Quand la ZAC des portes du Tarn s’enrhume…

Lavaur tousse !

Et ne nous y trompons pas, le rhume est persistant, rien ne semble pouvoir l’enrayer.

L’histoire est longue et riche en trahisons. Une coupable, entre autres, la CCTA.

Rappelons que la CCTA, c’est pour une grande partie des élus de Lavaur et ne nous trompons pas, les errances de la ZAC des portes du Tarn vont avoir un impact catastrophique pour Lavaur en termes de transition écologique et aussi économique.

Les atteintes graves à l’environnement, l’assassinat programmé de la biodiversité, la promotion d’entreprises qui dégradent la production locale et pénalisent l’émergence des produits français par l’implantation de e-commerce constituent, par l’abandon de multiples promesses et par les engagements trahis,  un danger à court terme pour le développement du pays de Cocagne.

Demain ce sont les élections municipales, il est urgent que ceux (celles) qui briguent un mandat se positionnent clairement sur le devenir de cette ZAC, qu’ils (elles) disent leur sentiment sur la situation présente et les actions envisagées pour tenter de contenir l’irréparable.

Je ne vais pas vous dire toute l’histoire, le GAT Europe Ecologie les verts, du Tarn Ouest l’a fait avec une grande connaissance du sujet.

Je vous livre leur analyse :

logo eelv
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Zoom sur un scandale de « collectivités »

Une curiosité vauréenne, c’est la fixation du montant des financements, il est « hors taxe ».

Ainsi, s’il faut en croire les chiffres annoncés, ce montant serait de 9 600 000€ HT, pour le Centre Aquatique Intercommunal (CAI).

Mais la notion de HT n’est intéressante que pour fixer les règles de passation des marchés, l’opération étant supérieure à 5 548 000 €HT il est évident que cette notion s’efface au profit du coût réel des travaux.

Il est utile de se reporter, à la Loi (le code des marchés publics en l’espèce) pour définir ce qu’est un montant d’opération.

Il n’y a pas d’ambiguïté : « Pour un marché de travaux, le montant du marché prend en compte la valeur globale des travaux se rapportant à une opération (qui peut comporter un ou plusieurs ouvrages) ainsi que la valeur des fournitures et des services nécessaires à leur réalisation et mise à la disposition des entreprises par l’acheteur public. »

L’opération est, quant à elle, définie à travers tous les postes de dépenses concourant à la réalisation du CAI, en ce qui nous concerne.

Ce qui veut dire que TOUS les marchés doivent faire l’objet d’un appel d’offre publié au BOAMP et au JOUE. La vérification est en cours, c’est un peu long, la CCTA ne publiant pas ces informations, pourtant obligatoires, sur son site !

Cela veut dire que tous les marchés qui ont pour objectif la réalisation du CAI participent à la définition du montant de l’opération et quelle que soit la date de signature.

A ce titre l’achat de terrain est, comme le marché d’études de maîtrise d’œuvre, partie prenante du coût total. Même si le financement est antérieur ou à venir…
Donc pour savoir ce que cela nous coûte, rapatrions toutes ces dépenses et faisons les comptes…

En attendant que les marchés soient signés après que le conseil ait donné son aval bien que les subventions ne soient pas acquises, il y a 13 500 000 € TTC engagés avant même le début des travaux, quand on sait la propension de l’équipe Bonhomme/Carayon a dépasser les budgets, ce n’est pas procès d’intention que de craindre le pire.

ET PERSONNE NE FAIT RIEN !

Nous allons vers un remake du montage de la médiathèque pour lequel les magistrats de la Chambre Régionale des Comptes avait émis les plus grandes réserves (non, Monseigneur la prudence de mes propos me met à l’abri de tout procès en diffamation !).

Un mauvais remake à deux voix – (CCTA et Commune de Lavaur).

ET PERSONNE NE FAIT RIEN !

Un évident amateurisme dans la gestion du projet, les études hydrogéologiques a posteriori en sont un signe flagrant.

ET PERSONNE NE FAIT RIEN !

Des approximations quant au montage financier, des incertitudes quant au financement lui-même.

ET PERSONNE NE FAIT RIEN !

Le report vers la commune de Lavaur d’une somme de 1 030 000 € TTC pour un équipement intercommunal est un moyen de financement qui n’a pas été acté par le conseil municipal de Lavaur et serait aussi lunaire, extravagant que celui du prix de la vente du terrain votée en toute stupidité.

ET PERSONNE NE FAIT RIEN !

oppos vaureMais ils sont aveugles ces conseillers de l’opposition ?

Ils sont les seuls à pouvoir agir et leur seule action sur le sujet est de voter « POUR » !

Ils ont su saisir futilement la CNIL pour une vidéo diffusée à… 3 personnes dans le cadre d’une réunion de travail avec le maire, s’assurant ainsi que la demande ne saurait prospérer juridiquement, et là devant ce qui est un vrai scandale…

MOTUS ET BOUCHE COUSUE !

Reste que ce sport, la natation, est devenue à Lavaur hors de prix.

crawl3,5 millions pour un bassin de 25 m…

Ce qui nous fait quand même 540 000 € le mètre linéaire d’eau.

Pensez-y quand vous ferez vos 10 cycles de crawl : 54 000 € le cycle.

Voilà le sport le plus cher au monde !

Et cela à Lavaur et nulle part ailleurs.

Cocue et contente !

Le coût global de l’opération de CONSTRUCTION du Centre Aquatique Intercommunal à Lavaur s’élève à 9 600 000 € HT…

Comme les taxes (20%) ne seront pas gratuites, cela nous fait :

11 500 000 € TC.

Reste une vraie ambiguïté, les Messires Bonhomme et Carayon, ils mettent quoi dans l’opération de construction ?

La règle est que tout est compris, les études préalables (ou dans le cadre de la gestion particulière du vaurais après coup), l’achat du terrain, les travaux de dessertes (ou la participation aux travaux de dessertes, assainissement, les travaux proprement dits, les aménagements extérieurs, etc.

La CCTA Tan Agout ne nous sert que … le financement !

Un rien bidon et un tout bien illégal !

En première lieu, avant même de lancer un appel d’offres il convient de disposer des fonds suffisants, disposer cela veut dire que les autorisations de programme existent dans leur entièreté.

Pas le cas !

Puis ensuite, après avoir lancer une étude, de préférence qui prend en compte l’état du sous-sol, il est fait une programmation de l’opération en fonction de la disponibilité prévisible des crédits de paiement (notion de pluriannualité)

Pas le cas !

Nous assistons à un montage financier bidon dont les approximations font le lit des élections à venir.

Et l’opposition ? Elle vote POUR !

 je vous le dit Cocue et Contente !

Et Lavaur ? La plus cocue des communes de la collectivité.

Cocue mais consentante par la voix de son maire !

Lavaur a acheté le terrain (120 000€), Lavaur va participer par ponction sur ses fonds de concours des années à venir à hauteur d’un million TC.

lav geneCette somme :  1 152 000 € (10% de l’opération à titre individuel) serait bien utile pour mettre à niveau les infrastructures – des liaisons douces… par exemple, le choix est fait semble-t-il entre la sécurité de nos collégiens et des manipulations électorales.

Mais est-ce inéluctable ? Sommes-nous pieds et poings liés.

NON ! Mais l’opposition devra se parjurer en votant « POUR » et en instruisant un recours.

Le fera-t-elle ?

Voir sur le sujet, l'article de EElv : 
vitesse et précipitation(1)
NDLR : 1) Quand EELV parle de Cour des Comptes, il faut lire : 
Chambre régionale des comptes.
2) selon la compilation des données portées à la connaissance de 
VigilanceVauréeene, l'opération tous financements compris s'élève à 
13 600 000 € TTC auquel s'ajoutent les frais de la desserte à partager
avec la commune de Lavaur au titre de l'école maternelle.
Estimation provisoire !

Dans le désordre, le suppositoire surcoût se profile et se précise…

Le conseil communautaire se réunit lundi prochain à 18 h 30, un ordre du jour à la mesure d’une fin d’année où les réglements de compte s’imposent.

Sur le site de la CCTA, à la rubrique marchés publics 2018… ne figure que le marché de maîtrise d’œuvre pour le centre aquatique intercommunal à Lavaur : 970 000 €.

Il s’agit de la maîtrise d’œuvre lyonnaise (Chabanne et partenaire), qui a fait l’impasse sur l’étude hydrogéologique pour présenter son projet ! Une étude dont le coût et les résultats seront présentés en toute logique lors de ce conseil.

A cela n’oublions pas les 120 000 € du terrain cédé pour 1€. Les symboles ne sont pas toujours gratuit !

Déjà largement le Million !

Dans l’ordre du jour de la CCTA :

  • 4) autorisation de signature des marchés…,
  • 5) actualisation des autorisations de programme et crédits de paiement, cela sent l’inflation galopante !
  • 6) demande de subventions pour ce même CAI.

Donc il est demandé d’autoriser la signature de marchés avant de demander (et donc d’obtenir) des subventions et de mettre en cohérences AP et CP.

Nul doute que la chambre régionale des comptes, avec le manque d’humilité des magistrats dénoncé par le président Bonhomme va trouver là matière à redire.

surcoutPas de doute, la CCTA et son président accélère les procédures pour qu’un premier coup de pioche soit donné avant la fin de l’année et surtout avant les municipales, qu’importe que ce soit un coup de pioche dans l’eau de la nappe phréatique !

Il est évident que le projet est lancé sans en connaître les coûts et donc sans la capacité à réunir les ressources !

Le monde à l’envers, le monde de Bonhomme et Carayon,

En ne se représentant pour un mandat supplémentaire, notre Monseigneur fera preuve de lucidité et que Bonhomme le suive (ou vice versa) serait de bonne augure pour le développement citoyen de la communauté de communes.

Du pareil au même !

Même méthode, ou plutôt absence de méthode, même indifférence à la chose publique, même amour du secret et même propos méprisants, voilà en quatre axes définis les process de nos compères Carayon et Bonhomme.

Qui est le maître, qui est l’élève ?

Bien délicat de le dire, mais est-ce important ?

EElv dans un courrier nous fait part des absences ou indifférences de l’un et de l’autre à la CCTA. De cette pratique de la démocratie qui a goût de dictature dans le vaurais.

Lire ici : démocratie à la CCTA

De nombreuses fois le mépris de Carayon s’est exprimé lors des conseils municipaux avec sans doute comme cerise sur le gâteau de sa perfidie, l’intervention d’un de ses « fous du roi » dans une prestation aussi détestable qu’injurieuse pour la démocratie : souvenez-vous… le Jacquemart venu défendre un bilan de Monseigneur.

La honte n’a pas de patrie mais elle doit siéger sur le front de nos édiles locaux.

Scandaleuse, cette posture qui consiste à rabaisser les autres pour briller. Lors du dernier conseil municipal, à la conseillère d’opposition, Pauline Albouy Pomponne, qui demandait (légitimement et gentiment) que soient publiés les budgets et autres documents financiers, comme le veut la loi, du bout des lèvres, Carayon promet de le faire mais… ajoute que cela ne sert à rien, ses concitoyens n’y comprendront rien !

C’est fait, c’est publié et nous avons bien compris que pour comprendre, il va falloir gratter car rien n’est transparent, mais nous allons continuer à gratter !  …  Et nous comprendrons !

voteEt que le « Messire » vauréen se rassure, les citoyens ne sont pas des sots et ce n’est pas une arrivée du tour de France qui va les aveugler !

Les urnes de mars sanctionneront les médiocres pratiques, qui tuent la participation et l’action citoyenne.

EELV s’engage dans le délicat chemin du bilan des élus vauréens.

Le bilan de nos élus interpelle, … pas que moi !

EElv Lavaur-Graulhet-Saint Sulpice se lance sur ce chemin délicat de la perception de bilans souvent masqués par des gesticulations propres à noyer le poisson.

J’ai personnellement le plaisir de constater que, finalement, mes coups de gueule ne sont pas injustifiés et que ma compréhension de choses est partagée par d’autres, du moins en partie.

Je vous fais destinataires de la missive d’EElv qui lance donc son enquête avec, en point de mire, des propositions pour un renouveau de la parole et de l’action publique.

Voici donc leur première chronique :

CCTA : FIN DE MANDAT, QUEL BILAN ?

Quand les mots ne veulent rien dire…

Il n’est pas question de croire ce que peuvent bien dire et écrire nos élus de la CCTA et de Lavaur, mais il n’est pas plus question d’espérer une communication sur les actions, en fait le mot qui convient est agissements…

Conscients qu’ils doivent des comptes ils ne vont même pas satisfaire a minima à la mise en commun d’informations pourtant dues.

Sous le couvert de la déclaration des droits de l’homme, j’ai demandé au président de la CCTA, Bonhomme les éléments financiers concernant le centre aquatique intercommunal.

Surprise… il m’a répondu, mais la réponse est un camouflet indigne de sa fonction, c’est aussi la preuve flagrante qu’il ne faut attacher aucun crédit à sa parole.

j’ai demandé :

« Conformément à la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, article 14 et 15), je vous demande de me communiquer sans délai les éléments financiers de cette opération ainsi que la référence aux documents comptables (autorisation de programme, engagements comptables, marchés passés et appel d’offre en cours,…).  »

Il a répondu :

« Vous trouverez les informations relatives au futur centre aquatique intercommunal sur le site internet de la CCTA (cf notamment rubriques – registre des délibérations – et – finances -)

Sur le procédé, il ne répond pas, il renvoie à des liens numériques… qu’il n’identifie même pas, c’est un procédé pitoyable.

Pourquoi c’est stupide ? Parce qu’il n’a, en procédant de la sorte, pas satisfait à la demande et ouvre, ipso facto, la porte du recours devant la CADA, datant le départ du délai de recours au 30 septembre.

J’ai trouvé :

Pas de quoi avoir une idée de ce que représente cette opération, juste une délibération portant demande de subventions et la fixation de la rémunération du cabinet « Chabanne… », bureau d’études, ce fameux bureau d’études qui a omis de demander une étude hydrogéologique avant de faire ses plans !

transparence bonhommePOURTANT, M.Bonhomme avait assuré à sa prise de fonction :

« Le temps du travail et de l’action, dans l’intérêt général et au service de tous nos concitoyens, se poursuit maintenant activement… dans un esprit constructif fait d’écoute et de respect, en toute transparence… »

Je ne sais de quel mot il ignore la signification, mais j’ai la certitude que le mot transparence à la même signification pour lui que pour le maire de Lavaur :

« Caractère de ce qui est secret, obscur. »

Normal que dans ces conditions, le citoyen ne s’y retrouve pas, heureux que nous le sachions aujourd’hui, nous pourrons ainsi traduire leurs discours !