonner à Carayon cette errance ? Sera-t-on plus généreux que lui ?

Sans doute parce que finalement ce n’est pas son projet, c’est celui de la CCTA.