Les mots ont un sens…

« Les fonds public, la morphine du français. » (Macron 1er)

La thérapie qui consiste à injecter des fonds publics dans des actions privées ou personnelles pour s’attirer les bonnes grâces de ses concitoyens, enfin les votes, est une technique que notre Jupiter local maîtrise parfaitement.

Il n’a pas attendu que Macron l’évoque pour la pratiquer. Certes la pratique est légale mais elle doit être transparente : qui a combien, pourquoi…

lav morphiEn vingt ans il a eu le temps de l’affiner, pas la transparence !

C’est donc par le biais répété de subventions que notre édile local a fait de sa générosité un atout de gestion.

Ah oui ! puisque les mots ont un sens, je devrais écrire que les subventions sont un des moteurs de la longévité de notre maire, et que sa générosité ce sont nos impôts !

Morphine du vauréen, ces attributions faites, pour certaines en dépit des règles, sont les garantes de votes à venir.

Mais à bien y regarder, maintenant que Macron a baissé la garde sur cette mauvaise habitude de ceux qui possèdent ne serait-ce qu’une parcelle de pouvoir, sans doute les yeux vont s’ouvrir sur cette dure réalité que finalement les largesses de Carayon ne sont  que des actions qui portent intérêts et pas un intérêt général, juste sa survie en tant qu’homme politique.

Alors, si d’aventure la lucidité venait éclairer les bénéficiaires, ils verraient que le revers de la médaille de la gentille attribution est une arme puissante, car elle se retourne contre le donateur qui se voit contraint de donner et toujours donner sauf à… supprimer… un avantage acquis !

Chacun sait que l’arrêt brutal d’une telle thérapie, engendre des désordres terribles. Pourtant il faudra bien un jour cesser. Seuls les jeux et les apéros gratuits ne suffiront pas à une réélection qui se verra de plus en plus problématique.

Mais, pour l’instant, qu’il se rassure notre généreux maire, la gauche ne cessera pas de voter contre la gauche, et ses chances seront intactes tant que ses adversaires seront leurs propres adversaires. Aussi serait-il opportun de mettre la pédale douce sur les distributions  pour ne pas aggraver une dette insupportable et permettre de déployer l’avenir de la commune vers des sujets plus sociaux que les dépenses somptuaires pour la cathédrale, je parle de la santé, les transports, l’aide aux plus démunis, le logement décent pour tous, l’intérêt qu’il serait grand temps de montrer à nos aînés.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s