Il dort le PLU…

Il n’est pas inutile de rappeler que sous la couette c’est plus de

  • 3000 observations,

  • une participation exceptionnelle : plus de 1000 citoyens.

Et un silence absolu, prolongé du maire qui après avoir dégainé une excuse bidon pour justifier un complément de rapport de la commissaire enquêtrice, se trouve fort dépourvu, maintenant que l’automne est arrivé, pour argumenter cette attente interminable d’une suite.

Certes la médiocrité indiscutable du projet, ses atteintes graves à l’environnement, son absence totale de perspectives dans tous les domaines contemporains, son entêtement à ne pas communiquer, à ne pas organiser la participation des citoyens n’est pas de nature à faire aboutir le PLU.

D’ailleurs les experts sont unanimes pour dire que le PLU est anachronique et que ce qui est cohérent est bien un PLUI (intercommunal).

Alors le maire nous réserve-t-il cette bonne nouvelle pour Noël, ou pour la nouvelle année, ou bien ce sera dans son programme de campagne, vous savez cet amas de promesses qu’il se gardera bien de tenir !

plu import sujet

Ah ! L’humour de Carayon…

Rien ne l’arrête, pas une seule déclaration hors du temps ne lui fait peur.

Rien, pas même quand il s’approprie des principes qu’il se garde bien d’appliquer !

La réunion de septembre a été riche de ses impertinences.

Il déclare comme une évidence :

« La générosité à un coût pour les contribuables » !

Cette prise de conscience (tardive) va-t-elle être salutaire…

Nous le savons bien que la générosité de l’un coûte un bras aux autres, les contribuables.

je me proposais de tenir, ici, la liste de ses générosités, de ses gratuits, de ses largesses, de ses postures de grand seigneur (« vous enverrez la facture à la mairie ! »), mais j’y renonce, car la liste est longue et faute d’exhaustivité, nous tombons dans l’exemple, ce qui est préjudiciable pour appréhender ce qu’est la gestion Carayon.

generoMaintenant impertinence, mépris ?

Je ne pense pas qu’il faille parler d’humour, sans doute est-ce là les prémices d’une campagne où il va nous dire et répéter que sa gestion est vertueuse et cela sans égard pour les écarts généreux pour certains et coûteux pour tous.

Car être généreux avec l’argent des autres, ce n’est pas de la générosité, c’est du calcul, de la manipulation.

Je suis pour la transparence totale !

Mémorable, cette déclaration de Monseigneur en cette réunion du conseil municipal de septembre !

On retrouve dans nombre de ses déclarations précédentes (dans le même lieu) cet amour de la transparence :

« Vous ne saurez rien, je ne vous dirai rien ! »

Sans doute cet art de la transparence est un art nouveau pour Monseigneur, il n’en a pas appréhendé la teneur, nul doute qu’il considère que la transparence c’est pour les autres vis à vis de lui, mais que cela n’a pas sa réciprocité.

Ne nous berçons pas d’illusions, la transparence de Carayon est d’une opacité impénétrable, et sa déclaration est d’une hypocrisie de bon ton en cette amorce de la campagne électorale pour les élections municipales de 2020 (Mars, Messire ne faites pas semblant de ne pas maîtriser cette date, c’est pas crédible, juste ridicule !).

jacque je voisAnecdote, le compte rendu de la réunion de juin aurait mérité, dans un souci de transparence, une mention s’agissant de l’intervention pitoyable du Jacquemart en la personne du conseiller Fèvre qui a scandalisé les citoyens responsables et amusés les quelques aficionados de Monseigneur !

« C’est pas moi »… Qu’il dit !

Imperturbable, droit dans ses baskets, voilà Monseigneur sollicité à propos du centre aquatique.

Il n’est pas prêt de sortir la tête de l’eau, car il est comptable de toutes ses affirmations, de ses dénégations également !

A la réunion du conseil municipal de septembre, il était question de la vente à l’euro symbolique du terrain inondé (able).

Vente au profit de la CCTA, c’est donc une vente à la commune de Lavaur (pour partie).

Pour le benêt que je suis, la commune de Lavaur achète un terrain inapproprié pour édifier un centre aquatique nécessitant des études hydrogéologiques poussées et subséquemment des travaux de structures très importants.

Puis elle le donne (1€) à la CCTA pour une utilisation communautaire, dont Lavaur…

Enfin elle s’engage à supporter les frais de mise à niveau (que d’eau, que d’eau !) du terrain.

Là franchement ça sent le dindon à plein nez !

Bien sûr un petit enrobage de compensation, de fonds de concours, de manipulations comptables pour faire accroire aux sots que nous sommes que tout cela c’est bien pour Lavaur et ses citoyens.

dindonsLa farce a assez duré !

Parlons chiffres… Le terrain a été acheté combien ? Les études coûtent combien ?

Le poids de l’investissement est de combien pour chacun des membres de la communauté ?

Parce que, pointer à chaque question qui dérange la CCTA, ce n’est pas de la transparence, c’est tout simplement nous prendre pour des sots.

D’ailleurs sur le site de la CCTA, point question d’argent, ne soyons pas mesquins…

En outre, si la curiosité vous prend, pas d’espoir de recoupements ou d’informations, le site de la CCTA est silencieux depuis 2014… sur la passation des marchés publics (Lavaur ne fait pas mieux !) :

Voilà donc un dossier qui sera Au Cœur des débats lors des élections municipales.

Il va nous la jouer comment…

Le maire prétend qu’il soutient  le commerce du centre-ville…

… par des manifestations à l’initiative de la ville en partenariat avec l’association des commerçants (lire le « cercle économique du vaurais ») ou dans le soutien de la ville aux manifestations portées par l’association des  commerçants.

Il faut savoir que cette association des commerçants n’existe plus depuis plusieurs années, mais le maire n’a pas dû être informé, de surcroît c’était l’association des commerçants et artisans… Il ne devait pas le savoir non plus. Qu’importe cette association est devenue le Cercle Economique du Vaurais, qui a conduit à une gabegie financière de la foire économique jusqu’à sa suppression pour cette année.

ON NE LUI DIT RIEN !

La nuance est d’importance, car ces dernières années c’étaient les artisans qui avaient pris la main sur cette manifestation.

foire c finiEn fait de soutien, il faut bien faire le constat de l’évolution de cette animation (gratuite pour les visiteurs) qui est passée de plusieurs dizaines d’exposants (les deux halles étaient mobilisées) à quelques stands en moins de 10 ans.

Un terrible échec qui marque bien l’indifférence du maire qui n’a même pas fait le constat du déclin (et donc de la nécessité de dynamiser une activité) et œuvré avec des moyens forts différents (autres que gratuits et subventions d’équilibre) au maintien de cette manifestation qui mettait en valeur la ville.

Mais comme pour le cinéma, le maire pavoise quand cela va bien, mais il est bien incapable de faire en sorte que cela dure !

Alors, il va nous raconter quoi dans son bilan…

Encore une pantalonnade qui n’échappera pas à la sagacité du vauréen, car contrairement à ce que croit Monseigneur, le vauréen et la vauréenne ne sont pas étrangers aux choses publiques, qu’il s’agisse de budget ou d’animations !

Merci à La dépêche du Midi !

Il entre dans les prérogatives de la mairie qui dispose comme chacun le sait d’un service de la communication de faire la publicité sur les dates et le contenu d’une réunion du conseil municipal.

C’est une mission dite « régalienne » prévue par la LOI.

Au plus près de la réunion, à la limite du hors jeu, la mairie communique bien sur la date, et l’affichage de l’ordre du jour est fait au raz de la légalité, faudrait pas que les citoyens aient connaissance de ce qui les regarde plus tôt, suffisamment tôt pour interpeller le maire (par écrit) sur ce qui les chagrine ou les inquiète. Voire, pourquoi pas, sur ce qui les enthousiasme !

Certes, il y a là une justification à l’existence de blog d’informations comme vigilance Vauréeenne, puisque depuis mardi je vous ai tout dit ce que le maire a bien voulu nous dire. L’individu se substitue à la collectivité défaillante.

Encore plus curieux, c’est un média qui vient prêter main forte au citoyen ; ainsi La Dépêche du Midi en son édition du 17 septembre informe :

Publié le

La prochaine séance du conseil municipal aura lieu le jeudi 19 septembre, à 18 heures. A l’ordre du jour figurent notamment : décisions modificatives budgétaires ; tarifs d’entrées du cinéma ; subventions aux associations ; attribution d’une bourse d’étude ; dotation à l’école La Calendreta del Pastel ; désignation d’un représentant au conseil d’administration de l’école La Calendreta del Pastel ; cession d’un terrain à la communauté de communes Tarn-Agout pour le centre aquatique, secteur des Mazasses ; acquisition d’une bande de terrain et vente d’une petite partie de parcelle, route du Port-d’en-Taïx ; concession relative à la fourniture, l’installation, l’entretien, la maintenance et l’exploitation commerciale de mobiliers urbains sur le domaine public ; autorisation de déposer deux dossiers d’autorisation de travaux dans un établissement recevant du public ; personnel communal, tableau des effectifs ; admission en non-valeur ; informations du maire.

Ah ! Monseigneur a décidément bien du mal à se confier sur des sujets publics.

Mais, pire encore, si vous consultez le site de la mairie vous ne saurez pas qui siège dans l’opposition, le « trombinoscope » n’est toujours pas mis à jour.

trombinoscope

Pour la majorité, un même mépris pour les changements intervenus.

Ne soyons pas trop sévère face à telles négligences, 20 ans c’est trop, beaucoup trop.

L’usure d’un pouvoir concentré sur un seul homme marque un mandat déliquescent.

Abus de droit

C’est en ces termes que la Cour de Cassation a mis fin aux instances pour diffamation intentées par Monseigneur (payées par la commune).
Abus de droit : L’abus de droit est une notion juridique, notamment associée au droit moral, qui permet de sanctionner tout usage d’un droit qui dépasse les bornes de l’usage raisonnable de ce droit.

Ainsi Messire Carayon avait dépassé les bornes de l’usage raisonnable du droit.

Cet abus c’est aussi son bilan, triste bilan certes, d’autant que les frais avancés par la commune au titre d’une juste instance se sont révélés injustement employés puisque que la Cour a dénoncé et condamné un abus de droit…

des sous caraAlors Monseigneur, il rembourse quand ces sous ?

Avant l’échéance des municipales ?

C’est la mode de rembourser pour être pardonné en ces temps troublés de mélange de bien des genres.