Négocier ? Mais quoi ?

Après le temps des infractions et des constatations vient le temps des sanctions et des réparations.

No comment… l’instruction est cours, la justice passera.

Pour le citoyen c’est le moment de poser ses souffrances, de les faire prendre en compte.

Ce ne sont pas quelques babillages opportunistes à travers une pub qui peuvent stopper les actions en légitimes compensations, mais cela reste du domaine de ce qui a été et on ne négocie pas.
La société, la santé des habitants doivent être préservées et les actions contre elles doivent être punies.
Les individus doivent être protégés et pour cela il y a des instances élues.

Il n’y a pas d’événements qui puissent justifier le recours à des infractions mettant en péril la vie de milliers de personnes pour protéger, en l’espèce, un verger commercial.

Aujourd’hui, aucun élément ne permet d’être rassuré sur l’abandon définitif des méthodes de voyous qui ont été déployées en avril dernier. Méthodes car, les infractions ont été renouvelées, l’indifférence est patente, le mépris de l’habitant inscrit dans la répétition des feux de paille/fioul et la désinvolture face aux mises en garde des autorités civiles et judiciaires est évidente.

La lettre de la SCEA du domaine de Fontorbe n’apporte aucune assurance quant au respect de la réglementation. Hors la Loi, ils ont été et ce n’est pas un repenti de circonstance qui est de nature à apaiser une anxiété légitime et prégnante en ce qui concerne les épandages et qui n’écarte pas l’épée de Damoclès qui reste suspendue au-dessus de la tête de ceux qui ont subi les fumées toxiques, meurtris dans leurs chairs et dans leurs biens quand le gel fut venu.

La SCEA n’a jamais fait la preuve de la maîtrise du pilotage de ses épandages.

Si « piloter au mieux les interventions dans le respect de la réglementation » c’est procéder à des feux et perdre la maîtrise sur une combustion illégale, l’anxiété, la peur est au rendez-vous des déclarations de M.Miollan et Crosnier.

Pour faire taire cette peur des épandages non contrôlés, et des mesures anti-gel prévisibles au printemps prochain, nous n’avons que les excuses de la SCEA ! … Et une invitation à découvrir leur savoir-faire. Savoir-faire, ils en ont donné un exemple pitoyable dès le 12 avril dernier !

Certains lancent l’idée de rencontres, de négociations avec le Domaine.

Surprenant ! Négocier la Loi, la réglementation… Polluer un peu ? Pas trop ? Discrètement ?

Que des associations soucieuses de l’environnement proposent des mesures pour permettre au Domaine d’exercer son exploitation industrielle et son commerce dans le respect de la Loi, c’est leur ADN, on ne peut que se ranger derrière eux.

Mais que des communes envisagent l’acquisition de stations météorologiques pour pallier les insuffisances du Domaine et le sous-équipement de la gendarmerie, nous franchissons là, la ligne rouge du bon sens.

Le 20 mai dernier des maires ou adjoints de Labastide-Saint-Georges, Giroussens, Saint-Lieux-les Lavaur, Lavaur ont débattu des problèmes liés à l’épandage, l’agrandissement du Domaine, les fumées.
Il faut se réunir pour faire respecter la loi ?
Action politique s’il en est. D’ailleurs à cette réunion participait un représentant de la minorité du conseil municipal de Lavaur en la personne de R.Navellou. Surprenant que sous l’étiquette « Lavaur Citoyenne », ce conseiller s’assoit à une table en vue de « trouver des solutions » !
Surprenant quand on sait que Lavaur citoyenne est une organisation politique (cf la page face book) qui en fait « … est une liste pour les élections municipales portée par Pauline Albouy Pomponne, conseillère municipale d’opposition. », et qui n’a plus de légitimité… les élections sont passées, exit la liste.

Une nouvelle réunion était prévue en juin, elle aura lieu en septembre… Ou pas !

Il y a un process bien connu, qui profite au Domaine, noyer le poisson.
Et chacun y met du sien, les maires défaillants au moment des événements qui n’ont pas sollicité les services de la sécurité civile pour faire cesser le trouble, qui ont préféré gérer les conséquences de l’inconséquence en faisant notamment dévier la circulation, les associations de défense de l’environnement qui tente la voie de la raison, qui voudraient bien ménager la chèvre et le chou et enfin le Domaine qui lance une journée portes ouvertes pour faire oublier des jours d’enfumage et d’épandage.

Mais qui peut oublier ? Sûrement pas les 500 personnes qui ont participé à la marche citoyenne.

Ils nous prennent pour des pommes !

Le matin du 13 juillet dans ma boite aux lettres entre deux publicités, une lettre du domaine de Fontorbe. D’habitude ce sont les lettres du maire qui se glissent au milieu des bonnes affaires et des réductions en tout genre !

Mon opinion sur cette lettre est une immense sidération.

Je suis sidéré par autant d’impertinence. Sans aucune gène, le profit est mis en avant au détriment de la santé.

Propriétaire et directeur se donnent la main pour s’excuser, se désoler et regretter des événements qu’ils qualifient d’une ampleur historique !

Gel centenaire ? Le propos est empreint, de mon point de vue, d’une grande fourberie. D’ailleurs l’expression centenaire ne signifie nullement « qui se produit tous les cents ans », mais fait référence à une situation supposée ne se reproduire, dans un contexte similaire, à mémoire d’homme, qu’une fois par siècle mais qui peut intervenir deux ans de suite. Aussi, suggérer ou plus exactement laisser penser que cela n’arrivera plus que dans cent ans est stupide, c’est une manipulation indigne.
De surcroît, le contexte a bien changé… Le réchauffement climatique n’est pas qu’un argument politique, c’est une réalité. Nous la vivons et le gel prétendûment centenaire sera bientôt annuel

Le domaine de Fontorbe avait tous les indicateurs lui permettant de mesurer la météorologie et l’état de ses cultures, les prévisions à 10 jours sont choses courantes et la fiabilité certaine.

Le gel et sa persistance sur plusieurs jours ne pouvaient, donc, être ignorés, pourtant ils l’ont été. Pour faire face à cette irresponsabilité, le domaine a, avec une ampleur historique, utilisé des moyens réprouvés par la réglementation mais aussi contraire au label « Vergers écoresponsables » qui indique : « Ces gelées printanières peuvent détruire les fleurs ou «brûler» les fruits en formation. Les producteurs, alertés en cas de gel, mettent en route un système d’arrosage qui forme une pellicule de glace autour du fruit et le protège (température constante à l’intérieur).

Ils peuvent également allumer des bougies antigel dans les vergers la nuit pour remonter la température, ou encore activer des tours antigel, sortes d’éoliennes qui, en brassant l’air, permettent de gagner 2 ou 3 degrés. »

Il n’est nullement question de fuel ou de paille !

L’ampleur historique des feux est d’ailleurs attestée et prouvée par le maire de Lavaur qui m’a répondu à ce sujet :
« S’il y a eu parfois des gênes dans le passé, elles n’ont jamais pris cette ampleur, ni suscité tant de protestations.
Jamais les associations environnementales n’ont saisi les services de l’État ou la justice.
Jamais ! Comme en témoigne une habitante, voisine du domaine depuis 20 ans, dans les colonnes du quotidien régional La Dépêche du midi (édition du 15/04/21), « en 20 ans (…) c’est la première fois que l’on voit ça ».
« 

L’irresponsabilité quant à la non maîtrise des feux est bien comme le disent propriétaire et directeur : INADMISSIBLE.

Pourquoi devrions nous l’admettre ?

Quand le dernier recours est la mise en danger de la population, il est pitoyable d’évoquer un désagrément.

C’est bien la preuve que le domaine et ses responsables n’ont pas pris la mesure de l’infraction, des infractions. Le fait de recommencer les jours suivants montre à l’envi que l’important n’est pas l’habitant mais le profit et cette lettre /invitation est une insolence à la hauteur du mépris montré en avril.

Maintenant polluer (outre l’air, le sol, l’eau) le raisonnement en invoquant des fake news, je m’insurge !

Les fumées, les particules sont-ce des fake news ?

La pollution des épandages par temps venteux aussi une fake news ?

Les trois stations météorologiques, dont disposerait le domaine, si celui-ci est sincère, devraient être accessibles par tous de façon numérique et en temps réel afin que les forces de l’ordre soient à même de faire des constats. Ces stations devront apporter la preuve de leur pertinence par rapport à leur conformité et aussi par rapport à leur implantation.

Et puis… quelle déception de lire que 75 % du domaine ne sont pas certifiés AB, ZRP, et BabyFood, ce qui fait… 600 000 arbres (sur 800 000) et surtout plus de 250 hectares ! Pas sûr qu’une de ces pommes éloigne vraiment le médecin !

Inadmissible un terme du pollueur lui-même !

Alors risquer sa santé en consommant des produits qui ont baigné dans des fumées toxiques, qui sont régulièrement traités, visiter des installations formatées pour un événement, est-ce bien raisonnable ?

Et puis ce propriétaire, maraîcher devenu pomiculteur est-il seulement ce qu’il prétend au terme de son courrier, ou est-il bien autre chose, bien plus ? Je m’interroge.

Le Maire aboie, la marche passera !

Sidérants les efforts que fait Carayon pour manipuler ses concitoyens.

Non, la marche n’est pas politique, le problème du domaine de Fontorbe n’est pas politique, la gauche, la droite, les verts ne sont pas les moteurs de ces cris d’alarme.

C’EST UN PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE !
Un problème de santé publique dénoncé par des citoyens libres et indépendants.

Les amalgames de Carayon ne sont que manipulations pour s’affranchir de ses responsabilités non assumées.

C’est d’un pitoyable extraordinaire car en ne réglant pas le problème, il fait courir le risque qu’il se reproduise avec des conséquences similaires.

Maire ce n’est pas du bénévolat, il y a une indemnité qui correspond à des responsabilités, les fuir c’est ne pas la mériter, c’est s’obliger moralement à démissionner.

Pour ce qui est du courrier adressé à l’association Vaurais Nature Environnement, il y a une signature, celle du maire, d’ailleurs le contenu est tout à fait dans sa posture habituelle : affirmer sans jamais apporter de preuve.

Au delà d’une polémique sur les us et coutume d’un maire, ce qui est flagrant est face à une situation de santé publique mise en péril par des agissements exorbitants du droit de l’environnement, de la circulation, le maire (ou son adjoint) n’ait pas usé de son pouvoir de police municipale et que, compte tenu de la mise en danger des personnes et des biens il n’ait pas non plus fait usage des moyens qui étaient évidents : le recours au service de police pour faire cesser le désordre généré par l’inconscience d’une entreprise agro-alimentaire.
Il aurait requis avec opportunité les services de protection civile, et d’incendie pour pallier le manque de réactivité du domaine de Fontorbe.

Non il a porté plainte (quand ? une copie de plainte serait la preuve de la date), il aurait alerté les services de l’État (lesquels et pourquoi ?).

Enfin, en bref il a gesticulé et le résultat ne s’est pas fait attendre, le domaine a récidivé dès le samedi !

Je suis confondu par tant de maladresse, d’actes manqués, d’incompétences alors que c’est la sécurité des habitants qui est en cause et ce n’est pas en écrivant à chacun d’entre nous qu’il va convaincre de la pertinence de son action, car d’actions de sa part il n’y en a pas eu une seule !

Ce qui est malsain et ne peut cacher ses défaillances et inconsistances c’est de tenter des amalgames avec la mise en cause de la FNE, d’ESL (qui n’est pas la mairie) qui ne sont pas partie prenante dans la pollution ni dans l’organisation de la marche !

Il y a, et c’est pour moi la raison de ma participation, un réel problème de santé publique qui n’est pas pris en compte par le maire et son équipe, et une démission insupportable du maire face à un événement grave dont les conséquences ne sont pas évaluables dans l’immédiat.

Le recours individuel au Préfet me paraît en outre être une bonne solution pour mettre en place les moyens d’une réactivité des services communaux, ceci est ouvert à tous les citoyens, tout comme les plaintes auprès de la gendarmerie ou du procureur si la gendarmerie est débordée… Et ce n’est pas parce que le maire juge cela inutile qu’il ne faut pas le faire.

Au contraire oserai-je dire !