La mobilisation toujours forte

Par leur pugnacité à enfreindre les lois, par leur mépris de la santé des citoyens, les vergers de Fontorbe ont réussi à maintenir la forte colère de leurs victimes.

Demain ne sera pas le temps de l’oubli si souvent recherché par ceux qui manipulent pour mieux « profiter ».

Après le succès de la marche citoyenne en printemps dernier, la réunion d’hier soir, 25/11 a rassemblé plus de cinquante personnes dans la salle communale de la commune d’Ambres.

L’animation dynamique a permis de faire remonter les motifs de « colère » des participants.

VNE et Respirons 81 ont fait le bilan, puis recensé les motifs de la colère. Cette victoire, qui est la leur, d’avoir su maintenir une pression malgré le temps démontre la pertinence de leurs actions.

A ce sujet Respirons81 a rappelé qu’une instance judiciaire est en cours de construction et que les plaintes peuvent toujours être déposées pour des évènements qui ont moins d’un an.

Ensuite une saynète a retracé la dernière table ronde qui avait auditionné le directeur des vergers. Le constat est sidérant !

Responsable d’un domaine en pleine expansion, œuvrant dans le mépris le plus total des lois, remettant en cause la lettre et aussi l’esprit des réglementations, il promet de recommencer si le gel dure suffisamment pour épuiser ses réserves de bougies.

Le profit avant la santé de la population, mais aussi en ce qui concerne les épandages avant la santé de ses salariés; exposés aux mêmes pollutions.

Les concertations entre participants à cette réunion ont permis de faire émerger un thème prioritaire, les pesticides et en thème transversal, l’impunité de toute la chaine d’exploitation des vergers et des pratiques délictuelles et de leur répression.

Une action pour « demander des comptes » et fixer une exigence forte au vergers de Fontorbe est prévue en amont de la prochaine réunion du groupe de travail (janvier).

Le constat a été fait de la singulière impunité qui semble recouvrir ces pratiques.

D’abord, en tout bien tout honneur, les vergers du sud qui ne prennent pas la mesure de leurs process. Nous l’avions déjà vu quand ils déployaient l’excuse de l’antériorité des pratiques en occultant les progrès de la science.
A titre d’exemple il y a 50 ans fumer cela consacrait une maturité certaine, aujourd’hui, cela tue !
Dans le temps, le vin était un « fortifiant », aujourd’hui c’est deux verres par jour… et pas tous les jours !

Mais cela Fontorbe ne l’a pas intégré, il ne verrait sans doute pas d’inconvénient à isoler avec de l’amiante parce qu’avant cela se faisait !

Impuni, il surfe sur la vague d’une impunité (momentanée) et s’estime conforté dans ses habitudes.

Les élus impunis aussi, personne pour leur reprocher de se contenter de constater et de porter plainte. Actions qui n’empêchent rien alors qu’ils sont en obligation de résultat. Ils ont l’excuse de la solitude, de la non assistance à élus par une administration qui se décharge sur eux sans donner les moyens.
La juridiction dira qu’ils ont fait, le citoyen verra sa santé mise en danger sans le bouclier de celui qui en est responsable, le maire.

Les gendarmes punissent par définition… Mais l’autorité qu’ils représentent ne leur donne pas les moyens, les armes pour faire cesser les troubles.

L’autorité judiciaire convoque mais Fontorbe continue, pas de mesure conservatoire, pas de saisine des forces de sécurité pour faire cesser les fumées par exemple.

Ces situations sont dans un nuage de non dits, de non faits.

Les ressorts qui sont à actionner sont laissés au repos.

Chacun se renvoie la patate chaude, tous trouvent une bonne excuse pour ne pas faire.

Les moyens de bon sens sont ignorés, ainsi parce qu’il n’y pas d’anémomètres la vitesse du vent ne peut être déterminée, mais c’est faux, il y a le moyen de la présomption de preuve : quand les feuilles bougent le vent est à plus de 19km/h donc l’épandage est interdit. S’il est fait la plainte est recevable et en tout état de cause, ce n’est pas aux gendarmes de juger de sa recevabilité !

Alors, VNE et Respirons81 ont ce jeudi diligenté cette réunion de constats et d’actions à venir pour que l’avenir soit à ceux qui pensent à la vie, à la santé, pas à ceux qui comptent leurs sous !

Voyous ou incompétents ? Les deux !

De réunion en réunion, les bla-bla-bla vont bon train !

Mais le temps passe et la saison du gel approche…

Les vergers du domaine de Fontorbe, joue la montre et font preuve d’une incommensurable mauvaise foi qui confine à de l’incompétence ou… à des postures de voyous.

L’excuse de gel millénaire est stupide, ce serait ignorer le changement climatique que les chefs d’État réunis à Glasgow n’ont pas occulté. Même si, à mon sens, ils n’en ont pas pris toute la mesure.

Donc plutôt que de se perdre dans des gesticulations propres à noyer le poisson dans un océan de fumées nocives et d’épandages scélérats, résumons les faits et les solutions.

Les fumées sont interdites et la Loi est claire, limpide ; il n’y a pas à s’interroger sur le sujet, ce serait perdre du temps. Je ne vais pas faire la liste de toutes les dispositions qui interdisent ces fumées, elle a été faite par les autorités administratives, enfin je pense aux autorités administratives responsables, la préfète et ses services en l’espèce.
Si des maires, premiers responsables, s’interrogent encore, il est urgent qu’ils cèdent leur place, l’incompétence en ce domaine est criminelle, si des élus de second rang ont la même interrogation, c’est de l’incompétence aussi et, évidemment puisqu’ils n’ont pas la contrainte de la Loi pour les obliger à faire, qu’ils aillent occuper leur mandat à pavoiser ici et là. Mais que diable qu’ils cessent de se mêler de ce qu’ils ne connaissent pas. A moins… qu’ils aient intérêt en l’affaire et que d’incompétents, ils soient tout simplement des voyous à la solde des lobbies et cela je me refuse à l’imaginer.

Acquis et cela définitivement, c’est un délit d’enfumer son prochain, la voie publique, d’empoisonner tout un pays (de Cocagne) et cela même si un supposé intérêt socialo-économique est en jeu. D’ailleurs, si cela se reproduisait, il y a fort à parier que autorités administratives locales – les maires – et forces de l’ordre – la gendarmerie – seraient mises en demeure de faire cesser toute affaire cessante le délit. Leur éventuelle défaillance serait alors portée devant la justice et leurs responsabilités engagées. Le déni de responsabilités est puni, et les plaintes seront déposées. Ce n’est ni chantage, ni menace, c’est une information.

Si les vergers de Fontorbe pensent s’exonérer de la commission d’un délit en informant de sa survenue, c’est à dire informer les futures victimes du délit (enfumage ou épandage) qui va être commis (Gaffe… je vais brûler paille et fuel ! Demain on pollue par épandage ! Restez chez vous !) c’est porter bien haut le fanion de l’imbécillité qui flotte au vent de leurs inconséquences.
C’est, au surplus, signer l’existence du délit, puisque pour être délictueux un acte doit être volontaire, il y a dans cette information une circonstance aggravante, nous le plaiderons !

Enfin, ou bien le gel est centenaire ou millénaire – ne bridons pas la mauvaise foi des pollueurs – et alors il s’agit d’une catastrophe naturelle et l’assurance ne peut être refusée par un assureur sauf à saisir le bureau central de tarification, ou bien il est récurent en des termes rapprochés et l’opportunité de la culture doit être posée.

Il n’y a rien à négocier, la seule action est l’empêchement des actions d’enfumages et/ou d’épandages. Le souci du citoyen, celui de l’élu responsable est l’arrêt de ces pratiques criminelles.
Et ce n’est pas parce que l’on a toujours fait comme cela que l’on doit continuer ! Il serait trop long de faire la liste de ce que l’on faisait et que l’on a appris qu’il ne fallait pas faire, aussi que le domaine de Fontorbe s’en tienne à la Loi, juste la Loi, et si des fois il lui reste un peu d’humanité et de bon sens, la solution est au bout du chemin de la révolte des citoyens pollués.

Mais, puisqu’il semble bien que M. Crosnier ignore la Loi, lui qui est un sachant dans ce domaine, je me pose, légitimement, la question de sa pertinence au poste qu’il occupe… Sauf si tout cela n’est que manipulation et mépris, auquel cas il est un orfèvre !

Reconversion, vers un avenir durable…

Le domaine de Fontorbe invite la population à une grande séance de manipulation, une visite sur son domaine où, à longueur d’année des traitements pesticides sur la quasi totalité de l’exploitation industrielle sont pratiqués. Une pollution sournoise qui au delà de l’effet immédiat dans l’environnement proche, conduit à charger le sol de produits nocifs et dont l’accumulation au fil des ans nécessitera de longues années avant de retrouver une nature saine. De même le cours d’eau n’est pas exempt de cette pollution qui, et cela quelle que soit la force du vent, est marqué de cette empreinte mortifère.

Un domaine qui n’hésite pas à utiliser envers et contre la Loi des procédés qui mettent en danger la vie des citoyens et qui déclare que le cas échéant il recommencerait en 2022. Chacun aura à l’esprit ces nuages de fumées toxiques qui ont généreusement envahi le ciel du pays de Cocagne l’an dernier.
Accessoirement… ou principalement, dans un coin de notre mémoire gardons le souvenir d’élus inefficaces, de mesures non prises, d’un attentisme coupable et mobilisons nous pour que PLUS JAMAIS la priorité soit à l’enfumage plutôt qu’au maintien de la liberté de circuler et de respirer.

Et si en 2022 il y a plus de 6 jours de gel, il y aura de nouveaux ces fumées, et comme le domaine aura prévenu, il pense qu’il pourra commettre ces délits.

Prévenir ce n’est pas être absout de tout méfait, tenez si nous prévenons le domaine que nous allons mettre le feu à ses réserves de fioul et de paille, nous avons le droit et la bénédiction de la justice ?

Ces pratiques sont-elles inéluctables ?

Doit-on absolument et contre l’intérêt général polluer et empoisonner ?

Car être pollueur ou ne pas être pollueur, là est la question. Et si pour préserver l’intérêt général, la santé, il faut contenir l’intérêt particulier des groupes industriels, il n’y a pas d’hésitation à avoir : l’intérêt général est le plus fort, c’est la LOI.

Et puis si prévoir c’est gouverner, c’est aussi gérer. Une entreprise dont la gouvernance est responsable, plutôt que de s’arcbouter sur la préservation d’une exploitation qui engendre tant et tant de nuisances et qui se révèle inadaptée au terroir et à son devenir climatique, devrait engager dès maintenant (à défaut de l’avoir déjà fait) une reconversion de son activité.

Produire sain et local des produits du terroir adaptés au changement climatique et même être en avance sur les inévitables bouleversements dans les saisons, c’est un vrai enjeu d’avenir. Je pense que collectionner les bougies en nombre insuffisants pour maintenir une production très majoritairement marquée par les pesticides est un crime contre la santé.
Et ce n’est pas quelques réunions de pseudo négociations qui n’envisagent même pas cette orientation de conversion qui changeront la donne.

Domaine de Fontorbe si tu ne vas pas la rencontre de la population pour proposer une exploitation saine dans un contexte de santé sereine, la population ira à toi pour t’empêcher des pratiques délictuelles en mobilisant les forces démocratiques que sont les élus locaux et les pouvoirs administratif et judiciaire.

Et ce n’est pas une journée porte ouverte avec option commerciale qui détournera ou fera oublier le printemps dernier et ses fumées.

Solution

Nul doute que de nombreux vauréens mais aussi citoyens du pays de Cocagne ont résolu sans hésitation l’équation proposée.

Chacun aura reconnu dans le nombre 250 la superficie en hectare des vergers de Fontorbe, chiffre issu des publications des « Vergers » eux-même. Il en manque sans doute une centaine, mais foin de polémique, faisons semblant de croire ceux qui n’ont pour la Loi française que mépris.

Plus compliqué est le chiffre 6 qui est, au demeurant, sujet à débat. C’est l’estimation des jours de gel en mars, avril 2022 selon les Vergers lors d’une réunion récente avec des élus irresponsables et donc coupables des exactions du domaine de Fontorbe et de sa persistance dans les délits à défaut d’avoir su les faire cesser… Une estimation qui ne semble pas prendre en compte le changement climatique qui devient d’année en année plus pressant.

Fin mars – début avril – 2022 (non ce n’est pas de la science fiction, tout au plus du bon sens) :
Après plusieurs jours de beau temps et des températures parfois largement au-dessus des normales saisonnières en début d’année, les pommiers bourgeonnent… Mais le froid n’a pas dit son dernier mot. Loin de là.
Le froid est bien là à l’affut et menace les arbres en fleurs.
La menace est devenue réalité et ce que les Vergers ont qualifié de « centenaire » comme pour justifier l’injustifiable devient courant. Le mercure chute en dessous de zéro, fin mars avec des gelées généralisées et des températures négatives qu’il est raisonnable de prévoir à -2, -3 et de bonne gestion d’imaginer à – 4.

L’emballement des phénomènes météorologiques que nous vivons depuis plusieurs mois montre que les estimations doivent être larges pour coller au plus près de ce qui va arriver, aussi 6 jours n’est pas sage, c’est de la gestion étriquée des risques, c’est être aveugle et sourd à ce qui se passe au delà du bout de son nez.

Certes, il peut être compris d’un point de vue financier cette vision et c’est là l’enjeu des équations proposées pour illustrer différents scénarii :

  • si la température descend à – 2°, il faudra pendant 6 jours allumer des bougies sur les 250 hectares des vergers ; à raison de 200 bougies l’hectare… nB devient 300 000 bougies,
  • si la température descend à -3°, il faudra pendant 6 jours allumer des bougies sur les 250 hectares des vergers ; à raison de 300 bougies l’hectare… nB devient 450 000 bougies,
  • si la température descend à -4°, il faudra pendant 6 jours allumer des bougies sur les 250 hectares des vergers ; à raison de 400 bougies l’hectare… nB devient 600 000 bougies.

A en croire les déclarations des vergers lors de la réunion précitée, la provision de bougies est OK, donc c’est, en gros, un demi million de bougies à la stéarine qui sont entreposées route de Gaillac.

Je me doute bien que lors des portes ouvertes le 9 octobre prochain par le domaine de Fontorbe (dès le commencement de la récolte qu’il disait), un petit détour par ce stock permettra de rassurer les visiteurs sur la politique prudentielle des Vergers !

Ainsi nous pourrons apporter la preuve que l’algèbre a bien une utilité…

nb: la densité de bougies à l’hectare est à dire d’expert, confirmé d’ailleurs par les revendeurs.

Inconnu… mais pas tant que cela

En ces temps de rentrée scolaire, rien de tel qu’un petit exercice d’algèbre pour se remettre dans le bain !

Devinette.

A quoi peut bien correspondre ces équations qu’il nous faudra résoudre dans les 6/7 mois.

Des équations qui n’ont finalement de mystérieux que le 6 !

Mais les autres chiffres sont issus, non pas de mon imagination mais de données parfaitement avérées.

Promis je vous dirai tout.

Donc ces équations et, in fine, un indice !

Quel est la valeur de cet inconnu… nB selon les équations suivantes et , corollaire, qu’est ce « nB » ?

si T = – 2, alors nB= 250 x6 x200

si T = – 3, alors nB=250 x6 x300

si T = -4, alors nB= 250 x6 x350

Reste que le 6 sera pour certains optimiste et pour d’autres déconnecté de la réalité…

Et parce que je suis convaincu que les mathématiques ne sont point science vaine, je vous livrerai les conclusions de cet exercice et les conséquences appliquées à la vraie vie.

Ah oui ! Un indice ?

Toute ressemblance avec l’écologie est parfaitement illusoire

L’art de l’inutile, flatte l’ego

Présents dans la mémoire collective, les événements de Fontorbe ne sont plus qu’un sujet « cirage » : se faire reluire à la brosse de l’indigence intellectuelle.

Promise, une réunion en septembre se tiendra bien le 9.

L’annonce est toute dirigée vers les participants, les invités…

Les maires ou leurs seconds couteaux en mal de pouvoirs, ceux-là même qui ont porté plainte – ou pas – et qui ont estimé (à tort) avoir fait leur devoir vis à vis de la population par un dépôt de plainte ! Seront-ils de l’instance judiciaire ?
Sans doute confondent-ils entre le paraître et le faire, le paraître et l’efficace !

Des conseillers en recherche de notoriété qui brillent par leur incompétence mais qui font preuve d’une grande appétence pour ce qui est papotages à perte de vue, idées stupides et/ou fantaisistes.

Un gendarme qui dira la Loi, mais bon nous la connaissons ! Des représentants de l’État qui se diront garants du respect des règles, on l’espère !

… et le député Terlier, il faut bien qu’il entame sa campagne… Mais il risque d’avoir la tâche un peu délicate, confusion des genres.

Une table ronde pour réunir bien des politiciens, tous LREM ou sympathisants. Les pommes n’ont qu’à bien se tenir, elles ne sont pas prêtes de gouter au bio !

Bien sûr les dirigeants de Fontorbe sont aussi de cette réunion. Ils sortent du luthier qui a accordé leurs violons sur la partition souvent répétée « on va faire, mais on a des emplois à préserver… » Une jolie symphonie qui avait conduit à un enfumage dont la nature se souvient encore.

Un petit couplet sur « on le fait depuis la nuit des temps », oui mais ce n’est pas parce que l’on a commis des actes qui se sont révélés criminels que l’on doit reproduire le schéma. Pour mémoire, juste à titre d’exemple, le scandale de l’amiante, il en est d’autres trop nombreux.
Un autre sur « c’était historique, une gelée centenaire ! » Mais c’est tellement faux, tellement aveugle en regard des événements météorologiques que nous vivons.

Voilà le tour est joué, la solution sera celle du domaine car les autres participants n’ont aucun moyen, ils n’ont aucun pouvoir sur le capital.

Et les victimes de l’enfumage ?

Et les citoyens en colère ?

Et les manifestants et signataires de la pétition ?

Pffff ! Méprisés !

Mais ils n’ont pas oublié, ils n’ont pas abandonné le combat pour une vie saine au delà des conspirations opportunistes.

Dura lex, sed lex

Domitius Ulpanius nous apprend que, quelle que soit la dureté de Loi, elle doit être respectée.

Je dirai, en aparté sans l’ombre d’une impertinence, encore faut-il la connaître !

Aujourd’hui le problème dans notre vaurais ce sont les libertés que prend le Domaine de Fontorbe avec cette Loi, qui semble pour lui bien dure, alors qu’elle n’est qu’une timide protection contre des pratiques délétères et létales à terme.

Environnement et culture intensive ne font pas bon ménage et l’objectif de consommation « 0 KM » est bien compromis quand à la tête d’une industrie de la pomme et du kiwi jaune, des hommes reproduisent d’année en année des postures de voyous.
L’excuse de l’emploi fait pschitt, car la centaine d’emplois revendiquée par le Domaine pourrait être judicieusement répartie sur des exploitations à taille humaine pour des consommations locales.

MAIS CE N’EST PAS LE PROBLÈME.

NE NOUS TROMPONS PAS DE COMBAT !

Il n’y a qu’un combat, celui de la reconnaissance des pollutions. La bataille sera gagnée quand les pollueurs et ceux qui ont laissé faire seront sanctionnés.

Ne nous voilons pas la face, cela s’inscrit dans un cadre bien plus large, celui du dérèglement climatique, du respect de l’environnement et de sa préservation. Le reste n’est que babillage qui ne sert qu’à différer à l’infini les vraies solutions, celles qui permettront de s’adapter aux dérives climatiques que nous avons engendrées par nos consommations irresponsables.

Il y a toutes ces interventions qui redisent les faits à la mode des convictions ou des objectifs politiques de ceux qui les font, il y a tous ces donneurs de leçons qui nous servent des solutions pour produire toujours plus en respectant l’impact écologique et sociétal, il y a encore les marathoniens des réunions qui participent glanant ici et là une information et la resservant sans vérification.

Mais les faits sont sans appel et sans interprétation possible.

Le Domaine de Fontorbe a pollué pour maintenir ses vergers bourgeonnants, le Domaine de Fontorbe n’apporte pas la preuve de la légalité de ses épandages.
Le Domaine de Fontorbe a réitéré ses pratiques illégales.
Une marche citoyenne rassemblant plus de 500 personnes s’est élevée contre ces pratiques.
Une pétition a recueilli plus de 1000 signatures contre ces actions.
Les associations locales de défense de l’environnement se sont mobilisées pour dénoncer ces actes.

Enfin,

Un collectif en vue de la saisine judiciaire des responsables actifs et inactifs est né, il travaille.

Pour le reste ce ne sont que gesticulations en tous sens et pas dans le bon !
Une compilation de ces postures est résumée dans l’intervention de Lavaur Citoyenne lors du conseil municipal du 15 avril 2021 !

D’abord l’aveu d’impuissance… cela fait plus d’un an (ailleurs nous lirons 2 ans) qu’ils travaillent sur le dossier ! Il est au point mort !

Ils ont alerté sur des pratiques non autorisées par la Loi ! Le sens des mots ! Les pratiques sont illégales… !

Ils félicitent le Domaine pour sa gestion humaine ! Ils noient le poisson, le problème est la fumée toxique, l’épandage ! La gestion humaine de Fontorbe ne nous regarde pas, ne les regarde pas, ils ne sont pas chargés de faire respecter la Loi surtout quand elle est respectée !

Ils ont rencontré les uns et les autres, mais pour quel bénéfice ? Non, non, LC rien, rien, rien n’a changé à Fontorbe !

Ils interpellent le maire en lui reprochant d’avoir voté une aide de 30 000€ à la coopérative, mais ce n’est pas le maire, ni la commune, c’est la CCTA avec le vote favorable d’un membre de LC (c’est je crois bien ce qu’on appelle une fake news !);

Ils dénoncent des expressions excessives (et pitoyables, ndlr) d’un membre de la majorité en reconnaissant que cela se pratique depuis 25 ans, mais c’est faux, l’usage était différent et l’intensité aussi, les événements historiques ce sont la dérive et l’entêtement délictuel, pas le gel !

Et puis kiwi sur le gâteau à l’aune de résultats d’élections municipales, Lavaur Citoyenne s’est crue devenir par l’usurpation de voix (ne pas respecter ses promesses c’est voler des voix !) le maître du monde et ainsi se mêle de tout et donne des leçons.
Mélangeant avec une grande stupidité des concepts qu’elle n’a visiblement pas assimilé, confondant réunions et décisions, se croyant investie d’un pouvoir qui ne lui appartient pas, elle instille des idées qui sont sans rapport avec la réalité, ne dédaignant pas réinventer la Loi et l’organisation démocratique de la France. On apprend ainsi que c’est la « préfecture et donc l’Etat » … qui a convoqué le directeur de Fontorbe à la gendarmerie et l’a placé en garde à vue »
C’est évidemment faux, un élève de seconde vous dirait tout sur la séparation des pouvoirs, et sait que c’est un officier de police judiciaire ou le procureur qui a ce pouvoir ! Là le bât de tout savoir sur tout blesse LC qui est pris la main dans le sac d’ultracrépidarianisme.

Le maire ne travaille pas avec une industrie, il travaille (enfin on peut y croire… ou pas) pour ses concitoyens, il ne lui appartient pas de faire évoluer des pratiques ! Il lui appartient de réagir et de prendre toutes les mesures utiles à faire cesser un délit.

Lavaur Citoyenne par ses contacts non certifiés se fait rincer la tête et par un désir d’exister tente la même opération à notre endroit.

Mais quand les sincérités sont divergentes, la vérité n’a rien à y gagner, ceci dit en toute franchise !

Négocier ? Mais quoi ?

Après le temps des infractions et des constatations vient le temps des sanctions et des réparations.

No comment… l’instruction est cours, la justice passera.

Pour le citoyen c’est le moment de poser ses souffrances, de les faire prendre en compte.

Ce ne sont pas quelques babillages opportunistes à travers une pub qui peuvent stopper les actions en légitimes compensations, mais cela reste du domaine de ce qui a été et on ne négocie pas.
La société, la santé des habitants doivent être préservées et les actions contre elles doivent être punies.
Les individus doivent être protégés et pour cela il y a des instances élues.

Il n’y a pas d’événements qui puissent justifier le recours à des infractions mettant en péril la vie de milliers de personnes pour protéger, en l’espèce, un verger commercial.

Aujourd’hui, aucun élément ne permet d’être rassuré sur l’abandon définitif des méthodes de voyous qui ont été déployées en avril dernier. Méthodes car, les infractions ont été renouvelées, l’indifférence est patente, le mépris de l’habitant inscrit dans la répétition des feux de paille/fioul et la désinvolture face aux mises en garde des autorités civiles et judiciaires est évidente.

La lettre de la SCEA du domaine de Fontorbe n’apporte aucune assurance quant au respect de la réglementation. Hors la Loi, ils ont été et ce n’est pas un repenti de circonstance qui est de nature à apaiser une anxiété légitime et prégnante en ce qui concerne les épandages et qui n’écarte pas l’épée de Damoclès qui reste suspendue au-dessus de la tête de ceux qui ont subi les fumées toxiques, meurtris dans leurs chairs et dans leurs biens quand le gel fut venu.

La SCEA n’a jamais fait la preuve de la maîtrise du pilotage de ses épandages.

Si « piloter au mieux les interventions dans le respect de la réglementation » c’est procéder à des feux et perdre la maîtrise sur une combustion illégale, l’anxiété, la peur est au rendez-vous des déclarations de M.Miollan et Crosnier.

Pour faire taire cette peur des épandages non contrôlés, et des mesures anti-gel prévisibles au printemps prochain, nous n’avons que les excuses de la SCEA ! … Et une invitation à découvrir leur savoir-faire. Savoir-faire, ils en ont donné un exemple pitoyable dès le 12 avril dernier !

Certains lancent l’idée de rencontres, de négociations avec le Domaine.

Surprenant ! Négocier la Loi, la réglementation… Polluer un peu ? Pas trop ? Discrètement ?

Que des associations soucieuses de l’environnement proposent des mesures pour permettre au Domaine d’exercer son exploitation industrielle et son commerce dans le respect de la Loi, c’est leur ADN, on ne peut que se ranger derrière eux.

Mais que des communes envisagent l’acquisition de stations météorologiques pour pallier les insuffisances du Domaine et le sous-équipement de la gendarmerie, nous franchissons là, la ligne rouge du bon sens.

Le 20 mai dernier des maires ou adjoints de Labastide-Saint-Georges, Giroussens, Saint-Lieux-les Lavaur, Lavaur ont débattu des problèmes liés à l’épandage, l’agrandissement du Domaine, les fumées.
Il faut se réunir pour faire respecter la loi ?
Action politique s’il en est. D’ailleurs à cette réunion participait un représentant de la minorité du conseil municipal de Lavaur en la personne de R.Navellou. Surprenant que sous l’étiquette « Lavaur Citoyenne », ce conseiller s’assoit à une table en vue de « trouver des solutions » !
Surprenant quand on sait que Lavaur citoyenne est une organisation politique (cf la page face book) qui en fait « … est une liste pour les élections municipales portée par Pauline Albouy Pomponne, conseillère municipale d’opposition. », et qui n’a plus de légitimité… les élections sont passées, exit la liste.

Une nouvelle réunion était prévue en juin, elle aura lieu en septembre… Ou pas !

Il y a un process bien connu, qui profite au Domaine, noyer le poisson.
Et chacun y met du sien, les maires défaillants au moment des événements qui n’ont pas sollicité les services de la sécurité civile pour faire cesser le trouble, qui ont préféré gérer les conséquences de l’inconséquence en faisant notamment dévier la circulation, les associations de défense de l’environnement qui tente la voie de la raison, qui voudraient bien ménager la chèvre et le chou et enfin le Domaine qui lance une journée portes ouvertes pour faire oublier des jours d’enfumage et d’épandage.

Mais qui peut oublier ? Sûrement pas les 500 personnes qui ont participé à la marche citoyenne.

« Fake-news » ? Informations oui !

Agressés par des fumées pendant plusieurs jours et continuellement en but à des épandages et cela même par temps venteux, des citoyens se sont inquiétés. Et cela d’autant plus que le domaine de Fontorbe s’est montré particulièrement méprisant pour la population victime de ses agissements. La curiosité a été de savoir les raisons de cette pollution centenaire et historique par son ampleur générée par des événements météorologiques dont on est assuré de leur répétition.

L’anxiété née d’un usage illégal de moyens que tous savent dangereux a été renforcé par les agissements de la SCEA qui n’a pas hésité à réitérer les infractions. Rien ne permet de penser que face à la même situation, les infractions ne seront pas répétées, bien au contraire tout semble indiquer à travers la lettre de la SCEA qu’il semble légitime aux dirigeants des vergers de braver la loi et de mettre en danger la population pour sauver une culture.

La nature est plus forte que l’exploitant agricole, il ne faut pas la contraindre, il faut changer et s’adapter.

Je ne sais pas trop ce qui a permis au dirigeant de la SCEA Domaine de Fontorbe de regretter des informations qui seraient selon lui des fake-news… donc des fausses nouvelles, ou encore des informations fallacieuses qui seraient mensongères .

Dont acte.

Il se propose de donner des informations précises !

« le propriétaire Didier Miollan dirige aujourd’hui plusieurs exploitations agricoles, spécialisées en arboriculture et dans la culture du melon… »
Chacun pourra apprécier le niveau de précision de l’information, ce n’est pas de la fake-news… c’est de la « non-news »!

C’est tout à fait légitimement que j’ai recherché des précisions que je n’ai eu aucun mal à trouver sur le site de société.com.

Des recherches sur des pages instructives :

https://www.societe.com/societe/blue-whale-380959064.html
https://www.societe.com/societe/domaine-de-fontorbe-419981170.html
https://www.societe.com/societe/societe-civile-d-exploitation-agricole-et-fonciere-du-domaine-de-fontorbe-420527178.html
https://www.societe.com/cgi-bin/search?champs=domaine+de+fontorbe
https://www.societe.com/societe/coop-fruits-legumes-des-deux-vallees-777233222.html

Il y a aussi

https://dirigeant.societe.com/dirigeant/Didier.MIOLLAN.78263980.html
pour avoir une idée de ce que veut dire plusieurs exploitations agricoles… et également une idée de son réseau à cette même adresse :

Pour les plus curieux d’entre nous des renseignements complémentaires peuvent recueillis sur : https://www.infogreffe.fr/entreprise-societe/419981170-societe-civile-d-exploitation-agricole-domaine-de-fontorbe-810298D001200000.html?typeProduitOnglet=EXTRAIT&afficherretour=false#

A l’aune de ces consultations, il ne reste, à travers ces données qu’à faire le tri entre culture et commercialisation, gestion foncière et exploitation. La consultation des bilans sur plusieurs années (onglet à gauche des pages) me laisse pantois sur l’opportunité du versement de la subvention accordée par la CCTA, et me scandaliserait si des indemnités devaient être versées.

Je ne sais ce qui circule et se propage et qui contrarie les vergers du vaurais, aussi je suis fier de pouvoir rendre accessibles les informations propres à ce que chacun puisse se faire une juste idée de ceux qui polluent Lavaur et l’enfument de façon inadmissible (sic M.Miollan).

J’ai essayé, pour avoir une idée et relativiser la déclaration sur la protection de l’environnement dans laquelle s’est lancée M.Miollan, de faire le décompte de la faune dans mon petit jardin. Oiseaux, insectes, reptiles sont aussi présents et en grand nombre. J’ai abandonné le comptage, parce qu’entre notre ami le hérisson et sa progéniture, les couleuvres (protégées) sur plusieurs générations, les pies et autres oiseaux, l’abeille noire de mon appentis, les guêpes et autres abeilles, les mouches et moustiques, les araignées, les gendarmes et autres coléoptères variés, la mission se révélait impossible. Je fais confiance, il y a évidemment plus de 72 espèces sur le domaine et ce n’est pas la preuve de la préoccupation du domaine pour l’environnement ! C’est juste un argument publicitaire, mais je ne suis pas une pomme et la ficelle est un peu grosse.

N’empêche que cette lettre en forme de plaidoyer n’est pas à porter au crédit de ceux qui font passer l’industrie arboricole avant la santé du citoyen.

Il n’y avait pas force majeure, il y a eu des infractions réitérées et impardonnables voire irréparables. Car si la pollution a revêtu un caractère exceptionnel cette année, il n’en demeure pas moins qu’elle est permanente, même à un degré moindre depuis des décennies et, son impact sur notre santé, nous ne pourrons le mesurer que bien plus tard, peut-être trop tard pour certains d’entre nous.

Dénoncer aujourd’hui des pollutions insupportables pour que demain nous ne rencontrions pas les errances de l’amiante par exemple, telle est mon opinion.

Il ne faut pas que des moyens inhabituels soient déployés pour protéger des productions en mettant en danger la vie de milliers d’habitants.

Lavaur envahie par des rémoras.

De tous les horizons politiques, et même ceux qui prétendent de ne pas en avoir, le vert est la couleur à la mode.

Carayon, Monseigneur de Lavaur, la ville enfumée comme nulle part ailleurs, a lancé le principe du saupoudrage. Ce principe est désormais décliné par tous ceux qui sont censés apporter le renouveau dans notre ville.

C’est avec délice que nous lisons que telle ou telle action « écologique » a été réalisée et tous tirent la couverture de la mise en place ou de l’initiation de cette action qui est dans les programmes de toutes les formations candidates aux municipales depuis bien des années.

C’est bien la seule chose qui soit recyclée.

Et chacun se pâme devant tant de volonté verdoyante.

Mais ce n’est pas l’enjeu.
Une ruche, c’est bien mais cela ne sauvera pas le monde surtout si ses occupantes vont butiner les fleurs pesticidentielles (1) des alentours.
Un arbre par naissance ? Comme c’est bien mais très insuffisant nous l’avons largement démontré.
Des jardins partagés, trop mignons, mais ne pourront remplacer l’incitation au produire local pour consommer local sans gaspillage.
Des composteurs ici et là, sûr que cela donne bonne conscience, mais apprendre à ne pas gaspiller c’est beaucoup mieux.
Des commandos pour ramasser les détritus jetés par quelques citoyens irresponsables et bien peu civilisés, c’est une contre action, il faut apprendre à ne pas jeter n’importe où.

Et avec tout cela nous sommes bien loin des efforts à faire pour entrer la tête haute dans le monde de demain

Je vois les listes qui se présentent mais dans les professions de foi je ne vois pas ce qui est essentiel, ce qui prouve qu’il est plus difficile de ne pas faire que de promettre.
Ne pas faire l’autoroute impasse de Toulouse à Castres mais préférer un itinéraire aménagé, économique et écologique qui préserverait les objectifs économiques tout en favorisant la migration et l’épanouissement social.
Ne pas transformer Terra2 en cimetières : celui des espèces animales martyrisées, celui de l’emploi dans les centres ville, celui de la terre et de ses attributs propres à valider la survie de la vie : friches, haies, jachères fleuries, etc.

Et bien non, on va nous parler de quelques gadgets d’un vert chatoyant, mais pas de ce vert qui doit envahir à nouveau notre environnement, ce vert de la survie

Carayon V a subi l’évènement pomme fumée au fioul, en fait il n’est jamais en rupture de campagne électorale, donc toujours en mesure d’adapter son discours aux modes, nous avons eu sa lutte épique contre le domaine de Fontorbe très récemment, une lutte au cours de laquelle, au plus fort de la mêlée, il s’est dégagé de toutes sortes de responsabilités en sonnant à toutes les portes. Les rémoras de la minorité (LC et LA ont repris le flambeau en naviguant dans le sillage de ceux qui ont véritablement pris à bras le corps les conséquences des postures de l’industrie de la pomme) tentent une récupération osée, le fait de s’acoquiner avec le domaine depuis un an sans obtenir le moindre résultat montre à l’envi le peu, ou l’absence de pertinence de leurs démarches. Les péroraisons ont eu raison de leur efficience et un soupçon d’humilité devrait être leur démarche.

Je lis d’ailleurs, un rien estomaqué, que la mairie devrait acheter une station météorologique pour mesurer la force du vent ! C’est donc au citoyen de financer le contrôle du respect de l’usage des pesticides.
A Lavaur on pédale sur la tête !

C’est au domaine que revient cette installation avec mise en réseau des résultats vers mairie et gendarmerie !

Voilà une négociation à mener par une minorité responsable et éclairée, hélas leur éclairage ce ne sont que bougies vacillantes.

Ne sont-ils pas adorables nos LC et LA
Pas sûr que VNE apprécie la compagnie :

(1) mot nouveau, le rédacteur du post assume et le sens va de soi !