Il ne peut vraiment pas lui être fait confiance !

Il est des choses élémentaires quand on est maire, il est des précautions de management qui s’imposent. Le respect des uns et des autres est le passage obligé d’une bonne gestion. Être chef ce n’est pas de l’autoritarisme, et que cela.

C’est facile de décider n’importe quoi, de faire reluire son ego avec les sous du contribuable, mais je m’interroge sur ce que peut ressentir un élu ignoré (une élue aussi).

On a vu la valse des adjoint(e)s, il faut croire que le tempo était trop rapide pour que les services suivent la mise à jour du site. C’est vrai que de mi-décembre à aujourd’hui c’est un délai un peu contraint pour réagir et contrôler ! Quand on voit le temps qu’il faut pour élaborer un PLU, on ne peut s’étonner de rien.

Mais que peut bien penser une adjointe fraîchement nommée et pas reconnue ?

Je vous livre la saisie d’écran de ce qui devrait être le conseil municipal :

maj fra

Je ne vous raconte même pas ce que pourrait croire un anglophone en perdition sur ce site, je ne le vous raconte pas, je vous le montre !!!

majo engli

Bonhomme s’accroche à son poste à première vue et il n’est pas le seul.

pour mémoire le coût de la traduction du site
en anglais a coûté 10 000 de nos euros !

Ne croyez pas que seule la majorité est maltraitée, que nenni, l’opposition s’y trouve aussi malmenée !

opposition

Une grande absente, la conseillère Pauline Albouy-Pomponne (elle ne se vexera pas je pense)  et deux députés qui ont démissionné…

Ah Lavaur ! La commune où la gestion même dans son expression élémentaire est d’une indigence indigne.

Conflit d’intérêt ?

Le maire soutient le commerce du centre-ville nous apprend le journal du maire candidat.

LA PREUVE ?

Une élue municipale est commerçante…

main dr main gaC’est vrai, Mme Isabelle Lespinard est bien gérante de la société GIP (le pain de Saint Roch), mais a-t-elle son libre arbitre quand on sait qu’elle bénéficie depuis de nombreuses années d’un marché de fournitures de pain avec la mairie… Espérons que sa main droite ignore ce que fait sa main gauche.

Est-ce là, un bon exemple de ce soutien, ou juste un exemple de ce qu’il ne faut pas faire ?

Bien sûr que c’est grave !

Laisser faire parce que l’on s’en moque, prétendre que cela n’a pas d’importance sont des attitudes qui confortent les chefaillons dans leurs postures dictatoriales.

Et avec la résignation vient le temps où pour changer les choses il faut une force exceptionnelle ou des évènements majeurs.

Il est venu le temps de ces évènements qui vont changer la face du monde, qui vont nous contraindre à modifier significativement nos habitudes.

La transition passe d’abord par nous, simple citoyen ; il ne faut pas en être victime, il faut être acteur de cette transition énergétique et écologique.

Cessons donc de nous émouvoir devant l’illumination d’une cathédrale qui ne sert strictement à rien, qui coûte cher (rappelons que les LED ont un coût, une empreinte carbone non négligeable à la fabrication et que leur recyclage reste un problème à résoudre) alors qu’assurer la sécurité de nos voies urbaines par un éclairage intelligent et généralisé serait de bien meilleur aloi.

Sans doute moins porteur d’un point de vue de l’électorat visé, mais ce serait, pour Lavaur, historique de faire enfin une action positive à la place d’un gadget ; remplacer le mépris envers le citoyen par une indifférence religieuse, voilà une disposition vertueuse.

cara soupeC’est grave, très grave de se gargariser avec  ces réalisations stupides, elles n’ont aucune efficacité et sont contraires à tout bon sens.

Enfin avec cette dernière touche « lumineuse », on peut espérer que la cathédrale n’attirera plus des lignes budgétaires sans cesse ouvertes et jamais fermées. Après s’être occupé de son dieu, il serait bien que Carayon s’occupe de ses administrés, chose qui reste à faire après 20 ans de pouvoir sans partage.

Cela a assez duré, les couleuvres du maire sont de plus en plus indigestes !

Abus de pouvoir

L’obligation de motivation des actes administratifs permet le constat d’abus de pouvoir.

Le très récent scandale de l’opposition à un changement d’affectation sous le prétexte fallacieux d’une hypothétique piste cyclable en cours de création est un exemple des pratiques de la municipalité.

Certes les abus de pouvoir des maires ne sont pas « qu’à Lavaur et nulle part ailleurs », mais on pourrait s’attendre de celui qui se vante d’une « gestion vertueuse » d’un peu plus d’égards pour ses administrés, ce qui serait « historique ». Ou alors ne pas parler de vertus mais de vices.

abus 2L’abus de pouvoir est bien un vice décisionnaire qui a, dans le cas d’espèce, une double conséquence pour une triple punition.

Les conséquences sont l’une pour l’acheteur qui voit la réalisation de sa transaction immobilière repoussée, l’autre pour l’orthodontiste qui se voit contraint à une nouvelle recherche après avoir mobiliser notamment un architecte pour la faisabilité de son projet (il n’y a que pour la mairie que l’étude de faisabilité se fait en aval du projet).

La triple punition est donc infligée au vendeur, à l’acheteur et, in fine, au citoyen qui voit, pour un caprice, repoussées ses possibilités de consulter et d’être soigné dans un secteur où la spécialité est manquante.

L’homme est un roseau pensant…

Disait Blaise Pascal.

Carayon est un roseau dépensant !

Généreusement même, pas avec ses sous certes !

Si Pascal voulait dire que le roseau plus faible et plus fragile que la nature lui était supérieure par sa capacité à réfléchir, il ne serait pas excessif d’espérer que le vauréen et la vauréenne, plus faibles qu’une mairie toute dévouée à son chef, seront aussi supérieurs et plus efficients qu’une force aveugle dirigée vers le pouvoir d’un seul.

Rendez-vous dans un an !

Revenons, pour asseoir le propos, sur ce journal du maire. Je vous passe l’édito sur la cathédrale de Notre Dame de Paris et la promesse faite par Carayon de venir piquer nos sous dans nos poches pour « participer » à la reconstruction (d’autant que la cagnotte est fermée depuis hier !), je vous passe aussi la page consacrée sous le titre « A LA UNE » au festival international d’opéra . C’est bien, c’est sans doute un enchantement pour certains, c’est mobilisateur, c’est un évènement culturel mais, quand la commune se débat dans des projets mal conçus, des budgets étriqués et endettés, quand le projet de vie résultat du PLU est toujours en gestation alarmante, la Flûte Enchantée suffira-t-elle pour faire passer la pilule du désenchantement citoyen de Lavaur ?

magie parkingNous voilà donc rendu à ces pages du « Panorama Urbain », un immense pot-pourri, des pages fourre-tout avec un titre ronflant pour masquer la médiocrité extrême des projets intéressant l’urbain : une salle de boxe, une cathédrale éclairée (la nuit quand il n’y a que les chats gris pour s’extasier), des aménagements de circulation en guise de plan de circulation, 8 places de parkings par an dont des places handi inadaptées et hors parcours handicapé, des commerces qui s’installent (en oubliant ceux qui ont baissé le rideau), une compilation à la Prévert d’actions décousues réalisées depuis 20 ans. Mais aussi le compostage, ESL et de façon surprenante une synthèse du débat libre. Pour couronner le tout , l’évocation du centre aquatique qui va nous coûter non pas un bras mais tous nos membres. En fait de panorama urbain, il ne faut voir là qu’un panorama électoral.

Triste politique de celui qui n’a fait que coller aux ukases du pouvoir pendant les années RPR, et qui a géré les affaires courantes depuis avec, en point de mire, sa réélection.

GRAND-GUIGNOLESQUE

Lavaur Le Mag, le journal de votre maire.

Une tribune libre qui commence par un scandale.

S’il existe bien en matière journalistique un droit de réponse, il n’existe pas un droit de divination qui permettrait aux uns de répondre aux autres alors qu’ils sont censés ignorer ce qui va être dit.

Ce n’est pas la première fois que Carayon se livre à ce petit jeu. Il dira que ce n’est pas vrai, mais bon à moins d’être complètement sot, il y a une évidence que la colonne de gauche de la tribune libre a été écrite en réponse à la colonne de droite !

Mais à force d’être victime de ces turpitudes, on finit pas accepter celles qui portent le moins grief.

Et ce « Mag » de Mai 2019 est un modèle de grand-guignolesque, rien ne nous sera épargné, sauf le silence pesant sur le PLU !

D’abord sur cette tribune libre , « Lavaur au cœur » expose que l’opposition ne soutient jamais les projets et se lance dans une imbécile démonstration que « on a vraiment peur de ce que l’on ne comprend pas ! »

Sûr que personnellement j’ai peur,

mais parce que j’ai bien compris !

J’ai bien compris que les coûts vont flamber – 1 400 000€ pour certains, plus encore pour d’autres – par la faute des impérities « des » maîtres d’ouvrages du centre aquatique.

veniseS’il est parfaitement maîtrisé que l’on peut construire sur des nappes d’eau (ce que l’opposition sait bien), que celles-ci n’ont jamais empêché l’édification d’ouvrages (ponts, routes, cathédrales, habitations, etc.), il est patent que les techniques déployées sont plus coûteuses que celles qui concernent un terrain stable.

Et le problème n’est pas là, le problème est bien l’imprévision, le dilettantisme, l’amateurisme qui ont présidé au montage du dossier.

Il eût été de bonne administration de prévoir les coûts réels et de les budgéter raisonnablement, c’eût été un moyen de valider la faisabilité de l’opération. Le coût de fondations profondes et vraisemblablement d’un cuvelage va singulièrement alourdir la facture que ce soit réalisé par des parois moulées ou des fondations en pieux.

Pour le cas d’espèce, il est annoncé 9, puis 10 (j’arrondis) millions pour finir vraisemblablement à presque 13.

Il est vrai que si l’on écoute Carayon : « les prévisions et plans sont faits pour être violés » et « qu’un prévisionnel n’était qu’une appréciation incomplète de la réalité. »

Pour le coup l’appréciation est véritablement incomplète ! Et si le maire a raison c’est bien parce que la démarche a été singulièrement indigente.

Pareil pour le cinéma, il devait faire (en catimini), pour l’instant il paie des transports vers d’autres communes, c’est cela une gestion éclairée d’une commune ?

Moi j’appelle cela de la gestion à la petite semaine.

Il ne parlera pas dans sa réponse du PLU, dommage, il y a fort à dire !

Une petite conclusion à sa conclusion en forme d’interrogation, il y a eu combien d’adjoints démissionnaires dans la majorité ?

On en parle ?

Vauréen, Carayon a raté l’avion

de la transition écologique et énergétique…

Il nous traine lamentablement de PLU en pas de PLU, il diffère, il se livre à de nombreux atermoiements sans bien d’objectifs précis que la satisfaction de son aréopage.

Sur son bureau plus de 3000 observations, les a-t-il lues ? A-t-il compris de l’urgence qu’il y a à les traiter ?

Ce ne sont pas des observations contre lui, ce sont des observations pour amender un projet d’un pitoyable indescriptible.

On a compris l’urbanisme, c’est pas son truc. Quasiment depuis sa première élection il a méprisé cet acte d’aménagement et au bout de ce mépris une gabegie, un terrible héritage.

programmeConstruire un programme qui prenne en compte ce désert, est un travail herculéen, j’ai rencontré les enfants d’hercule et on peut être optimiste pour un urbanisme soucieux de l’environnement et qui saura prendre le virage de  la transition énergétique et écologique dans un souci du respect de la démocratie, de la transparence, de la participation intelligente et du social.

Dévouement aveugle

Je relisais avec attention les observations faites lors de l’enquête du PLU, et j’avoue rester encore coi devant la vacuité du projet et je me suis demandé naturellement comment il pouvait être possible qu’en juillet les conseillers municipaux aient pu relayer ce torchon vide de sens (surtout, du si cher « bon sens » de Carayon) et tellement ignorant du monde d’aujourd’hui. Ne soyons pas avare de félicitations… La médiocrité de ce plan est HISTORIQUE, vous ne verrez cela nulle part ailleurs qu’à Lavaur. (je remercie Carayon pour cet emprunt à ses tics verbaux)

On ne peut, certes pas, exiger du modernisme de la part du maire qui s’est enfermé depuis sa première élection à la mairie dans un confortable fauteuil en développant des idées de nos grands parents et en faisant fi de l’évolution de la société. Ce remake des promesses n’a pas pris une ride ?

Le remake non, mais sa politique a bien besoin d’un lifting conséquent !

Mais alors comment est-ce possible ?

mousquetaires

(Photo de famille recomposée)

C’est un dévouement aveugle de quelques uns qui est le coupable de cet entêtement stupide à ne pas vouloir évoluer et à ne pas vouloir survivre aux excès de la fin du siècle dernier.

Ce dévouement n’est pas que celui de ses plus proches serviteurs, mais il a su s’allier avec ceux qui sont en train de tuer notre République. Il va falloir nous battre pour réussir le virage de la transition énergétique et écologique.