Il se prend pour qui ?

debat marsRichard Bornia .

Mon opinion est qu’il a quitté la cour des journalistes pour celles des accusateurs perfides et de ceux qui savent tout !

Décidément, la Dépêche du Midi par la plume de Bornia, se positionne politiquement et, en plus, donne des leçons et se fait le distributeur de rôles ! Pitoyable et bien loin du code de déontologie, mais en ces temps de consultations rien de bien étonnant. Je pense que le choix de son « patron » vers un candidat de la ni droite, ni gauche lui laisse tout loisir de dire tout et n’importe quoi.

Ainsi donc dans son édition du 14 mars, R.Bornia, le correspondant local de la « Dépêche » croit rendre compte d’une séance du conseil municipal, mais finalement se livre à un procès en règle contre l’opposition et particulièrement deux de ses membres.

Après la bouillie habituelle de Carayon sur les responsabilités du gouvernement et les ponctions – raisonnement qui obère magistralement les aides aux entreprises et qui passe sous silence le programme de la droite et de l’extrême voire de la droite/centre/droite de Macron tendant à réduire drastiquement les taxes locales – le « journaliste » et cela est scandaleux écrit sur l’absence de 3 conseillers d’opposition:

« Les élus de l’opposition de gauche ayant préféré vaquer à d’autres occupations plutôt que de siéger autour de la table communale ». D’où tient-il que les conseillers incriminés ont préféré vaquer à d’autres occupations. N’est-il pas suffisamment aguerri dans son métier pour savoir qu’une réunion programmée à 18h30 ouvre peu de possibilités à ceux qui travaillent (à Lavaur ou ailleurs) pour être présents ? Il y a là une diffamation patente !  Ou bien il fait confusion entre préférer et être obligé !

En outre cela ne présente aucun intérêt journalistique !

Comble de la prise à partie scélérate, il précise :

« Jean Terlier, dont la sensibilité politique est plutôt centre droit, la tâche aurait dû incomber à Martine Juan, mais les joutes verbales ne sont visiblement pas sa tasse de thé »

Mais de quoi se mêle-t-il pour distribuer les rôles, quelle plus-value journalistique, nous ne sommes plus dans un média objectif mais dans une cour de récréation de maternelle ou un pseudo maître, pour se donner de l’importance, définit ses propres règles du jeu, je pense qu’il  a là un terrible et dommageable contre sens !

Je connais Martine Juan, je sais son aversion pour les discussions stériles et la grande délicatesse de ses propos, d’ailleurs si l’on veut rencontrer Mme Juan, il vaut mieux se rapprocher des associations qui œuvrent pour les plus démunis, les plus fragiles que de la chercher dans des querelles de mots ou chacun s’évertue à dire n’importe quoi pour avoir raison, à la mode Carayon, quand il dit notamment « la pression fiscale est relativement faible ! », « l’autofinancement se maintient à un très bon niveau »… Je ne vais pas faire le catalogue des contre sens de Carayon, ce n’est pas le but ici.

Pourtant l’opposition avait été courageuse en cette réunion !

Dans le cadre du débat d’orientation budgétaire – sur l’emploi et les services publics, Jean Terlier avait demandé au maire :

  • « Avez-vous demandé la révocation du directeur ?
  • « Pourquoi la non-tenue du conseil de surveillance ?
  • « Pourquoi n’avoir pas saisi le Parquet dès le  décembre, des agissements reprochés au docteur Saîdi, votre ami et soutien affiché ?
  • Ne serait-il pas opportun que vous démissionnez de votre présidence afin d’apporter la sérénité dans la gestion de cette crise ? »

Carayon avait estimé que ce n’était pas le lieu pour un tel débat, pourtant il est Président par le fait de son mandat de maire et qu’il est tenu de rendre compte de ses actions au conseil municipal, … normalement !

Tels de généreux grognards deux conseillers, les inusables Dalla Riva et Grognier (rappelez-vous c’est lui qui distribue des cacahuètes à ses concitoyens) ont tentés de défendre leur maire !

… Terlier privé de parole a donc dû quitter la réunion, encore un camouflet nauséabond.

Mais le clou de l’article, là où, je pense qu’il faut cesser définitivement de considérer l’objectivité de R.Bornia comme acquise, il écrit :

« Sagement assise, Martine Juan reste la seule pour représenter l’opposition. Elle ne prononcera pas un mot jusqu’à la fin de la séance. »

D’abord en termes d’objectivité, il aurait pu, dû préciser que la quasi totalité des conseillers s’est confinée dans un silence surprenant, car qui peut penser que TOUS les conseillers sont en accord avec ce qui se passe à l’hôpital, que TOUS sont en harmonie avec ces recherches de « voies d’apaisement » qui finalement martyrisent l’ensemble du personnel de l’hôpital ?

« Mais qui est donc ce journaliste qui se pense autorisé à dire ce que doit faire tel ou tel conseiller municipal ? Quelle objectivité d’écrire qu’une conseillère n’a pas parlé parce qu’elle est d’opposition et de ne pas signaler que… 20 autres se sont tus également mais qu’ils sont la majorité ? Il est là pour rendre compte pas pour stigmatiser l’opposition et encenser la majorité aux ordres de Carayon ! »

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