Peur sur la ville

J’avoue avoir été fort surpris par les propos tenus par bien de vauréens quant à leur maire. Non pas qu’ils soient insultants, méprisants, dédaigneux, dénigreurs, grossiers, irrévérencieux, injurieux, non rien de tout cela.

Dans une réunion récente, entre amis, avec comme conversation principale les élections à venir et où chacun fournit ses appréciations, ses pronostics, où chacun y va de son estimation des résultats, vient comme un leitmotiv : « de toutes façons il sera élu… il n’y a personne en face » !

Pire, j’entends dire « il ne gagne pas les élections, ce sont ceux qui sont en face qui les perdent » !

Personnellement je ne suis pas un vieux de Lavaur, aussi je ne m’inscris pas dans cette logique qui voudrait que le maire soit imbattable. J’ai bien le souvenir en 2014 que la gauche avait mis la machine à perdre en marche dès le début et que finalement, cette machine, avait merveilleusement bien fonctionné.

2020 verra-t-elle l’histoire se répéter ?

Mais ce n’est pas là ce que je retiens de ces contacts, en fait le maire, notre maire,

Messire Carayon fait peur.

Une peur irraisonnée, car à part une claque administrée à un adolescent quand il était député, je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu parler d’autres violences .

Alors peur de quoi ? A cette question point de réponse. On sent bien une peur, on n’identifie pas les raisons pourtant elle est prégnante et présente dans tous les moments où sont envisagés des projets communaux.

  • « Il faut demander au maire »
  • « Le maire ne voudra jamais »
  • « Il faut que je consulte la hiérarchie » (venant d’une adjointe, on imagine que la hiérarchie c’est Monseigneur)
  • « Le maire ne veut pas »
  • « Je ne sais pas, il faut écrire au maire »

J’ai refait le chemin à l’envers de ce mandat…

Et la peur n’était pas du côté des administrés, rappelons-nous notamment…peur

  • La fête foraine maintenue en centre ville malgré l’arrêté du maire (on acceptera bien sûr les raisons qu’il a donné pour justifier son revirement, mais c’est juste par bonté d’âme sans aucune conviction).
  • Plus près de nous, la prolongation de l’enquête sur le PLU suite à des pressions, pétitions de concitoyens qui ne voulaient s’en laisser compter.
  • Et, pas plus tard qu’hier, la mise en chantier presque dans l’urgence de travaux pour assurer la sécurité des collégiens aux Clauzades, suite à une pression éclairée de mamans dans l’angoisse pour leurs enfants cyclistes.

Alors, la peur, elle est dans quel camp ? Monseigneur ou chez nos concitoyens ?

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