Même politique, même postures

Je savais que la nuit ne leur portait pas conseil, force est de constater que les vacances non plus !

Les godillots « Lavaur Citoyenne » de Carayon emboitent allègrement le pas de leur maître.

En se réclamant de la politique du maire, ils adoptent, également, la posture du maire, cette posture qu’ils dénonçaient il n’y a pas si longtemps.

Certes, ils ajoutent leurs incohérences et leurs insuffisances, sans doute selon le principe de qui peut le plus, peut le moins. Mais à faire toujours plus, ils sont de moins en moins crédibles.

Ajoutée à cela, leur propension à déployer des principes qu’ils sont toujours incapables d’appliquer correctement – l’écriture inclusive – nous voilà en présence de ce qui devrait être une opposition et qui illustre parfaitement les errements qui conduise l’électeur à bouder les urnes.

J’explique par un exemple contemporain, post vacances, pour bien marquer leur pugnacité dans l’imbécillité et la vacuité.

Lu sur facebook et comme ce média n’est pas obligatoire, je reproduis ici le post :

« Ce matin, nous avons profité du bus #lisatis pour nous rendre de l’Hotel de Ville au collège des Clauzades, comme de nombreux collégien•nes le feront dès demain. Nous portons le projet de mise en place d’une navette en ville depuis 2014, et sommes convaincu•es que la commune tirera un énorme bénéfice en termes de pacification des mobilités.Nous vous invitons à télécharger l’application Zenbus pour visualiser les lignes, arrêts et horaires et espérons que vous plébisciterez ce moyen de transport !« 
Pas grave les fautes d’orthographe, nous en faisons tous, mais par ailleurs tant qu’à militer pour une forme d’écriture, autant montrer l’exemple, une façon d’asseoir sa crédibilité et sa compétence : donc collégiens en inclusive cela s’écrit « collégien.ne.s » et convaincus « convaincu.e.s. Je dénonce cette pratique mais au moins, je sais m’en servir, je sais de quoi je parle !

Sur la forme aussi, je décrie l’expression « nous avons profité »… comme cela est détestable cette notion de profit, « utilisé » aurait été plus républicain et de bon aloi. Mais chassez le naturel politique, il revient en… bus ! il n’y a pas d’illusion à se faire sur le fond de commerce de Lavaur Citoyenne, le même que celui de Monseigneur Carayon, les finances, le profit.

Sur le fond, c’est la soupe habituelle avec ses ingrédients frelatés.

Ils disent qu’ils « portent le projet de mise en place d’une navette en ville depuis 2014 ».

Menteurs !

Ils n’existent que depuis 2019 (au mieux).
Affirmer qu’ils sont capables de porter un projet 5 ans avant de naître, c’est véritablement nous prendre pour des perdreaux de l’année ! Ou pour des cons !

« Énorme bénéfice en terme de pacification des mobilités », la tarte à la crème… sans crème ! Quels sont donc les indicateurs pertinents qui permettront de vérifier leurs convictions ?
Ont-ils donc mesuré les trafics actuels (scolaires notamment), ont-ils posés des témoins pour quantifier l’usage en quantité et en qualité de ce qui va être « Zenbus ».

Quel est donc la déclinaison de l’item « transports en commun » dans le plan de circulation pour lequel ils avouent être au courant « de rien » !

Non, bien sûr, c’est la politique du doigt mouillé, on fait croire, on est dans le politique qui s’adresse au ballot qu’il pense que nous sommes.

Le « nulle part ailleurs qu’à Lavaur », n’est pas de mise ; à Graulhet, le transport gratuit a été mis en place en 2013, à Gaillac en 2014… Colomiers en 1971… Figeac en 2003. Ce serait plutôt « enfin à Lavaur » qui serait judicieux ! Mais ce n’est pas bon pour l’image, du maire et de ceux qui se vantent d’y avoir pensé en 2014 !

Tout cela serait bien vain, s’il n’y avait en bénéfice secondaire une action principale.

Ne nous voilons pas la face, la farce est là et bien présente : la séance photo ! Comme Carayon… Tout pareil !

Reste l’essentiel, ce gratuit qui le paie (la collectivité locale avec ou sans aide), c’est donc bien le contribuable et c’est une bonne chose mais qui doit être dite, la solidarité ne peut-être transparente, car elle devient un dû et savoir ce que deviennent nos impôts est un droit élémentaire du citoyen.

Alors « Lavaur Citoyenne » à la place de faire le coucou dans le lit du maire, de la communication intelligente c’est envisagé ?