OMERTA – Ponce Pilate

arshopifev24

La dépêche du Midi, dans son article du 24 février relate la suite de ce qu’il faut bien appeler le scandale de l’hôpital, enfin un des scandales !

Le silence de Carayon est exemplaire, pourtant il devrait parler, expliquer et surtout agir. Mais non, plus rien, un silence assourdissant sur le sujet, il avait d’ailleurs lors de ses vœux dans le même journal fait l’impasse sur le sujet, rappelez-vous, la dépêche du midi avait en son temps eu un entretien avec Carayon qui, s’il s’était approprié le chantier de la centrale hydroélectrique, n’était pas revenu sur l’agrandissement de la maternité. Il faut dire que sur son bureau pourrissait la lettre des soignants.

Il cherchait une voix d’apaisement, mais comment imaginait-il pouvoir apaiser les victimes des comportements inappropriés ?

La posture adoptée par le maire, Président du conseil de surveillance, était plus dangereuse que bénéfique, car, et la suite le démontre, les plaintes – les signataires –  sont de plus en plus nombreuses ( + 60%) et la porte est ouverte pour une instruction pénale qui fera toute la lumière sur l’exhaustivité des dysfonctionnements qu’ils soient intra ou extra-muros. Déjà des langues se délient. Certes la prescription en la matière est brève, mais était-ce bien raisonnable de laisser sans réponse une situation humainement insupportable (pour tous, que cela soit les plaignants ou le médecin présumé innocent)  alors qu’il est Président du conseil de surveillance ; une fonction et des missions qui auraient dû le faire réagir immédiatement. Ce n’était plus le temps de compromis de salons, sur le bord d’un bureau, ou en recevant le médecin incriminé sans mettre en place les solutions légales qu’elles soient administratives ou répressives. Il n’est pas juge nous disait-il, c’est bien vrai alors qu’il laisse faire les juges, il n’est pas médecin, précisait-il, alors qu’il saisisse les autorités compétentes. C’était là son rôle, saisir les personnes compétentes, il ne l’a pas fait ; il s’est cru capable de gérer l’ingérable, non Carayon, vous n’êtes pas au-dessus des règles et être responsable c’est se soumettre aux règles.

ponce-pilatecaraMais voilà, il n’a pas fait, il ne sait plus faire, alors il disparait de la scène et laisse faire ceux qui savent… et lui s’en lave les mains !

Peut-il être et César et Ponce Pilate ?

Il lui faudra bien choisir, même si le choix en période de fortes turbulences électorales est délicat, l’idéal est de ne pas choisir, d’être un peu tout.

Avec maintenant deux mois de retard, les autorités compétentes sont saisies :

  • L’IGAS (inspection des services de santé),
  • Les autorités judiciaires,
  • L’ordre des médecins,
  • Le centre national de gestion.

Reste la question, comment le maire a-t-il pu accepter pour son hôpital cette situation, telle que décrite par les syndicats lors de l’ouverture du CHSCT du 7 février dernier :

«(…) Les dysfonctionnements et les agissements du médecin concerné font régner un climat de tension extrême, parfois de terreur, génèrent des pressions quotidiennes sur fond de dérapages verbaux, de blagues salaces et sexistes. Les nombreuses situations citées et décrites s’apparentent à des situations de harcèlement».

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