Ronds de jambe autour d’une trahison

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Hier circonspect quant à la légitimité de l’autoroute Toulouse Castres, le voici devenu le commis-voyageur d’un projet de cul de sac autoroutier.

Notre député clignotant à l’Assemblée nationale, malgré un regain d’activité début d’année, se donne bien de la peine pour sacrifier à quelques lobbies, l’environnement d’une région. Tout cela n’est pas clair…

Les préconisations de la COP 21 passées à la trappe d’intérêts locaux mal dimensionnés et surtout mal contextualisés.

Une vision étriquée qui devrait s’enrichir de données plus générales pour parvenir à des projets structurants raisonnables parce que raisonnés.

Entre les deux convictions ?

Une élection.

Comme les voix étaient à Castres et à Mazamet dans le sud du département plutôt qu’à Lavaur, il a fait le forcing et a épousé en grande pompe le projet d’autoroute. Il en est même devenu le porte parole. Il se remue comme un diable pour montrer qu’il fait tout pour qu’aboutisse cette ineptie.

Pas avare en démarches, il tente de construire sa réputation et son excuse si les scénarios repoussent la réalisation aux calendes grecques. Ce ne sera pas sa faute si le projet tourne à la NDDL ou autre projet stupide pour être inadapté et sur dimensionné. Il pourra surfer sur ses gesticulations pour justifier toute prétention électoraliste.

Il oublie en chemin son rôle d’élu de la nation, toute la nation. Son cœur de métier bat maintenant pour les prochaines échéances électorales. Oubliées les promesses électorales, il devait tenir les citoyens informés de ses votes et actions au sein du parlement, tous même les nombreux qui ne se sont pas résolus à voter pour lui, c’est à dire 75 % de l’électorat.

Sera-t-il aussi opportuniste pour prendre à bras le corps le problème du rapport Spinetta quant à l’abandon de certaines dessertes ferroviaires, notamment Saint-Sulpice-Castres ?

Saura-t-il militer avec autant de fougue pour que Castres conserve sa gare (et son tribunal).

Et, de concert avec les deux autres députés du Tarn, prendra-t-il enfin la mesure du vrai problème de Castres (de Lavaur) de son éloignement de Toulouse, des liaisons indispensables entre les villes du Tarn et aussi de l’Aude et de l’Herault (Carcassonne, Béziers) ? Désenclaver ce n’est pas juste un itinéraire à privilégier, c’est ouvrir en grand les champs du possible, c’est avoir un vrai projet, pas une demi-mesure pour être concurrentiel avec son adversaire qui – le premier, parait-il – s’était dévoué à la cause de l’autoroute « impasse ».

Si, bien sûr, l’aménagement de l’itinéraire Toulouse Castres, ne désengorgera pas le centre de Lavaur (si, si c’est Carayon qui le dit et l’écrit) il y a de vrais aménagements à faire : Albi- Castres (routes aménagées, pas autoroutes) ; Toulouse-Castres (fer et routes aménagées, pas autoroutes et TGV) ; Castres-Béziers (routes aménagées pas autoroute). Des projets à la mesure du département, de la région. Alors Terlier on s’y met ?

Car à bien y regarder, les chiffres sont cruels : Carayon, qui était très présent dans sa circonscription, était indiscutablement plus pugnace et interventionniste dans l’hémicycle que le député Terlier. Et comme ils défendent l’un et l’autre les mêmes projets et les mêmes idées…

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