« Pourquoi râler autant… »

A ceux qui se dressent contre l’illumination de la mairie – le Palais de Monseigneur – une « facebookienne » s’interroge sur les raisons de ces nombreuses critiques à l’endroit des dérives du maire : « Pourquoi râler autant » dit-elle !

D’abord dans le cas d’espèce, illuminer un bâtiment public alors que le changement climatique est de plus en plus oppressant, c’est une sombre connerie.

Ensuite, même si le maire justifie parce que ce sont des leds, cette consommation est inutile et ne profite à personne et pas sûr que cela fasse joli.

Enfin la pollution lumineuse est unanimement décriée.

Le maire n’en a rien à faire, ses décisions, actions ne sont pas empreintes d’une quelconque démarche en direction des administrés mais sont toutes dirigées vers des échéances électorales, ne soyons pas dupe de ses tribulations.

Il est évident que la protection de la biodiversité, que les mesures propres à contenir et même diminuer la pollution communale ne sont pas des sujets qui l’interpellent.

C’est pour cela qu’il faut « râler et râler » encore, sans honte et avec conviction.

Non le maire n’est pas élu pour faire n’importe quoi.

Oui, l’acceptation silencieuse est comme un blanc seing à celui qui en use et en abuse sans rendre compte.

Nous ne pouvons nous satisfaire de quelques mesurettes trompe l’œil, nous avons le devoir de dénoncer les errances d’un maire, d’un conseil municipal dans son entièreté qui conduit une commune dans le mur.

Les vrais sujets ce sont ces promesses faites qui ne sont tenues, le PLU, les liaisons douces, les commerces de proximité mis en danger par un projet d’hyper en entrée de commune, le cinéma qui devait ouvrir avec trois salles, puis devait être installé dans une hall, la mise en cohérence du fonctionnement des services en regard du changement climatique (prévoir et non subir), la maîtrise des pollueurs, l’action contre les délinquants qui considèrent que la récolte des pommes vaut plus que la santé des citoyens.

Mais comment voulez-vous que l’on ne râle pas ?

La force électorale à Lavaur – comme partout ailleurs – est l’abstention, mobiliser en râlant pour faire c’est le seul moyen démocratique qui reste au citoyen responsable pour enfin plonger dans notre siècle… Pour le moment nous restons figés sur les années de surconsommation avec les conséquences que cela amène.

Tenez un petit exemple d’irresponsabilité, hier les cèdres ont été abattus, des plantations d’arbustes sont censés les remplacer, et je râle. Bien sûr je râle, parce qu’avant au lieu d’une pelouse soigneusement entretenue, il y avait une jachère fleurie qui accueillait une biodiversité à l’abri des tondeuses de la mairie.

Je l’ai déjà dit ?

J’ai déjà râlé, oui et c’est pas fini parce que pour enfoncer le clou de raison il faut taper souvent et fort sur la tête de l’incohérence… de l’imbécillité.

Aujourd’hui ?
Ballet de tondeuse et bientôt
sécateurs et autres instruments de torture

Dura lex, sed lex

Domitius Ulpanius nous apprend que, quelle que soit la dureté de Loi, elle doit être respectée.

Je dirai, en aparté sans l’ombre d’une impertinence, encore faut-il la connaître !

Aujourd’hui le problème dans notre vaurais ce sont les libertés que prend le Domaine de Fontorbe avec cette Loi, qui semble pour lui bien dure, alors qu’elle n’est qu’une timide protection contre des pratiques délétères et létales à terme.

Environnement et culture intensive ne font pas bon ménage et l’objectif de consommation « 0 KM » est bien compromis quand à la tête d’une industrie de la pomme et du kiwi jaune, des hommes reproduisent d’année en année des postures de voyous.
L’excuse de l’emploi fait pschitt, car la centaine d’emplois revendiquée par le Domaine pourrait être judicieusement répartie sur des exploitations à taille humaine pour des consommations locales.

MAIS CE N’EST PAS LE PROBLÈME.

NE NOUS TROMPONS PAS DE COMBAT !

Il n’y a qu’un combat, celui de la reconnaissance des pollutions. La bataille sera gagnée quand les pollueurs et ceux qui ont laissé faire seront sanctionnés.

Ne nous voilons pas la face, cela s’inscrit dans un cadre bien plus large, celui du dérèglement climatique, du respect de l’environnement et de sa préservation. Le reste n’est que babillage qui ne sert qu’à différer à l’infini les vraies solutions, celles qui permettront de s’adapter aux dérives climatiques que nous avons engendrées par nos consommations irresponsables.

Il y a toutes ces interventions qui redisent les faits à la mode des convictions ou des objectifs politiques de ceux qui les font, il y a tous ces donneurs de leçons qui nous servent des solutions pour produire toujours plus en respectant l’impact écologique et sociétal, il y a encore les marathoniens des réunions qui participent glanant ici et là une information et la resservant sans vérification.

Mais les faits sont sans appel et sans interprétation possible.

Le Domaine de Fontorbe a pollué pour maintenir ses vergers bourgeonnants, le Domaine de Fontorbe n’apporte pas la preuve de la légalité de ses épandages.
Le Domaine de Fontorbe a réitéré ses pratiques illégales.
Une marche citoyenne rassemblant plus de 500 personnes s’est élevée contre ces pratiques.
Une pétition a recueilli plus de 1000 signatures contre ces actions.
Les associations locales de défense de l’environnement se sont mobilisées pour dénoncer ces actes.

Enfin,

Un collectif en vue de la saisine judiciaire des responsables actifs et inactifs est né, il travaille.

Pour le reste ce ne sont que gesticulations en tous sens et pas dans le bon !
Une compilation de ces postures est résumée dans l’intervention de Lavaur Citoyenne lors du conseil municipal du 15 avril 2021 !

D’abord l’aveu d’impuissance… cela fait plus d’un an (ailleurs nous lirons 2 ans) qu’ils travaillent sur le dossier ! Il est au point mort !

Ils ont alerté sur des pratiques non autorisées par la Loi ! Le sens des mots ! Les pratiques sont illégales… !

Ils félicitent le Domaine pour sa gestion humaine ! Ils noient le poisson, le problème est la fumée toxique, l’épandage ! La gestion humaine de Fontorbe ne nous regarde pas, ne les regarde pas, ils ne sont pas chargés de faire respecter la Loi surtout quand elle est respectée !

Ils ont rencontré les uns et les autres, mais pour quel bénéfice ? Non, non, LC rien, rien, rien n’a changé à Fontorbe !

Ils interpellent le maire en lui reprochant d’avoir voté une aide de 30 000€ à la coopérative, mais ce n’est pas le maire, ni la commune, c’est la CCTA avec le vote favorable d’un membre de LC (c’est je crois bien ce qu’on appelle une fake news !);

Ils dénoncent des expressions excessives (et pitoyables, ndlr) d’un membre de la majorité en reconnaissant que cela se pratique depuis 25 ans, mais c’est faux, l’usage était différent et l’intensité aussi, les événements historiques ce sont la dérive et l’entêtement délictuel, pas le gel !

Et puis kiwi sur le gâteau à l’aune de résultats d’élections municipales, Lavaur Citoyenne s’est crue devenir par l’usurpation de voix (ne pas respecter ses promesses c’est voler des voix !) le maître du monde et ainsi se mêle de tout et donne des leçons.
Mélangeant avec une grande stupidité des concepts qu’elle n’a visiblement pas assimilé, confondant réunions et décisions, se croyant investie d’un pouvoir qui ne lui appartient pas, elle instille des idées qui sont sans rapport avec la réalité, ne dédaignant pas réinventer la Loi et l’organisation démocratique de la France. On apprend ainsi que c’est la « préfecture et donc l’Etat » … qui a convoqué le directeur de Fontorbe à la gendarmerie et l’a placé en garde à vue »
C’est évidemment faux, un élève de seconde vous dirait tout sur la séparation des pouvoirs, et sait que c’est un officier de police judiciaire ou le procureur qui a ce pouvoir ! Là le bât de tout savoir sur tout blesse LC qui est pris la main dans le sac d’ultracrépidarianisme.

Le maire ne travaille pas avec une industrie, il travaille (enfin on peut y croire… ou pas) pour ses concitoyens, il ne lui appartient pas de faire évoluer des pratiques ! Il lui appartient de réagir et de prendre toutes les mesures utiles à faire cesser un délit.

Lavaur Citoyenne par ses contacts non certifiés se fait rincer la tête et par un désir d’exister tente la même opération à notre endroit.

Mais quand les sincérités sont divergentes, la vérité n’a rien à y gagner, ceci dit en toute franchise !

Tordre le cou à une réputation

La rumeur prétend que le maire ne répond jamais aux courriers de ses administrés…

C’est faux, je lui ai écrit le 20 avril et il vient de me répondre avec une célérité exemplaire. Il faut dire que le sujet est suffisamment brûlant pour qu’il ait à cœur de me rassurer…

Je ne ferai pas de polémique sur sa réponse, tout à été dit, je retiens simplement que les maires n’ont pas les moyens de leurs missions.
J’ai mis en gras ce qui relève des mesures prises pour que l’entreprise obtempère.

« J’ai été le premier à agir dès que j’ai constaté une infraction à l’article 163 du Règlement sanitaire départemental, commise par l’exploitation du domaine de Fontorbe (Emissions de fumées – « Les foyers de plein air utilisés en vue d’assurer la protection des cultures et vignobles contre les gelées, le forçage des légumes et l’échauffement des serres ne pourront être alimentés par des combustibles de nature à provoquer des fumées opaques »).
Je ne pouvais saisir les services de l’État et déposer plainte auprès du Procureur de la République qu’une fois l’infraction constatée.
Une fumée opaque se constate de visu, à la différence de l’utilisation d’autres substances potentiellement nocives, nécessitant l’expertise et l’analyse des services spécialisés de l’État.
Une commune n’a, en effet, ni les moyens humains, ni les moyens techniques et juridiques, de contrôler l’activité d’une entreprise, qu’elle soit industrielle ou agricole.
Ce n’est pas se défausser sur l’État que de rappeler qu’il lui revient d’appliquer ses propres règlementations.
En l’espèce, souligner que le maire n’est pas seulement autorité communale mais qu’il est aussi chargé, sur le territoire de sa commune, de l’application de la loi, est, en l’espèce, parfaitement théorique.
Dès le premier jour, et à l’aube, mon premier adjoint s’est rendu sur place aux côtés de la gendarmerie, des sapeur-pompiers et avec notre police municipale. Il a fait barrer la route départementale.
Il ne s’est pas contenté, comme d’autres, de poser pour le photographe quelques heures plus tard.
Et c’est aussitôt que nous avons saisi de cette situation le sous-préfet de Castres, puis le procureur de la République. Je vous renvoie au courrier que j’ai adressé à la population.
Pourquoi agir aujourd’hui et non hier, m’interrogez-vous ? S’il y a eu parfois des gênes dans le passé, elles n’ont jamais pris cette ampleur, ni suscité tant de protestations.
Jamais les associations environnementales n’ont saisi les services de l’État ou la justice.
Jamais ! Comme en témoigne une habitante, voisine du domaine depuis 20 ans, dans les colonnes du quotidien régional La Dépêche du midi (édition du 15/04/21), « en 20 ans (…) c’est la première fois que l’on voit ça ». Un témoignage confirmé par les propos recueillis par mon Premier adjoint, le Directeur général des services et les agents de l’IMP Jacques Besse, dès le mardi 13 avril, au petit matin.
Je vous rappelle enfin que j’ai demandé à l’entreprise, là encore le premier, de trouver une solution alternative en cas de gel, par aspersion d’eau, un projet susceptible d’être cofinancé par l’Etat sous condition du respect immédiat des lois et règlements.
J’ai également demandé à la préfète du Tarn de suspendre tout financement de l’Etat à cette entreprise, tant que la Justice ne se sera pas prononcée sur les infractions constatées par la gendarmerie. »
Bernard Carayon

Deux dossiers pendants qui nécessitent une vigilance particulière :
– l’aspersion des pesticides par grands vents (composition et dispersion),
– l’extension du domaine alors que l’avenir est sur la suppression du gaspillage et non la sur production… Un vrai problème qui pourrait trouver sa solution dans des dispositions du PLU.

Pas lourds… nombreux ! Pas pour em..der, mais alerter !

Dévoilant au détour d’un post la politique de la majorité, un conseiller délégué a bien résumé la philosophie d’une municipalité qui se consacre aux jeux, banquets et autres festivités du monde d’hier et ignore les vraies problématiques actuelles.

Pendant qu’ils se démènent à masquer les conséquences des pollutions locales, ils oublient ou ne savent pas que chaque année dans le monde c’est plus de 3 700 000 000 de pommes qui sont gaspillées !
700 000 000 de tonnes !

Pom Pom boys et girls d’un maire autoritaire et inaccessible à la raison, fuyant ses responsabilités en ne mobilisant les moyens de mettre un terme à des infractions, les élus d’une politique archaïque sont dépassés par l’urgence de la mise en place de la transition écologique et sociale, environnementale et économique.

On nous parlera de jardins partagés, de piste de skate park, de cathédrale mais ce sont des préoccupations tellement éloignées des priorités qui sont les nôtres aujourd’hui.

Hier la marche citoyenne a emporté une prise de conscience qui ne se limite pas aux pollutions du domaine de Fontorbe, c’est un cri citoyen pour l’abandon de pratiques détestables.

Il n’est pas mal de ne pas savoir faire, ce qui est épouvantable et mortifère pour notre avenir, c’est de croire que l’on sait faire, que l’on sait. Quand la démission de Carayon est réclamée ce n’est pas une manœuvre politique, c’est simplement le constat de l’échec de ses actions.

Dont acte !

Pour rendre service à sa ville qu’il aime au cœur et qui ne lui rend plus, il n’a plus que la solution de prendre la porte en emportant un panier de pomme et une bouteille de jus de pesticide pour fêter l’événement.

Bonimenteur !

C’est la pensée qui me préoccupe, le charlatanisme qui se traduit par des postures de camelot sans lien avec sa mission.
Et cela vous ne pourrez me l’enlever de l’idée. Au pays de la libre pensée et de l’expression encore ouverte, je voudrais rappeler, au hasard, le crédo de Monseigneur notre Maire et au moins deux de ses chevaux de bataille : la sécurité, enfin notre sécurité qui lui tient à cœur ainsi qu’il l’a martelé lors de ses campagnes [publicitaires] électorales et son amour pour le petit commerce du centre ville.

Il en est d’autres, je vous l’accorde, et je les n’oublie pas, mais à chaque post sa peine.

Vauréens… qu’il disait, votre sécurité est ma priorité !

Alors il attend quoi notre maire pour installer des instruments de mesure propre à dénoncer les abus lors d’épandages de pesticides par les vergers de Fontorbe. Heureusement que la pomme qu’Eve croqua à belles dents ne provenait pas de ce verger… Les ravages des pesticides n’auraient pas permis à Adam d’assurer sa descendance et l’avenir de la planète (en danger par ces mêmes lobbies qui confondent bien-être et profits !

C’est bien de notre sécurité dont il s’agit !

Le vent est tel que l’urgence est… urgente, et puisqu’il faut apporter la preuve de son intensité, il est de son devoir de le mesurer indiscutablement et ensuite de poursuivre en sa qualité d’officier de police judiciaire.

Il est si attentif à notre sécurité, que je suis surpris qu’il ne se soit pas encore attelé à cette tâche.

Le cœur de notre édile est grand, son amour des petits commerçants l’a conduit à manifester pour la réouverture de tous essentiels ou pas…

Il a pris des arrêtés, certes suspendus et maintenant sans objet, pour convaincre de sa sincérité, mais aujourd’hui… Il fait quoi ?

Je me suis laissé dire qu’il prépare une action coup de poing, au delà de ses avis conformes pour l’installation d’un hyper en entrée de sa ville et de l’installation d’un e-commerce à une encablure du centre qu’il aime tant et tant.

Aussi si vous rencontrez ce « super petit commerçant » ne vous y trompez pas, c’est votre maire !

Monseigneur, j’t’adore…

Ses arrêtés bidons, sa manifestation fantoche, ses gesticulations désordonnées en direction des petits commerçants sont-ils finalement l’expression d’un revirement de sa non-politique économique : désintéressement devrais-je dire en regard de son absence lors de la réunion, il y a un an, avec les commerçants pour expliquer, par Intermarché interposé, la nécessité d’asphyxier l’entrée de Lavaur et de paupériser le commerce de centre-ville en autorisant l’implantation d’un Hyper.

Certes Monsieur « tour de France », qui le représentait, n’avait pas brillé à travers des arguments de bon sens, mais le résultat a bien été le renvoi d’un projet de PLU sans queue ni tête.

Parce que la dégustation de chapeau semble bien être son plat préféré, je me suis permis de penser et j’ai émis l’opinion que tout ce buzz en plein pic de Covid 19 n’était que les prémices d’une candidature à une fonction – député – convoitée en vain.
L’activité de Terlier à Castres devait être contrebalancée par des gestes forts et il y avait une opportunité à saisir lui est-il apparu vraisemblablement.
Le tribunal par saisine de la préfète a, sans surprise, suspendu ce qui n’aurait jamais dû exister, la manifestation n’a rassemblé qu’une vingtaine de commerçants…

Mais je voudrais voir plus loin que le bord du chapeau qu’il vient encore d’avaler..

Et si… Notre Bon Maire n’avait pas, tout simplement, pris enfin conscience de l’importance du petit commerce en centre-ville ?
Et si… Monseigneur avait enfin daigné se pencher sur ses sujets les plus meurtris actuellement ?
Et si… L’enthousiasme d’une cause légitime, lui avait fait perdre le bon sens et conduit à des actions dont la stupidité avait comme excuse l’impatience de faire bien après tant de procrastination ?

Cette hypothèse ne peut être écartée, j’y crois. Aussi je ne vais pas être surpris quand, Bernard Carayon va enfourcher son destrier de la bonne cause pour bouter hors de la ZAC les Portes du Tarn l’implantation d’un Amazon mortifère pour l’ensemble des commerces.
Sûr qu’il va nous concocter une manifestation dans le respect des gestes barrières sur le site et qu’il va savoir mobiliser plus que la poignée de commerçants qui avait fait le déplacement aux trois grâces !

Un petit cierge à Saint Alain qui nous doit bien cela, et nous attendons avec une grande impatience l’action qui fera de Carayon notre prochain député…

Parce que là, franchement, Bernard Carayon on va t’adorer !

Et, si ce n’est pas la cas,

Alors, mesdames et messieurs les commerçants de Lavaur, il faudra bien s’y résoudre :