Poisson rouge… justicier !

opj

Le justicier à la mémoire de poisson rouge

Mon opinion est que c’était juste une fanfaronnade quand, en septembre dernier, notre bon maire du haut de son statut d’officier de police judiciaire, nous contait, par le menu, les faits et gestes de présumés coupables d’un assassinat à Lavaur. Il ne nous faisait grâce d’aucun détail et d’ailleurs, non plus d’aucun commentaire, fier d’avoir pu consulter la vidéoprotection et d’en faire l’apologie à tort car, elle n’avait en fait rien protégé…

Mais il avait au moins mis en exergue le fait qu’il avait bien ce statut d’OPJ, et accessoirement qu’il savait ce à quoi cela correspondait…

A savoir : « article 14 à 17 du code de procédure pénale »

  • Article 17

Les officiers de police judiciaire exercent les pouvoirs définis à l’article 14 ; ils reçoivent les plaintes et dénonciations ; ils procèdent à des enquêtes préliminaires…

…Ils ont le droit de requérir directement le concours de la force publique pour l’exécution de leur mission.

  • Article 14

Elle (la police judiciaire) est chargée, suivant les distinctions établies au présent titre, de constater les infractions à la loi pénale, d’en rassembler les preuves et d’en rechercher les auteurs tant qu’une information n’est pas ouverte…

  • Article 15

La police judiciaire comprend :  1° Les officiers de police judiciaire…

  • Article 16

Ont la qualité d’officier de police judiciaire :  1° Les maires et leurs adjoints…

Ainsi nous voilà tous bien informés, et nous comprenons et parlons bien tous de la même chose. En l’espèce, ma conviction que le maire n’a pas fait son travail, est fondée.

Mais aussi, l’article 40

Elle est doublement fondée, car le maire, de surcroit aurait dû se rappeler des termes de l’article 40 de ce même code :

« Le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner conformément aux dispositions de l’article 40-1.

Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. »

Le maire est bien une autorité constituée… alors il y a là non dénonciation d’un délit alors qu’il avait en sa possession des « renseignements » et actes relatifs au présumé délit.

Ainsi donc le maire a tenté de laisser pourrir une situation qui près de trois mois après voit une structure publique dans la souffrance, des soignants perdus, un directeur guéri, certes, mais qui il y a un mois n’avait plus la confiance du président du conseil de surveillance, un médecin chef soupçonné de gestes inappropriés malade et, il semblerait sur le départ (je ne les qualifie pas, car il y a le respect total de l’enquête et éventuellement de l’instruction), et surtout un mariage – celui de Rangueil et de Lavaur – qui, on le voit bien n’est pas pour le meilleur et pour le pire !!! Car quand vient le pire… il ne nous reste plus qu’à vivre sur nos espoirs de meilleur, et à souhaiter « que le encore pire » n’est pas à venir.

Décidément c’est bien une pratique des bilogo cette fuite en avant, Carayon déjà, en août et septembre dernier nous avait montré sa force de maquillage, de détournement des faits, alors attendons avec impatience mais sans illusion, le tour de passe passe auquel il va être contraint pour faire passer la pilule de ce que j’appellerai, avec beaucoup d’indulgence, les effets de sa procrastination et les effets de ses illusoires gesticulations pour cacher les vrais évènements et se donner l’illusion d’être la solution à tous problèmes.

Il est, quand même, lamentable et je le pense sincèrement, d’avoir un maire qui finalement pose plus de problèmes qu’il n’en résout ; sans doute un peu moins de manifestations gratuites et plus de communications sincères, plus d’écoutes et de partages auraient permis d’éviter bien des écueils… mais on ne se refait pas, et on ne le refera pas non plus, Carayon restera César…

rien-a-dire Ne soyons pas dupes, la fête foraine a été une formidable révélation pour tous les vauréens et toutes les vauréennes, le maire était bien l’homme qui décide et qui justifie ses décisions par des approximations contredites par ses écrits. Ce qui confirme bien que c’est un homme libre de faire ce qu’il veut et d’écrire le contraire, normal, il est libre Bernard ! Son seul mérite aura été de reculer devant la pression des citoyens et des forains. Cette fuite n’a pas servi de leçon car après la fête, c’est l’hôpital !

Pourtant il pourrait imaginer que ce n’est pas ce que l’on demande à un maire,  (et encore moins à un candidat député !), les aspirations des électeurs sont modestes, juste l’application de la loi, le respect des règles, le bon sens.

Non Carayon, nous ne circulerons pas ! Soyez soigneux de votre électorat, il vous en sera reconnaissant, méprisez le et il vous le fera savoir !

Et le mépris est dans vos actes et vos propos.
La réunion du conseil municipal du 10 mars sera le bon endroit et le bon moment pour mettre au clair tous ces problèmes, ces situations insupportables qui ont jeté sur Lavaur le discrédit et la suspicion.

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