Lavaur envahie par des rémoras.

De tous les horizons politiques, et même ceux qui prétendent de ne pas en avoir, le vert est la couleur à la mode.

Carayon, Monseigneur de Lavaur, la ville enfumée comme nulle part ailleurs, a lancé le principe du saupoudrage. Ce principe est désormais décliné par tous ceux qui sont censés apporter le renouveau dans notre ville.

C’est avec délice que nous lisons que telle ou telle action « écologique » a été réalisée et tous tirent la couverture de la mise en place ou de l’initiation de cette action qui est dans les programmes de toutes les formations candidates aux municipales depuis bien des années.

C’est bien la seule chose qui soit recyclée.

Et chacun se pâme devant tant de volonté verdoyante.

Mais ce n’est pas l’enjeu.
Une ruche, c’est bien mais cela ne sauvera pas le monde surtout si ses occupantes vont butiner les fleurs pesticidentielles (1) des alentours.
Un arbre par naissance ? Comme c’est bien mais très insuffisant nous l’avons largement démontré.
Des jardins partagés, trop mignons, mais ne pourront remplacer l’incitation au produire local pour consommer local sans gaspillage.
Des composteurs ici et là, sûr que cela donne bonne conscience, mais apprendre à ne pas gaspiller c’est beaucoup mieux.
Des commandos pour ramasser les détritus jetés par quelques citoyens irresponsables et bien peu civilisés, c’est une contre action, il faut apprendre à ne pas jeter n’importe où.

Et avec tout cela nous sommes bien loin des efforts à faire pour entrer la tête haute dans le monde de demain

Je vois les listes qui se présentent mais dans les professions de foi je ne vois pas ce qui est essentiel, ce qui prouve qu’il est plus difficile de ne pas faire que de promettre.
Ne pas faire l’autoroute impasse de Toulouse à Castres mais préférer un itinéraire aménagé, économique et écologique qui préserverait les objectifs économiques tout en favorisant la migration et l’épanouissement social.
Ne pas transformer Terra2 en cimetières : celui des espèces animales martyrisées, celui de l’emploi dans les centres ville, celui de la terre et de ses attributs propres à valider la survie de la vie : friches, haies, jachères fleuries, etc.

Et bien non, on va nous parler de quelques gadgets d’un vert chatoyant, mais pas de ce vert qui doit envahir à nouveau notre environnement, ce vert de la survie

Carayon V a subi l’évènement pomme fumée au fioul, en fait il n’est jamais en rupture de campagne électorale, donc toujours en mesure d’adapter son discours aux modes, nous avons eu sa lutte épique contre le domaine de Fontorbe très récemment, une lutte au cours de laquelle, au plus fort de la mêlée, il s’est dégagé de toutes sortes de responsabilités en sonnant à toutes les portes. Les rémoras de la minorité (LC et LA ont repris le flambeau en naviguant dans le sillage de ceux qui ont véritablement pris à bras le corps les conséquences des postures de l’industrie de la pomme) tentent une récupération osée, le fait de s’acoquiner avec le domaine depuis un an sans obtenir le moindre résultat montre à l’envi le peu, ou l’absence de pertinence de leurs démarches. Les péroraisons ont eu raison de leur efficience et un soupçon d’humilité devrait être leur démarche.

Je lis d’ailleurs, un rien estomaqué, que la mairie devrait acheter une station météorologique pour mesurer la force du vent ! C’est donc au citoyen de financer le contrôle du respect de l’usage des pesticides.
A Lavaur on pédale sur la tête !

C’est au domaine que revient cette installation avec mise en réseau des résultats vers mairie et gendarmerie !

Voilà une négociation à mener par une minorité responsable et éclairée, hélas leur éclairage ce ne sont que bougies vacillantes.

Ne sont-ils pas adorables nos LC et LA
Pas sûr que VNE apprécie la compagnie :

(1) mot nouveau, le rédacteur du post assume et le sens va de soi !

Pas lourds… nombreux ! Pas pour em..der, mais alerter !

Dévoilant au détour d’un post la politique de la majorité, un conseiller délégué a bien résumé la philosophie d’une municipalité qui se consacre aux jeux, banquets et autres festivités du monde d’hier et ignore les vraies problématiques actuelles.

Pendant qu’ils se démènent à masquer les conséquences des pollutions locales, ils oublient ou ne savent pas que chaque année dans le monde c’est plus de 3 700 000 000 de pommes qui sont gaspillées !
700 000 000 de tonnes !

Pom Pom boys et girls d’un maire autoritaire et inaccessible à la raison, fuyant ses responsabilités en ne mobilisant les moyens de mettre un terme à des infractions, les élus d’une politique archaïque sont dépassés par l’urgence de la mise en place de la transition écologique et sociale, environnementale et économique.

On nous parlera de jardins partagés, de piste de skate park, de cathédrale mais ce sont des préoccupations tellement éloignées des priorités qui sont les nôtres aujourd’hui.

Hier la marche citoyenne a emporté une prise de conscience qui ne se limite pas aux pollutions du domaine de Fontorbe, c’est un cri citoyen pour l’abandon de pratiques détestables.

Il n’est pas mal de ne pas savoir faire, ce qui est épouvantable et mortifère pour notre avenir, c’est de croire que l’on sait faire, que l’on sait. Quand la démission de Carayon est réclamée ce n’est pas une manœuvre politique, c’est simplement le constat de l’échec de ses actions.

Dont acte !

Pour rendre service à sa ville qu’il aime au cœur et qui ne lui rend plus, il n’a plus que la solution de prendre la porte en emportant un panier de pomme et une bouteille de jus de pesticide pour fêter l’événement.

Sanctionner, pas subventionner !

L’ampleur des pollutions, l’entêtement du domaine de Fontorbe à traiter ses pommiers malgré les conditions météorologiques défavorables le met définitivement hors la loi.

Il serait choquant qu’une collectivité territoriale imagine subventionner cette entreprise.

Il faudrait qu’elle se mette enfin en conformité avec la loi, qu’elle le prouve indiscutablement et qu’elle organise une contrôle qualité transparent pour que ses dossiers de demandes de subvention soient à nouveau examinés.

Le maire de Lavaur a eu sous ses fenêtres la preuve incontestable que ses concitoyens ne supporteront plus les écarts du domaine de Fontorbe sans réagir.

Au pays de Carayon réunir en une action contraire à la pensée du maître de céans une poignée de personnes est un exploit, en mobiliser plus de 500 est mettre en exergue que trop c’est trop.

A titre personnel, nous avons pu reconnaître dans la marche quelques conseillers municipaux, un député, des maires… L’enjeu était à la mesure de la mobilisation, chacun l’a bien compris et le déroulement responsable donne toute la valeur à la colère légitime qui habite aujourd’hui une population exposée extraordinairement à des pollutions qui ne profitent qu’au capital.

Ce n’est pas un coup d’épée dans l’eau, les associations organisatrices se sont engagées à une grande vigilance et à une pugnacité sans faille dans leurs actions pour mettre un terme à ces infractions.

Carayon a mis dans la balance toutes ses forces, sollicité ses collaborateurs pour faire de la distribution de tracts, interdit la participation des élus de sa majorité. C’est un cuisant échec, à l’image de ceux qu’il a subi quand le sujet est d’importance : PLU, Déplacement des fêtes pour ce qui récent.
Mais ce n’est pas une révolte, c’est l’expression de ceux (70%) qui n’ont pas voté pour Monseigneur, ils existent, et aujourd’hui ils se sont exprimés…

Le monde d’hier a vécu, tournons-nous vers le monde de demain, celui de notre survie même si, et je le pense sincèrement, nous serons obligés de faire des sacrifices en adoptant des postures respectueuses de l’environnement en plaçant le social comme un élément d’équilibre et non comme un otage.

Il va nous la jouer comment…

Le maire prétend qu’il soutient  le commerce du centre-ville…

… par des manifestations à l’initiative de la ville en partenariat avec l’association des commerçants (lire le « cercle économique du vaurais ») ou dans le soutien de la ville aux manifestations portées par l’association des  commerçants.

Il faut savoir que cette association des commerçants n’existe plus depuis plusieurs années, mais le maire n’a pas dû être informé, de surcroît c’était l’association des commerçants et artisans… Il ne devait pas le savoir non plus. Qu’importe cette association est devenue le Cercle Economique du Vaurais, qui a conduit à une gabegie financière de la foire économique jusqu’à sa suppression pour cette année.

ON NE LUI DIT RIEN !

La nuance est d’importance, car ces dernières années c’étaient les artisans qui avaient pris la main sur cette manifestation.

foire c finiEn fait de soutien, il faut bien faire le constat de l’évolution de cette animation (gratuite pour les visiteurs) qui est passée de plusieurs dizaines d’exposants (les deux halles étaient mobilisées) à quelques stands en moins de 10 ans.

Un terrible échec qui marque bien l’indifférence du maire qui n’a même pas fait le constat du déclin (et donc de la nécessité de dynamiser une activité) et œuvré avec des moyens forts différents (autres que gratuits et subventions d’équilibre) au maintien de cette manifestation qui mettait en valeur la ville.

Mais comme pour le cinéma, le maire pavoise quand cela va bien, mais il est bien incapable de faire en sorte que cela dure !

Alors, il va nous raconter quoi dans son bilan…

Encore une pantalonnade qui n’échappera pas à la sagacité du vauréen, car contrairement à ce que croit Monseigneur, le vauréen et la vauréenne ne sont pas étrangers aux choses publiques, qu’il s’agisse de budget ou d’animations !

Essentiel…

Nous connaissons le peu de goût du maire et de ses services pour tout ce qui a trait à la communication, particulièrement quand il s’agit de rendre compte de ce qu’ils font de nos sous.

Nous connaissons aussi le désintérêt que notre édile montre pour ce qui est du réglementaire, de la Loi, des réglementations. C’est même de la désinvolture.

Pire, il ose afficher une réglementation devenue obsolète, il ne met pas à jour les textes applicables et ne les applique donc pas, avec en conséquence un trou noir sur la passation des marchés.

Au gré des réunions du conseil municipal, nous savons qu’il a signé des avenants pour tel ou tel marché, nous ne savons rien bien sûr de la vie de ce marché et nous ignorons si ces avenants n’ont pas dénaturé le marché initial.

Les marchés publics dans la forme moderne de passation qui conduit à une interprétation libérale des modes de soumissions sont un ressort essentiel de la vie économique de la commune et c’est tout un pan de cette vie qui nous est cachée.

Au moment où la transition économique est un sujet urgent et déterminant, il est incontournable que le maire se décide enfin à faire le minimum, rendre compte de ses actions et des moyens déployés.

Il est intéressant de noter qu’un marché est en cours de publication : http://lejournaldici.e-marchespublics.com/annonce_marche_public_4311_655052.html.

Il s’agit de l’achat de denrées alimentaires… Un marché qui fait l’objet de reconductions régulières. Sur le site de la mairie il n’y a pas l’historique (l’évolution) de ce marché qui est passé tous les deux avec une échéance qui tombe juste avant les élections (hasard du calendrier nous dira-t-on !).

Notons, ici aussi hasard, qu’une des attributaires du marché – le lot n°1 – est cette conseillère qui participe au soutien du commerce au centre-ville…

Consommons local, le mouton tarnais…

Une race qui n’est pas en voie d’extinction !

Encore un vote pour plaire à notre Jupiter national !

Qu’importe les engagements de transition énergétique, écologique et économique, passent les promesses, oublions les engagements, devant leur pupitre sans la moindre hésitation nos députés du Tarn ont voté POUR la ratification du CETA.

Se sont-ils inquiétés des pensées et volontés de leurs électorats ? Oseraient-ils aujourd’hui se présenter devant eux après cette nouvelle forfaiture ?

Ils ont un parcours d’une fidélité à un pouvoir corrompu qui ferait rougir un homard dans son milieu naturel.

Nous ne sablerons pas le champagne pour cette nouvelle trahison, nous laisserons leurs enfants devant les conséquences de leurs impérities.

enterr ceta

CETA s’arracher les cheveux !

Encore un vote scélérat et pas des moindres !

Sans entrer dans les détails, parce que je n’ai pas la formation scientifique suffisante, mais en un simple constat des pratiques de cet accord en cours, il est constant que cela reviendra à faire transiter des EU ou du Canada vers la France et l’UE et vice versa des produits carne particulièrement.

Certes il semble bien que la balance export/import nous soit favorable actuellement, mais le problème reste entier c’est l’empreinte carbone de ces transferts qui est considérable.

Au delà de la traçabilité géographique il serait bien d’indiquer cette trace sur les emballages des produits que nous achetons et son équivalent en €.

cetaLes députés (LREM en quasi totalité) qui ont voté en première lecture cette ratification font une véritable injure à l’écologie (et au bon sens).

L’écologie était dans leurs trousseaux de mariés, ils sont les cocus de la politique de Macron mais n’osent s’en affranchir.

Il reste que le consommateur est maître de ses achats. Boudons ces produits, remplissons nos caddies de produits locaux, et privons nous de ce qui n’est pas de saison ou ce qui vient de loin.

Alors le CETA aura vécu et la terre respirera un peu mieux

Son cas serait désespéré ?

C’est désespérant le silence opposé par le maire à la poursuite du projet de PLU.

Comme s’il voulait que l’oubli vienne. Comme s’il voulait que ce soit un tabou dans la campagne électorale,         ON N’EN PARLE PAS !

Une zone de non discussion !!!

Mon avis est qu’il rêve notre maire !

Même s’il ne se sent pas le cœur à réformer son projet en suivant les recommandations de la commissaire enquêtrice, il pourrait démocratie oblige, revoir les dispositions qui ont le plus choqué, consulter ses administrés.

Il a « Lavaur au cœur » ?

Mais c’est un cœur de pierre !

commerc centre villeIl aime citer des communes qui ont des soucis comme la nôtre, dommage qu’il ne se rapproche pas de Castres qu’il cite souvent comme exemple ou contre exemple. Car Castres a su se mobiliser et obtenir des subventions pour redynamiser son centre ville (et autoriser des ouvertures de grandes surfaces, tout comme Carayon tente de le faire).

Voir article : https://www.francetvinfo.fr/economie/commerce/video-ces-villes-qui-pleurent-leur-centre-ville-mais-ouvrent-des-grandes-surfaces-en-peripherie_3446633.html?fbclid=IwAR02Ce5Xn-QmIJZUFTS5zWFEeV3oOIEJoUobwm5fS80H82fovUzNNW6LCvY

Mais sans doute est-ce plus délicat de se faire subventionner pour un équilibrage commerce du centre-ville et lobbies des hypermarchés que pour magnifier une cathédrale !

Et puis, le PLU, on en reparlera.

Quand il voudra et même quand il ne le voudra pas.

Acte d’achat…

Le consommateur détient un rôle citoyen et politique fort (Triballat).

C’est serait tellement bien, et c’est si important que la prise en compte de cette force soit un atout pour des lendemains sans gâchis.

Revenir à des valeurs d’antan parce que porteuses de progrès si elles sont adaptées à nos urgences et aussi à nos convictions serait un moyen, LE MOYEN, de vivre en harmonie avec notre temps sans hypothéquer l’avenir de nos enfants.

caddie videAccepter de faire ses achats et de se voir refuser une denrée – « parce qu’il y en a plus » – sera la première borne du chemin qui nous mènera vers un devenir.

Et cela nous ne devons l’attendre que de nous même.

Un effort sans doute, mais il ne peut-être insurmontable.

Consommer local, bio, doit être un objectif. Et, « s’il n’y en a plus », savoir s’en passer.

Je sais…

Les triangles du commerce

Le commerce, à Lavaur et partout ailleurs, subit de plein fouet les aberrations passées qui ont permis de développer des surfaces de vente hyper et super dans tous les domaines.

La montée en puissance de la vente numérique a aussi aidé à la désaffection du commerce de proximité, jugé trop cher, pas adapté et aussi ne répondant pas aux exigences du tout, tout de suite.

Ce qui a amène à se poser la question des problèmes et… des solutions !

Témoin du malaise prégnant des commerçants, l’enquête sur le projet de PLU a mis en évidence ce qui est masqué par la pratique « des jeux et du pain » chère à Carayon. La désertification du centre-ville est la conséquence.

Le triangle Consommateur, producteur, commerçant avec leurs interactions révèle que en quelques décennies les habitudes de consommer ont été radicalement bouleversées avec deux révolutions : celle qui a vu nos banlieues envahies d’hyper, super marchés avec leur méthodes de ventes de masse et la seconde qui se dessine aujourd’hui et qui consacre le retour à de vraies valeurs, consommer ce qui nous convient, ce qui respecte le plus la planète, ce qui économise les énergies et aussi de plus en plus ce qui est le moins pénalisant pour nos animaux avec en fond de toile, la volonté de limiter le gâchis.

Le producteur s’adapte en sa région, il sait proposer les produits du terroir et son influence sur la consommation récurrente se fait de plus en plus importante.
Alors tout va pour le mieux ?

Non, car cela ne suffit pas, il manque le liant, le coup de pouce qui va  mettre toutes ces prises de conscience en état de prospérer, ce liant c’est la prise en considération par la puissance publique du problème et la volonté de le solutionner.

A Lavaur un triangle s’est construit autour de l’action de cette puissance publique, c’est le triangle maudit de la surdité, de l’aveuglement et du placebo !
Le résultat ce sont les fermetures de commerces de proximité, les difficultés de gestion, les débouchés limités des producteurs locaux, le client à la recherche d’une place de stationnement…

triangleLa solutions passera par un autre triangle : celui de la solidarité, de la citoyenneté et de la responsabilité, un triangle qui se superposera à celui du producteur, client, commerçant…

On les dessine quand ces triangles pour que la collectivité nous propose une autre figure, celle de l’aménagement, de l’organisation et du soutien, et qu’enfin les trois triangles forment une figure harmonieuse qui ouvre la voie à un devenir rassurant.