Affligeant, mais nullement surprenant !

Je suis bien persuadé que personne en notre commune de Lavaur n’a imaginé que Monseigneur ferait un petit quelque chose pour assurer (enfin) la sécurité de nos collégiens et plus généralement de tous les habitants.
Sans doute la conséquence de la signification pour le maire du mot sécurité : pour lui sécurité ce sont des caméras.

Détestable ce mépris pour le bien être et la sauvegarde de nos concitoyens.

Il nous dira qu’il faut respecter les procédures administratives, cela nous fera sourire quand on se rapproche des recommandations et des observations de la Chambre Régionale des Comptes qui s’est montrée très critique lors de l’examen de sa gestion financière et plus particulièrement s’agissant de l’application de la procédure de marchés publics (médiathèque).

Sauf que dans le cas d’espèce la mise hors de danger de nos collégiens, les procédures d’urgence sont mobilisables réglementairement. Donc cette excuse fera long feu !

D’autant que la négligence pendant de nombreuses années (20 ans) ne prive pas l’autorité adjudicatrice (Messire) de cette procédure d’urgence.

Il aurait dû se concerter avec les acteurs de la vie scolaire, les riverains, les usagers… Quinze jours, quand le problème est urgent, cela laisse bien du temps ! Le temps de faire une vraie réunion comme il a su faire pour le centre aquatique notamment.

Mais non rien de tout cela, ce matin… les mêmes dangers.

Faut-il saisir les autorités administratives pour que le maire réagisse enfin ?

La mobilisation sans faille des parentes qui ont secoué le magistrat défaillant n’a eu de cesse que de dénoncer les dangers, réclamer des mesures d’urgence.

Rien.

Du côté de l’opposition, le même mutisme, la même apathie.  La mobilisation autour de ce sujet prioritaire n’a pas été, mis à part une saisine aussi stupide qu’inutile de la CNIL.
Elle nous dira (l’opposition) qu’il ne faut pas politiser le problème, mais ce n’est pas politique que d’exiger du maire une réaction/action, c’est juste l’expression de la citoyenneté dans une démocratie.

inactionPuisque le maire n’est pas allé à la rencontre de ses concitoyens, l’opposition aurait dû aller à lui, conforter l’action des parentes, enfin, faire le job au lieu de tenter un buzz !

Aujourd’hui nous prenons note que la situation est toujours aussi périlleuse, le danger omniprésent sur cette portion de route de Caraman et que le maire est entièrement responsable. Dans notre droit français, l’inaction est également punie.

 

Ce qui aurait pu être fait…

A LAVAUR ET PARTOUT AILLEURS !

Parce que demain se prépare aujourd’hui, dès le lendemain de la réunion avec les parentes (hier !), il eût été de bonne pratique pour assurer un minimum de sécurité aux abords du collège des Clauzades,

  1. de passer une convention avec un urbaniste pour concocter un plan de circulation en concertation avec les bassins de vie,
  2. d’annuler la démarche du PLU, si mal engagée et n’ayant enfanté finalement qu’un projet indigent et contesté,
  3. relancer la procédure PLU en l’enrichissant des besoins de l’intercommunalité.

C’était juste à faire le lendemain… il y a quinze jours et sous les procédures d’urgence.

Et puis aussi parce que l’on ne peut attendre demain pour mettre à l’abri nos enfants, et que tenir une promesse ne doit pas rebuter Monseigneur,

  • interdire la circulation de transit aux poids lourds pendant les horaires de rentrée ou de sortie scolaire (ou définitivement),
  • déporter le parking enseignants,
  • aménager la piste cyclable en concertation avec les parents d’élèves, les enseignants et les riverains de la route Caraman,
  • profiter des travaux sur la zone des Mazasses pour créer dans l’urgence une zone multimodale qui mettrait en synergie les différents besoins avec des pénétrantes dans la zone sportive et scolaire (bus avec dépose minute pour les élèves et canalisation par une liaison pédestre abritée, parkings drainants avec un partie abritée et enrichie de panneaux solaires pour la fourniture de l’énergie utile à l’éclairage de la zone ainsi délimitée, garage à vélo et deux roues motorisés avec couloirs de circulation…
  • mettre en commun ces exigences pour alimenter l’étude visée au 1) du paragraphe précédent.

secur nums 1OU BIEN, ne rien faire

et laisser nos enfants vivre une aventure journalière qui les conduira au mieux, si rien n’est fait au service des urgences de l’hôpital.

C’est hélas ce qui se dessine à la veille de la reprise des cours.

A moins qu’en ce dimanche de tempête, Amélie nous apporte une solution miraculeuse et par son souffle impétueux réalise en 24 h, ce que Messire n’a même pas imaginé en 20 ans !

Un maire qui pose plus de problèmes, qu’il n’en résout !

Et c’est à Lavaur et nulle part ailleurs !

A la sortie des classes fin octobre, avant les vacances, un drame s’est noué au rond point donnant accès au collège : un collégien a été aspiré par le déplacement d’un car. Certes, par chance, il s’en est sorti indemne physiquement mais la peur était bien là. Cela n’arrive pas qu’aux autres et le drame sera peut-être consommé la prochaine fois.

Des parentes se sont mobilisées, déterminées à ne pas vivre dans l’angoisse journalière d’un accident potentiellement prévisible.

Le maire a promis des mesures immédiates et à moyen et long termes… parce que ce sujet le « taraudait » depuis bien longtemps.

En fait ce sujet ne l’a pas effleuré, il y a quatre mois, lors des travaux de réfection de la piste cyclable, opération bâclée quant à la sécurité.

La réunion qu’il a tenu avec les parentes à la veille d’une manifestation pacifique menée dans un esprit de construction a permis de dégager les processus accidentogènes et des propositions ont été faites pour remédier dans l’urgence au risque patent dans un premier temps, et de dessiner des solutions pérennes pour l’avenir.

Il devait mettre en place ces solutions d’urgence… dans l’urgence, avant la reprise des cours.

En ce jour du 1/11/2019, force est de constater que rien n’a changer à l’avant veille de la rentrée !

procrast 3Pas même des mesures d’organisation du trafic avec la communication et l’information qui aurait été de bon aloi, rien !

Sait-il ce maire (avocat de surcroît) que de ne rien faire engage aussi fortement sa responsabilité que de faire mal ?

Sait-il que sa procrastination le rend coupable en plus d’être responsable ?

 

Cocue et contente !

Le coût global de l’opération de CONSTRUCTION du Centre Aquatique Intercommunal à Lavaur s’élève à 9 600 000 € HT…

Comme les taxes (20%) ne seront pas gratuites, cela nous fait :

11 500 000 € TC.

Reste une vraie ambiguïté, les Messires Bonhomme et Carayon, ils mettent quoi dans l’opération de construction ?

La règle est que tout est compris, les études préalables (ou dans le cadre de la gestion particulière du vaurais après coup), l’achat du terrain, les travaux de dessertes (ou la participation aux travaux de dessertes, assainissement, les travaux proprement dits, les aménagements extérieurs, etc.

La CCTA Tan Agout ne nous sert que … le financement !

Un rien bidon et un tout bien illégal !

En première lieu, avant même de lancer un appel d’offres il convient de disposer des fonds suffisants, disposer cela veut dire que les autorisations de programme existent dans leur entièreté.

Pas le cas !

Puis ensuite, après avoir lancer une étude, de préférence qui prend en compte l’état du sous-sol, il est fait une programmation de l’opération en fonction de la disponibilité prévisible des crédits de paiement (notion de pluriannualité)

Pas le cas !

Nous assistons à un montage financier bidon dont les approximations font le lit des élections à venir.

Et l’opposition ? Elle vote POUR !

 je vous le dit Cocue et Contente !

Et Lavaur ? La plus cocue des communes de la collectivité.

Cocue mais consentante par la voix de son maire !

Lavaur a acheté le terrain (120 000€), Lavaur va participer par ponction sur ses fonds de concours des années à venir à hauteur d’un million TC.

lav geneCette somme :  1 152 000 € (10% de l’opération à titre individuel) serait bien utile pour mettre à niveau les infrastructures – des liaisons douces… par exemple, le choix est fait semble-t-il entre la sécurité de nos collégiens et des manipulations électorales.

Mais est-ce inéluctable ? Sommes-nous pieds et poings liés.

NON ! Mais l’opposition devra se parjurer en votant « POUR » et en instruisant un recours.

Le fera-t-elle ?

Voir sur le sujet, l'article de EElv : 
vitesse et précipitation(1)
NDLR : 1) Quand EELV parle de Cour des Comptes, il faut lire : 
Chambre régionale des comptes.
2) selon la compilation des données portées à la connaissance de 
VigilanceVauréeene, l'opération tous financements compris s'élève à 
13 600 000 € TTC auquel s'ajoutent les frais de la desserte à partager
avec la commune de Lavaur au titre de l'école maternelle.
Estimation provisoire !

Pourquoi le vote Carayon est impossible…

Il n’est que d’observer sa dernière année de mandat et ses multiples atermoiements, pour voir se confirmer son incapacité à gérer une petite ville comme Lavaur.

Reporter à l’échelle d’un mandat, c’est 6 fois plus de bévues, 6 fois plus de non faits. Certes, c’est aussi 6 fois plus de gratuits (ou pseudos gratuits qui nous coûtent, à nous citoyen, 1 ou 2% d’impôts), 6 fois plus de fêtes et/ou d’animations, mais la vie de la cité ce n’est pas cela.

C’est surtout un vivre en sécurité, et là UN ZERO pointé est la performance carayonnesque.

C’est aussi vivre dans la connaissance de ce qui se passe, le ZERO est là aussi en majuscule, le maire ne s’en cache pas ! « Je ne vous dirais rien, vous ne saurez rien » !

C’est bien évidemment se préparer et entrer dans la transition énergétique, écologique et économique, il va falloir une cotation négative. Parce que même un ZERO pointé est trop indulgent !

C’est aussi donner des forces aux quartiers, des forces et des moyens qui ne sont pas que des fêtes, mais aussi et surtout créer un ciment par des réalisations construites sur des envies et des besoins de bassins de vie identifiés. Il a favorisé ici et là quelques fêtes gratuites à base d’agapes pas vraiment de chez nous, mais soyons indulgents, 2 ou 3 points pour marquer notre bienveillance à son endroit.

cara honteuC’est aussi porter des projets structurants pour la ville, et sur ce dernier indicateur de l’action du maire, 2019 a été le témoin de sa grave insuffisance. Une insuffisance que sa démagogie ne parvient plus à masquer. Il est pris dans le filet de son absence. Ce mépris pour ce qui est de la vie de la cité est terrible. Il colmate avec des mots et des inaugurations, ses inquiétantes inactions qui ont conduit à mettre en péril la sécurité de tous.

Il avoue sans état d’âme avoir déjà réfléchi depuis longtemps à des solutions, que ne les a-t-il pas mises en œuvres  !

Résultats :

  • Cinéma fermé,

  • PLU perdu corps et biens,

  • Sécurité méprisée.

Qui pourra, tout clément qu’il soit, oser déposer dans l’urne le bulletin de ce maire, de cette équipe qui autant failli ? Qui osera ?

Passé à côté d’un drame ?

Le drame n’a pas eu lieu, mais c’est grâce à une fée qui ne s’appelle pas Carayon.

Il livre au journaliste de la dépêche un entretien qui laisse pantois devant le culot d’un maire qui essaie, avec sa verve qui n’a d’égale que sa mauvaise foi, de se dédouaner de ce qui reste un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu.

Il a alerté dès cet été le conseil départemental (il me semble que le conseiller adjoint à Lavaur Dalla Riva y siège) pour envisager des améliorations ! Balivernes, qu’il le prouve dans un souci de transparence !

Je rêve « envisager des améliorations » dit-il ! Voilà bien de la dialectique qui ne mène à aucune action sauf à peindre en vert une demie piste cyclable !

Il nous rappelle que… « le collège est du ressort du département et que nous sommes sur une route départementale ».

Je lui rappelle que la sécurité sur les routes départementales est de sa compétence !

Alors pas la peine de passer la patate chaude à d’autres, il est responsable !

Et ce ne sont pas 40 ralentisseurs en 5 ans qui ont empêché l’accident (le chiffre de 40 est de source Carayon et resterait, s’il présentait un intérêt, à vérifier !), c’est bien lui qui manque de visibilité et ce sont bien ses propos qui ne sont que démagogie.

Mais si, comme il le dit (démagogie ), que la sécurité n’a pas de prix comme la santé, je suis fort déçu qu’il n’ait pas mis les moyens pour éviter les accidents par manque de visibilité des conducteurs, étroitesse des voies, stationnements sauvages, etc.

Maintenant, je pardonne bien volontiers à l’opposition qui a sans doute été fort surprise de constater que Carayon organisait une réunion de travail, de concertation avec pour support une vidéo que seule l’intelligence de la loi tolère. Le manque d’habitude conduit parfois à des excès procéduriers dont on se doute de la vacuité.

Il ne s’agit pas comme le dit Carayon de continuer à améliorer, il faut plus prosaïquement mettre en place des dispositifs de sécurité, mener de vrais travaux avec une célérité exemplaire. Cela est possible, compte tenu de l’urgence, de recourir aux procédures exceptionnelles des marchés publics en s’affranchissant des règles habituelles des appels d’offre (c’est prévu au code des marchés publics). Un moyen, le seul pour répondre à l’angoisse des parentes qui ont mené une action dans le respect et la mesure. Les travaux auraient d’ailleurs dû être commencés, ce qui aurait été plus efficace que ces entretiens journalistiques pour justifier l’injustifiable !

Parce que, brandir l’excuse des procédures administratives pour reporter les travaux, serait une bien dangereuse méthode pour nos collégiens, dangereuse voire mortelle.

clown2Il nous parle en conclusion de plan global… il a demandé à ses services d’analyser les conditions de sécurité… le sujet est traité depuis des années… mais alors l’alternative est limpide : ou bien ils sont sots et/ou incompétents… ou bien il nous prend pour des imbéciles car de mémoire, rien dans le PLU, qu’il a enfoui sous des tonnes de poussières, ne traite de ces sujets… Et il est patent que tout cela n’a pas permis d’éviter l’accident. Et maintenant, par je ne sais quel miracle, des solutions se dessinent ! Pff… tout cela n’est que billevesée, sornette et faribole.

Manipulation et démagogie, c’est cela aujourd’hui la réponse de Carayon aux dangers qu’affrontent nos enfants et aux parentes dans une anxiété journalière.

Impensable et pourtant

Il est intéressant de se plonger de temps à autre sur les « paroles et écrits » de Monseigneur.

J’ai donc entrepris un tour d’horizon de ses discours et, surprise, figurez-vous que de 2016 à 2018, il n’a rien écrit. Ce n’est pas que je me sente privé ! Loin de là !

En plein cœur de son mandat, du mandat de « Lavaur au cœur », celui-ci a cessé de battre.

Il a fallu sans doute attendre la pose de défibrillateurs à l’hôtel de ville pour que réapparaissent les discours du maire en 2018 et 2019, cela sent bien évidemment la fin du mandat, le besoin de faire passer à la postérité la prose du maître.

discours syntheseIl est, pourtant, difficile de s’extasier devant les propos du maire qui ressasse chaque année au 14 juillet les mêmes approximations historiques, sans avoir la décence et le respect d’en changer les termes.

C’est amusant ces renaissances…

Une autre qui a comme un relent d’urnes, en 2015 le conseiller Justin Larue lance une opération séduction en direction des jeunes par un tractage « toutes boîtes aux lettres » (même celles qui refusent les pub !).

Puis, comme la belle au bois dormant, l’idée s’enfonce dans une profonde léthargie, jusqu’à ce que, au printemps, naisse une association « Au Cœur » qui reprend l’idée pas très originale de créer du lien entre « les gens ». Là, de suite Le conseiller Larue s’engage avec beaucoup de cœur, n’hésitant pas à sacrifier à la pluche du marché.

Et les ressorts habituels de la municipalité sont actionnés, sport, apéros, repas… Les éternels moteurs. Sauf que Lavaur change, Lavaur ne veut plus de ces moteurs qui toussotent. La page Au Coeur est une addition de reportages publicitaires, avec quelques manifestations non sponsorisées… A qui profite la publication ? Je ne sais, je n’ose imaginer que ce soit au maire !

J’ai regardé la page facebook de l’association, il y a un détail qui ne peut laisser indifférent, c’est comme dans la liste des discours de Carayon il y a des absences terribles lors de leurs marches et parcours cyclistes, ils n’empruntent pas les pistes cyclables…

Le besoin est dans les vraies concertations, sur des vrais sujets, avec des échanges sincères et constructifs. C’est ce qui est demandé par les citoyens, ceux que les membres de « Au Cœur » appellent  « les gens ».

Pourquoi ? Il n’y en a pas !