Entourloupe scrutée à la loupe

Parlons vélo, en cette année de disette de pistes cyclables à Lavaur et liaisons douces intercommunales, ce ne me paraît pas excessif.

D’autant qu’au détour d’un article paru dans la dépêche du midi, un journaliste a cru bon de mettre en parallèle une manifestation de citoyens anxieux de la sécurité de leurs enfants et ce qu’il a appelé un événement sportif mondial.

D’abord après un calcul laborieux et erroné pour tenter de fixer le nombre de participants à la manifestation citoyenne, il a minimisé l’impact de ceux qui se sont mobilisés pour que jamais n’arrive un accident mortel et, qu’enfin, des mesures soient prises pour l’éviter.

Ensuite dans une sorte de logique à deux roues, il s’est pris la chaine dans son dérailleur en comptant les participants à l’intronisation de la présidente future (sic… « Nathalie Deruyk sera la présidente de l’Association Tour de France Lavaur 2020 »).
200, dit-il.  Mais il compte aussi… les journalistes, le staff du conseil municipal, les nostalgiques d’une époque où le père de la future présidente était influent pour l’organisation du tour qui est aujourd’hui surtout le tour du sud de la France.

Qu’importe, il nous dira notre maire, que cela ne va rien coûter au contribuable, que le budget de la commune sera exempte de toute inscription au profit de cette manifestation.

Dont acte, mais nous regarderons la, les subventions à cette association créée le 19/10/2019, et nous ferons les comptes en ajoutant les travaux et toutes ces petites choses qui vont faire de l’arrivée de ce tour, un tour de passe passe financier.

Certes, il n’est pas bien compliqué de deviner le regard indulgent du conseil municipal, quand on se rappelle que la future présidente est l’épouse du premier adjoint, Bernard Lamotte depuis 2013 (j’ai le souvenir que c’était un vendredi 13, un mariage célébré à 13h13, dommage que le tour n’arrive pas un 13, mais un 3 !).

Cette année le tour de France a traversé Lavaur… J’étais sur le parcours de ces sportifs avant leur passage, mêlé à une foule avide de ces gadgets venus d’ailleurs et aussitôt partis dans les poubelles. Mais j’étais encore là quand, la caravane passée, il a fallu attendre les cyclistes… La foule s’était envolée, plus que quelques spectateurs.

tdf cour

Alors ses dithyrambiques envolées sur les retombées :  » Exposition médiatique dans le monde entier, répercussions économiques importantes pour la ville, notamment pour les commerces » me font sourire.
Carayon nous vend du vent, ce vendredi 3 juillet, les commerces ne feront pas le chiffre d’affaire du siècle, ils seront plutôt fermés pour cause de nuisance, et les quelques cafés ne pourront pas « pousser les murs » (expression de Bernard Lamotte devant son impuissance à réaliser des parkings) pour accueillir plus de consommateurs qu’ils n’en accueillent en pareille saison. Et cela, pour autant que l’association ne fasse pas une opération « open bar » ce qui ferait déserter les comptoirs.

C’est, en conclusion, bien maladroit de faire ce parallèle, entre une manifestation citoyenne et une manifestation sportive ; entre une opération de survie et une opération commerciale.

Chacun aura apprécié à sa juste valeur l’effort journalistique qui m’a laissé pantois et admiratif pour opération qui tombe à merveille… l’année des élections municipales ou faut-il y voir la main de Tyché, déesse grecque de la fortune et du hasard.

Travaux aux Clauzades ?

Aussi efficace que la pisse d’un chardonneret dans le lac de Balerme en plein été !

Un élargissement se dessine, intéressant pour les bus qui vont pouvoir rouler un peu plus vite dans le rond point.

J’ai aussi noté la présence d’un policier municipal qui, avec pugnacité, tente de fluidifier la circulation.

J’ai vu aussi les stationnements sur les pistes cyclables perdurer, les trottoirs squattés par des parents indélicats !!!

Décidément mon chardonneret n’est pas prêt de pallier l’assèchement de Balerme, et la sécurité n’est pas dans le viseur du maire.

Avec pas loin de 1500 vues pour leurs deux vidéos, les parentes ont su alerter sur les vrais problèmes, les réels dangers.

Vendredi aux Clauzades une manifestation est prévue dès 17 heures, j’y serai par conviction que quelque chose peut et doit être fait dans l’urgence mais dans l’intelligence, j’y serai aussi pour saluer le dévouement, la détermination de ces deux parentes face à un combat légitime et bien ingrat.

y a personne

Passé à côté d’un drame ?

Le drame n’a pas eu lieu, mais c’est grâce à une fée qui ne s’appelle pas Carayon.

Il livre au journaliste de la dépêche un entretien qui laisse pantois devant le culot d’un maire qui essaie, avec sa verve qui n’a d’égale que sa mauvaise foi, de se dédouaner de ce qui reste un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu.

Il a alerté dès cet été le conseil départemental (il me semble que le conseiller adjoint à Lavaur Dalla Riva y siège) pour envisager des améliorations ! Balivernes, qu’il le prouve dans un souci de transparence !

Je rêve « envisager des améliorations » dit-il ! Voilà bien de la dialectique qui ne mène à aucune action sauf à peindre en vert une demie piste cyclable !

Il nous rappelle que… « le collège est du ressort du département et que nous sommes sur une route départementale ».

Je lui rappelle que la sécurité sur les routes départementales est de sa compétence !

Alors pas la peine de passer la patate chaude à d’autres, il est responsable !

Et ce ne sont pas 40 ralentisseurs en 5 ans qui ont empêché l’accident (le chiffre de 40 est de source Carayon et resterait, s’il présentait un intérêt, à vérifier !), c’est bien lui qui manque de visibilité et ce sont bien ses propos qui ne sont que démagogie.

Mais si, comme il le dit (démagogie ), que la sécurité n’a pas de prix comme la santé, je suis fort déçu qu’il n’ait pas mis les moyens pour éviter les accidents par manque de visibilité des conducteurs, étroitesse des voies, stationnements sauvages, etc.

Maintenant, je pardonne bien volontiers à l’opposition qui a sans doute été fort surprise de constater que Carayon organisait une réunion de travail, de concertation avec pour support une vidéo que seule l’intelligence de la loi tolère. Le manque d’habitude conduit parfois à des excès procéduriers dont on se doute de la vacuité.

Il ne s’agit pas comme le dit Carayon de continuer à améliorer, il faut plus prosaïquement mettre en place des dispositifs de sécurité, mener de vrais travaux avec une célérité exemplaire. Cela est possible, compte tenu de l’urgence, de recourir aux procédures exceptionnelles des marchés publics en s’affranchissant des règles habituelles des appels d’offre (c’est prévu au code des marchés publics). Un moyen, le seul pour répondre à l’angoisse des parentes qui ont mené une action dans le respect et la mesure. Les travaux auraient d’ailleurs dû être commencés, ce qui aurait été plus efficace que ces entretiens journalistiques pour justifier l’injustifiable !

Parce que, brandir l’excuse des procédures administratives pour reporter les travaux, serait une bien dangereuse méthode pour nos collégiens, dangereuse voire mortelle.

clown2Il nous parle en conclusion de plan global… il a demandé à ses services d’analyser les conditions de sécurité… le sujet est traité depuis des années… mais alors l’alternative est limpide : ou bien ils sont sots et/ou incompétents… ou bien il nous prend pour des imbéciles car de mémoire, rien dans le PLU, qu’il a enfoui sous des tonnes de poussières, ne traite de ces sujets… Et il est patent que tout cela n’a pas permis d’éviter l’accident. Et maintenant, par je ne sais quel miracle, des solutions se dessinent ! Pff… tout cela n’est que billevesée, sornette et faribole.

Manipulation et démagogie, c’est cela aujourd’hui la réponse de Carayon aux dangers qu’affrontent nos enfants et aux parentes dans une anxiété journalière.

Merci à La dépêche du Midi !

Il entre dans les prérogatives de la mairie qui dispose comme chacun le sait d’un service de la communication de faire la publicité sur les dates et le contenu d’une réunion du conseil municipal.

C’est une mission dite « régalienne » prévue par la LOI.

Au plus près de la réunion, à la limite du hors jeu, la mairie communique bien sur la date, et l’affichage de l’ordre du jour est fait au raz de la légalité, faudrait pas que les citoyens aient connaissance de ce qui les regarde plus tôt, suffisamment tôt pour interpeller le maire (par écrit) sur ce qui les chagrine ou les inquiète. Voire, pourquoi pas, sur ce qui les enthousiasme !

Certes, il y a là une justification à l’existence de blog d’informations comme vigilance Vauréeenne, puisque depuis mardi je vous ai tout dit ce que le maire a bien voulu nous dire. L’individu se substitue à la collectivité défaillante.

Encore plus curieux, c’est un média qui vient prêter main forte au citoyen ; ainsi La Dépêche du Midi en son édition du 17 septembre informe :

Publié le

La prochaine séance du conseil municipal aura lieu le jeudi 19 septembre, à 18 heures. A l’ordre du jour figurent notamment : décisions modificatives budgétaires ; tarifs d’entrées du cinéma ; subventions aux associations ; attribution d’une bourse d’étude ; dotation à l’école La Calendreta del Pastel ; désignation d’un représentant au conseil d’administration de l’école La Calendreta del Pastel ; cession d’un terrain à la communauté de communes Tarn-Agout pour le centre aquatique, secteur des Mazasses ; acquisition d’une bande de terrain et vente d’une petite partie de parcelle, route du Port-d’en-Taïx ; concession relative à la fourniture, l’installation, l’entretien, la maintenance et l’exploitation commerciale de mobiliers urbains sur le domaine public ; autorisation de déposer deux dossiers d’autorisation de travaux dans un établissement recevant du public ; personnel communal, tableau des effectifs ; admission en non-valeur ; informations du maire.

Ah ! Monseigneur a décidément bien du mal à se confier sur des sujets publics.

Mais, pire encore, si vous consultez le site de la mairie vous ne saurez pas qui siège dans l’opposition, le « trombinoscope » n’est toujours pas mis à jour.

trombinoscope

Pour la majorité, un même mépris pour les changements intervenus.

Ne soyons pas trop sévère face à telles négligences, 20 ans c’est trop, beaucoup trop.

L’usure d’un pouvoir concentré sur un seul homme marque un mandat déliquescent.

Oui, mais quand même…

Il est présumé innocent, mais… la mise en examen  vise la personne contre laquelle il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu’elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à la commission d’une infraction. Et ces indices ont été relevés par 3 juges d’instruction… alors qu’il s’agit d’une affaire simple !

Dans le monde de Macron tout s’entrechoque.

Un exécutif qui prend partie pour défendre le pouvoir législatif, car Macron ou Philippe n’ont pas à se prononcer sur la mise en examen de Ferrand. Conserver la confiance n’a pas de sens démocratique, c’est juste s’immiscer dans une affaire judiciaire.

vomiIls ont voulu balayer l’ancien monde ? Ils se vautrent dedans, c’est la République des Affaires.

Une loi de moralisation ? Mais pas pour eux qui construisent le pire quinquennat/septennat de l’histoire de la Vème république.

Semaine très significative pour l’ancien monde et le nouveau avec comme des points de similitudes pitoyables, Balkani/Ferrand même combat.

Décidément il va falloir de nouvelles prisons avec un potentiel de cellules VIP augmenté…

Que Ferrand démissionne est une évidence, que le quatrième personnage de la République siège est une injure pour la démocratie.

Escroquerie

Il est patent que les affaires ont concerné toutes les formations politique, de la droite à la gauche, n’épargnant ni le centre ni l’Extrême-droite.

C’est cela qui a éloigné les citoyens des urnes.

Un nouveau style vient de faire son apparition, c’est le remboursement, De Rugy n’a pas manqué de l’activer comme pour se dédouaner.

Maintenant c’est au tour d’un député de se voir reprocher des remboursements illégitimes (double remboursement).

Les frais exposés ont été remboursés sur présentation de justificatifs fournis par l’élu – maire et président d’une société d’économie mixte – il a vraisemblablement et réglementairement présenté un état de frais qu’il a signé, il y a eu donc bien une escroquerie qui, si elle est vérifiée ne saurait être « oubliée », parce qu’il a remboursé.

Ce serait trop facile, la justice doit le poursuivre, d’ailleurs le maire est contraint par la Loi de dénoncer ces agissements. Sinon ce serait la porte ouverte à tous les abus, « je triche et si je me fais pincer je rembourse et on en parle plus !!! »

pot confiotMais ce qui est extraordinaire dans ces deux cas est bien que cela concerne un député LReM et un ministre de Macron !

Nous sommes bien loin des engagements de moralisation qui étaient une promesse. Les autres partis ne se sont pas engagés dans une démarche de monsieur propre, eux si !

Et nous les retrouvons pris le doigt dans le pot de confiture.

GRAVISSIME !

Ne tuons pas pour prévenir !

Octobre rose arrive avec ses innombrables lâchers de ballons.

Si l’action est d’une utilité publique incontestable, et que son renouvellement annuel est une clé pour prévenir au mieux le cancer du sein, il n’empêche qu’un peu de raison s’impose.

Des milliers de ballons vont être emportés par le vent et vont s’abîmer dans la nature, certains iront flotter dans les mers et les océans avant de finir dans les estomacs de bien des poissons.

Il n’y a donc rien d’autre à faire pour mobiliser les femmes ?

Un bracelet c’est bien, un ballon c’est con, très con même.

Alors Lavaur pourrait accueillir cette manifestation en prenant un arrêté interdisant le lâcher de ballon, ce serait une initiative de bon aloi.

Lavaur sans ballon avec du bon sens, voilà qui serait historique, à voir à Lavaur en attendant de le voir partout ailleurs…

dauphin

Et puis il est un autre cancer qui tue aussi beaucoup et pour lequel la prévention est une arme terriblement efficace. Aussi s’il n’est vraiment pas possible de supprimer le lâcher de ballons roses, on pourrait sans doute faire un lâcher de moustaches bleues gonflées à l’hélium en novembre pour inviter les hommes au dépistage du cancer de la prostate.