Mesquinerie ou souci de justice sociale ?

Cela peut paraître futile, mesquin même, quand chaque année pour la présentation du compte administratif ou lors du vote du budget, le conseiller Soubiran rappelle le coût des frais de publication ou encore celui des apéros gratuits et autres festivités.

Vigilance vauréenne a imaginé, à ce propos, ce qu’aurait pu être le dialogue avec une conseillère attachée aux valeurs de la gauche (pour faciliter l’interview nous l’avons appelée G. EnérationS):

VV : « Madame la conseillère, cette année vous allez de nouveau vous offusquer de l’importance des frais de bouche et de communication budgétés pour 2019, ou vous ferez l’impasse en acceptant ces dépenses comme étant une coutume ? »

G. EnérationS : « Bien sûr que je vais faire l’observation, mais particulièrement parce que ces frais sont engendrés par une politique du paraître. Ces dépenses, en période(s) pré électorale privent les vauréennes et les vauréens d’avancées dans d’autres domaines et c’est proprement insupportable. »

VV : « Ainsi, vous laissez entendre que ces fonds pourraient être mieux employés ? »

G. EnérationS : « Assurément. Un domaine est laissé à l’abandon au motif que ce n’est pas la vocation de la commune, c’est celui du logement. Nous relevons depuis des années – 20 ans – des subventions tous azimuts aux associations sans qu’une définition claire et transparente des critères d’attribution soit communiquée, cela représente plus de 400 000€ par an. Si vous ajoutez à cela les frais de représentation, les publications somptuaires et les participations à des manifestations non couvertes par des droits d’entrée c’est plus d’un demi million qui est mobilisé pour des dépenses ni urgentes, ni indispensables. Cette somme affectée au logement social serait plus justement employée dans un secteur où l’urgence n’est plus à démontrer. »

VV : « Vous avez une idée de ce que cela représente en terme de constructions ? »

G. EnérationS : « Il y a deux façons d’aborder le problème, doit-on se mobiliser pour la réhabilitation de logements indécents ou plus ou moins en péril, et à Lavaur cela existe, ou bien investir dans du logement neuf en appliquant les normes énergétiques modernes. Les coûts se rejoignent finalement. Aussi pour année, en prenant en compte une base d’un demi million d’euros qui constituerait les fonds propres affectés à ces constructions, il peut être construit 40 logements, par le biais des subventions et prêts mobilisables et une TVA à 5%. »

VV :  « Cela paraît être un objectif réalisable, ou est-ce une utopie ? »

G. EnérationS : « C’est juste le résultat d’un calcul basé sur des données fiables et vérifiées. A chaque fois que la commune « gâche 12 500 €, c’est logement social qui n’est pas construit. »

VV : Mais alors pourquoi n’est-ce pas fait ?

G. EnérationS : « la volonté politique n’est pas là, ce secteur n’est pas électoralement porteur. »

VV : « Un rapide calcul… cela ferait en vingt ans… 800 logements, pour le coup Carayon aurait pu tenir la promesse de Macron et bien au-delà ! »

lgts 20 ansG. EnérationS : « Nous allons militer pour atteindre cet objectif, les élections à venir pourront utilement porter ce projet. »

VV : « Merci à vous et bon courage! »

G.EnérationS : « Nous l’avons, merci ! »

 

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