Un homme du passé pour des concepts dépassés…

Il était une fois un homme politique issu du GUD qui eût l’opportunité de s’installer en la commune de Lavaur. Il « héritait » d’une collectivité un rien endormie et il ne lui était finalement pas bien compliqué de se construire un programme qui ne pouvait que charmer ses concitoyens.

Il fit, il promit et doucement se mit en marche vers de nombreuses mandatures favorisées, à l’époque, par une opposition un rien sclérosée et peut inventive. Certes, Carayon le souverain sans partage, avec ses programmes en forme de listes à la Prévert ne laissait que peu de fenêtres inoccupées, il promettait tout, commençait à peine rien et avait à sa disposition une liste inusable de promesses à ne pas tenir.

Il y a 20 ans, le commerce de « masse » était à la mode, donc il le favorisa et comme cela fonctionnait il s’engouffra la tête la première dans ce concept sans imaginer que ce qui est vrai aujourd’hui, peut-être faux demain. Et quand aujourd’hui est demain, il faut savoir modifier les pratiques, et cela notre maire n’y songe pas un seul instant.

Il dédia au Saint Alain la fortune de ses concitoyens ; sans cesse sur la cathédrale il revint ajoutant ici un éclairage et là une enluminure pour une stèle ou autres bondieuseries à la gloire d’une église pas au-dessus de tout soupçon. il n’est pas un budget qui fasse l’impasse sur une nouvelle dépense somptuaire à la gloire d’un dieu qui n’est pas capable de surveiller ses représentants sur terre.

Il organisa moult réceptions, et convia la population à de nombreuses agapes gratuites.

Du « Mag de Lavaur », il en fit sa presse, ne reculant jamais devant un objectif photographique. Je nous prédis un numéro d’avril ou mai particulièrement soigné avec un déluge de photos. A consommer avec modération, l’abus de chevilles enflées fait boiter !

Il a bradé l’hôpital, en le mariant avec un centre hospitalier qui condescend à accorder quelques consultations aux vauréennes et vauréens. Comme si Lavaur ne valait pas un hôpital dédié. Les  besoins sont là, particulièrement quand le désert médical pointe son nez. Il parle de rentabilité, mais la santé n’est pas  rentable à vue de nez. D’ailleurs, une expression de Carayon « il est des dépenses qui rapportent » trouve ici sa justification pleine et entière : une population en bonne santé est un investissement incontestable.

Il a mis sous surveillance la ville en faisant installer de nombreuses caméras dont l’efficacité est si ténue qu’il n’ose rendre compte des résultats (il avait promis pourtant, mais parole de Carayon n’engage que nous !).

Il a sacrifié le tribunal, pour plaire à Sarkozy et se concocter un palais à sa « mesure ». Le député Terlier apporte ici aussi de l’eau à son moulin puisqu’il a participé activement au sacrifice de la justice sur l’autel du numérique notamment.

Il dédaigne les routes, les trottoirs. Il ne fait cas des liaisons douces, des pistes cyclables qui sont remplacées par de la peinture en période électorale, pour faire semblant.

Il peinturlure aussi des places de stationnement handicapés, alors que l’enjeu est le parcours handicapé… complètement occulté.

Il est sourd aux problèmes des gestionnaires ou des délégataires de service publics isolés sans se préoccuper du service rendu, conduisant le cinéma dans une situation d’urgence vitale alors que depuis que la situation est connue des mesures de bon sens auraient permis d’éviter cette situation.

electeurIl n’est pas au courant – il n’a pas vu – le rapport Spinetta, il en aura connaissance quand la ligne SNCF sera désaffectée, déjà que la gare est au régime !

Le plan de circulation ? Il a trouvé la parade, il met des sens obligatoires (qui sont autant de sens interdits). La déviation est maintenant problématique, des constructions ayant hypothéqué sérieusement les possibilités. Bon, à son crédit, un feu tricolore complètement inutile, mais c’est bien plus beau lorsque c’est inutile (E.Rostand ) !

Le logement social, ce n’est pas sa vocation, l’enseignement, seul l’occitan l’interpelle, la suppression de postes au collège ne l’émeut pas, ce n’est pas dans ses compétences !

Il organise ses élections en lançant des opérations qui n’ont même pas le mérite d’être préparées, reléguant à l’après élection la résolution de ses errances monarchiques (PLU, Centre aquatique, etc.). Pourtant c’est de sa compétence de prévoir pour bien gérer.

20 ans… c’est long, pourtant il tient la distance en rasant gratis, sommes-nous donc assez naïfs pour le suivre, je ne veux pas croire qu’il ne puisse y avoir d’autre alternative. Bien que, il faut l’admettre la succession va être douloureuse, périlleuse, car après cette débauche de gratuits et d’erreurs, il va bien falloir payer, à moins qu’une prière à Saint Alain, qui a été et qui est toujours si gâté, suffise à résoudre les nombreux problèmes que le maire nous laissera.

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