Déçu, il nous avait habitué à mieux !

S’il fait mine de ne pas connaître les dates des prochaines élections municipales… du 15 et 22 mars 2020 lors du dernier conseil municipal, nul n’est dupe. C’est un peu comme le rapport Spinetta et la suppression de ligne SNCF Mazamet/St-Sulpice, les revendications lors du PLU qu’il découvre tout surpris dans le cahier d’enquête, c’est comme les dangers des pistes cyclables qui ne le taraudent que depuis la rentrée des classes, il sait pas… mais il agit comme si cela était son obsession.

Mais quand même, il s’y prend un peu tôt avec ses inaugurations à tour de cordon tricolore ! Il en oublie, chemin faisant, un de ses principes qui est que le temps fait oublier nos tourments : ses impérities.

Alors si loin du moment où les urnes recueilleront nos colères à quoi bon gesticuler autour des inaugurations pour des travaux terminés depuis des mois.

bonnet de carayonSeules traces, quelques jolies photos dans un « Mag » qui aura rejoint en mars la déchetterie !

Sauf à remettre le couvert dans le « Mag » du premier trimestre, signature d’une campagne électorale masquée, il est bien évident que Monseigneur confond vitesse avec précipitation, et oublie que son bon peuple oublie !

Ce n’est pas en pavoisant devant quelques personnes dûment invitées que les pistes cyclables vont mettre en sécurité nos concitoyens.

 

Impensable et pourtant

Il est intéressant de se plonger de temps à autre sur les « paroles et écrits » de Monseigneur.

J’ai donc entrepris un tour d’horizon de ses discours et, surprise, figurez-vous que de 2016 à 2018, il n’a rien écrit. Ce n’est pas que je me sente privé ! Loin de là !

En plein cœur de son mandat, du mandat de « Lavaur au cœur », celui-ci a cessé de battre.

Il a fallu sans doute attendre la pose de défibrillateurs à l’hôtel de ville pour que réapparaissent les discours du maire en 2018 et 2019, cela sent bien évidemment la fin du mandat, le besoin de faire passer à la postérité la prose du maître.

discours syntheseIl est, pourtant, difficile de s’extasier devant les propos du maire qui ressasse chaque année au 14 juillet les mêmes approximations historiques, sans avoir la décence et le respect d’en changer les termes.

C’est amusant ces renaissances…

Une autre qui a comme un relent d’urnes, en 2015 le conseiller Justin Larue lance une opération séduction en direction des jeunes par un tractage « toutes boîtes aux lettres » (même celles qui refusent les pub !).

Puis, comme la belle au bois dormant, l’idée s’enfonce dans une profonde léthargie, jusqu’à ce que, au printemps, naisse une association « Au Cœur » qui reprend l’idée pas très originale de créer du lien entre « les gens ». Là, de suite Le conseiller Larue s’engage avec beaucoup de cœur, n’hésitant pas à sacrifier à la pluche du marché.

Et les ressorts habituels de la municipalité sont actionnés, sport, apéros, repas… Les éternels moteurs. Sauf que Lavaur change, Lavaur ne veut plus de ces moteurs qui toussotent. La page Au Coeur est une addition de reportages publicitaires, avec quelques manifestations non sponsorisées… A qui profite la publication ? Je ne sais, je n’ose imaginer que ce soit au maire !

J’ai regardé la page facebook de l’association, il y a un détail qui ne peut laisser indifférent, c’est comme dans la liste des discours de Carayon il y a des absences terribles lors de leurs marches et parcours cyclistes, ils n’empruntent pas les pistes cyclables…

Le besoin est dans les vraies concertations, sur des vrais sujets, avec des échanges sincères et constructifs. C’est ce qui est demandé par les citoyens, ceux que les membres de « Au Cœur » appellent  « les gens ».

Pourquoi ? Il n’y en a pas !

 

Cela le taraude ?

Pistes Cyclables… Depuis deux mois seulement cela taraude le maire. En fait depuis la rentrée du collège, et je veux bien le croire. Au hasard de mes déplacements dans Lavaur, sur les allées Jean Jaurès notamment, j’ai pu constater combien notre maire est absent de cette problématique et qu’il n’est vraiment pas vraiment dans la recherche de solutions.

Il est évident que la fourrière n’a pas été sollicitée pour qu’un peu plus de civisme soit de nature à faciliter la circulation sur des pistes cyclables !

Je rappelle avec insistance les observations du PLU, elles étaient fortes, nombreuses, cela n’a pas taraudé Carayon, il a enterré les conclusions de la commissaire enquêtrice, il attend qui, quoi pour l’exhumation ?

Mais au fait, tarauder pour Carayon, cela veut dire quoi ? Vous vous souvenez il est soucieux de ses mots, aussi depuis deux mois, en fait il a choisi comme synonyme de tarauder… agacer. Là, je veux bien le croire que ce n’est finalement agaçant pour lui que depuis la rentrée scolaire, depuis que le danger est devenu imminent, irréfragable !

piste cycl poliQuand on constate que, même les services de la mairie n’en ont rien à faire de la signalisation d’une piste cyclable, et de surcroît au droit du poste de police, comment peut-on espérer que soient prises en compte les pistes qui vont par pointillés jusqu’au collège au hasard de l’inspiration de l’entreprise de peinture !

Non, décidément non, les liaisons douces ne sont pas un sujet pour Monseigneur. Les pistes cyclables le cadet de ses préoccupations, alors ne nous berçons pas d’illusions, il va laisser passer l’orage… en attendant un drame. Il est responsable et coupable de ce qui arrive par l’indifférence qu’il montre dans l’organisation des déplacements dans la commune.

Un début de concertation est né avec les parents d’élèves, il a écouté… A-t-il compris ?

Il va imaginer… Dommage qu’il n’ait pas étudié le sujet notamment pour le mettre en synergie avec le développement de la zone des Mazasses…

Qu’il ne soit pas dit que le sujet des pistes cyclables est un sujet récent, il est récurrent sur de nombreuses années et il est rappelé souvent. En mai 2019 face à un déni de droit, j’avais déjà rappelé cette surdité, le sujet était « ils font n’importe quoi » (24/5/2019)

Déterminées et mesurées !

Les parentes d’élèves ont organisé une manifestation pour montrer leurs inquiétudes face à l’insécurité aux abords du collège.

Elles ont su monter une opération digne et en un jour délicat (marché, vacances, match de rugby), mobiliser 70 personnes est un vrai succès.

Cela démontre l’acuité du problème et l’urgente nécessité de réagir.

manifLe sujet c’est, bien sûr, la circulation route de Caraman, mais pas seulement, c’est aussi le danger qu’il y a dans les déplacements à vélo. Car le collège est le but ou de départ d’un parcours intra muros qui prend l’aspect d’un exploit chaque jour renouvelé par nos enfants (et pas que !)

Carayon dit que « la question le taraude depuis deux mois » et qu’il a fait « une piste cyclable ».

Sauf que la question lui est posée depuis de nombreuses années… il y a 8 ans, le sujet a été abordé (dixit le 1er adjoint Bernard Lamotte), et rien n’a été fait.

Sauf que l’enquête sur le PLU de l’an dernier a bien montré, à travers de nombreuses observations (459) que les pistes cyclables et les liaisons douces étaient un vrai sujet, et que ce PLU est sans suite ! Au demeurant, le PLU ne prévoyait pas un plan de circulation.

Sauf que quand le maire fait un ersatz de « plan de circulation » ce sont juste trois sens obligatoires qu’il impose sans concertation ni études (et il en supprime un sous la pression).

Sauf que le collège n’est pas passé de 500 à 1000 collégiens en une seule rentrée et que la mairie aurait dû réagir depuis longtemps.

Sauf que si la route est bien départementale, la responsabilité en termes de sureté et de sécurité est de la compétence du maire !

Pourquoi imaginer seulement aujourd’hui des solutions dont on verra l’efficacité au lendemain de leurs installations alors que le danger est dénoncé depuis bien longtemps.

La mort est passée à 20 cm !

Mais qu’importe le hier, les parentes ont ouvert la voie à des solutions, rapides pour pallier les dangers dès la rentrée et demain et après-demain pour des solutions pérennes.

Elles sont déterminées, elles l’ont démontré.

Reste à imaginer que Carayon sera enfin efficient, et saura faire aujourd’hui ce qu’il n’a pas su faire en vingt ans. Que son imagination, sollicitée avec véhémence par les aventuriers du macadam de Lavaur, puisse enfin trouver une solution. Voilà une prière que j’adresserai bien volontiers à Saint Alain qui a bénéficié des subsides qui auraient été bien plus utiles pour aménager des liaisons douces, mais je ne suis pas sûr d’avoir son oreille !

Post scriptum :piste 9_7

  • La piste cyclable n’a pas été repeinte il y a deux mois, mais c’était le 9 juillet… avant le passage du tour de France et ses nombreux vélos,
  • Elle n’a pas été créée, elle existait déjà !,
  • Le maire est responsable de la sécurité sur les routes départementales en traversée de ville, (l’article L.2212-2 du CGCT, celle-ci – la collectivité locale – a pour mission d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques et elle comprend notamment tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques.En outre, le maire, en application de l’article L.2213-1 du CGCT, exerce la police de la circulation sur l’ensemble des voies de circulation à l’intérieur de l’agglomération, dont les voies départementales. Au regard de l’ensemble de ces éléments, lorsqu’une route départementale traverse une commune, il y a concours des obligations incombant au département au titre de l’entretien de la route et de celles incombant à la commune au titre des obligations relatives à l’exercice de la police municipale.)
  • Le collège n’est que la cristallisation d’un effet d’entonnoir, mais le danger est tout le long du parcours des collégiens qui ne viennent pas que du Pech, mais aussi du Pigné, de Labastide, d’Ambres, de Massac…
  • Les riverains se garent sauvagement le long de la route de Caraman, s’ils n’ont pas d’excuses, ils ont vraisemblablement des raisons, il faut les entendre,
  • Si l’urbanisme avait été maîtrisé (agrandissement, réfection et non limitation du droit à construire et reconstruire) des solutions auraient été viables.

Quand le maire sponsorise… son mécène

L’association 1901 « Mécènes du pays de Cocagne Lavaur – Saint-Sulpice – Tarn-Agout – SE-SCAL, dont le siège social est… à l’hôtel de ville de Lavaur tient son assemblée générale à la médiathèque Guiraude de Laurac ce 24 octobre 2019.

Cette association qui compterait une soixantaine de membres dont 14 personnes morales soutient des projets culturels et patrimoniaux sur le territoire de la CCTA.

Elle a été active bien évidemment pour la cathédrale Saint Carayon Alain, mais ses dons… ce sont vos dons aussi, à hauteur de 66% qui représentent la déduction d’impôts  du mécénat, et par voie de compensation une augmentation de vos contributions fiscales.

Mais vous n’êtes pas invités ?

C’est juste en petit comité ?

Dommage car à 20 h la mairie de Lavaur OFFRE un cocktail, et bien sûr c’est encore nous qui payons !

Reste que remercier ses mécènes est une activité préférée du maire et le cocktail préparé par un traiteur local sera, n’en doutons pas, aussi somptueux que celui de l’inauguration de la centrale hydroélectrique…

mogo meceneEt si ce mécénat étendait ses activités à la préservation de la vie de nos enfants en investissant dans la peinture verte, dans la bande blanche et dans les jolis dessins de vélos sur le macadam, ce serait artistique et combien utile. Pour le coup nous serons nombreux à sabler le champagne sur nos routes devenues enfin sûres.

Du pareil au même !

Même méthode, ou plutôt absence de méthode, même indifférence à la chose publique, même amour du secret et même propos méprisants, voilà en quatre axes définis les process de nos compères Carayon et Bonhomme.

Qui est le maître, qui est l’élève ?

Bien délicat de le dire, mais est-ce important ?

EElv dans un courrier nous fait part des absences ou indifférences de l’un et de l’autre à la CCTA. De cette pratique de la démocratie qui a goût de dictature dans le vaurais.

Lire ici : démocratie à la CCTA

De nombreuses fois le mépris de Carayon s’est exprimé lors des conseils municipaux avec sans doute comme cerise sur le gâteau de sa perfidie, l’intervention d’un de ses « fous du roi » dans une prestation aussi détestable qu’injurieuse pour la démocratie : souvenez-vous… le Jacquemart venu défendre un bilan de Monseigneur.

La honte n’a pas de patrie mais elle doit siéger sur le front de nos édiles locaux.

Scandaleuse, cette posture qui consiste à rabaisser les autres pour briller. Lors du dernier conseil municipal, à la conseillère d’opposition, Pauline Albouy Pomponne, qui demandait (légitimement et gentiment) que soient publiés les budgets et autres documents financiers, comme le veut la loi, du bout des lèvres, Carayon promet de le faire mais… ajoute que cela ne sert à rien, ses concitoyens n’y comprendront rien !

C’est fait, c’est publié et nous avons bien compris que pour comprendre, il va falloir gratter car rien n’est transparent, mais nous allons continuer à gratter !  …  Et nous comprendrons !

voteEt que le « Messire » vauréen se rassure, les citoyens ne sont pas des sots et ce n’est pas une arrivée du tour de France qui va les aveugler !

Les urnes de mars sanctionneront les médiocres pratiques, qui tuent la participation et l’action citoyenne.

Une réunion publique : pistes cyclables ?

Voilà qui aurait de l’allure, une réunion autour des pitoyables pistes cyclables !

Une réunion annoncée avec autant de moyens que celle pour le TDF ! (tour de France méridionale).

Sur le « facebook » de la mairie et sur le site de la ville de Lavaur !

Notons que pour le tour de France, le site a été mis à jour et pas encore le trombinoscope, ni la page concernant les réunions du conseil municipal qui semble figé au 19 septembre. Cela prouve à l’envie que ce n’est pas de l’incompétence, mais bien de la malveillance, du mépris !

Et bien non, pas de réunion pour parler et décider d’un plan de liaisons douces, de pistes cyclables, qu’importe pour le maire, il ne l’a pas prévu dans son PLU, ce n’est pas pour s’y mettre maintenant. D’ailleurs s’il le faisait que lui resterait-il à promettre en mars prochain ?

Invitons donc le maire à réagir :

velo ras 19_10

Les parents d’élèves communiquent :

« Rassemblement vélo / piéton / skate / trottinette devant le collège des Clauzades pour interpeler la municipalité sur les problématiques de sécurité autour du collège des Clauzades.

Sécurisation des pistes cyclables, aménagement de la voirie pour stopper le stationnement sauvage qui met en danger les piétons et les vélos.

C’est presque 1000 élèves qui circulent autour de l’établissement au milieu des bus et voitures.

N’attendons pas qu’un accident grave arrive pour réagir !

Alors rejoignez nous samedi matin. Nous défilerons jusqu’à la mairie de Lavaur
Code couleur : orange (banderole, foulard, écharpe, kway 😉) »