Essentiel…

Nous connaissons le peu de goût du maire et de ses services pour tout ce qui a trait à la communication, particulièrement quand il s’agit de rendre compte de ce qu’ils font de nos sous.

Nous connaissons aussi le désintérêt que notre édile montre pour ce qui est du réglementaire, de la Loi, des réglementations. C’est même de la désinvolture.

Pire, il ose afficher une réglementation devenue obsolète, il ne met pas à jour les textes applicables et ne les applique donc pas, avec en conséquence un trou noir sur la passation des marchés.

Au gré des réunions du conseil municipal, nous savons qu’il a signé des avenants pour tel ou tel marché, nous ne savons rien bien sûr de la vie de ce marché et nous ignorons si ces avenants n’ont pas dénaturé le marché initial.

Les marchés publics dans la forme moderne de passation qui conduit à une interprétation libérale des modes de soumissions sont un ressort essentiel de la vie économique de la commune et c’est tout un pan de cette vie qui nous est cachée.

Au moment où la transition économique est un sujet urgent et déterminant, il est incontournable que le maire se décide enfin à faire le minimum, rendre compte de ses actions et des moyens déployés.

Il est intéressant de noter qu’un marché est en cours de publication : http://lejournaldici.e-marchespublics.com/annonce_marche_public_4311_655052.html.

Il s’agit de l’achat de denrées alimentaires… Un marché qui fait l’objet de reconductions régulières. Sur le site de la mairie il n’y a pas l’historique (l’évolution) de ce marché qui est passé tous les deux avec une échéance qui tombe juste avant les élections (hasard du calendrier nous dira-t-on !).

Notons, ici aussi hasard, qu’une des attributaires du marché – le lot n°1 – est cette conseillère qui participe au soutien du commerce au centre-ville…

Consommons local, le mouton tarnais…

Une race qui n’est pas en voie d’extinction !

Encore un vote pour plaire à notre Jupiter national !

Qu’importe les engagements de transition énergétique, écologique et économique, passent les promesses, oublions les engagements, devant leur pupitre sans la moindre hésitation nos députés du Tarn ont voté POUR la ratification du CETA.

Se sont-ils inquiétés des pensées et volontés de leurs électorats ? Oseraient-ils aujourd’hui se présenter devant eux après cette nouvelle forfaiture ?

Ils ont un parcours d’une fidélité à un pouvoir corrompu qui ferait rougir un homard dans son milieu naturel.

Nous ne sablerons pas le champagne pour cette nouvelle trahison, nous laisserons leurs enfants devant les conséquences de leurs impérities.

enterr ceta

CETA s’arracher les cheveux !

Encore un vote scélérat et pas des moindres !

Sans entrer dans les détails, parce que je n’ai pas la formation scientifique suffisante, mais en un simple constat des pratiques de cet accord en cours, il est constant que cela reviendra à faire transiter des EU ou du Canada vers la France et l’UE et vice versa des produits carne particulièrement.

Certes il semble bien que la balance export/import nous soit favorable actuellement, mais le problème reste entier c’est l’empreinte carbone de ces transferts qui est considérable.

Au delà de la traçabilité géographique il serait bien d’indiquer cette trace sur les emballages des produits que nous achetons et son équivalent en €.

cetaLes députés (LREM en quasi totalité) qui ont voté en première lecture cette ratification font une véritable injure à l’écologie (et au bon sens).

L’écologie était dans leurs trousseaux de mariés, ils sont les cocus de la politique de Macron mais n’osent s’en affranchir.

Il reste que le consommateur est maître de ses achats. Boudons ces produits, remplissons nos caddies de produits locaux, et privons nous de ce qui n’est pas de saison ou ce qui vient de loin.

Alors le CETA aura vécu et la terre respirera un peu mieux

Son cas serait désespéré ?

C’est désespérant le silence opposé par le maire à la poursuite du projet de PLU.

Comme s’il voulait que l’oubli vienne. Comme s’il voulait que ce soit un tabou dans la campagne électorale,         ON N’EN PARLE PAS !

Une zone de non discussion !!!

Mon avis est qu’il rêve notre maire !

Même s’il ne se sent pas le cœur à réformer son projet en suivant les recommandations de la commissaire enquêtrice, il pourrait démocratie oblige, revoir les dispositions qui ont le plus choqué, consulter ses administrés.

Il a « Lavaur au cœur » ?

Mais c’est un cœur de pierre !

commerc centre villeIl aime citer des communes qui ont des soucis comme la nôtre, dommage qu’il ne se rapproche pas de Castres qu’il cite souvent comme exemple ou contre exemple. Car Castres a su se mobiliser et obtenir des subventions pour redynamiser son centre ville (et autoriser des ouvertures de grandes surfaces, tout comme Carayon tente de le faire).

Voir article : https://www.francetvinfo.fr/economie/commerce/video-ces-villes-qui-pleurent-leur-centre-ville-mais-ouvrent-des-grandes-surfaces-en-peripherie_3446633.html?fbclid=IwAR02Ce5Xn-QmIJZUFTS5zWFEeV3oOIEJoUobwm5fS80H82fovUzNNW6LCvY

Mais sans doute est-ce plus délicat de se faire subventionner pour un équilibrage commerce du centre-ville et lobbies des hypermarchés que pour magnifier une cathédrale !

Et puis, le PLU, on en reparlera.

Quand il voudra et même quand il ne le voudra pas.

Acte d’achat…

Le consommateur détient un rôle citoyen et politique fort (Triballat).

C’est serait tellement bien, et c’est si important que la prise en compte de cette force soit un atout pour des lendemains sans gâchis.

Revenir à des valeurs d’antan parce que porteuses de progrès si elles sont adaptées à nos urgences et aussi à nos convictions serait un moyen, LE MOYEN, de vivre en harmonie avec notre temps sans hypothéquer l’avenir de nos enfants.

caddie videAccepter de faire ses achats et de se voir refuser une denrée – « parce qu’il y en a plus » – sera la première borne du chemin qui nous mènera vers un devenir.

Et cela nous ne devons l’attendre que de nous même.

Un effort sans doute, mais il ne peut-être insurmontable.

Consommer local, bio, doit être un objectif. Et, « s’il n’y en a plus », savoir s’en passer.

Je sais…

Les triangles du commerce

Le commerce, à Lavaur et partout ailleurs, subit de plein fouet les aberrations passées qui ont permis de développer des surfaces de vente hyper et super dans tous les domaines.

La montée en puissance de la vente numérique a aussi aidé à la désaffection du commerce de proximité, jugé trop cher, pas adapté et aussi ne répondant pas aux exigences du tout, tout de suite.

Ce qui a amène à se poser la question des problèmes et… des solutions !

Témoin du malaise prégnant des commerçants, l’enquête sur le projet de PLU a mis en évidence ce qui est masqué par la pratique « des jeux et du pain » chère à Carayon. La désertification du centre-ville est la conséquence.

Le triangle Consommateur, producteur, commerçant avec leurs interactions révèle que en quelques décennies les habitudes de consommer ont été radicalement bouleversées avec deux révolutions : celle qui a vu nos banlieues envahies d’hyper, super marchés avec leur méthodes de ventes de masse et la seconde qui se dessine aujourd’hui et qui consacre le retour à de vraies valeurs, consommer ce qui nous convient, ce qui respecte le plus la planète, ce qui économise les énergies et aussi de plus en plus ce qui est le moins pénalisant pour nos animaux avec en fond de toile, la volonté de limiter le gâchis.

Le producteur s’adapte en sa région, il sait proposer les produits du terroir et son influence sur la consommation récurrente se fait de plus en plus importante.
Alors tout va pour le mieux ?

Non, car cela ne suffit pas, il manque le liant, le coup de pouce qui va  mettre toutes ces prises de conscience en état de prospérer, ce liant c’est la prise en considération par la puissance publique du problème et la volonté de le solutionner.

A Lavaur un triangle s’est construit autour de l’action de cette puissance publique, c’est le triangle maudit de la surdité, de l’aveuglement et du placebo !
Le résultat ce sont les fermetures de commerces de proximité, les difficultés de gestion, les débouchés limités des producteurs locaux, le client à la recherche d’une place de stationnement…

triangleLa solutions passera par un autre triangle : celui de la solidarité, de la citoyenneté et de la responsabilité, un triangle qui se superposera à celui du producteur, client, commerçant…

On les dessine quand ces triangles pour que la collectivité nous propose une autre figure, celle de l’aménagement, de l’organisation et du soutien, et qu’enfin les trois triangles forment une figure harmonieuse qui ouvre la voie à un devenir rassurant.

Commerce : nier l’évidence…

La réunion du conseil municipal de ce 6 mars a été l’occasion pour le maire, selon une habitude pas vraiment vertueuse, mais historiquement répétée, de nier une évidence, celle qui s’est exprimée à travers des pétitions ainsi que des centaines d’observations dans le registre d’enquête du PLU.

Il aurait pu en prendre acte, et l’inscrire dans des démarches de progrès. Mais cette prise en compte n’est pas au programme. Cela, la surdité aux souhaits du citoyen, on ne le voit qu’à Lavaur et nulle part ailleurs (selon un tic verbal cher à Carayon, NDLR).

Une des questions de la nouvelle conseillère portait bien évidemment sur le commerce, le centre-ville. Là surprise ! Carayon a asséné que le commerce se portait bien et que ce n’étaient pas quelques fermetures qui pouvaient être le signe de difficultés pour les commerçants à Lavaur.

chevalier blanc1« La parole a été donnée à l’homme pour cacher sa pensée », ce propos attribué à Talleyrand et cité par Stendhal illustre à la perfection l’art que maîtrise si bien le maire bien qu’il ne soit pas un ancien de l’ENA : la langue de bois !

Qu’une nouvelle conseillère vienne tenter de la lui raboter est une espièglerie que n’a pas goûté notre monarque.

Pourtant le fait est là, patent ! Le centre-ville va à vau-l’eau sans parapet, sans guide et ce ne sont pas les flonflons du samedi dans la plaine du Plô qui vont y changer quelque chose.

Elle a bien raison Pauline Albuy-Pomponne, il y a urgence et si la situation est celle que nous connaissons, c’est bien parce que les tours de passe-passe du maire n’ont rien changé.

Qu’un adjoint, et pas des moindres : le premier, vienne passer une couche de stationnement en zone bleue et de nouveaux parkings en évoquant la nécessité de marcher 3 ou 5 minutes pour rejoindre le centre-ville est un argument stupide et peu en relation avec le problème, que le maire se vante de la gratuité des stationnements ce n’est pas non plus un argument recevable quand les chiffres d’affaires font grise mine et que les fins de mois ont des allures de liquidation de commerce.

Les clients changent, il faut porter clients et commerçants, les réunir avec les producteurs au sein de structures adaptées (les SCIC par exemple) dans lesquelles la commune serait partie prenante.

Des solutions, autres qu’un coup de peinture bleue sur des places de stationnement, sont à mettre en place en association avec les acteurs du commerce local, pour le défendre et le faire prospérer.

Cela est un véritable enjeu pour un maire, un vrai combat dans le cadre de la transition écologique, mais il est si vertueux que l’on s’étonnerait presque que Carayon n’y ait pas pensé. Et selon un autre de ses tics verbaux, ce serait historique qu’il se fasse le chevalier blanc de la reconquête du centre-ville par les commerçants…