Les clowns font le spectacle…

Je vais me faire plein d’amis…
J’ADORE !

Je veux bien tout, mais rien que ce qui est cohérent et légitime. Quand Carayon V fait du Carayon, il y a comme une sorte de légitimité, il est fidèle à lui-même. Quand il en fait trop, de mon avis, c’est simplement qu’il est à sa juste mesure.

S’opposer n’est pas de donner dans les mêmes abus, les mêmes postures, les mêmes ridicules, ce serait se montrer bien irresponsables. D’être fidèle à des principes et soucieux de ne pas inventer le fil à couper le beurre quand il est servi en petites plaquettes « individuelles » devrait être le fil rouge de ceux qui contestent mais qui ont mieux à proposer.

J’ai été estomaqué par l’amateurisme du #6 produit par « Lavaur Citoyenne ». Invité à lire cette publication, je ne pensais pas y trouver autant de sottises !

Ils ont fait fort nos élus de l’opposition, enfin de la minorité !

D’abord, eux qui sont semble-t-il si attachés à la langue française, pourquoi ce # au lieu de « numéro » ??? Ce n’est ni moderne… ni original, stupide sans doute et sans plus-value !

Mais bon… il leur faut bien se démarquer, pas sûr que le choix soit judicieux.

Ils s’en vont, dans un charabia à la limite de celui que nous sert Macron, faire une analyse du tour de France, de la lumière émise par Carayon…

Ils vont sans coup férir transformer une garantie en protection (la liberté de conscience) annoncer l’invalidation d’arrêtés qui sont en fait suspendus par le tribunal administratif de Toulouse ! Mais là encore l’amateurisme à frappé.

Ils vont nous faire dans l’approximation de l’écriture inclusive, j’y viens, en écrivant enseignant.es, ce qui laisse supposer qu’il y a des enseignantes et un seul enseignant ! La « bonne formule » qui échappe complètement à ce groupe minoritaire serait enseignant.e.s. La faute serait vénielle s’ils ne s’étaient érigés en porte drapeau de cette forme d’écriture, le problème est que cela enlève toute confiance en ce que peut écrire Lavaur Citoyenne?
Ils donnent des leçons et ne sont pas en capacité de les suivre.

Dans l’article suivant sur la féminisation, ils enfoncent une porte ouverte, il y a bien longtemps que l’expression conseillère municipale est passée dans l’usage courant ! Ce n’est pas un combat d’arrière garde, c’est simplement écrire pour ne rien dire, quant au développé de l’argumentaire, il fera sourire les puristes de la langue française et rire aux éclats les adeptes de l’écriture inclusive qui ne manqueront pas de s’étonner de ce que, un plus loin, dans ce #6, l’emploi est abandonné puisque le texte évoque des élus !!!! Pas des élu.e.s !

To buzz or not to buzz ?
No buzz pour Lavaur Citoyenne qui ose écrire que le juge administratif a « jugé invalide » les arrêtés.
Pfffff !!!

Je ne vous parle même pas de majuscules employées à tort et à travers…

Pendant ce temps… La conseillère Albouy-Pomponne a participé à l’agitation créée par le maire !
Pendant ce temps la conseillère a fait part de ce qu’elle n’a pas compris (cela laisse augurer de bien des #) !

Bien évidemment le maire fait tout et son contraire, bien évidemment que cette gesticulation a un objectif électoral, mais est-ce une raison pour en faire autant et en plus mal.

Alors plutôt que de proposer de co-XXXXer, ils feraient mieux de proposer après des consultations citoyennes qui donneraient la force du citoyen à leur idées. Et des consultations ouvertes pas le torchon proposé pour recueillir l’avis des citoyens sur le PLU, et des consultations avec des dépouillements diffusés ! Carayon sors du corps de cette minorité !

Mais nous n’en sommes pas là et nous sommes bien las de toutes ces péripéties qui n’ont qu’une visée : exister.
Mais reprenons le cœur du débat de ce #6 et pour en terminer avec ce féminisme de pacotille, je voudrais citer deux féministes incontestables :

« La sociologue en études de genre Marie Duru-Bella, si elle défend la féminisation des noms de métiers, considère que « souligner toujours et partout, même quand cela n’a aucune pertinence, que la personne qui parle ou dont on parle est de sexe féminin, est une régression : quand je fais du jardinage ou que je lis un livre, le sexe n’est pas forcément la facette de mon identité que j’ai à l’esprit. Par ailleurs, ne nous faisons pas d’illusions : il y a des langues sans genre, comme le hongrois, et cela ne suffit pas à égaliser la société ».

Pour la linguiste Danièle Manesse, professeur émérite de sciences du langage, l’écriture inclusive « fait partie de ces dispositifs volontaristes, ostentatoires, qui ne servent pas les causes qu’ils prétendent défendre. La preuve la plus simple en serait que ses différentes formes perdurent rarement plus de dix lignes dans un texte, à moins de compromettre définitivement sa lisibilité » (D’ailleurs Lavaur Citoyenne en administre la preuve dans ses écrits… NDLR). Pour elle, « rendre les langues coupables de solidarités avec des volontés idéologiques est un raccourci trop facile ». Elle ajoute, sur le clivage politique qui semble suivre la tendance, que « A gauche, les avis sont en fait très partagés. Le présumé enthousiasme relève souvent du conformisme et de la crainte d’être suspecté de machisme. On peut être irrévocablement féministe — c’est mon cas — et absolument rétive à l’écriture inclusive » »

Ainsi la stupidité de cet emploi, dévoyé par Lavaur Citoyenne qui n’est même pas capable de se conformer aux « règles » de l’écriture inclusive, n’incite pas à la lecture de leur prose !

Rappelons pour le sourire que Lavaur Citoyenne parle de ses représentants en employant indifféremment : élus ou élu.es ou encore élu.e.s…

Sur l’hypothèse « La preuve la plus simple en serait que ses différentes formes perdurent rarement plus de dix lignes dans un texte », Lavaur Citoyenne la valide notamment dans son dernier opus le #8… il peut y être lu : commerçants, usagers, habitants, etc.

Il est un article qui résume bien tout cela, je vous le livre car il exprime à la perfection ce combat qui est celui de ceux et celles qui font la confusion entre le féminisme et l’expression de celui-ci :

« LE SEXE DES MOTS
Jean-François Revel commente la féminisation des mots :

Byzance tomba aux mains des Turcs tout en discutant du sexe des anges.
Le français achèvera de se décomposer dans l’illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots.
La querelle actuelle découle de ce fait très simple qu’il n’existe pas en français de genre neutre comme en possèdent le grec, le latin et l’allemand. D’où ce résultat que, chez nous, quantité de noms, de fonctions, métiers et titres, sémantiquement neutres, sont grammaticalement féminins ou masculins. Leur genre n’a rien à voir avec le sexe de la personne qu’ils concernent, laquelle peut être un homme.
Homme, d’ailleurs, s’emploie tantôt en valeur neutre, quand il signifie l’espèce humaine, tantôt en valeur masculine quand il désigne le mâle. Confondre les deux relève d’une incompétence qui condamne à l’embrouillamini sur la féminisation du vocabulaire. Un humain de sexe masculin peut fort bien être une recrue, une vedette, une canaille, une fripouille ou une andouille.
De sexe féminin, il lui arrive d’être un mannequin, un tyran ou un génie. Le respect de la personne humaine est-il réservé aux femmes, et celui des droits de l’homme aux hommes ?
Absurde!
Ces féminins et masculins sont purement grammaticaux, nullement sexuels.
Certains mots sont précédés d’articles féminins ou masculins sans que ces genres impliquent que les qualités, charges ou talents correspondants appartiennent à un sexe plutôt qu’à l’autre. On dit: «Madame de Sévigné est un grand écrivain» et «Rémy de Goumont est une plume brillante». On dit le garde des Sceaux, même quand c’est une femme, et la sentinelle, qui est presque toujours un homme.
Tous ces termes sont, je le répète, sémantiquement neutres. Accoler à un substantif un article d’un genre opposé au sien ne le fait pas changer de sexe. Ce n’est qu’une banale faute d’accord.
Certains substantifs se féminisent tout naturellement: une pianiste, avocate, chanteuse, directrice, actrice, papesse, doctoresse. Mais une dame ministresse, proviseuse, médecine, gardienne des Sceaux, officière ou commandeuse de la Légion d’Honneur contrevient soit à la clarté, soit à l’esthétique, sans que remarquer cet inconvénient puisse être imputé à l’antiféminisme. Un ambassadeur est un ambassadeur, même quand c’est une femme. Il est aussi une excellence, même quand c’est un homme. L’usage est le maître suprême.

Une langue bouge de par le mariage de la logique et du tâtonnement, qu’accompagne en sourdine une mélodie originale. Le tout est fruit de la lenteur des siècles, non de l’opportunisme des politiques. L’État n’a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l’abus de pouvoir quand il utilise l’école publique pour imposer ses oukases langagiers à toute une jeunesse.
J’ai entendu objecter: «Vaugelas, au XVIIe siècle, n’a-t-il pas édicté des normes dans ses remarques sur la langue française ?». Certes. Mais Vaugelas n’était pas ministre. Ce n’était qu’un auteur, dont chacun était libre de suivre ou non les avis. Il n’avait pas les moyens d’imposer ses lubies aux enfants. Il n’était pas Richelieu, lequel n’a jamais tranché personnellement de questions de langues.
Si notre gouvernement veut servir le français, il ferait mieux de veiller d’abord à ce qu’on l’enseigne en classe, ensuite à ce que l’audiovisuel public, placé sous sa coupe, n’accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants. La société française a progressé vers l’égalité des sexes dans tous les métiers, sauf le métier politique. Les coupables de cette honte croient s’amnistier (ils en ont l’habitude) en torturant la grammaire.
Ils ont trouvé le sésame démagogique de cette opération magique: faire avancer le féminin faute d’avoir fait avancer les femmes.

Que la langue française évolue, oui ! C’est même le propre d’une langue vivante, mais il ne faut pas la dévaluer !
Évolution, pas dévaluation !

Ce n’est pas un propos pour contrarier, non pas, c’est ici l’expression, un coup de gueule comme on dit contre cette formation « Lavaur Citoyenne » qui a tout simplement volé ses votes en cachant qu’elle ferait de son mandat, le mandat des incohérences, des combats tièdes, des compromissions en tout genre et qu’elle n’aurait aucun scrupule à s’asseoir à la table du « diable » : participation à des apéritifs et autres manifestations diverses.

Englués dans des réactions paranoïaques face au jeu du maire, il y a une terrible confusion entre la politique pour tous et la politique pour eux. Que vient faire dans ce numéro 8 l’étalage des griefs de Madame Albouy Pomponne contre le maire qui ne s’est montré pas forcément courtois et contre EELV pour des propos qui déplaisent. Arrêter de chialer à chaque coup de griffe et mettre au présent les intentions d’actions et non pas au futur « nous nous battrons » , la belle affaire ! Cela fait un an qu’ils conjuguent au futur.

Il y a deux ans, il pouvait être espérer une renaissance du débat, des idées, des projets. Aujourd’hui cette minorité a emboîté le pas du maire, en se prenant les pieds dans leurs sempiternels compromis et autres pragmatisme.

Il ne manque plus que le bonnet d’âne ! Euh… ânesse !

La démocratie, l’écologie, l’environnement n’attendent pas et ne sauraient se satisfaire des clowns pour lesquels j’ai sottement voté.

Mais on ne m’y reprendra plus !

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