Inquiet ou rassuré ?

Je ne ferai pas durer le suspens…

Très rassuré, certes vigilant, mais extrêmement rassuré !

Le président Macron avait promis « plus une seule personne dans la rue fin 2017 ».

Plus de 200 000 sans abri en cette fin 2019…

Autant dire l’importance qu’il faut attacher aux promesses du Président !

Il nous dit, enfin il dit à deux maires qui n’ont pas saisi l’importance des enjeux écologiques et environnementaux : « l’autoroute Toulouse/Castres… c’est pour 2022 ».

C’est bien la preuve que cette autoroute impasse qui est une insulte au bon sens, qui va mettre en danger l’équilibre de toute une région, mais qui, surtout,

A UNE ALTERNATIVE ÉCONOME ET RÉALISTE

ne sera pas avant bien des mandats présidentiels, c’est mon souhait pour le devenir du Tarn et son développement.

Je me dis, de fil en aiguille, que ce serait bien que les candidats aux élections municipales se prononcent fermement sur des sujets tel que celui-ci et que dès leur élection, ils

promess se tiennent

  • s’engagent à présenter un proposition de résolution condamnant la construction de cette autoroute de la honte et se prononçant pour la mise en chantier du projet alternatif,
  • prennent un arrêté interdisant l’usage des pesticides sur le territoire de la commune et sollicitent l’intercommunalité aux mêmes fins,
  • interdisent sur le territoire les cirques et autres manèges utilisant des animaux pour leur spectacles.

Des mesures immédiates qui ne coûtent pas un denier et qui vont dans le sens de la transition écologique et économique et dans le respect de la vie des êtres sensibles.

Bien sûr, elle le connaît !

Le rapport Spinetta, il est évident qu’elle le connaît. Commandé par le premier ministre (c’est la loi du genre) alors qu’elle est ministre des transports au moment de la lettre de mission, on imagine mal qu’elle n’en ait pas entendu parler !

Il ne faut pas se leurrer, elle l’a lu aussi. Donc c’est à dessein qu’elle l’ignore dans ses interventions sur les transports. De son côté, Carole Delga « croit au train pour développer les transports dans une région comme la nôtre »

Je dis ça je dis rien, mais ce qu’elles disent en ont-elles conscience ? Elle mettent bien bout à bout leurs raisonnements pour leur donner une consistance, une intelligence ?

péage 2Comment croire tous ces mensonges enfants de l’opportunité politique et non le fruit d’une cohérence de développement dans le cadre du respect de l’environnement et de la transition énergétique et écologique.

Deux socialistes (une c’est avant sa trahison vers LReM qui comme on sait recrute à gauche pour étoffer sa politique de droite libérale) pour une même forfaiture qui a des conséquences dramatiques pour les déplacements de Lavaur vers Toulouse mais aussi dans le cadre de la réorganisation des transports intra-muros de la commune délaissée par 20 ans de mépris de ce qui fait la vie de chaque jour pour nos concitoyens.

Elle dépasse les bornes…

En visite à Castres dans le cadre de la campagne des européennes et du déploiement tous azimuts des ministres, députés et du président, la ministre Borne a dit :

« Je cite souvent Castres en exemple sur l’importance d’une liaison routière pour que les entreprises puissent venir s’y implanter et pour le développement de nos villes »,

« C’est une reconnaissance de la dynamique que nous défendons pour les villes d’équilibre comme Castres-Mazamet en Occitanie, que tout ne soit pas concentré sur les métropoles de Toulouse et Montpellier. Nous avons besoin de cette autoroute pour le territoire »,

… Et son annonce de réactiver la subvention de l’État en faveur de la ligne aérienne Castres-Paris,

…le groupe Fabre accompagne de façon volontariste ses salariés pour faciliter leur trajet domicile-travail (navette, site pour le covoiturage etc). Elle a oublié la halte aux Cocquillous… NDLR)

Elle a aussi plaidé en faveur d’une «prime transport» à hauteur de 400€ par an pour les salariés qui ne bénéficient pas de transport en commun et qui pourrait être inscrite dans la loi mobilité. Ce qui fera pour un aller-retour sur 220 jours travaillés par an une dépense de 3300-400= 2 900€… plus de deux fois le SMIC… NDLR

Rien sur la voie ferrée…

péage 1On subventionne voie routière, voie aérienne, le covoiturage, mais silence complet sur la desserte ferrée promise à la fermeture par le rapport Spinetta. Sans doute comme Carayon, Borne ne l’a pas vu, n’en a pas entendu parler ! Pourtant c’est une technicienne des infrastructures.

Il y a une alternative à ces atteintes insupportables à l’environnement. Elle est ignorée ou repoussée sans être sincèrement examinée. Il s’agit simplement d’une poignée de minutes de plus sur l’itinéraire et une pollution moindre (110  Km/h au lieu de 130 !), un enjeu en balance avec le réchauffement climatique inexorable.

Et puis, sans doute comme Wauquiez, Borne n’a pas le sens de la géographie, car mettre plusieurs heures pour rejoindre Toulouse en partant de Castres, il faut avoir des dons de visionnaires et anticiper sur ce que seront les embouteillages lorsque l’autoroute existera, si un jour elle est construite !

Quand projet et intelligence sont frères ennemis !

Faut-il être borné pour confirmer la légitimité de l’autoroute Toulouse/Castres !

Rien de bien étonnant que le maire Bugis (LR) et le député Terlier (« En Marche ») se rejoignent, c’est la même chanson depuis quelques années, reprise pour le refrain par notre Carayon qui est toujours dans l’attente de sa réalisation pour voir la circulation de son centre ville devenir fluide !

S’il est stupide de comparer le prix Toulouse/Albi (l’autoroute la moins chère de France) au tarif prévu pour Castres/Verfeil – 7 €, il n’en demeure pas moins que contrairement à ce que dit la ministre Borne, cette portion d’autoroute qui affichera 11,66 centimes d’€ le km sera l’une des plus chères de France, sans doute la rançon de l’inutilité. (par exemple : A26 (Calais – Reims – Troyes) avec 8,58 centimes par kilomètre. L’A4 (Paris-Strasbourg) se traverse pour 8,07 centimes par kilomètre et l’A5 avec 7,82, l’A29 10 ctes etc.)

Mais cela les lobbies n’en ont cure.

«Je faiplanete autoroutières du projet d’autoroute Castres-Toulouse une priorité nationale» assène la ministre (sans rire !)

Et la COP 21 et suivantes, ce ne serait donc pas une priorité internationale bien plus prégnante… Décidément elle dépasse les bornes du bon sens le plus élémentaire.

A-t-elle envisagé simplement que le prix est exorbitant, la rentabilité aléatoire, la pertinence nulle, les dommages à l’environnement majeurs, la transition énergétique bafouée ?

C’est donc cela la priorité nationale : saccager l’environnement, aggraver l’empreinte carbone d’un itinéraire ?

Et si pour corolaire, c’est l’effet inverse qui se produisait… Si plutôt que d’assister à une revitalisation de la zone Castres Mazamet, cela ne conduisait à sa désertification par la fuite vers Toulouse des industries et commerces…

Elle sera responsable – mais pas coupable – on connait bien la chanson !

Il ne changera rien… Sauf de cap !

La rue a eu raison de son mépris, de son arrogance. Les gaulois, ces petits riens, alcooliques, illettrés… l’ont forcé à s’intéresser aux conséquences de ses inconséquences.

Il ridiculise par la même occasion ses ministres qui ont rugi, par exemple, que ce n’est pas la rue qui fait la loi, mais aussi ses godillots qui se sont précipités sur ces traces… Que n’ont-ils révisé leur histoire de France, ils auraient pu se rappeler que c’est la rue qui a fait la déclaration des droits de l’homme !

Ainsi la transition écologique va se voir définir un nouveau cap, dans quelques jours, juste après les manifestations de samedi. Sans doute, il prend le temps de mesurer l’ampleur pour adapter ses propositions…

boite a b verdi trerlIl faut imaginer que nos deux députés du Tarn, Terlier et Verdier-Jouclas vont devoir changer l’expression de leurs boîtes à Bééé… Quant au troisième, le député Folliot, il ne bêle pas, il ronfle !

Ainsi, finies les soldes sur le glyphosate, et nul doute que la députée chassera de son régime l’huile de palme. Du côté de notre avocat-député, un regard plus écologique et plus environnemental, lui fera effacer ce qu’il pense avoir écrit sur le marbre : la réalisation de l’autoroute Toulouse-Castres.

Il écoutera aussi ses confrères et consœurs dans leurs démarches de contestation de la loi « justice » qui sacrifie la  proximité et le conseil au profit du numérique…

Langue de bois…

La ministre, en visite à Toulouse, a reçu une délégation des représentants su Tarn…

Interrogée sur le devenir de l’autoroute (impasse – ndlr) elle a répondu ceci :

langue bois«Vous savez mon attachement à l’amélioration de la desserte du bassin d’emploi de Castres Mazamet. Je pense que c’est vraiment un très bel exemple de ce que doit être notre politique en terme de mobilité. Il faut garantir l’accessibilité du sud du Tarn par une infrastructure adaptée aux besoins de la population et de l’économie locale et favoriser ainsi une meilleure structuration de l’aire métropolitaine toulousaine en soutenant le développement des villes moyennes en étoile autour de Toulouse. Pour ce projet mon objectif est clair, c’est que l’aménagement soit réalisé dans le calendrier proposé par le rapport du conseil d’orientation»

Il faut se souvenir que le rapport du conseil d’orientation, s’il donnait un avis sur un calendrier à géométrie variable quant à la réalisation, il n’était et reste qu’un avis au demeurant soumis à des modifications d’enveloppes budgétaires qui n’ont, il faut le souligner, absolument pas évolué dans le mauvais sens (celui de l’autoroute !).

Les représentants du Tarn ont traduit lancement du projet… Niais ou Stupides ? En tout cas définitivement hermétiques à la compréhension de ce qui ne va pas dans le sens de leurs intérêts.

Reste que parmi ceux qui ont rappelé le projet à la ministre Borne, il y a les représentants des laboratoires Pierre Fabre :

une autoroute au service d’un lobby ?

des élus au service d’un lobby ?

Et l’utilité publique ? Et le bon sens ?

Et l’environnement ?

Ronds de jambe autour d’une trahison

EPSON MFP image
EPSON MFP image

Hier circonspect quant à la légitimité de l’autoroute Toulouse Castres, le voici devenu le commis-voyageur d’un projet de cul de sac autoroutier.

Notre député clignotant à l’Assemblée nationale, malgré un regain d’activité début d’année, se donne bien de la peine pour sacrifier à quelques lobbies, l’environnement d’une région. Tout cela n’est pas clair…

Les préconisations de la COP 21 passées à la trappe d’intérêts locaux mal dimensionnés et surtout mal contextualisés.

Une vision étriquée qui devrait s’enrichir de données plus générales pour parvenir à des projets structurants raisonnables parce que raisonnés.

Entre les deux convictions ?

Une élection.

Comme les voix étaient à Castres et à Mazamet dans le sud du département plutôt qu’à Lavaur, il a fait le forcing et a épousé en grande pompe le projet d’autoroute. Il en est même devenu le porte parole. Il se remue comme un diable pour montrer qu’il fait tout pour qu’aboutisse cette ineptie.

Pas avare en démarches, il tente de construire sa réputation et son excuse si les scénarios repoussent la réalisation aux calendes grecques. Ce ne sera pas sa faute si le projet tourne à la NDDL ou autre projet stupide pour être inadapté et sur dimensionné. Il pourra surfer sur ses gesticulations pour justifier toute prétention électoraliste.

Il oublie en chemin son rôle d’élu de la nation, toute la nation. Son cœur de métier bat maintenant pour les prochaines échéances électorales. Oubliées les promesses électorales, il devait tenir les citoyens informés de ses votes et actions au sein du parlement, tous même les nombreux qui ne se sont pas résolus à voter pour lui, c’est à dire 75 % de l’électorat.

Sera-t-il aussi opportuniste pour prendre à bras le corps le problème du rapport Spinetta quant à l’abandon de certaines dessertes ferroviaires, notamment Saint-Sulpice-Castres ?

Saura-t-il militer avec autant de fougue pour que Castres conserve sa gare (et son tribunal).

Et, de concert avec les deux autres députés du Tarn, prendra-t-il enfin la mesure du vrai problème de Castres (de Lavaur) de son éloignement de Toulouse, des liaisons indispensables entre les villes du Tarn et aussi de l’Aude et de l’Herault (Carcassonne, Béziers) ? Désenclaver ce n’est pas juste un itinéraire à privilégier, c’est ouvrir en grand les champs du possible, c’est avoir un vrai projet, pas une demi-mesure pour être concurrentiel avec son adversaire qui – le premier, parait-il – s’était dévoué à la cause de l’autoroute « impasse ».

Si, bien sûr, l’aménagement de l’itinéraire Toulouse Castres, ne désengorgera pas le centre de Lavaur (si, si c’est Carayon qui le dit et l’écrit) il y a de vrais aménagements à faire : Albi- Castres (routes aménagées, pas autoroutes) ; Toulouse-Castres (fer et routes aménagées, pas autoroutes et TGV) ; Castres-Béziers (routes aménagées pas autoroute). Des projets à la mesure du département, de la région. Alors Terlier on s’y met ?

Car à bien y regarder, les chiffres sont cruels : Carayon, qui était très présent dans sa circonscription, était indiscutablement plus pugnace et interventionniste dans l’hémicycle que le député Terlier. Et comme ils défendent l’un et l’autre les mêmes projets et les mêmes idées…