Opération « je me la pète » !

Ce qu’il y a de merveilleux dans les hommages rendus par Monseigneur de Lavaur, c’est qu’il arrive à parler de lui tout en ayant l’air de parler des autres.

Sans doute n’a-t-il pas compris la sentence de Charles-Julien Lioult de Chênedollé : « C’est surtout lorsqu’on est obligé de parler de soi que la brièveté est nécessaire. »

Mais il n’était pas obligé ! Nous sommes bien là au croisement de l’hommage posthume à Chirac, au professeur Louis Lareng et d’une campagne électorale.
Au détour de l’hommage au médecin nous lisons « nous avons eu l’honneur de le recevoir lorsque nous avons uni notre hôpital au CHU de Toulouse en 2010 », chacun comprendra le nous de majesté ! Et si l’allusion n’est pas suffisante la photo confirme définitivement la manœuvre !
Et voilà l’ego de Monseigneur bien reluisant. D’autant qu’auparavant lors de l’hommage au Président Chirac, il n’a pas usé du « nous » de majesté mais du MOI.

Imaginez un peu, il tutoyait Chirac, la belle affaire ! Quelle gloire peut-il donc retirer de ce tutoiement ? (entre adhérents d’un même parti la chose est courante et il n’a évidemment pas connaissance des personnes qui pouvaient tutoyer Chirac, mais bon on se la pète comme on peut, NDLR), il a vu dans son regard une tendresse émue ! Il a reçu (à la demande de… Monseigneur à la place de Mme Chirac) un handicapé lourd… Tous ces détails ne grandissent pas un homme d’État mais font exister un maire d’une petite commune.

Monseigneur nous les sert, un peu amer que la presse n’ait pas relayé son témoignage.
Une presse qui ne s’est pas fourvoyée dans cette demande car elle n’est pas un recueil de condoléances ouvert à tous, et dans ce cas, Monseigneur est un citoyen « lambda » !

chant cygnLui qui crie au scandale d’une campagne ouverte franchement par un collectif, il avance à pas feutrés, à pas hypocrites en utilisant des artifices, des ficelles, devrais-je dire, un peu grossières.

Il nous dira au cours de cette réunion du conseil municipal du jeudi 5 décembre  qu’il ne sait pas encore s’il se représentera…

S’il ne se représente pas, c’est donc le chant du cygne, un chant qui ressemble à un cocorico !

S’il se représente, puisse-t-il se rappeler que « Le plaisir qu’on éprouve à parler de soi-même est rarement partagé » ! (Petit-Senn), et qu’il fasse donc l’économie de ce type d’interventions , en se concentrant sur son bilan.

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