Commerce, le client, ce roi oublié !

Tellement oublié que les modifications de ses comportements ont été complétement ignorés. Pourtant ils sont significatifs d’une évolution majeure dans la façon de consommer.

commerce clientA telle enseigne que ce changement est mesurable : la déconsommation est désormais une posture reconnue, elle est en nette augmentation mais ne traduit pas pour autant une baisse des dépenses ménagères.

En fait la consommation de biens récurrents (les achats de tous les jours, particulièrement le consommable alimentaire) marque un net fléchissement en terme de quantité mais une augmentation de la recherche de qualité.

La multiplication des régimes alimentaires conduit à se poser la question de ce qui est bon pour la santé mais aussi, et c’est relativement nouveau, ce qui n’est pas nuisible pour les animaux. Alors que sont encore autorisées des structures gigantesques d’élevages : le plateau des mille vaches par exemple ou encore des hangars de 30 000 poulets et autres aberrations dont les finalités capitalistes sont évidentes, le chaland prend une direction opposée.

Son évolution est dans sa façon d’acheter aussi, il court moins pour faire ses achats, sait prendre le temps de l’analyse (l’utilisation d’applications pour téléphone portable lui facilite la tâche) ; il regarde l’origine, la composition du produit. Finit le temps où il se jetait sur les têtes de gondoles pour acheter des promotions qui se révèlent finalement plus chères que le même produit en rayon (c’est du vécu !). Le temps des achats en grosses quantités « parce que c’est moins cher » est une astuce qui séduit de moins en moins, il est parfaitement conscient que le produit qui a une date de validité la plus éloignée est au fin fond du rayon et il le cherche !

Il a appris avec l’expérience qu’il ne faut pas se fier aux réputations et aux on-dits, le petit commerçant n’est pas forcément plus cher et sûrement meilleur conseiller que les hyper marchés.

Le client, la cliente sait maintenant acheter, la société de consommation a vécu.

Rien ne sert de résister, il faut prendre acte de cette évolution, de notre évolution et se conformer aux exigences légitimes de l’acheteur.

C’est ce profil d’un chaland raisonnable et respectueux de la planète et de ses habitants qu’il faut inscrire dans une démarche de progrès.

Non Pythagore n’est pas mort, enfin ses principes, et le retour vers des évidences est amorcé : le végétarisme (mais gardons en toute chose la juste mesure), et sans doute sans en faire un culte, sacrifions « aux dieux farine, miel, fruits, fleurs et autres produits de la terre ».

Et s’il faut pour s’en tenir à Aristote « En toute chose, c’est la fin qui est essentielle », alors n’hésitons pas pour mettre au cœur du commerce, ce client.

Les conséquences sont à tirer pour tous, producteurs et commerçants mais aussi pouvoir public, adapter ses décisions à cet impératif du mieux acheter pour mieux vivre est urgent.

Le producteur est celui qui a intégré le premier ces nouvelles exigences, il accompagne le client, il faut lui donner les moyens de s’exprimer.

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