Quel euphémisme !

« Le PLU a pris du retard ! »

Oups ! Le vilain PLU qui prend du retard ! Et si ce n’était pas le PLU le coupable, mais bien le maire qui ne fait pas le nécessaire ?

Et de surcroît, ce n’est plus du retard… La raison évoquée n’est même pas surprenante, elle est simplement une excuse à un attentisme qui permet de se référer au RNU plutôt que s’approprier de règles en conformité avec l’évolution des réglementations et de l’environnement. Quelles raisons à ce dilettantisme, pourquoi tant et tant d’excuses ?
Et pour quelles raisons les minorités ne se montrent-elles pas plus pressantes pour faire aboutir ce document d’urbanisme sans lequel il n’y a pas d’avenir pour Lavaur ?


Un no law’s land favorable au clientélisme.


Pourtant au gré des opportunités, les services municipaux (celui de l’urbanisme notamment, le premier adjoint aussi !) feront référence à ce PLU… inexistant, en gestation diront certains.

Donc la perspective d’une évolution de la réglementation est un frein à l’adoption d’un PLU ?
Une évolution qui n’aurait produit qu’une révision du PLU si celui-ci avait été publié dans les délais de la promesse de la campagne électorale !

Mais Carayon ne tient pas ses promesses !

« Nous avançons sur la partie zonage, qui est une partie réglementaire en temps masqué ! » C’est en fait la partie la plus discutée et la plus discutable d’un PLU, il y a donc une forte nécessité de communiquer, d’échanger pas de masquer !
Sinon l’histoire se répétera et les contestations seront réitérées !
Car le zonage est la mise en musique de tous les éléments qui doivent construire le Lavaur de demain, c’est la traduction graphique d’une politique, et c’est cela que Monseigneur bâti en temps masqué !
Il faudra bien le démasquer ce temps, et mettre sur la table les orientations retenues (en temps masqué !).
L’hyper en entrée de ville avec un Intermarché qui avait vendu il y a deux ans son bâtiment et dont l’urgence de se réinstaller est évidente, à moins que ce soit une promesse de vente en temps masqué.
Les dents creuses qui se bouchent de plus en plus et qui ne sont plus un sujet !
Les dimensionnement des réseaux qui n’étaient pas un sujet et qui le deviennent !

En démocratie, le masque doit tomber, ou le dictateur qui doit être destituer

Carayon n’a donc pas compris le message fort des milliers d’observations formulées lors de la mise à l’enquête de son indigente première mouture !

Ou va-t-on vers une indigence bis, une sorte de marque de fabrique du règne de Carayon.

Voyous ou incompétents ? Les deux !

De réunion en réunion, les bla-bla-bla vont bon train !

Mais le temps passe et la saison du gel approche…

Les vergers du domaine de Fontorbe, joue la montre et font preuve d’une incommensurable mauvaise foi qui confine à de l’incompétence ou… à des postures de voyous.

L’excuse de gel millénaire est stupide, ce serait ignorer le changement climatique que les chefs d’État réunis à Glasgow n’ont pas occulté. Même si, à mon sens, ils n’en ont pas pris toute la mesure.

Donc plutôt que de se perdre dans des gesticulations propres à noyer le poisson dans un océan de fumées nocives et d’épandages scélérats, résumons les faits et les solutions.

Les fumées sont interdites et la Loi est claire, limpide ; il n’y a pas à s’interroger sur le sujet, ce serait perdre du temps. Je ne vais pas faire la liste de toutes les dispositions qui interdisent ces fumées, elle a été faite par les autorités administratives, enfin je pense aux autorités administratives responsables, la préfète et ses services en l’espèce.
Si des maires, premiers responsables, s’interrogent encore, il est urgent qu’ils cèdent leur place, l’incompétence en ce domaine est criminelle, si des élus de second rang ont la même interrogation, c’est de l’incompétence aussi et, évidemment puisqu’ils n’ont pas la contrainte de la Loi pour les obliger à faire, qu’ils aillent occuper leur mandat à pavoiser ici et là. Mais que diable qu’ils cessent de se mêler de ce qu’ils ne connaissent pas. A moins… qu’ils aient intérêt en l’affaire et que d’incompétents, ils soient tout simplement des voyous à la solde des lobbies et cela je me refuse à l’imaginer.

Acquis et cela définitivement, c’est un délit d’enfumer son prochain, la voie publique, d’empoisonner tout un pays (de Cocagne) et cela même si un supposé intérêt socialo-économique est en jeu. D’ailleurs, si cela se reproduisait, il y a fort à parier que autorités administratives locales – les maires – et forces de l’ordre – la gendarmerie – seraient mises en demeure de faire cesser toute affaire cessante le délit. Leur éventuelle défaillance serait alors portée devant la justice et leurs responsabilités engagées. Le déni de responsabilités est puni, et les plaintes seront déposées. Ce n’est ni chantage, ni menace, c’est une information.

Si les vergers de Fontorbe pensent s’exonérer de la commission d’un délit en informant de sa survenue, c’est à dire informer les futures victimes du délit (enfumage ou épandage) qui va être commis (Gaffe… je vais brûler paille et fuel ! Demain on pollue par épandage ! Restez chez vous !) c’est porter bien haut le fanion de l’imbécillité qui flotte au vent de leurs inconséquences.
C’est, au surplus, signer l’existence du délit, puisque pour être délictueux un acte doit être volontaire, il y a dans cette information une circonstance aggravante, nous le plaiderons !

Enfin, ou bien le gel est centenaire ou millénaire – ne bridons pas la mauvaise foi des pollueurs – et alors il s’agit d’une catastrophe naturelle et l’assurance ne peut être refusée par un assureur sauf à saisir le bureau central de tarification, ou bien il est récurent en des termes rapprochés et l’opportunité de la culture doit être posée.

Il n’y a rien à négocier, la seule action est l’empêchement des actions d’enfumages et/ou d’épandages. Le souci du citoyen, celui de l’élu responsable est l’arrêt de ces pratiques criminelles.
Et ce n’est pas parce que l’on a toujours fait comme cela que l’on doit continuer ! Il serait trop long de faire la liste de ce que l’on faisait et que l’on a appris qu’il ne fallait pas faire, aussi que le domaine de Fontorbe s’en tienne à la Loi, juste la Loi, et si des fois il lui reste un peu d’humanité et de bon sens, la solution est au bout du chemin de la révolte des citoyens pollués.

Mais, puisqu’il semble bien que M. Crosnier ignore la Loi, lui qui est un sachant dans ce domaine, je me pose, légitimement, la question de sa pertinence au poste qu’il occupe… Sauf si tout cela n’est que manipulation et mépris, auquel cas il est un orfèvre !

« Pourquoi râler autant… »

A ceux qui se dressent contre l’illumination de la mairie – le Palais de Monseigneur – une « facebookienne » s’interroge sur les raisons de ces nombreuses critiques à l’endroit des dérives du maire : « Pourquoi râler autant » dit-elle !

D’abord dans le cas d’espèce, illuminer un bâtiment public alors que le changement climatique est de plus en plus oppressant, c’est une sombre connerie.

Ensuite, même si le maire justifie parce que ce sont des leds, cette consommation est inutile et ne profite à personne et pas sûr que cela fasse joli.

Enfin la pollution lumineuse est unanimement décriée.

Le maire n’en a rien à faire, ses décisions, actions ne sont pas empreintes d’une quelconque démarche en direction des administrés mais sont toutes dirigées vers des échéances électorales, ne soyons pas dupe de ses tribulations.

Il est évident que la protection de la biodiversité, que les mesures propres à contenir et même diminuer la pollution communale ne sont pas des sujets qui l’interpellent.

C’est pour cela qu’il faut « râler et râler » encore, sans honte et avec conviction.

Non le maire n’est pas élu pour faire n’importe quoi.

Oui, l’acceptation silencieuse est comme un blanc seing à celui qui en use et en abuse sans rendre compte.

Nous ne pouvons nous satisfaire de quelques mesurettes trompe l’œil, nous avons le devoir de dénoncer les errances d’un maire, d’un conseil municipal dans son entièreté qui conduit une commune dans le mur.

Les vrais sujets ce sont ces promesses faites qui ne sont tenues, le PLU, les liaisons douces, les commerces de proximité mis en danger par un projet d’hyper en entrée de commune, le cinéma qui devait ouvrir avec trois salles, puis devait être installé dans une hall, la mise en cohérence du fonctionnement des services en regard du changement climatique (prévoir et non subir), la maîtrise des pollueurs, l’action contre les délinquants qui considèrent que la récolte des pommes vaut plus que la santé des citoyens.

Mais comment voulez-vous que l’on ne râle pas ?

La force électorale à Lavaur – comme partout ailleurs – est l’abstention, mobiliser en râlant pour faire c’est le seul moyen démocratique qui reste au citoyen responsable pour enfin plonger dans notre siècle… Pour le moment nous restons figés sur les années de surconsommation avec les conséquences que cela amène.

Tenez un petit exemple d’irresponsabilité, hier les cèdres ont été abattus, des plantations d’arbustes sont censés les remplacer, et je râle. Bien sûr je râle, parce qu’avant au lieu d’une pelouse soigneusement entretenue, il y avait une jachère fleurie qui accueillait une biodiversité à l’abri des tondeuses de la mairie.

Je l’ai déjà dit ?

J’ai déjà râlé, oui et c’est pas fini parce que pour enfoncer le clou de raison il faut taper souvent et fort sur la tête de l’incohérence… de l’imbécillité.

Aujourd’hui ?
Ballet de tondeuse et bientôt
sécateurs et autres instruments de torture

Les détails qui tuent l’essentiel

C’est hélas la posture de ceux qui se prétendent « personnalité politique » ou qui en sont devenues sous le harnais de leurs errances.

Avec une majorité, addict du monde de d’hier, notre commune – Lavaur – est affublée – d’une minorité la plus sotte de France. Elle développe des process dignes des trois glorieuses avec une insouciance qui n’a d’égale que l’incompétence. Pour se donner de l’épaisseur, elle participe à des mini opérations qui ne sauraient être que des accessoires d’actions d’envergure qui ne sont même pas esquissées par le conseil municipal.

Le dérèglement climatique est le seul sujet à traiter. Sa prise en compte par les couches politiques est une urgence qui ne peut être ignorée. Il est consternant de constater que sur ce sujet, qui n’est pas la propriété du monde de l’écologie, l’indifférence est de mise.

Gentiment, la minorité en fait des tonnes pour quelques jardins partagés, quelques arceaux pour vélos… Dans ce domaine il ne font pas dans l’humilité, ils sont dans le dithyrambique… Mais quand des évènements majeurs et destructeurs viendront mettre à mal quelques arpents de salades et autres tomates, sera-t-il temps de se mordre les doigts de ne pas s’être mobilisés sur les comportements à adopter pour modifier drastiquement nos habitudes de vie, de consommations, enjeux d’un hypothétique arrêt du bouleversement climatique.

Les sujets qui sont dans la mouvance d’un frein à l’enchère de satisfaire tous à tout prix et à n’importe quel prix sont, localement, clairs.

Il y a Terra 2, il y a l’autoroute Toulouse Castres, l’industrialisation forcenée de cultures inappropriées au terroir dans la plus pure logique des hobbies générateurs de produits financiers au profit de quelques-uns et enfin le laxisme des gestionnaires locaux qui ne s’embarrassent de logiques de développement au détriment de la survie d’un monde voué à la disparition.

Dans ce contexte, les seules voix audibles sont celles qui ne font pas du mensonge un mode de fonctionnement.

Celles qui évoquent des sacrifices pour redonner couleur à notre terre à notre vie.

Le danger est à notre porte, Terra 2 est en phase de réalisation, les élus font les sourds sur les alertes lancées, mais je m’interroge, ces élus n’ont-ils donc pas de conscience, pas d’intelligence ? Les dramatiques événements climatiques sont là pour valider l’urgence d’une réaction !

Sur facebook, l’alerte est grave, à la hauteur de la situation :

Je vous livre le propos terriblement lucide :

ZAC les Portes du Tarn, colère du dimanche !

Programme officiel ZAC PDT août 2021 :

« Le programme global de construction prévoit de développer sur 124 hectares de surface commercialisable, 490 000 m2 de surface de plancher maximum décomposé comme suit :

des activités mixtes et/ou plateforme de production et distribution à valeur ajoutée,

un pôle de services et de commerces,

des activités tertiaires et de bureaux,

des activités embranchables fer au nord de la voie ferrée,

une aire de service au sud de l’A68 avec des activités liées au terroir, au tourisme et au loisir,

des activités agricoles potentielles à forte valeur ajoutée,

des jardins partagés et un parc paysager.

« Pour mémoire, la ZAC a été créée en 2012, et aujourd’hui sont implantés Vinovalie qui a délocalisé l’emploi, une station service Total ultra innovante et 2 enseignes restauration autoroutière. Nos élus se mettent maintenant en 4, avec nos impôts, pour accueillir une plateforme logistique tout camions notamment adaptée au e-commerce, TERRA 2, et ce au détriment de terres agricoles et d’une centaine d’espèces protégées et leurs habitats ! Nos élus s’emploient par-ailleurs à se dire « responsables » et à se croire seuls légitimes pour savoir ce qui est bon pour l’intérêt général du territoire et à ignorer avec constance et dédain les oppositions à certaines de leurs décisions.

Mais dans quel monde vivent nos élus ?

N’ont-ils pas pris connaissance du rapport du GIEC ?

Honte à eux.

Si nous voulons que demain soit vivable un minimum, plus une seule voix pour Delga, Ramond, Carayon et autres porteurs de projets naturicide.

Ne donnons pas notre confiance à ceux qui s’agitent autour de projets superficiels et ne se mobilisent pas sur l‘essentiel, ils sont aussi pitoyables que ceux qu’ils prétendent combattre.