Solution

Nul doute que de nombreux vauréens mais aussi citoyens du pays de Cocagne ont résolu sans hésitation l’équation proposée.

Chacun aura reconnu dans le nombre 250 la superficie en hectare des vergers de Fontorbe, chiffre issu des publications des « Vergers » eux-même. Il en manque sans doute une centaine, mais foin de polémique, faisons semblant de croire ceux qui n’ont pour la Loi française que mépris.

Plus compliqué est le chiffre 6 qui est, au demeurant, sujet à débat. C’est l’estimation des jours de gel en mars, avril 2022 selon les Vergers lors d’une réunion récente avec des élus irresponsables et donc coupables des exactions du domaine de Fontorbe et de sa persistance dans les délits à défaut d’avoir su les faire cesser… Une estimation qui ne semble pas prendre en compte le changement climatique qui devient d’année en année plus pressant.

Fin mars – début avril – 2022 (non ce n’est pas de la science fiction, tout au plus du bon sens) :
Après plusieurs jours de beau temps et des températures parfois largement au-dessus des normales saisonnières en début d’année, les pommiers bourgeonnent… Mais le froid n’a pas dit son dernier mot. Loin de là.
Le froid est bien là à l’affut et menace les arbres en fleurs.
La menace est devenue réalité et ce que les Vergers ont qualifié de « centenaire » comme pour justifier l’injustifiable devient courant. Le mercure chute en dessous de zéro, fin mars avec des gelées généralisées et des températures négatives qu’il est raisonnable de prévoir à -2, -3 et de bonne gestion d’imaginer à – 4.

L’emballement des phénomènes météorologiques que nous vivons depuis plusieurs mois montre que les estimations doivent être larges pour coller au plus près de ce qui va arriver, aussi 6 jours n’est pas sage, c’est de la gestion étriquée des risques, c’est être aveugle et sourd à ce qui se passe au delà du bout de son nez.

Certes, il peut être compris d’un point de vue financier cette vision et c’est là l’enjeu des équations proposées pour illustrer différents scénarii :

  • si la température descend à – 2°, il faudra pendant 6 jours allumer des bougies sur les 250 hectares des vergers ; à raison de 200 bougies l’hectare… nB devient 300 000 bougies,
  • si la température descend à -3°, il faudra pendant 6 jours allumer des bougies sur les 250 hectares des vergers ; à raison de 300 bougies l’hectare… nB devient 450 000 bougies,
  • si la température descend à -4°, il faudra pendant 6 jours allumer des bougies sur les 250 hectares des vergers ; à raison de 400 bougies l’hectare… nB devient 600 000 bougies.

A en croire les déclarations des vergers lors de la réunion précitée, la provision de bougies est OK, donc c’est, en gros, un demi million de bougies à la stéarine qui sont entreposées route de Gaillac.

Je me doute bien que lors des portes ouvertes le 9 octobre prochain par le domaine de Fontorbe (dès le commencement de la récolte qu’il disait), un petit détour par ce stock permettra de rassurer les visiteurs sur la politique prudentielle des Vergers !

Ainsi nous pourrons apporter la preuve que l’algèbre a bien une utilité…

nb: la densité de bougies à l’hectare est à dire d’expert, confirmé d’ailleurs par les revendeurs.

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