SCOOP !

De « source sûre » notre Majesté Carayon V va profiter de la réunion confidentielle du conseil municipal pour faire des annonces fortes.

Sous le thème des « informations » il va nous livrer les moyens qu’il va déployer pour mettre ses actions en accord avec ses propos, nous dire comment il va poursuivre sa marche pour le petit commerce au delà des allées Jean Jaurès… entre autres !

Si, il peut le faire, il va le faire !

Chacun a pu noter avec une satisfaction enthousiaste sa venue dans les problématiques Vauréennes, enfin un maire sur le terrain, un maire qui prend à bras le corps la transition économique et écologique, un maire qui poursuit sa démarche de transition énergétique, un maire dont toute commune rêve !

C’est avec impatience que nous attendons les résultats de l’étude sur les déplacements doux annoncée en début d’année suite aux tragiques accidents, nous serons attentifs aux propositions qui seront soumises aux citoyens,
nous ne bouderons pas, non plus, l’annonce sur le devenir du PLU et l’orientation qu’il entend donner vers un PLUi pour apporter une valeur environnementale « pays de Cocagne » plutôt qu’un confinement vauréen sans ambition et sans devenir,
nous serons gourmands de sa solution pour les petits commerces, de sa mise en perspective des postures des uns et des autres qui ont conduit en toute indifférence aux réels problèmes économiques aggravés par la Covid 19,
notre soif de fluidité de la circulation nous conduira à examiner avec rigueur les projections d’implantation de parkings écologiques, il a acheté faut bien aménager !
nous saurons patienter pour que la maison des associations puissent enfin devenir une réalité après un achat « coup de coeur » qui met à mal le principe stupide d’un maire qui prétend qu’il y a des dépenses qui rapportent et des économies qui coûtent chères (mais cela c’était une pensée de Carayon IV qui, de fait pratiquait avec maestria le principe des dépenses qui coûtent chères et des économies qui ne rapportent pas un sou !),
il mettra le doigt, et nous ne saurons que le remercier sur ses errances qui ont conduit le conseil municipal, sous sa houlette, à défendre – avec Terlier notre député à forte tendance moutonneuse – un projet d’autoroute impasse pour relier Castres à Toulouse sous le prétexte fallacieux de désengorger le centre ville de Lavaur (si, si, c’est comme cela que parlait Carayon IV et même Carayon III).

Il semblerait, même, qu’il osera dire tout haut ce que chacun pense, que Terra 2 c’est juste une opération stupide qui va conduire la région dans un marasme écologique et économique durable, il devrait faire son comme back sur ce sujet et en profiter pour mettre à plat les pratiques commerciales locales.

Dans mon rêve (fou) de ce que ne seront pas les « informations » délivrées ce soir, j’ai eu comme une apparition, celle de dame « bon sens », fugace certes, mais terriblement prégnante, le bon sens qui conduirait à acheter local parce que le local c’est la vie de la cité, mais aussi parce que le local prend en compte la réalité de la vie des citoyens, leurs besoins, leurs capacités financières, un commerce local qui divorcerait d’avec Amazon et autres e-commerce en ne se faisant plus leurs points relais, un commerce local qui ne chercherait plus le beurre et l’argent du beurre en pleurant d’être privé de la culotte de la fermière.
Mais un commerce qui serait véritablement soutenu par Carayon V, par les commerçants et par le client.

Ceci dit soyons sans illusion, une réunion du conseil municipal pour faire le nombre réglementaire et pour expédier les affaires courantes obligatoires, un conseil sans que l’opposition sorte de sa léthargie pour initier et porter des sujets après avoir sollicité les vauréens et les vauréennes, un conseil carayonnesque.

Dans tous ces conseils… un maître mot IMPROVISATION, à jamais bannie la transition écologique, économique et énergétique, nous glissons inexorablement vers les conséquences des impérities politiques de Carayon et de son fan club qui a recueilli, forcé, une opposition chamallow.

Fiction immobilière…

Hier je vous narrais la vente invraisemblable de deux immeubles dans le centre historique de Lavaur.

Une histoire à dormir de debout.

Estimation reçue, les valeurs indiquées s’avèrent très nettement au-dessus de la réalité des montants de travaux obligatoires.

C’est en effet plutôt de l’ordre du demi million pour ce qui est de la mise aux normes du bâti et cela comprend notamment des travaux d’isolation qui sont largement subventionnés. Mais il faut voir large, pour être sûr de rester dans la faisabilité financière.

Pour les aménagements intérieurs, 750 m² pour une famille cela fait de belles surfaces pour les espaces de vie tant nuit que jour mais réduit significativement les investissements !

La vente à une seule personne a pour motif qu’il n’y a pas dix places de stationnement disponibles. C’est stupide et marque au fer rouge l’incurie de la mairie en ses projections urbanistiques. mais c’est ce qui a été développé par Mister « je pousse pas les murs mais les ronds points ».

Donc la vente a lieu.

« Et si nous nous projetions dans une fiction ?

nc maison2024, 2025… ?

Le confortement est exécuté. La mise hors d’eau et hors d’air conforme aux prescriptions. Les subventions sont acquises et l’investissement net atteint les  350 000€.
Et le propriétaire… divise sa propriété en 10 appartements en usant de déclarations de travaux non refusables parce que ne modifiant pas l’aspect extérieur !
il n’y a pas de changement de destination, c’est bien du logement.

Un investissement final net de un million d’euros amorti sur 10 ans et couvert par des loyers de 100 000€ annuels. Après dix ans ? Ce sont les bijoux de famille de l’acquéreur d’aujourd’hui : un placement qui rapporte 10%.

Et la nouvelle équipe municipale, emmenée par un Jupiter toujours étincelant de mépris et oublieux de ce qu’il a dit hier, ne verra pas mal en cela. »
Oui, je ne peux pousser le bouchon de la fiction trop loin et il n’est pas imaginable que Monseigneur perde les élections ou, plutôt, qu’une équipe différente la gagne, d’ailleurs l’opposition votent la quasi totalité des propositions, c’est la destinée de Lavaur de devenir une dictature.

En conclusion de cette histoire/fiction (un peu film d’horreur politique), la mairie ne fait pas – ou ne donne pas à faire à un acteur du logement social – pour des raisons irrationnelles en 2019, mais offre la possibilité de faire à un particulier un peu plus tard, c’est ce qu’on appelle l’effet d’aubaine !

C’est de la fiction mais il faudra être vigilant

et vérifier dans 3 ou 4 ans que cela le reste !

Hors sujet !

La proposition de « Et Pourquoi Pas » est bien sympathique.
Elle est notoirement frappée au coin du sceau du hors sujet !

Zéro pointé !

esl regie ESL n’est pas la mairie, et si le président est le maire es-qualité, la commune n’a pas la main sur une société qui dispose de l’autonomie financière !

Et oui il y a un mais d’importance et, ce serait bien injuste de repousser cette idée au motif qu’elle ne s’inscrit pas dans un campagne municipale a priori.

Levons donc le voile sur cette idée en pardonnant à « Et Pourquoi Pas » de tirer à l’aveugle pour tenir leur challenge : une idée jusqu’à Noël !

Sait-on bien que ESL dispose de ce qu’il faut bien appeler un monopole. Certes la concurrence ne pourrait être repoussée mais les obstacles au déploiement de propositions hors ESL sont commercialement disproportionnés et aussi aucune entreprise de distribution ne s’y hasarde.

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Dans l’absolu, le comparatif est très défavorable à ESL, j’ai fait la demande et je pourrai obtenir une facturation à 74€/mois à la place des 92€/mois actuels. Mais la loi a donné aux entreprises locales d’énergies (ELD dont ESL) le maintien d’un monopole de fait. Ce qui conduit à avoir le droit, mais pas l’accès !

Combattre ce monopole, et là « Et Pourquoi Pas », fait germer une idée géniale, peut être un cheval de bataille de ou des équipes qui affronteront Monseigneur en mars 2020.
Une vraie proposition qui profiterait à tous… Modestes et moins modestes !

Sur ce sujet et pour être complet, l’analyse de l’usine nouvelle est intéressante.

Commerce, le client, ce roi oublié !

Tellement oublié que les modifications de ses comportements ont été complétement ignorés. Pourtant ils sont significatifs d’une évolution majeure dans la façon de consommer.

commerce clientA telle enseigne que ce changement est mesurable : la déconsommation est désormais une posture reconnue, elle est en nette augmentation mais ne traduit pas pour autant une baisse des dépenses ménagères.

En fait la consommation de biens récurrents (les achats de tous les jours, particulièrement le consommable alimentaire) marque un net fléchissement en terme de quantité mais une augmentation de la recherche de qualité.

La multiplication des régimes alimentaires conduit à se poser la question de ce qui est bon pour la santé mais aussi, et c’est relativement nouveau, ce qui n’est pas nuisible pour les animaux. Alors que sont encore autorisées des structures gigantesques d’élevages : le plateau des mille vaches par exemple ou encore des hangars de 30 000 poulets et autres aberrations dont les finalités capitalistes sont évidentes, le chaland prend une direction opposée.

Son évolution est dans sa façon d’acheter aussi, il court moins pour faire ses achats, sait prendre le temps de l’analyse (l’utilisation d’applications pour téléphone portable lui facilite la tâche) ; il regarde l’origine, la composition du produit. Finit le temps où il se jetait sur les têtes de gondoles pour acheter des promotions qui se révèlent finalement plus chères que le même produit en rayon (c’est du vécu !). Le temps des achats en grosses quantités « parce que c’est moins cher » est une astuce qui séduit de moins en moins, il est parfaitement conscient que le produit qui a une date de validité la plus éloignée est au fin fond du rayon et il le cherche !

Il a appris avec l’expérience qu’il ne faut pas se fier aux réputations et aux on-dits, le petit commerçant n’est pas forcément plus cher et sûrement meilleur conseiller que les hyper marchés.

Le client, la cliente sait maintenant acheter, la société de consommation a vécu.

Rien ne sert de résister, il faut prendre acte de cette évolution, de notre évolution et se conformer aux exigences légitimes de l’acheteur.

C’est ce profil d’un chaland raisonnable et respectueux de la planète et de ses habitants qu’il faut inscrire dans une démarche de progrès.

Non Pythagore n’est pas mort, enfin ses principes, et le retour vers des évidences est amorcé : le végétarisme (mais gardons en toute chose la juste mesure), et sans doute sans en faire un culte, sacrifions « aux dieux farine, miel, fruits, fleurs et autres produits de la terre ».

Et s’il faut pour s’en tenir à Aristote « En toute chose, c’est la fin qui est essentielle », alors n’hésitons pas pour mettre au cœur du commerce, ce client.

Les conséquences sont à tirer pour tous, producteurs et commerçants mais aussi pouvoir public, adapter ses décisions à cet impératif du mieux acheter pour mieux vivre est urgent.

Le producteur est celui qui a intégré le premier ces nouvelles exigences, il accompagne le client, il faut lui donner les moyens de s’exprimer.

Engrenage diabolique..

Comment ne pas se souvenir de la première foire économique de Lavaur, c’était en 2010, il y a 9 ans…

Les deux Halles étaient mobilisées pour cet évènement, et aussi, à l’extérieur des exposants avaient envahi le marché hebdomadaire. Une foire d’importance.

Nous pouvions rencontrer des commerçants avec leur savoir-faire incomparable, leur conseils précieux, des commerçants artisans, le boucher, le boulanger, etc. Nous avions le conseil du notaire, de l’assureur, du banquier. Des artisans du BTP aussi avec des architectes DPLG, des architectes d’intérieur pour améliorer son cadre de vie ou le créer.

Bien sûr nous ne manquions pas de croiser le Député Maire.

Et puis de foire en foire, d’année en année, les participations se sont réduites, pour finalement en 2018 ne plus rien représenter de ce qui fait la vie économique de Lavaur.

commune providenceLa méthode Carayon a atteint ses limites en même pas une décennie, le « subventionnisme » effréné a fini par étouffer le dynamisme du commerce qui a cru en la commune providence.

Il n’y a pas de commune providence, il n’est que des opportunités électorales.

Ici à Lavaur une réalité terriblement prégnante, en forme de solution qui masque des échecs et qui maquille le véritable environnement, celui du recul du client en centre-ville notamment.

Peut-on continuer à faire l’autruche en attendant un réveil douloureux et un avenir hypothéqué par des intérêts partisans ?

Le commerce à Lavaur est-il inéluctablement sur une pente de disparition programmée ? Doit-on baisser les bras parce qu’ailleurs c’est la même chose ?

Non, bien évidemment. Et si nous analysions les causes de cette désaffection du commerce de proximité avec comme objectif un demain partagé entre les acteurs de l’économie locale ?

C’est ce chemin que je vais vous proposer d’emprunter dans mes prochains posts.

Les Silos ? Le vrai problème…

Sans doute pas que celui qui a été dénoncé par tous : l’installation scélérate d’un hyper marché et d’une zone commerciale.

Le vrai problème est bien évidemment l’atteinte à l’environnement, le mépris pour la transition énergétique en créant, notamment, des obligations de déplacements motorisés, l’ignorance de la transition écologique en sacrifiant des zones agricoles au profit d’une urbanisation proscrite par la Loi et le SCoT.

C’est bien cela le vrai problème, s’il n’est pas réglé, soyons sans illusion, le mal sera définitif.

caatoonenjeuLa zone des silos est un enjeu politique, on sent sourdre des intérêts qui n’ont rien de généraux et qui, s’ils sont généreux pour certains sont criminels pour le commerce dans son acception large : Producteurs, clients et commerçants.

Là est l’enjeu pour Lavaur comme pour l’ensemble des villes de France :

la synergie a insuffler entre les acteurs du commerce : Producteur, client et commerçants.

L’arbre qui cache la forêt…

P FAbre2Une suite finalement des restructurations déjà engagées il y a quatre ans.

Mais quand un groupe se sépare de ses commerciaux, c’est qu’il a moins à vendre ou plus à vendre ou qu’il vend autrement ; par internet en faisant la promotion à travers des youtubeurs.

Il y a aussi, à l’évidence, mutation des achalandages liés aux réformes de la santé, déremboursements, utilisation des génériques, habitude d’automédication évoluant, etc.

C’est une industrie qui a fait les beaux jours de Castres et de Lavaur qui se trouve en difficulté à cause des lois et règlements que la ministre Buzin portent aveuglément au détriment de la population.

Mais recentrer son activité vers la dermo-cosmétique est un challenge qui va se heurter aux nouvelles modes de consommation. Il y a là interrogation, reculer pour mieux sauter… dans le vide.