Macroniaiseries… Un an déjà !

Au pays de Jupiter, il est d’usage courant de critiquer sans maîtriser, de dénoncer sans  vérifier, c’est même devenu depuis un an, la définition de ce qu’on doit appeler des macroniaiseries.

Ainsi Schiappa (secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes) a montré du doigt ce qu’elle a appelé un usage dégradé de la langue française.

Schiappa n’est pas une inconnue, elle est l’auteure de « Maman travaille » paru en 2011, dans lequel elle expliquait comment frauder la sécurité sociale en suggérant des moyens de se faire prescrire un arrêt de travail pathologique : « Exagérez tout », « Faites-vous moche », « Ne souriez en aucun cas ou alors faites un petit sourire triste », « Venez avec votre bébé à l’heure de son repas » ou encore « Quand enfin vous avez votre arrêt, ne jubilez pas, continuez à être bizarre et abattue ». Elle tentera de minimiser en évoquant un trait d’humour !

C’est bien, en fait, une erreur de sa part, double même. D’une part la fête à Macron est bien une expression française et n’a pas le même sens que la fête de Macron et ensuite elle a mal conjugué le verbe « eut été ».

Décidément à Macron land tout est possible.

Et ce qui est dégradé est bien cette posture qui n’a rien à voir avec un gouvernement. Certes les petites phrases font partie du jeu politique mais, quand même, que ce soit fait proprement.

grammaireEt si, d’aventure la secrétaire d’État veut poursuivre dans ses leçons de français, du travail l’attend avec son Président !

En effet, il eût été préférable que Macron dise que « le summum de la lutte ce sont les 50€ d’APL » plutôt que « c’est les 50€ d’APL ». Ce qui n’empêche pas que le propos est d’une rare stupidité et ne prend pas la juste mesure des conséquences de cette disposition.

Il aurait pu dire, par contre : « le summum de la lutte c’est le 1,7% de CSG au détriment des retraités ».

Ou encore, « le summum de la lutte ce sont les grèves tous azimuts » qui émaillent le paysage politique en ce jour de l’anniversaire de l’élection de Macron. Ce qui, de surcroît, aurait été frappé au coin du bon sens !

Durant cette année qui a entrainé le pays vers une restriction des acquis sociaux, qui a conduit inexorablement vers une liberté surveillée de tous les instants, d’un enrichissement éhonté des plus riches et parallèlement d’un appauvrissement au delà du supportable des classes les plus défavorisées et petit à petit des classes moyennes, le constat est que l’élection d’un tel président est une farce.

Une horrible farce dans laquelle la santé est bradée à travers un hôpital qui doit être bénéficiaire, d’une SNCF qui n’a plus rien d’un service public selon le même principe de rentabilité.

Et nous, nous ne sommes plus que les dindons trompés par une armée de moutons qui bêlent à qui mieux mieux.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s