Quand élections rime avec tour de France

  • 2020, Lavaur ville « arrivée d’étape » du tour de France… Élections municipales.

Il est des coïncidences qui laissent pantois !

Cette concomitance de deux événements est un hasard heureux pour ceux qui l’ont provoquée.

C’est une insulte au bon sens !

Dans la ville où la municipalité est incapable d’assurer la sécurité de ses deux roues, faire arriver le tour de France, ressemble un tour de C…

Nul besoin de la réunion du 8 novembre pour dénoncer le coût de l’arrivée, le désordre que cela va entraîner, l’absence de retombées économiques (commerce et culturel) pour la ville, et ce d’autant plus que Lavaur est la ville arrivée mais pas la ville étape, ses infrastructures hôtelières étant ce qu’elles sont !

Réel besoin lors de la réunion du 8 novembre d’avoir un retour sincère, un bilan des arrivées de 2001, 2011 et des passages en 2015 et 2019 en termes de retombées économiques et réputation de la ville. Pas se contenter de déclarations abracadabrantesques, qui ne reposent sur strictement rien.

tdfOu bien devra-t-on le faire face au silence du maire ? Car se répandre sur une manifestation sportive sans la contextualiser, oublier les désordres inhérents à son addition avec les départs en vacances (3 juillet) et les retombées financières négatives est ce qu’il convient d’appeler de la mauvaise gestion.

Et si le tour de France passe par Lavaur n’y voyons là rien d’autres que des démarches de la mairie (maire et premier adjoint en synergie – il serait intéressant de connaître les membres du comité d’organisation de ce tour!) pour booster une réputation en chute libre.

Quand la vie tient à un pot de peinture

Il nous a prévenu, le 1er adjoint au maire aux travaux :

« On ne peut pas pousser les murs ! »

Mais cette lapalissade urbaine (quoique pas vraiment incontournable) doit être mise en balance avec la sécurité.

Et la sécurité ce n’est pas que de la vidéo protection.

C’est bien autre chose qui ne réveille pas la profonde somnolence de Monseigneur. La sécurité ce sont les déplacements, les infrastructures. Dans une ville réputée sereine, l’attention d’un édile responsable est bien dans la gestion des déplacements et leur sécurisation.

Déjà dénoncé, le parcours du combattant des collégiens et lycéens, ne fait l’objet d’aucune étude et encore moins d’aménagements indispensables et urgents. N’attendons pas un mort pour agir !

Oh, bien sûr, le maire jettera en réponse aux observations du PLU, un plan de circulation tellement sot qu’il ne le mettra pas en œuvre reculant devant le bon sens développé par les usagers (c’est la rançon des décisions prises à l’emporte pièce sans concertation).

Certes il fera peindre en vert une partie de la route de Caraman pour donner l’illusion d’une piste cyclable jusqu’au collège des Clauzades.

Il laissera cohabiter

  • bus, véhicules légers, poids lourds, engins agricoles…

  • piétons, vélos, trottinettes, poussettes, fauteuils handi…

dans une zone particulièrement circulée et ne pourra ainsi éviter des accidents, malgré la vigilances de tous et l’adresse incontestable de nos jeunes et moins jeunes.

Certes pas coupable, mais oh combien responsable !

plan veloIl est grand temps que le Monseigneur local se reprenne avant que le Jacquemart ne descende de son clocher pour lui tirer les oreilles.

Et qu’importe les élections, le sujet n’est pas là, le sujet est l’urgence de mesures conservatoires avant que l’accident ne se transforme en drame qu’il est si facile d’éviter autrement que par la faction d’un policier municipal bien impuissant à réguler la circulation dans cette artère de la ville.

Dents creuses VS poumons verts

Dans le PLU détecté en mort cérébrale et avant que de le débrancher définitivement, je reviens sur une proposition qui a fait l’objet de revendications précises.

Cette proposition, boucher les dents creuses, est commune a bien des PLU. Il faut bien rappeler que si notre « PLU » est aussi indigent c’est bien parce qu’il a additionné des poncifs, repris des solutions ailleurs pertinentes et à Lavaur inadaptées, et qu’il n’a pas su se positionner dans son environnement élargi (l’intercommunalité) et dans son siècle. Une double faute, celle de l’espace et celle du temps.

Il faut bien reconnaître que la proposition de boucher les dents creuses aurait comme qualité d’utiliser les réseaux existants…  Mais comme inconvénient considérable… d’utiliser les réseaux existants et donc de les saturer, de les rendre insuffisants et cela tous les réseaux et aussi les infrastructures. Avec en toile de fond des dysfonctionnements sans que des bénéfices soient perceptibles.

C’est aussi supprimer en centre ville et en périphérie proche, les ilots de verdure, les quelques poumons verts et leurs faunes et flores particulières qui seraient ainsi sacrifiés au profit de ce que Monseigneur fait de mieux… les impasses pour desservir une poignée de constructions.

dent creuse lavaurLes habitants de ces quartiers où subsistent ces maigres espaces encore sauvegardés doivent avoir l’écoute des décideurs, ils doivent pouvoir être placés en position d’experts de la diversité locale, c’est cela qu’il faut apporter au PLU quand il sortira de sa torpeur.

STUPIDE ! (et faux)

Lors d’une petite réunion informelle, est venu le sujet des subventions accordées par la mairie. Je vais être fidèle au propos qui a été tenu, « par les subventions accordées par le maire ».

La discussion a porté sur la certitude de la reconduction de ces subventions dans l’hypothèse où le maire verrait son mandat renouvelé (j’ajoute et Lavaur s’enfoncer encore plus dans une dictature sans partage). Il semblait que, pour certains, les subventions seraient supprimées en cas de changement de municipalité.

MAIS C’EST STUPIDE !

subvention33J’imagine que tout simplement les subventions seraient tout d’abord transparentes quant aux règles d’attribution, et puis un vrai travail serait fait en amont pour alimenter la commission ad hoc qui ne serait plus une chambre d’enregistrement comme c’est actuellement le cas. Ainsi au détour d’un débat en conseil municipal, la demande d’une association ne serait pas découverte ex abrupto et la subvention reportée… parce que le dossier a été oublié !

Bien sûr il est impensable que les subventions soient des apports pour équilibrer des actions mal menées et déficitaires parce non étudiées.

Les subventions ne seront pas les paravents d’actions pour en masquer le coût réel, et pour affranchir le budget de la commune de la responsabilité et du rendre compte de dépenses somptuaires. La ligne du budget pour frais de représentation ne sera pas abondée en faisant payer par des associations les apéros et autres agapes par un savant équilibrage avec des subventions.

Mais personne ne peut prétendre qu’une équipe municipale responsable et assise sur des principes de partage et de transparence puisse ne pas épauler les structures associatives tant en financements qu’en aides matérielles ou facilités d’organisation.

AU CONTRAIRE…

Mais OUI, les subventions ne pourront plus être un moyen électoral et être un levier pour gagner des électeurs.

EELV s’engage dans le délicat chemin du bilan des élus vauréens.

Le bilan de nos élus interpelle, … pas que moi !

EElv Lavaur-Graulhet-Saint Sulpice se lance sur ce chemin délicat de la perception de bilans souvent masqués par des gesticulations propres à noyer le poisson.

J’ai personnellement le plaisir de constater que, finalement, mes coups de gueule ne sont pas injustifiés et que ma compréhension de choses est partagée par d’autres, du moins en partie.

Je vous fais destinataires de la missive d’EElv qui lance donc son enquête avec, en point de mire, des propositions pour un renouveau de la parole et de l’action publique.

Voici donc leur première chronique :

CCTA : FIN DE MANDAT, QUEL BILAN ?

Quand les mots ne veulent rien dire…

Il n’est pas question de croire ce que peuvent bien dire et écrire nos élus de la CCTA et de Lavaur, mais il n’est pas plus question d’espérer une communication sur les actions, en fait le mot qui convient est agissements…

Conscients qu’ils doivent des comptes ils ne vont même pas satisfaire a minima à la mise en commun d’informations pourtant dues.

Sous le couvert de la déclaration des droits de l’homme, j’ai demandé au président de la CCTA, Bonhomme les éléments financiers concernant le centre aquatique intercommunal.

Surprise… il m’a répondu, mais la réponse est un camouflet indigne de sa fonction, c’est aussi la preuve flagrante qu’il ne faut attacher aucun crédit à sa parole.

j’ai demandé :

« Conformément à la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, article 14 et 15), je vous demande de me communiquer sans délai les éléments financiers de cette opération ainsi que la référence aux documents comptables (autorisation de programme, engagements comptables, marchés passés et appel d’offre en cours,…).  »

Il a répondu :

« Vous trouverez les informations relatives au futur centre aquatique intercommunal sur le site internet de la CCTA (cf notamment rubriques – registre des délibérations – et – finances -)

Sur le procédé, il ne répond pas, il renvoie à des liens numériques… qu’il n’identifie même pas, c’est un procédé pitoyable.

Pourquoi c’est stupide ? Parce qu’il n’a, en procédant de la sorte, pas satisfait à la demande et ouvre, ipso facto, la porte du recours devant la CADA, datant le départ du délai de recours au 30 septembre.

J’ai trouvé :

Pas de quoi avoir une idée de ce que représente cette opération, juste une délibération portant demande de subventions et la fixation de la rémunération du cabinet « Chabanne… », bureau d’études, ce fameux bureau d’études qui a omis de demander une étude hydrogéologique avant de faire ses plans !

transparence bonhommePOURTANT, M.Bonhomme avait assuré à sa prise de fonction :

« Le temps du travail et de l’action, dans l’intérêt général et au service de tous nos concitoyens, se poursuit maintenant activement… dans un esprit constructif fait d’écoute et de respect, en toute transparence… »

Je ne sais de quel mot il ignore la signification, mais j’ai la certitude que le mot transparence à la même signification pour lui que pour le maire de Lavaur :

« Caractère de ce qui est secret, obscur. »

Normal que dans ces conditions, le citoyen ne s’y retrouve pas, heureux que nous le sachions aujourd’hui, nous pourrons ainsi traduire leurs discours !

Le challenge vauréen est engagé !

C’est la course à la photo dans le journal (de Carayon) et éventuellement une petite photo dans la dépêche ou le journal d’ici, c’est pas de refus !

Et donc notre Monseigneur se lance dans son challenge pré-électoral préféré,

L’INAUGURATION…

Et pour gagner, au diable la cohérence, tenez je vous prends à témoin, il y a eu cette inauguration d’une impasse avec Monseigneur et ses conseillers préférés, une voie dite le « chemin des mirabelles ».

mirabelle juilletLes travaux ont été achevés fin juillet… il y a 70 jours.

Mais reconnaissons le, il y a deux mois et demi ce n’était pas le bon tempo pour les élections, et puis il y a urgence, le Mag va paraître, une petite inauguration c’est pas mal, cela meuble le catalogue de Monseigneur, ainsi donc va ce challenge.

Alors la cérémonie, c’était cela :

mirabelle _ 10_10 Mais regardez bien les photos… Une année ou deux de périodes de dégel et bonjour les dégâts pour les riverains, pas de trottoirs, pas de stabilisation des accotements, rien que des infrastructures à la Monseigneur.

Vite fait, juste le temps d’une photo et puis l’indifférence aux problèmes qui sont liés à l’imprévision quant à l’urbanisation de cette zone qui privilégie l’impasse à la liaison inter voies pour assurer la fluidité des circulations.

mirabelle tx

Photo contemporaine qui montre bien où vont s’écouler les eaux de la voirie…

Pour ce qui est du challenge, je suis prêt à parier qu’avant la fin du mois, il va nous commettre encore quelques rubans coupés avec les ciseaux de l’opportunisme électoral.

Même… qu’il est capable de  nous inviter à inaugurer des rues ou places dont les travaux sont achevés depuis des mois !!!

Si, si… On parie ?