Le maillon manquant…

Quand la commissaire enquêtrice confond intérêt général et convictions personnelles.

On peut s’interroger sur la légitimité d’un rapport et des conclusions complémentaires. Rien dans ce « complément » ne fait référence aux conclusions initiales, ce n’est pas un vice de forme, c’est juste du vice !

En effet la lettre de transmission évoque

 » les conclusions modifiées de l’enquête publique »…

Deux questions se posent :

  • Pourquoi des conclusions modifiées ?
  • Pourquoi les modifier ? (ou à cause de qui, ou grâce à qui c’est selon…)

Rappelons que :

plu avril juin« Ni le porteur de projet, ni l’autorité décisionnaire, ni les associations représentatives, ni le public, quels que soient leurs mérites, ne sont détachés des intérêts qu’ils défendent. Seule la commissaire-enquêtrice, indépendante de tous, peut afficher sa neutralité et son objectivité »

« La commissaire-enquêtrice est la seule personne indépendante dans les enquêtes publiques. Elle connaît parfaitement le dossier et n’a aucun compte à rendre. Elle renseigne donc de manière totalement objective. »

Hors, il a dit quoi, le maire – réunion du CM du 26 juin dernier – « le Président du tribunal administratif a demandé des précisions à la commissaire-enquêtrice.

Hors notre commissaire-enquêtrice affiche quoi dans cette modification  « lire la page 3/7 in fine et la page 4/7 in extenso » :

« JE SUIS TOUT A FAIT D’ACCORD AVEC CE QUE LA MAIRIE ÉCRIT !

Elle n’a pas compris son rôle de neutralité ?

Et quand on croise ses conclusions avec son « tout à fait d’accord » il est évident qu’elle dit tout et son contraire.

En fait, la mairie, c’est le porteur de projet, l’autorité décisionnaire, elle est donc tout à fait d’accord avec… Le maire, malgré ses nombreuses et importantes réserves !

Mais l’instance juridictionnelle sera appelée à se prononcer sur les incohérences et ne dévoilons pas plus avant ces éléments de langage qui font le lit d’un maire en mal de convictions urbanistiques.

Aussi, délicieux dans un rapport d’enquête, relevons l’expression

« je pense »…

Personne ne lui demande de penser, il eût mieux valu qu’elle s’en abstienne !

Nous en reparlerons, bien évidemment, tout au long de l’été…

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