Logement social : des dates importantes

Il ne s’est pas fait tout seul notre HLM, il a évolué passant d’une initiative privée, patronale à ce qu’on connait aujourd’hui une superposition de bailleurs privés et publics (dont des collectivités locales comme des mairies, même si cela n’est pas leur vocation).

Son histoire ne s’est pas faite en un jour…

Quelques dates pour marquer l’évolution :

familis1859-1884 – Familistère de Guise (Aisne)

L’édification d’un palais social est réalisée par Jean-Baptiste André Godin à Guise.

Le logement est un élément fédérateur d’un ensemble qui est représenté par les conditions de vie des familles.

Ainsi sont déterminantes les conditions de confort, de salubrité. Tout comme plus tard Hausmann, il recherchera à donner à ses appartements la luminosité indispensable à la vie, à la circulation de l’air. Chaque foyer aura accès à un point d’eau par niveau. À l’instar des logements de la rue Rochechouart à Paris, des lieux destinés au lavage et au séchage du linge seront aménagés.

Là aussi, nous retrouvons la proximité d’une usine qui alimentera des douches et une piscine avec de l’eau à température « raisonnable ».

Un contexte qui sera enrichi par Godin dans son concept d’« équivalents richesses » par une protection sociale qui n’aurait pas eu à rougir de ce que nous mettrons en place plus de cent ans après.

Cette réalisation fut un succès et donna raison à Godin quand il disait : «Ne pouvant faire un palais de la chaumière ou du galetas de chaque famille ouvrière, nous avons voulu mettre la demeure de l’ouvrier dans un Palais : le Familistère, en effet, n’est pas autre chose, c’est le palais du travail, c’est le PALAIS SOCIAL de l’avenir » ; mais c’était avant… en 1874.

1860 – Le Creusot

La dynastie Schneider construit des maisons de deux niveaux abritant deux logements, ces réalisations seront présentées à l’exposition universelle de 1867 puis à celle de 1878.

Tout comme à Mulhouse, les premières occupations peuvent être datées de 1864 …

(tous droits réservés sur ce texte)

Nous sommes dans le Travail, Famille, la patrie c’est le patron. Mais l’ouvrier mange à sa faim et est logé dignement…

C’était il y a 150 ans. Ce n’était pas le plein emploi et la misère était aussi à la porte de ces « familistères ».

L’investissement était strictement privé, cela allait changer.

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