Faire d’un fiasco, une victoire !

Terrible échec que celui qui a conduit à la fermeture du cinéma début 2019.

Une délégation de service public (DSP) laissée à l’abandon et non soutenue par le maire !

Un an de tergiversation, puis des travaux tardifs pour la réouverture.

Une mise en régie… provisoire.

C’est l’histoire lamentable d’une gestion pitoyable.

Aujourd’hui crier au miracle parce que le cinéma ouvre avec des tarifs identiques à ceux pratiqués lorsqu’il y avait délégation de service public, c’est oublier 12 mois de privations injustes.

Machiavélique cette manipulation, laisser fermer et ouvrir début 2020, ce n’est ni un cadeau de Noël, ni un présent de jour le l’an, c’est tout simplement une manœuvre politique.

dupeNe soyons pas dupe et ce qu’il faut porter au bilan,

  • c’est bien la méthode (« je ne vous dirai rien »…),
  • c’est aussi le délai pour trouver une solution (la régie),
  • l’aveu de non conformité d’une exploitation remise en DSP,
  • et bien sûr la ruse pour la date d’ouverture !

Cinéma, Messire nous fait un film !

C’était lors du conseil municipal du jeudi 5/12.

Si je commence mon compte rendu que je vous proposerai en plusieurs post pour vous permettre de digérer le ragout peu ragoutant que nous a servi sa Majesté par son intervention ultime sur le cinéma, c’est que tout simplement cela résume la pensée carayonnique.

Pendant les débats, à de nombreuses reprises, le maire s’est engagé sur le chemin des promesses de réalisations, sur des projets comme si il était maire pour de longues, trop longues années encore ! Ce qui est légitime, il est maire encore jusqu’au 15 mars 2020, hélas !

Mais on ne saurait critiquer cette démarche qui pourrait être de l’ordre de l’intérêt général.

Aussi, cette façon de penser à été largement partagée, puisque personne n’a contesté son engagement.

Lorsque que la conseillère d’opposition Pauline Albouy a demandé à la fin du conseil dans le cadre de la rubrique informations, ce qu’il en était de la régie suggérée par le directeur des services au titre de la gestion du cinéma (qui devrait ouvrir le 1er janvier NDLR), Monseigneur se fâche et évoque qu’il ne dira rien, parce qu’il ne sait pas encore s’il se représentera (moi si, NDLR) suggérant ainsi sa non légitimité pour traiter le problème et, qu’il ne sait pas, de surcroît,  qui se représentera autour de la table (moi non plus, mais lui si ! NDLR) et que, dès lors, ce sujet n’a pas à être abordé !

Ainsi donc selon le sujet il est légitime jusqu’au 15 mars ou bien illégitime dès à présent !

conseil carayonnalAh, si ce n’était la gestion d’une ville cela serait distrayant, amusant. Un vaudeville politique, tous les ingrédients y sont :

la mauvaise foi, le mensonge, les promesses intenables,  la magie, les tours de passe passe, la mesquinerie, le mépris, l’arrogance, les dépenses somptuaires, les aides injustifiables, les dettes abyssales,

la soumission, l’unanimité…

Happy birthday

200 jours !

Lavaur orpheline de son cinéma depuis 200 jours, cette happy end journalistique est une bien pitoyable suite à la négligence d’une administration qui a su déléguer un service public mais a été incapable d’en suivre l’évolution et le préserver d’un naufrage annoncé.

Joyeux anniversaire ! Celui d’une insuffisance lamentable, d’un désintérêt coupable pour une activité artistique et pour ce qui était un pôle de loisirs pour tous les âges.

Pour des raisons inexplicables, le maire a abandonné le cinéma.

Il organise aujourd’hui sa « reprise » à travers la mobilisation de subventions et la réalisation de travaux qui auraient dû être entrepris il y a bien longtemps, et au moins deux ans.

Aujourd’hui, on fête 200 jours de transferts de spectateurs vers d’autres villes.

C’est historique cette médiocrité, dirait Carayon, s’il avait un peu de recul sur ses activités et procrastinations.

C’est à Lavaur et nulle part ailleurs, pourrait-il claironner !

cinema anniv

C’est scandaleux !

Et l’excuse de rechercher une culpabilité du délégataire avant de résoudre le problème est hors sujet. Le maintien d’une salle de projection et mieux même de son développement comme cela se fait partout ailleurs était une mission du maire, il a failli !

CINÉMA. Quand le « journal d’ici » confond joyeux et lamentable!

Il titre curieusement « Happy end »,

curieusement et de façon bien illégitime.

Il est évident qu’il n’a pas suivi les débats, sinon il saurait que la fin n’est pas pour demain.

Et, que pour ce qui est de l’ouverture du cinéma, on reste sur notre faim et ce pour quelques mois encore !

C’est en fait une suite sans fin qui est proposée !

Si, maintenant, la vérité ne sort plus du journal, il va falloir se pencher sur le puits pour tenter de l’apercevoir !

Quelle est donc cette information si éloignée de la vérité ?

verite puitsQui donc a susurré au journaliste la fin heureuse, alors que Carayon a bien parlé de mesure provisoire et différée en fin d’année voire en début 2020 en attendant la nouvelle équipe en… mars 2020 !

Le journal d’ici aurait donc des problèmes d’audition ou de traduction des propos du maire.

On ne peut imaginer qu’il fasse le lit du maire, c’est tout simplement impensable car tellement éloigné des principes déontologiques de son métier !

Alors par quel miracle il affuble son article d’un titre aussi mensonger !

Mais si on s’en tient à un adage « la vérité sort de la bouche des enfants », ceux-ci nous diront que pour aller au cinéma à Lavaur… il faut prendre le bus pour Gaillac ou Graulhet, gratuitement !

Cinéma, enfin une vraie action

Notre Monseigneur nous a dit lors de la réunion du conseil municipal de septembre qu’il allait mobiliser « d’excellents avocats » pour représenter la ville dans l’instance contre le délégataire qu’il estime défaillant.

Voilà une bonne idée, mais qui laisse penser qu’il juge qu’il y a de bons et de mauvais avocats…

Mais à bien regarder, cette déclaration est en contradiction avec ce qu’il a dit en juin (le 26 lors de la réunion du CM et suite à un questionnement de la conseillère Albouy Pomponne). Il a dit qu’il avait mandaté Maître Serge Didier pour défendre les intérêts de la ville.

L’excellence en la matière sans aucun doute !

D’ailleurs, si un doute naissait dans quelque esprit tortueux, son CV ne pourrait que rassurer. Pensez donc un avocat d’affaires, homme politique, c’est le nec plus ultra.

De surcroît, un ancien du groupe solidariste Mouvement jeune révolution, et du Groupe action jeunesse et d’occident (mouvement d’extrême droite dissous en 1968 et remplacé par « Ordre Nouveau »), nous voilà défendu par un ancien du GUD, mouvement bien connu de notre maire.

N’empêche me voilà très déçu et bien triste de ne pas compter parmi les professionnels du droit, à Lavaur, un avocat d’excellence !

Nous aimerions bien savoir le montant des honoraires qu’il faudra verser pour avoir le droit à cette l’excellence !

cararasegratisUn constat également terriblement inquiétant… Quand Monseigneur met tout en œuvre, il n’aboutit finalement à rien.

N’a-t-il pas dit qu’il mettait tout en œuvre pour que le cinéma ouvre en septembre ?

SI, et le cinéma n’a pas ouvert !

Pffff, des paroles, des paroles, en fait que du cinéma ! Et cela va encore nous coûter un bras.

Autopsie d’une manipulation

Plus de dix mois après la fermeture du cinéma de Lavaur, Monseigneur a mis en place une solution provisoire, dans des conditions juridiquement fragiles.

Mais, là encore, il nous colle un cautère sur une jambe de bois.

Une prérogative de la personne public en cas de DSP a été ignorée par le maire, celle qui consiste à assurer un contrôle de la délégation et du délégataire.

Les difficultés de survie du cinéma étaient de notoriété publique depuis au moins deux ans, deux ans d’inaction pour la commune qui a laissé le délégataire s’enfoncer dans une exploitation vouée à la mort.

Les alertes ont été ignorées, on sait que Carayon nous dira qu’il n’était pas au courant (comme pour le rapport Spinetta par exemple).

Il a déployé depuis mars bien des gesticulations pour ne pas faire, prétextant faire mais ne rien dire à ses concitoyens, retardant pour faire la jonction avec la période électorale.

Finalement il sort de son chapeau une mise en régie municipale provisoire.
MAIS, et c’est là qu’il a un éclair de lucidité, après avoir sollicité des aides, procédé à des travaux… enfin fait le nécessaire pour que le cinéma soit viable.

Je n’oublie pas la mystification du conseil municipal qui s’est prononcé sur des tarifs (exorbitants pour une régie municipale qui n’a pas à faire de bénéfices) mais ne s’est pas prononcé sur la création d’un poste de projectionniste…

cinema regieCar si son recrutement est bien à la discrétion du maire, la création du poste doit être soumis au conseil municipal et comme le prochaine réunion est en décembre (dixit le maire) et l’ouverture en novembre, cela sent fort l’abus de pouvoir, le fait du prince, l’administration à la mode Carayon.

On sait d’ailleurs bien peu de choses sur ce recrutement : Auxiliaire, CDD, CDI… statut de projectionniste ou pas ?

De surcroît, s’il est précisé que le paiement des places pourra intervenir en espèces, en chèques ou par carte bancaire, il manque une phase essentielle : la création d’une régie de recette et la nomination d’un régisseur avec l’aval du trésorier…

Une solution provisoire à la mode Carayon avec en point de mire… les élections municipales pour lesquelles Carayon n’a pas manqué de faire son numéro de clown en faisant semblent de ne pas connaître les dates du scrutin.

Moi, je vous le répète chers concitoyens, Carayon nous prend vraiment pour de benêts !

Tout n’est pas à jeter dans les péroraisons de Monseigneur. Il faudra, en effet, choisir « d’excellents avocats » comme il le dit, pour défendre le dossier contre l’ancien exploitant qui ne manquera pas d’évoquer les insuffisantes du délégant, le fait également que les solutions mises en place ne l’ont été que très tardivement comme si le délégant cherchait à aggraver une situation.

Enfin un dossier à la Carayon, chacun se souvient de la place du Théron, des procès en diffamation, etc.

J-8

Parole de Carayon, cochon qui s’en dédit.

C’était lors de la dernière séance du conseil municipal, après que le Jacquemart soit remonté dans son clocher, le maire, interpellé, avait précisé que le problème de la fermeture du cinéma serait résolu et sa réouverture serait pour septembre.

Il faut se rappeler qu’il avait refusé de communiquer sur ce dossier en conseil municipal, « je ne vous dirai rien ».

Aussi entorse à ce caprice il avait lâché du bout des lèvres, l’imminence de la réouverture du cinéma. Mais voilà que le moment arrive…

Le 1er septembre est un dimanche, un bon jour pour une ouverture, et si nous allions voir de nos yeux cette promesse tenue ?

OU PAS !

cinema j_8

N’essayez pas d’appeler le répondeur, il ne répond pas !!! Et ce n’est pas une nouveauté, hélas !