Hors sujet !

La proposition de « Et Pourquoi Pas » est bien sympathique.
Elle est notoirement frappée au coin du sceau du hors sujet !

Zéro pointé !

esl regie ESL n’est pas la mairie, et si le président est le maire es-qualité, la commune n’a pas la main sur une société qui dispose de l’autonomie financière !

Et oui il y a un mais d’importance et, ce serait bien injuste de repousser cette idée au motif qu’elle ne s’inscrit pas dans un campagne municipale a priori.

Levons donc le voile sur cette idée en pardonnant à « Et Pourquoi Pas » de tirer à l’aveugle pour tenir leur challenge : une idée jusqu’à Noël !

Sait-on bien que ESL dispose de ce qu’il faut bien appeler un monopole. Certes la concurrence ne pourrait être repoussée mais les obstacles au déploiement de propositions hors ESL sont commercialement disproportionnés et aussi aucune entreprise de distribution ne s’y hasarde.

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Dans l’absolu, le comparatif est très défavorable à ESL, j’ai fait la demande et je pourrai obtenir une facturation à 74€/mois à la place des 92€/mois actuels. Mais la loi a donné aux entreprises locales d’énergies (ELD dont ESL) le maintien d’un monopole de fait. Ce qui conduit à avoir le droit, mais pas l’accès !

Combattre ce monopole, et là « Et Pourquoi Pas », fait germer une idée géniale, peut être un cheval de bataille de ou des équipes qui affronteront Monseigneur en mars 2020.
Une vraie proposition qui profiterait à tous… Modestes et moins modestes !

Sur ce sujet et pour être complet, l’analyse de l’usine nouvelle est intéressante.

Commerce, le client, ce roi oublié !

Tellement oublié que les modifications de ses comportements ont été complétement ignorés. Pourtant ils sont significatifs d’une évolution majeure dans la façon de consommer.

commerce clientA telle enseigne que ce changement est mesurable : la déconsommation est désormais une posture reconnue, elle est en nette augmentation mais ne traduit pas pour autant une baisse des dépenses ménagères.

En fait la consommation de biens récurrents (les achats de tous les jours, particulièrement le consommable alimentaire) marque un net fléchissement en terme de quantité mais une augmentation de la recherche de qualité.

La multiplication des régimes alimentaires conduit à se poser la question de ce qui est bon pour la santé mais aussi, et c’est relativement nouveau, ce qui n’est pas nuisible pour les animaux. Alors que sont encore autorisées des structures gigantesques d’élevages : le plateau des mille vaches par exemple ou encore des hangars de 30 000 poulets et autres aberrations dont les finalités capitalistes sont évidentes, le chaland prend une direction opposée.

Son évolution est dans sa façon d’acheter aussi, il court moins pour faire ses achats, sait prendre le temps de l’analyse (l’utilisation d’applications pour téléphone portable lui facilite la tâche) ; il regarde l’origine, la composition du produit. Finit le temps où il se jetait sur les têtes de gondoles pour acheter des promotions qui se révèlent finalement plus chères que le même produit en rayon (c’est du vécu !). Le temps des achats en grosses quantités « parce que c’est moins cher » est une astuce qui séduit de moins en moins, il est parfaitement conscient que le produit qui a une date de validité la plus éloignée est au fin fond du rayon et il le cherche !

Il a appris avec l’expérience qu’il ne faut pas se fier aux réputations et aux on-dits, le petit commerçant n’est pas forcément plus cher et sûrement meilleur conseiller que les hyper marchés.

Le client, la cliente sait maintenant acheter, la société de consommation a vécu.

Rien ne sert de résister, il faut prendre acte de cette évolution, de notre évolution et se conformer aux exigences légitimes de l’acheteur.

C’est ce profil d’un chaland raisonnable et respectueux de la planète et de ses habitants qu’il faut inscrire dans une démarche de progrès.

Non Pythagore n’est pas mort, enfin ses principes, et le retour vers des évidences est amorcé : le végétarisme (mais gardons en toute chose la juste mesure), et sans doute sans en faire un culte, sacrifions « aux dieux farine, miel, fruits, fleurs et autres produits de la terre ».

Et s’il faut pour s’en tenir à Aristote « En toute chose, c’est la fin qui est essentielle », alors n’hésitons pas pour mettre au cœur du commerce, ce client.

Les conséquences sont à tirer pour tous, producteurs et commerçants mais aussi pouvoir public, adapter ses décisions à cet impératif du mieux acheter pour mieux vivre est urgent.

Le producteur est celui qui a intégré le premier ces nouvelles exigences, il accompagne le client, il faut lui donner les moyens de s’exprimer.

Engrenage diabolique..

Comment ne pas se souvenir de la première foire économique de Lavaur, c’était en 2010, il y a 9 ans…

Les deux Halles étaient mobilisées pour cet évènement, et aussi, à l’extérieur des exposants avaient envahi le marché hebdomadaire. Une foire d’importance.

Nous pouvions rencontrer des commerçants avec leur savoir-faire incomparable, leur conseils précieux, des commerçants artisans, le boucher, le boulanger, etc. Nous avions le conseil du notaire, de l’assureur, du banquier. Des artisans du BTP aussi avec des architectes DPLG, des architectes d’intérieur pour améliorer son cadre de vie ou le créer.

Bien sûr nous ne manquions pas de croiser le Député Maire.

Et puis de foire en foire, d’année en année, les participations se sont réduites, pour finalement en 2018 ne plus rien représenter de ce qui fait la vie économique de Lavaur.

commune providenceLa méthode Carayon a atteint ses limites en même pas une décennie, le « subventionnisme » effréné a fini par étouffer le dynamisme du commerce qui a cru en la commune providence.

Il n’y a pas de commune providence, il n’est que des opportunités électorales.

Ici à Lavaur une réalité terriblement prégnante, en forme de solution qui masque des échecs et qui maquille le véritable environnement, celui du recul du client en centre-ville notamment.

Peut-on continuer à faire l’autruche en attendant un réveil douloureux et un avenir hypothéqué par des intérêts partisans ?

Le commerce à Lavaur est-il inéluctablement sur une pente de disparition programmée ? Doit-on baisser les bras parce qu’ailleurs c’est la même chose ?

Non, bien évidemment. Et si nous analysions les causes de cette désaffection du commerce de proximité avec comme objectif un demain partagé entre les acteurs de l’économie locale ?

C’est ce chemin que je vais vous proposer d’emprunter dans mes prochains posts.

Les Silos ? Le vrai problème…

Sans doute pas que celui qui a été dénoncé par tous : l’installation scélérate d’un hyper marché et d’une zone commerciale.

Le vrai problème est bien évidemment l’atteinte à l’environnement, le mépris pour la transition énergétique en créant, notamment, des obligations de déplacements motorisés, l’ignorance de la transition écologique en sacrifiant des zones agricoles au profit d’une urbanisation proscrite par la Loi et le SCoT.

C’est bien cela le vrai problème, s’il n’est pas réglé, soyons sans illusion, le mal sera définitif.

caatoonenjeuLa zone des silos est un enjeu politique, on sent sourdre des intérêts qui n’ont rien de généraux et qui, s’ils sont généreux pour certains sont criminels pour le commerce dans son acception large : Producteurs, clients et commerçants.

Là est l’enjeu pour Lavaur comme pour l’ensemble des villes de France :

la synergie a insuffler entre les acteurs du commerce : Producteur, client et commerçants.

L’arbre qui cache la forêt…

P FAbre2Une suite finalement des restructurations déjà engagées il y a quatre ans.

Mais quand un groupe se sépare de ses commerciaux, c’est qu’il a moins à vendre ou plus à vendre ou qu’il vend autrement ; par internet en faisant la promotion à travers des youtubeurs.

Il y a aussi, à l’évidence, mutation des achalandages liés aux réformes de la santé, déremboursements, utilisation des génériques, habitude d’automédication évoluant, etc.

C’est une industrie qui a fait les beaux jours de Castres et de Lavaur qui se trouve en difficulté à cause des lois et règlements que la ministre Buzin portent aveuglément au détriment de la population.

Mais recentrer son activité vers la dermo-cosmétique est un challenge qui va se heurter aux nouvelles modes de consommation. Il y a là interrogation, reculer pour mieux sauter… dans le vide.