Il y a des coups de pieds au cul qui se perdent !

Comme le disait mon grand-père, un homme de bon sens.

Incroyable, impensable !

Et pourtant vrai !

Aussi, je me demande quelle mouche a piqué, en ce début d’année, Monseigneur Carayon !

J’explique :

Après 25 ans de régne sans partage, Carayon, qui n’hésite pas à se prévaloir d’une grande expérience fait le procès des services de l’État, la préfète en l’occurrence, pour sa lenteur à répondre à des questions dont les réponses se trouvent dans la Loi.

Pour être exhaustif, sur le premier point de son courrier, le problème des mouches dans un quartier de Lavaur est posé, c’est un problème de santé publique et d’environnement, toutes choses de la compétence du maire, je devrais dire d’incompétence du maire puisque depuis des années il n’a pas trouvé de solution et que son incapacité ne saurait devenir de la responsabilité de l’État par la magie de la proximité des échéances électorales !

Lui qui se plaint de la perte de pouvoir des magistrats communaux, il vient pleurnicher à la porte de la préfète pour qu’elle fasse ce qu’elle a déjà fait puisque ses services ont expertisé le problème et rendu un avis.

Il faudrait que le maire porte le dossier en justice avec nomination d’experts indépendants, plutôt que d’articuler des actions en recherche d’impunité selon ses habitudes :

« c’est pas ma faute à moi ! »

Scandaleux cette habitude de se débarrasser d’une patate chaude, pendant ce temps là, les riverains subissent…

Tout autant stupide est son intervention contre les « incommodités » liées à l’émission de fumées toxiques lors des périodes de gel de l’an dernier.

Mais la préfète a répondu depuis bien longtemps aux associations de défense réunies en collectifs, que bien sûr c’est interdit !

La plainte de Carayon, les plaintes des maires, des riverains, des collectifs, des associations sont pendantes devant le magistrat instructeur.

Le temps n’est pas à la diffusion de courriers dont le plus petit bon sens aurait interdit l’écriture, mais à la participation aux efforts de négociation en cours entre les maires concernés qui TOUS participent (sauf Carayon), la CCTA, les collectifs, les associations, les citoyens et le domaine des vergers de Fontorbe.
Ce communiqué de presse est d’autant plus pitoyable qu’il incrimine sans bien-fondé et que Carayon se garde bien de toute publicité des courriers préfectoraux lorsque ceux-ci le mettent en porte à faux (cf le scandale de l’organisation des fête générales il y quelques années).

Hier, 13 janvier 2022, une réunion de concertation a été organisée, mais le maire de Lavaur était encore absent, sans doute a-t-il oublié de demander à Madame la Préfète son accord ?

C’est du grand guignol les gesticulations du maire qui après avoir tenté un buzz avec l’écriture inclusive (utilisée avec beaucoup de parcimonie par son opposition), se met à pointer du doigt des prétendus retards de traitement de ses courriers par l’autorité administrative.

Est-il bien au courant de ses turpitudes en matière de réactions et de diligences :

Le PLU… il est où

Le cinéma, il ouvre quand ?

La piscine, c’est pour quand ?

Le plan de circulation, il a prévu son exhumation cette année ?

Mon avis, « c’est encore un coup de la Préfète ou d’un de ses services »…

Notre maire ne sait plus à quel saint se vouer pour tenter de trouver une légitimité qui ne sera pas celle de son combat contre la crise climatique à travers sa promotion de l’autoroute A69 et l’implantation de TERRA 2 !

A Lavaur et nulle part ailleurs !

Une année aux enjeux majeurs

Il n’y aura pas d’autres chances, 2022 sera déterminante pour la prise en compte du changement climatique.

Avec des raisons à faire pâlir de jalousie Pinocchio, les élus des partis « historiques » justifient des errances mortifères pour la planète.

Sans doute, la nature peut s’adapter, mais il y a des limites à l’adaptation quand s’emballe la course au « toujours plus » à laquelle se livre tous ces politiciens qui n’ont comme ligne d’arrivée que la brillance de leur ego.

Le Tarn n’est pas épargné, après le dramatique projet du barrage de Stivens, s’inscrit dans la liste des inepties, l’A69, le projet Terra 2.
Plus localement dans le pays de Cocagne, les égarements concernant l’exploitation des vergers de Fontorbe obligent à des combats citoyens pour faire valoir la vie sans être en but à des pratiques tournées vers le profit.

2022 va être le théâtre de joutes dans lesquelles l’écologie dans son concept de respect du vivant, de l’environnement ne sera rien d’autre qu’un alibi.

Chaque élu ou prétendant loue des projets qui, pense-t-il, vont dans le sens de la satisfaction de ses objectifs dans le plus total mépris des conséquences.

2022 doit être pour le citoyen l’année pour imposer sa prise de conscience de la réalité des manipulations politiciennes, pour dire sa volonté de faire changer les choses. Sans doute une révolution car les évolutions promises conduisent toutes dans le mur de l’indifférence de ceux qui nous gouvernent.

Nous voterons pour élire un Président, faisons en sorte qu’il soit celui qui saura dire NON, nous voterons pour élire les députés, faisons en sorte qu’ils nous représentent et non pas qu’ils fassent carrière.

Ne soyons pas les moutons d’un mauvais scénario écrit par ceux qui n’ont pas entendu sonner la glas de l’irrémédiable destruction de notre nature.

Autopsie d’un buzz

La Magie de Noël a eu lieu un rien en avance à Lavaur, mais pour être magique elle le fut !

Mais qui remercier ?

Le maire notre inénarrable provocateur ?
ou bien les journalistes et autres médias qui relaient à l’envi les turpitudes de notre édile ?

Le baromètre de l’impact de la proscription de l’utilisation de l’écriture inclusive montre un engouement au départ très ténu, aussi le maire va faire un maximum et les titres se montrent à la hauteur de son ambition d’en faire une affaire d’État !
L’opposition s’est abstenue n’ouvrant pas la voie à quelques perfides allusions de Monseigneur, aussi le voilà remuant les publications locales et autres pour assurer un minimum de publicité à une décision… interne sur le fonctionnement du « Mag » de Lavaur !
Parce c’est de cela dont il s’agit rien que cela : en fait la charte graphique du « Mag » qui se voit érigée en disposition réglementaire, une décision de Monseigneur qui se veut forte et engagée !

FOUTAISE !

La modification est consignée au réglement intérieur,chapitre VI : Supports d’information municipaux et à l’article 28 : Expression de la minorité dans les supports d’information !

Rappelons que le réglement intérieur n’est opposable qu’au conseil !
« Le règlement intérieur constitue une véritable législation interne du conseil municipal. Il s’impose aux membres du conseil, qui doivent respecter les procédures qu’il prévoit : le non-respect de ces règles peut entraîner l’annulation de la délibération du conseil municipal.« 

Quand « Ouest France » titre : Un maire du Tarn interdit l’écriture inclusive dans sa commune et dénonce « un usage loufoque », c’est un abus journalistique, c’est faux, c’est scandaleusement faux, c’est… loufoque dirais-je !
C’est sur la base d’un mensonge éhonté faire un grand coucou à ses électeurs en traitant d’un sujet qui recueille l’accord sur la forme d’une grande majorité de personnes de tous bords et qui n’a que pour seul mérite celui de faire parler de lui !

Quand la Dépêche du midi titre : « Le maire de Lavaur, Bernard Carayon, fait voter une délibération interdisant l’écriture inclusive dans les écrits officiels de la ville », c’est tout autant faux.

Quand « 20 minutes » écrit ; « Le maire de Lavaur proscrit l’écriture inclusive de tous les documents de la ville », c’est également mensonger !

Quand « France bleu » consacre un article « Le maire de Lavaur interdit l’usage de l’écriture inclusive », c’est tout simplement apocryphe !

Que « Valeurs actuelles s’empare de cette dernière publication et lui donne une visibilité plus nationale n’étonne pas.

Le communiqué de presse a eu l’effet attendu, celui d’un non évènement généreusement maquillé pour devenir un motif d’articles locaux et nationaux, le journal d’ici ne fera pas exception pas plus que le journal toulousain et bien d’autres encore !

MAIS,

La directrice de la publication peut définir dans la charte l’emploi de telle ou telle expression. C’est de la forme, c’est de sa responsabilité ! Elle n’a pas besoin de proscrire, il suffit, le cas échéant de modifier et d’informer le rédacteur de la modification, dans le plus grand respect de la liberté d’expression !!!
Et si les fautes d’orthographe sont bien évidemment à éviter, elles restent la propriété du rédacteur et sauf mention proscrite par la loi, il ne peut être modifié une… expression libre !

Ce que je veux dénoncer ce sont ces journalistes qui font le lit d’un édile sans remettre dans le contexte, sans analyser et qui fournissent, ainsi, des informations fausses pour satisfaire les besoins de paraître d’un élu en mal de légitimité ou en recherche d’audience, qui n’hésite pas à dénoncer l’usage des anglicismes et d’en utiliser : « woke ».
Car ce crime de lèse-vérité profite à Carayon. Et au moins il n’aura pas eu à avoir de vraies actions à mener, de vraies prospectives à dessiner, une vraie philosophie du devenir à partager, il a surfé sur la vague d’un point médian pour faire parler de lui !

En ces temps de la Covid19, du changement climatique, des dénis de respect de l’environnement, des multitudes projets mortifères (autoroute, terra2), de mise en danger de la santé de la population (les vergers de Fontorbe), d’indigence de gestion d’une commune (voir recommandations de la CRC: https://vigilancevaureenne.com/2021/12/04/le-cancer-qui-ronge-la-gestion-de-lavaur-denonce-par-la-crc/), de mépris des obligations de faire (PLU en gestation, plans non approuvés mais début d’exécution de ce qui sera peut-être voté), les sujets à aborder sont nombreux et sérieux… Alors quelle mouche pique ces journalistes dans leur croisade au côté d’un maire qui préfère la lumière, les éclats, aux ténèbres du travail pertinent pour l’avenir ses administrés ?


NB :

1 – pour ceux qui l’ignore, je n’adhère en aucune façon à l’usage de l’écriture inclusive dans son emploi du point médian et du iel. Pour les autres dispositions comme la féminisation des noms de métiers, de fonctions, c’est incontestablement passé dans les usages et c’est une bonne chose !
C’est l’usage qui fait la langue pas les élucubrations d’un édile !

2- -pour ceux qui ne se sont pas encore penchés sur l’écriture inclusive, je vous propose cet article :https://education.toutcomment.com/article/ecriture-inclusive-definition-regles-et-exemples-14472.html

Le cancer qui ronge la gestion de Lavaur dénoncé par la CRC

Il y a presque 10 ans Monseigneur, à la lecture du précédent rapport de la chambre régionale des comptes (CRC), regrettait que son appréciation soit exclusivement juridique et comptable.
Il faut rappeler que la chambre avait été très critique sur bien des points, si bien que l’adjoint aux finances avait stigmatisé les magistrats en les taxant de manquer d’humilité.

Par courtoisie et pour que l’analyse puisse être en cohérence avec les conclusions de Monseigneur, je retiens le caractère juridique et comptable du contrôle diligenté par la Chambre.

C’est d’ailleurs ce qu’a retenu l’opposition dans son analyse si nous nous en tenons à ce que la Dépêche du midi relate.

C’est avec un orgueil démesuré que Carayon présente les conclusions du rapport, pourtant il n’obtient que la mention « satisfaisant » ce qui est notoirement insuffisant pour qui gère depuis 25 ans une « petite ville ».
Satisfaisant pour ce qui concerne le juridique et l’exécution comptable !
Nous aurions espéré, avec une telle expérience, au moins un « bien », l’excellence n’étant pas de ce monde, un très bien aurait été la juste sanction d’une gestion éclairée.

Le maire déclare « Je me réjouis que la Chambre des Comptes apporte un démenti aussi cinglant aux procès de mauvaise gestion fait par les deux groupes d’opposition »
Un retour au CP pour notre magistrat s’impose ! Un soutien scolaire pour l’apprentissage de la lecture est urgent puisque 25 ans ne lui ont pas permis une lecture juste d’un document financier et juridique.
Il n’y a pas de satisfecit de la chambre pour la gestion !
La gestion n’a pas été évaluée, sauf en creux et pour finalement mettre le doigt sur ce cancer qui gangrène l’avenir de la ville.

Ce cancer a été mis en exergue par l’opposition lors de l’examen du précédent rapport de la CRC. Pour le rapport 2014/2020 l’opposition a réitéré ce constat : « manque de vision » à moyen et long terme à travers l’incapacité de Monseigneur à sortir le PLU de trop nombreuses années de gestation.

Carayon a répondu :

« Pas de vision d’ensemble ? Mais quel orgueil… Qu’est-ce qui vous donne la compétence de dire ça, alors que nous sommes là depuis 25 ans, et que nous avons répondu à tous les enjeux ? »

Mais il est où ce PLU ? Nulle part, un tel retard est tout simplement une injure au bon sens, un déni d’avenir pour la commune et la mise en péril de la santé financière de la commune. Pourtant, n’est-ce pas là un vrai enjeu, important, essentiel, urgent. L’opposition s’alarme à juste titre, Monseigneur pousse sous le tapis ce qui doit dessiner l’avenir de la ville alors que se construisent dans des « dents creuses » de nombreuses habitations sans que soit évaluée la cohérence des réseaux.

Les indicateurs financiers qui sont les constantes de la bonne santé d’une structure tels que le FRNG, Les besoins en financements, la trésorerie nette sont clairement erratiques, ce qui traduit une vision et une gestion au jour le jour.

Il n’appartient pas à la CRC de contextualiser une gestion par rapport au changement climatique, elle est le juge des comptes et de la régularité des procédures, dont acte. Le rapport, tout satisfaisant qu’il est n’en pointe pas moins ce défaut grave de prévision et de méconnaissance de la ville.
Une méconnaissance qui ne peut que donner raison à l’opposition quand elle relève la fragilité de la situation financière
Quand l’opposition rappelle que, selon le rapport, l’endettement restait à un niveau élevé, avec une capacité de désendettement d’environ 10 ans, ce qui est proche du seuil d’alerte, et une capacité d’autofinancement « contrainte »... Elle a une juste inquiétude sur le devenir d’une commune qui est dépourvue d’un PLU et qui méconnait l’état du réseau d’assainissement et qui se voit infliger une recommandation sur l’urgente nécessité d’évaluer le réseau assainissement de manière à bâtir une programmation pluriannuelle des dépenses d’investissement circonstanciée.

Les constantes financières vitales de la ville sont dangereusement instables, elles peinent à masquer les insuffisances de vision à moyen terme, les documents de planification sont absents.

La chambre relève que malgré sa recommandation de 2013, aucune PPI n’est en œuvre, pas plus que les autorisations de programme et crédits de paiement et cela n’est pas satisfaisant, c’est très médiocre !
En presque 10 ans la commune n’a pas été capable de finaliser l’inventaire du patrimoine communal, ce qui explique à l’évidence son indigence en matière de programmation, l’un est l’outil de l’autre !

Dans un autre domaine, c’est à tort que le rapport note qu’un guide des procédures en terme de marchés publics a été élaboré, puisqu’elle note « qu’aucun guide ou document de procédure n’a été mis en œuvre », ce qui conduit aux errances que l’on constate dans ce domaine.

Si la santé financière est jugée satisfaisante par les magistrats de la chambre, la conclusion est moins optimiste :

« La collectivité doit désormais, afin de poursuivre sa politique d’investissement, composer avec un niveau d’endettement déjà élevé, un fonds de roulement érodé et une CAF contrainte »

Ils relèvent également que si le budget annexe « assainissement » est particulièrement favorable, c’est… parce qu’il n’y a pas adéquation entre service rendu et recettes ! Une sorte d’enrichissement sans cause au détriment du consommateur qui se verra confronté aux aléas d’un réseau vieillissant et dont l’entretien n’est pas programmé ; son financement sera catastrophique pour l’équilibre budgétaire alors que d’autres priorités en relation avec le changement climatique vont s’imposer.

Quand Carayon fait le beau sur un rapport qui pointe un niveau satisfaisant après 25 ans de gestion c’est d’un grand pitoyable (mais nous avons l’habitude) et nous ne pouvons que remercier la clairvoyance de l’opposition qui met en avant la gestion au jour le jour, le défaut de programmation.

Un dernier mot pour souligner la mise en relief de la pauvreté de la communication financière et juridique du maire qui n’a pas échappé à la chambre régionale des comptes.

Ils ont encore raté le coche !

Les listes de la minorité n’ont pas profité de l’occasion offerte par la CRC (chambre régionale des comptes) pour communiquer sur la gestion de la ville.

L’article L243-6 du code des juridictions a permis la diffusion du rapport définitif de la chambre régionale des comptes aux membres du conseil municipal.

« Le rapport d’observations définitives est communiqué par l’exécutif de la collectivité territoriale … à son assemblée délibérante, dès sa plus proche réunion. Il fait l’objet d’une inscription à l’ordre du jour de l’assemblée délibérante ; il est joint à la convocation adressée à chacun des membres de l’assemblée et donne lieu à un débat. »

Ainsi donc lors de la réunion du 30 novembre les membres du conseil débattrons (bon, j’rigole ! J’imagine le débat !). Ces débats seront d’ailleurs notifiés à la CRC.

Il eût été de bonne communication que « l’opposition » fasse ce qu’elle avait promis, débattre avec le citoyen avant la réunion.
Mais ce n’est pas dans la nature de « Lavaur Citoyenne ou autrement » de tenir leurs promesses !

Qu’importe, tout, tout, tout, vous saurez tout sur ce rapport, je m’y engage !

Et aussi, promis, vous serez informés des suites apportées à ce rapport par le maire conformément à l’article L243-9 de ce même code.

« Dans un délai d’un an à compter de la présentation du rapport d’observations définitives à l’assemblée délibérante, l’ordonnateur de la collectivité territoriale … présente, dans un rapport devant cette même assemblée, les actions qu’il a entreprises à la suite des observations de la chambre régionale des comptes. Ce rapport est communiqué à la chambre régionale des comptes, … »

J’ai planté le décor de ce contrôle des comptes et de gestion : les observations définitives et les recommandations de la chambre régionale des comptes, il va être intéressant d’en voir le contenu…
Mais attendons la présentation et le débat lors de la réunion en souhaitant que les magistrats de la chambre n’auront pas froissé notre bon Monseigneur et qu’ainsi les errances du précédent contrôle ne seront pas renouvelées et qu’ils ne seront pas taxés de « manquer d’humilité »!

Avis de la Chambre Régionale des Comptes - Villeneuve-lès-Béziers
Tout, tout, tout, elle nous dit tout !

Le dernier rapport (2005-2011) : https://www.ccomptes.fr/fr/documents/25579

Conseil municipal du 30 novembre 2021

A l’ordre du jour, des thèmes particulièrement importants…

Particulièrement :

Le rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion de la commune…

Les subventions aux associations, un témoin de la politique du maire…

L’attribution du marché de denrées alimentaires, la marque que c’est bien 90% des denrées qui sont d’origine locale… ou pas !

La mobilisation toujours forte

Par leur pugnacité à enfreindre les lois, par leur mépris de la santé des citoyens, les vergers de Fontorbe ont réussi à maintenir la forte colère de leurs victimes.

Demain ne sera pas le temps de l’oubli si souvent recherché par ceux qui manipulent pour mieux « profiter ».

Après le succès de la marche citoyenne en printemps dernier, la réunion d’hier soir, 25/11 a rassemblé plus de cinquante personnes dans la salle communale de la commune d’Ambres.

L’animation dynamique a permis de faire remonter les motifs de « colère » des participants.

VNE et Respirons 81 ont fait le bilan, puis recensé les motifs de la colère. Cette victoire, qui est la leur, d’avoir su maintenir une pression malgré le temps démontre la pertinence de leurs actions.

A ce sujet Respirons81 a rappelé qu’une instance judiciaire est en cours de construction et que les plaintes peuvent toujours être déposées pour des évènements qui ont moins d’un an.

Ensuite une saynète a retracé la dernière table ronde qui avait auditionné le directeur des vergers. Le constat est sidérant !

Responsable d’un domaine en pleine expansion, œuvrant dans le mépris le plus total des lois, remettant en cause la lettre et aussi l’esprit des réglementations, il promet de recommencer si le gel dure suffisamment pour épuiser ses réserves de bougies.

Le profit avant la santé de la population, mais aussi en ce qui concerne les épandages avant la santé de ses salariés; exposés aux mêmes pollutions.

Les concertations entre participants à cette réunion ont permis de faire émerger un thème prioritaire, les pesticides et en thème transversal, l’impunité de toute la chaine d’exploitation des vergers et des pratiques délictuelles et de leur répression.

Une action pour « demander des comptes » et fixer une exigence forte au vergers de Fontorbe est prévue en amont de la prochaine réunion du groupe de travail (janvier).

Le constat a été fait de la singulière impunité qui semble recouvrir ces pratiques.

D’abord, en tout bien tout honneur, les vergers du sud qui ne prennent pas la mesure de leurs process. Nous l’avions déjà vu quand ils déployaient l’excuse de l’antériorité des pratiques en occultant les progrès de la science.
A titre d’exemple il y a 50 ans fumer cela consacrait une maturité certaine, aujourd’hui, cela tue !
Dans le temps, le vin était un « fortifiant », aujourd’hui c’est deux verres par jour… et pas tous les jours !

Mais cela Fontorbe ne l’a pas intégré, il ne verrait sans doute pas d’inconvénient à isoler avec de l’amiante parce qu’avant cela se faisait !

Impuni, il surfe sur la vague d’une impunité (momentanée) et s’estime conforté dans ses habitudes.

Les élus impunis aussi, personne pour leur reprocher de se contenter de constater et de porter plainte. Actions qui n’empêchent rien alors qu’ils sont en obligation de résultat. Ils ont l’excuse de la solitude, de la non assistance à élus par une administration qui se décharge sur eux sans donner les moyens.
La juridiction dira qu’ils ont fait, le citoyen verra sa santé mise en danger sans le bouclier de celui qui en est responsable, le maire.

Les gendarmes punissent par définition… Mais l’autorité qu’ils représentent ne leur donne pas les moyens, les armes pour faire cesser les troubles.

L’autorité judiciaire convoque mais Fontorbe continue, pas de mesure conservatoire, pas de saisine des forces de sécurité pour faire cesser les fumées par exemple.

Ces situations sont dans un nuage de non dits, de non faits.

Les ressorts qui sont à actionner sont laissés au repos.

Chacun se renvoie la patate chaude, tous trouvent une bonne excuse pour ne pas faire.

Les moyens de bon sens sont ignorés, ainsi parce qu’il n’y pas d’anémomètres la vitesse du vent ne peut être déterminée, mais c’est faux, il y a le moyen de la présomption de preuve : quand les feuilles bougent le vent est à plus de 19km/h donc l’épandage est interdit. S’il est fait la plainte est recevable et en tout état de cause, ce n’est pas aux gendarmes de juger de sa recevabilité !

Alors, VNE et Respirons81 ont ce jeudi diligenté cette réunion de constats et d’actions à venir pour que l’avenir soit à ceux qui pensent à la vie, à la santé, pas à ceux qui comptent leurs sous !

Quel euphémisme !

« Le PLU a pris du retard ! »

Oups ! Le vilain PLU qui prend du retard ! Et si ce n’était pas le PLU le coupable, mais bien le maire qui ne fait pas le nécessaire ?

Et de surcroît, ce n’est plus du retard… La raison évoquée n’est même pas surprenante, elle est simplement une excuse à un attentisme qui permet de se référer au RNU plutôt que s’approprier de règles en conformité avec l’évolution des réglementations et de l’environnement. Quelles raisons à ce dilettantisme, pourquoi tant et tant d’excuses ?
Et pour quelles raisons les minorités ne se montrent-elles pas plus pressantes pour faire aboutir ce document d’urbanisme sans lequel il n’y a pas d’avenir pour Lavaur ?


Un no law’s land favorable au clientélisme.


Pourtant au gré des opportunités, les services municipaux (celui de l’urbanisme notamment, le premier adjoint aussi !) feront référence à ce PLU… inexistant, en gestation diront certains.

Donc la perspective d’une évolution de la réglementation est un frein à l’adoption d’un PLU ?
Une évolution qui n’aurait produit qu’une révision du PLU si celui-ci avait été publié dans les délais de la promesse de la campagne électorale !

Mais Carayon ne tient pas ses promesses !

« Nous avançons sur la partie zonage, qui est une partie réglementaire en temps masqué ! » C’est en fait la partie la plus discutée et la plus discutable d’un PLU, il y a donc une forte nécessité de communiquer, d’échanger pas de masquer !
Sinon l’histoire se répétera et les contestations seront réitérées !
Car le zonage est la mise en musique de tous les éléments qui doivent construire le Lavaur de demain, c’est la traduction graphique d’une politique, et c’est cela que Monseigneur bâti en temps masqué !
Il faudra bien le démasquer ce temps, et mettre sur la table les orientations retenues (en temps masqué !).
L’hyper en entrée de ville avec un Intermarché qui avait vendu il y a deux ans son bâtiment et dont l’urgence de se réinstaller est évidente, à moins que ce soit une promesse de vente en temps masqué.
Les dents creuses qui se bouchent de plus en plus et qui ne sont plus un sujet !
Les dimensionnement des réseaux qui n’étaient pas un sujet et qui le deviennent !

En démocratie, le masque doit tomber, ou le dictateur qui doit être destituer

Carayon n’a donc pas compris le message fort des milliers d’observations formulées lors de la mise à l’enquête de son indigente première mouture !

Ou va-t-on vers une indigence bis, une sorte de marque de fabrique du règne de Carayon.

Incommensurable médiocrité !

Un trio de tribunes libres dans le « mag » de Lavaur qui plonge dans un abîme d’insignifiances.

Il y a celle de la majorité, enfin parlons franc, celle de monseigneur Carayon. Elle est significative de ses postures, ses impostures et de sa politique en général.
En préambule le maire informe de son indifférence face à la polémique stérile ! Le problème est qu’il confond polémique et opposition, contradiction, ce qui est bien normal puisque par définition il a raison.

Puis, parce qu’il sait bien qu’un mensonge sans cesse répété a de fortes chances de devenir vérité pour les naïfs, il assène qu’il tient ses promesses, il conclura d’ailleurs par cela : Ici les promesses se tiennent !

L’ensemble de son texte sera la démonstration du contraire, il égrène sans pudeur tous ses travaux qu’il a inauguré avec des retards conséquents, des dépassements de budget qui, toute proportion gardée feraient rire le chantier de l’EPR de Flamenville.

Bien évidemment, il ne peut cacher le retard pour le cinéma qui devrait être ouvert depuis bien longtemps et cela quel qu’en soit le lieu, il l’évoque en avançant la date de 2023… Alors que rien n’est en cours, trois salles en 1 an et demi ? La marmotte elle grignote des cacahuètes à l’entre-acte ?

Je ne vais pas épiloguer sur cette prestation qui met en lumière la médiocrité d’une gestion à la dérive depuis que Carayon a pris la barre.

Mais je vais mettre un coup de projecteur sur ce qui est un vrai scandale : le mépris affiché et assumé de Carayon pour ce qui est de bon sens et ce qui est réglementaire, ce qui est naturel dans l’exécution d’un mandat, particulièrement quand on se vante de communiquer et de tenir ses promesses !
Carayon déclare dans sa tribune libre s’agissant du Plan Vélo (supposé avoir été lancé il y a bientôt deux ans) « nous n’avons pas attendu que l’on nous rende le Plan Vélo pour nous mettre au travail ! »
Il réalise donc des travaux alors qu’il a commandé une étude et qu’il ne l’a pas réceptionnée, c’est une faute administrative en toute connaissance de cause qui ne laisserait pas la Cour de Discipline Budgétaire et Financière indifférente !

QUAND LA MEDIOCRITE RÈGNE, L’INCOMPÉTENCE EST UNE RÈGLE… LA ROUBLARDISE UNE CULTURE

Et puis il y a la tribune de Lavaur « Citoyenne »…

Les pôvres, ils nous ont passé le XXe siècle à la trappe, pourtant pour reprendre un de leurs arguments c’est Badinter qui en 1981 (XXe siècle) a présenté et fait voter l’abolition de la peine de mort et c’est bien aussi ce siècle qui a accueilli les féministes les plus pertinentes et les plus actives, mais qu’importe, Lavaur Citoyenne n’est pas connue pour l’intelligence de ses raisonnements et si l’adversaire qui devrait être Carayon se cantonne au XXe siècle il est déplorable qu’ils se réfugient au … XIXe.
Par contre Lavaur Citoyenne est bien reconnue pour la trahison de son électorat : rien ne pouvait laisser augurer que cette liste qui se voulait apolitique allait s’égarer sur le chemin d’un féminisme aveugle et outrancier, ce n’est pas sa mission et il faut bien constater que sur Lavaur et son devenir, il n’en est pas question dans leur tribune libre qui n’est finalement qu’une longue plainte sur les maltraitances de Monseigneur et de sa misogynie proverbiale !

IL AURAIT MIEUX VALU VISER LA PERFECTION ET LA MANQUER QUE VISER LA MEDIOCRITE ET L’ATTEINDRE

Enfin la liste Lavaur Autrement…

Il est certes incontestable que cette liste met le doigt sur les problèmes qui se posent et l’indifférence de la gestion de Carayon sur ces urgences, elle regrette son impuissance… Nous la subissons, le manque de pugnacité de ces minorités fait le lit d’un souverain sans état d’âme et sans vergogne.
Dont acte, mais on comprendra que la prudence est de mise quand on ne sait pas bien si on est apolitique, de droite ou plus vraisemblablement LReM !

Voyous ou incompétents ? Les deux !

De réunion en réunion, les bla-bla-bla vont bon train !

Mais le temps passe et la saison du gel approche…

Les vergers du domaine de Fontorbe, joue la montre et font preuve d’une incommensurable mauvaise foi qui confine à de l’incompétence ou… à des postures de voyous.

L’excuse de gel millénaire est stupide, ce serait ignorer le changement climatique que les chefs d’État réunis à Glasgow n’ont pas occulté. Même si, à mon sens, ils n’en ont pas pris toute la mesure.

Donc plutôt que de se perdre dans des gesticulations propres à noyer le poisson dans un océan de fumées nocives et d’épandages scélérats, résumons les faits et les solutions.

Les fumées sont interdites et la Loi est claire, limpide ; il n’y a pas à s’interroger sur le sujet, ce serait perdre du temps. Je ne vais pas faire la liste de toutes les dispositions qui interdisent ces fumées, elle a été faite par les autorités administratives, enfin je pense aux autorités administratives responsables, la préfète et ses services en l’espèce.
Si des maires, premiers responsables, s’interrogent encore, il est urgent qu’ils cèdent leur place, l’incompétence en ce domaine est criminelle, si des élus de second rang ont la même interrogation, c’est de l’incompétence aussi et, évidemment puisqu’ils n’ont pas la contrainte de la Loi pour les obliger à faire, qu’ils aillent occuper leur mandat à pavoiser ici et là. Mais que diable qu’ils cessent de se mêler de ce qu’ils ne connaissent pas. A moins… qu’ils aient intérêt en l’affaire et que d’incompétents, ils soient tout simplement des voyous à la solde des lobbies et cela je me refuse à l’imaginer.

Acquis et cela définitivement, c’est un délit d’enfumer son prochain, la voie publique, d’empoisonner tout un pays (de Cocagne) et cela même si un supposé intérêt socialo-économique est en jeu. D’ailleurs, si cela se reproduisait, il y a fort à parier que autorités administratives locales – les maires – et forces de l’ordre – la gendarmerie – seraient mises en demeure de faire cesser toute affaire cessante le délit. Leur éventuelle défaillance serait alors portée devant la justice et leurs responsabilités engagées. Le déni de responsabilités est puni, et les plaintes seront déposées. Ce n’est ni chantage, ni menace, c’est une information.

Si les vergers de Fontorbe pensent s’exonérer de la commission d’un délit en informant de sa survenue, c’est à dire informer les futures victimes du délit (enfumage ou épandage) qui va être commis (Gaffe… je vais brûler paille et fuel ! Demain on pollue par épandage ! Restez chez vous !) c’est porter bien haut le fanion de l’imbécillité qui flotte au vent de leurs inconséquences.
C’est, au surplus, signer l’existence du délit, puisque pour être délictueux un acte doit être volontaire, il y a dans cette information une circonstance aggravante, nous le plaiderons !

Enfin, ou bien le gel est centenaire ou millénaire – ne bridons pas la mauvaise foi des pollueurs – et alors il s’agit d’une catastrophe naturelle et l’assurance ne peut être refusée par un assureur sauf à saisir le bureau central de tarification, ou bien il est récurent en des termes rapprochés et l’opportunité de la culture doit être posée.

Il n’y a rien à négocier, la seule action est l’empêchement des actions d’enfumages et/ou d’épandages. Le souci du citoyen, celui de l’élu responsable est l’arrêt de ces pratiques criminelles.
Et ce n’est pas parce que l’on a toujours fait comme cela que l’on doit continuer ! Il serait trop long de faire la liste de ce que l’on faisait et que l’on a appris qu’il ne fallait pas faire, aussi que le domaine de Fontorbe s’en tienne à la Loi, juste la Loi, et si des fois il lui reste un peu d’humanité et de bon sens, la solution est au bout du chemin de la révolte des citoyens pollués.

Mais, puisqu’il semble bien que M. Crosnier ignore la Loi, lui qui est un sachant dans ce domaine, je me pose, légitimement, la question de sa pertinence au poste qu’il occupe… Sauf si tout cela n’est que manipulation et mépris, auquel cas il est un orfèvre !